Tout (fr)

  • Test hardware : Présentation et test de la webcam Microsoft LifeCam VX-700 par Lakitrid (Développez.com)
  • Faites tourner les PCB ! (Dépêches LinuxFR)

    Dans un circuit numérique, il y a toujours une dose d’analogique. Une carte toute faite comme une Arduino, ou une Raspberry Pi, ne suffit pas — ou alors, il faut gérer de la puissance — on doit donc créer une carte.

    Cette carte aura besoin de connecteurs, de composants, d’énergie et d’être réalisée.

    Sommaire

    Le schéma

    Il existe un grand nombre de logiciels pour faire des schémas et les traduire en layout ou pour le dessiner directement. Certains dessinent même directement sur le typon à la main. J’ai vu de magnifiques châssis de téléviseurs à tube haut de gamme, routé à la main, avec des tracés courbes pour limiter les interférences.

    Les logiciels sont parfois pénibles pour le choix des composants, ils demandent une référence précise, rarement présente dans la bibliothèque fournie, quand un composant « générique » suffirait. Le choix de l’empreinte du boîtier pourrait se faire plus tard, en fonction de ce que l’on a sous la main. Cela signifie le plus souvent qu’il faut créer un composant et dessiner ou choisir sa bonne empreinte.

    Parfois l’outil propose de faire des bibliothèques de schémas (par exemple, un IC avec ses capacités de découplage). Attention, si l’outil ne génère pas de schéma « à plat », il sera difficile de savoir à quoi correspond la résistance R25 de la carte.

    Circuit imprimé (PCB)

    Pour réaliser un circuit imprimé — Printed circuit board (PCB) —, il faut convertir le schéma électrique en un schéma d’implantation (layout) en respectant plusieurs contraintes : l’encombrement des composants, leur orientation, les dimensions des pistes, etc.

    Une carte classique est composée d’une feuille d’époxy de quelques millimètres d’épaisseur, ayant une ou deux couches de cuivre. C’est le fameux circuit imprimé ou PCB.
    PCB

    Il n’est pas toujours nécessaire de fabriquer ce genre de carte. Il existe des cartes à trous métallisés ayant des espacements standardisés (2,54 mm comme pour les composants DIP, 1,27 ou 1 mm pour les composants de montage en surface CMS). Les connexions se font avec des morceaux de fil. Si la carte est complexe, cela peut être long et fastidieux à souder, mais cela ne nécessite pas d’outillage particulier, en dehors d’un fer à souder et de l’huile de coude.

    Cela ressemble aux anciennes cartes « wrappées ». Les composants étaient mis sur des supports ayant des pattes longues. Des fils étaient enroulés autour de ces pattes pour les relier. On se retrouvait ainsi avec une grosse couche de fils sous la carte.
    wrap— Carte wrappée – Wikinaut - Wikipédia

    Ce genre de cartes peut poser un problème de fiabilité, à cause du nombre de soudures ou de contacts. Mais les fils sont plus courts que les lignes d’un circuit imprimé, de plus les traces sont parallèles alors que les fils s’entrecroisent de façon anarchique. Ainsi, comparés aux circuits imprimés, le bruit et les parasites sont inférieurs sur les cartes utilisant des fils. Les cartes de tests peuvent alors avoir de meilleurs performances analogiques.

    Le dessin du layout

    Pour faire ces cartes, qu’il s'agisse de cartes de test à souder, ou du routage d’un schéma sur Kicad, il s’agit de placer les composants en premier, en choisissant l’emplacement des connecteurs puis le reste. Il est souhaitable de disposer de façon systématique les composants pour éviter les erreurs de soudure (soudure tête bêche), on peut faire en sorte que les inscriptions des composants se lisent toutes dans le même sens, par exemple.

    Pour router les fils, on commence en général par le +, qui doit rester au centre de la carte, la masse est plutôt à l’extérieur, en étoile, sans boucle. Cela évite les catastrophes en cas de contact avec un châssis métallique, ou avec les vis de fixation au châssis. La piste + peut être faite un peu plus large que le reste, pour la remarquer plus facilement. Il faut une grosse intensité pour avoir besoin de pistes larges pour limiter les pertes ohmiques. Mais dans ce cas, la piste de la masse a aussi besoin d’être plus large (2,5 à 5 A par millimètre de large, pour du cuivre classique de 35 µm d’épaisseur).

    Les problèmes liés à la fréquence arrivent avec des signaux de 10 MHz et plus, pour des signaux numériques (1 MHz pour l’analogique, il ne faut pas oublier les harmoniques). Au‐delà de 10 MHz, il faut tenir compte de beaucoup de paramètres, comme les retours de masse, les capacités parasites entre pistes proches, les effets inductifs, le fait que le signal avance à un peu plus de 10 cm/ns. Donc, sur un signal d’une fréquence de 1 GHz, vous pouvez voir un « ventre » ou un « creux » sur une piste de 10 cm. Il s’agit presque de la vitesse de la lumière. C’est toujours surprenant de ne pas considérer cette vitesse comme infinie.

    Les signaux analogiques nécessitent un grand soin, selon la précision voulue : une variation de 1 mV étant significative (convertisseur analogique‐numérique à 12 bits pour des signaux de 3,3 V max), une interférence peut perturber les résultats de la mesure. L’audio, par exemple, manipule des µV.

    Il est intéressant de limiter la longueur des pistes et de limiter le nombre de trous. Cela augmente la fiabilité de la carte et diminue le nombre de trous à percer. Cette phase d’optimisation n’est pas à négliger, en cas de modification manuelle de la carte. On évite de se demander pourquoi une piste semble faire trois fois le tour.

    Il ne faut pas faire des pistes fines sans besoin. Les pistes épaisses tiennent mieux à l’époxy, s’il faut ressouder un composant ou faire un trou pour en ajouter un, ou pour ajouter un composant CMS entre deux pistes proches, pour rajouter un condensateur de découplage, par exemple. Il est plus fiable de réduire la largeur d’une piste pour passer entre deux pads, que d’avoir une piste fine en continu.

    Une petite LED, dans un coin, pour visualiser la présence de l’alimentation, évite de perdre du temps en débogage. Une autre peut servir dans une carte à microcontrôleur, quand rien ne semble marcher, pour la faire clignoter.

    Les connecteurs

    HE10— Connecteurs HE10 (pas de 2,54 mm) 20 broches, mâle pour PCB et femelle auto‐dénudant pour une nappe

    C’est souvent le composant négligé par le hobbyiste, car il est rapidement coûteux. On soude directement les câbles sur les cartes. Malheureusement, la soudure les raidit et ils finissent toujours par casser (non, pas toujours, juste quand il ne fallait pas ;-)). On peut solidifier la soudure avec un serre‐joint sur le fil, passant dans deux trous faits sur la carte, mais cela prend plus de place.

    On découvre ensuite que les connecteurs à vis sont tout de même bien pratiques. Ils sont peu coûteux et laissent passer beaucoup de courant. Et puis, un jour, malgré le signe + métallisé et les points de couleur noire et rouge, on branche la batterie à l’envers. La diode de protection conduit, mais le fusible ne fond pas assez vite et toute l’électronique de puissance y passe, ou explose littéralement (vécu, avec une série de 7805).

    Il faut donc, de préférence, des connecteurs avec détrompeur. Il faut aussi des câbles (avec les connecteurs) « standards » : cela évite les catastrophes quand on intervertit deux câbles ayant les mêmes connecteurs, mais avec le câblage croisé.

    Les connecteurs ont plusieurs caractéristiques : le nombre de points de connexion, l’intensité du courant maximal, la tension maximale, mais aussi la tenue mécanique de la connexion contre les vibrations, le nombre de connexions‐déconnexions prévues (certains connecteurs ne tiennent plus au‐delà d’un certain nombre assez faible).

    Je remarque trois besoins typiques pour les connecteurs : les nappes pour connecter les cartes numériques entre elles, les connexions pour l’alimentation et la puissance, et les connexions des capteurs et/ou effecteurs (contacteur, servomoteur peu puissant…).

    Il existe une infinité de connecteurs différents, à des prix très différents également. Pour la puissance (batterie ou moteur), j’aime bien les connecteurs type « molex » : ceux que l’on trouve dans les PC. Ils sont bon marché, tiennent mécaniquement, et laissent passer beaucoup de courant.

    Concernant les données, les connecteurs de type HE10, qui s’utilisent avec des nappes du genre de l’IDE 33 (oui, je suis vieux), sont assez pratiques. On trouve bien mieux en termes de densité, mais ceux‐ci sont plus faciles à souder. Il ne faut pas oublier qu’un fil de données ne supporte pas plus de 1 A, mais on peut toujours faire plusieurs lignes d’alimentation et de masse (attention, cela fonctionne toujours par paire, il ne faut pas oublier le retour du courant par la masse).

    Attention aux connecteurs RCA, les connecteurs ronds utilisés en audio, ils ne sont pas construits pour être défaits souvent, et finissent par ne plus tenir. De plus, n’étant pas conçus pour la puissance, il n’est pas souhaitable d’y faire passer plus de 1 A. Donc, c’est à oublier comme connecteur de batterie.

    Mais pourquoi utiliser des connecteurs ?

    Si vous le pouvez (une carte numérique, au lieu de deux) et si vous avez le choix, je vous conseille de tout mettre sur la même carte. Pas de connecteur est toujours plus fiable. De plus, cela simplifie le routage de la carte. On évite plein de fils qui se dirigent vers le même endroit : le connecteur de nappe.

    Méfiez‐vous de la fausse réutilisation, qui coûte cher en temps de travail, mais qui ne servira jamais, surtout si vous êtes contraint par l’espace, donc par la taille et la forme des cartes. La réutilisation de schéma permet de faire déjà beaucoup de choses.

    Pour les capteurs, il existe beaucoup de connecteurs linéaires au pas de 2,54 mm (le DIP standard), jusqu’à une dizaine de connexions à fils. Les contacteurs, comme les switches mécaniques, ont des plots à souder : il n’est donc pas possible d’utiliser une nappe classique.
    microswitch—Switch mécanique

    Je vous conseille les connecteurs qui disposent de systèmes auto‐dénudant. Les autres systèmes imposent de souder chaque fil, à un bout de métal minuscule, avant d’être introduits dans un support plastique. Cela peut représenter un gain de temps précieux et une plus grande fiabilité : on rentre tous les câbles, puis on clippe un support et c’est terminé.

    Évitez aussi d’avoir plusieurs types de connecteurs vaguement compatibles, vous n’aurez jamais les bons câbles sous la main, ou alors les connecteurs entrés en force pourraient abîmer les connecteurs mâles des PCB, voire les contacts seraient mauvais, ce qui introduit des pannes aléatoires. Vous ne voulez pas de pannes aléatoires.

    Il est aussi possible d’acheter un rouleau de petites nappes (avec chaque fil qui se sépare) et les connecteurs qui vont avec, pour être le plus « standardisé » possible.

    Du simple câble réseau doit pouvoir faire l’affaire. Il faut, en revanche, avoir l’outil pour sertir correctement les fils dans les connecteurs RJ45. Dans le cas d’usage d’un câble blindé, il faut respecter la règle de répartition en étoile, et ne surtout pas faire de boucle de masse (cela génère beaucoup de parasites, par induction) et donc ne connecter le blindage que d’un coté du câble. La dernière précaution est de ne pas mélanger les connections avec celles d’un réseau Ethernet, au risque de griller quelque chose.

    Support de circuit intégré (IC)

    Un support n’est pas toujours nécessaire pour les composants, même complexes, comme les circuits intégrés. On veut souvent facilement changer un composant grillé, mais un tel support peut être plus coûteux que le composant lui‐même. Il est souvent possible de dessouder deux ou trois fois un composant avant d’abîmer les pistes.

    Il est aujourd’hui facile de prévoir deux broches de programmation. Le temps où il fallait un programmateur d’EEPROM, produisant du 12 V pour les microcontrôleurs, est révolu.

    Les radiateurs

    Les radiateurs permettent d’évacuer la chaleur produite par un composant de puissance. Le but est d’éviter la destruction du composant par augmentation de la température, ou sa coupure par mise en sécurité.

    Pour des questions de solidité, il vaut mieux que celui‐ci soit vissé à la carte, au lieu de simplement tenir sur le composant. Ces radiateurs sont souvent en matériau conducteur, les bons conducteurs thermiques étant souvent de bons conducteurs électriques. Or, la plupart des éléments de puissance ont une de leurs pattes connectée à la partie métallique de leur boîtier.

    Attention à la proximité de plusieurs composants type TO-220, dont une partie du boîtier est métallique et conductrice. Attention aussi au contact avec un châssis, souvent relié à la masse.

    Il ne faut pas oublier non plus que du cuivre sur le PCB peut être utilisé dans une certaine mesure, comme dissipateur thermique.

    Un gros radiateur coûte cher. Un radiateur de processeur de PC est construit pour évacuer une centaine de watts de chaleur, cela peut être un très bon compromis efficacité/prix. Mais si vous avez besoin de dissiper autant de chaleur, il faudrait plutôt repenser la fonction.

    Les batteries

    Il existe plusieurs sortes de batteries. Les différences se situent sur le poids par rapport à l’énergie embarquée, mais aussi sur la quantité de courant maximum que l’on peut tirer et leurs fragilités.

    La batterie au plomb est la plus ancienne technologie. On en trouve de 6 ou 12 V avec des charges différentes. Cette charge s’exprime en Ah (Ampère fois des heures et non par heure). Une batterie 2 500 mAh, peut débiter 1 125 mA pendant 2 h ou 10 A pendant 15 minutes.

    Une batterie au plomb peut se charger avec une alimentation de labo, dont on utilise la limitation en courant. En général, on charge en 1 h ou plus pour ne pas user la batterie. Une batterie de 2 500 mAh, se charge donc avec un courant de 2,5 A pendant une heure ; voire, si on a le temps, avec un courant de 250 mA pendant 10 h (une nuit). Une charge lente évite la surchauffe, et la fait durer plus longtemps.

    Une batterie au plomb peut fournir 10 C sans problème. Cela veut dire qu’une batterie au plomb de C = 2 500 mA.h, peut fournir 25 A.

    Les piles rechargeables actuelles ont fait beaucoup de progrès pour supprimer l’effet mémoire. L’auto‐décharge a aussi baissé. Il y a quelques années une pile rechargeable pouvait se vider toute seule en six mois. Une pile rechargeable fournit 1,2 V (et non 1,5 V comme les piles alcalines), ce qui peut être pénalisant pour réaliser des tensions de 12 V (10 modules).

    Il n’est pas conseillé de faire débiter plus de 1 C à des batteries AA, sous peine de les user très vite, car elles chauffent. Attention aussi à la recharge, un accumulateur Ni‐Cd oublié sur une alimentation finit par dégager une fumée blanche irritante, très désagréable (vécu). Les piles rechargeables Ni‐Cd sont aujourd’hui difficilement trouvables (voire interdites en UE). Il vaut mieux utiliser un vrai chargeur dédié. Les piles rechargeables NiMH sont moins nocives.

    Il existe aussi des accumulateurs lithium‐ion, des modules de 3 V, que l’on trouve dans les batteries des ordinateurs portables. La densité d’énergie est encore plus élevée. On peut récupérer quelques modules fonctionnels, dans une batterie de portable « morte ».

    Il existe les batteries au lithium‐polymère, qui sont une version plate du modèle précédent. La batterie peut prendre toute sorte de formes. Sa densité énergétique est élevée. Ce genre de batterie est notamment utilisé en aéromodélisme. En revanche, une telle batterie peut s’enflammer en cas de gros choc. Vous pouvez trouver sur Internet des photos de sièges automobiles brûlés, après que des modélistes aient oublié leur batterie en train de charger, sur l’allume‐cigare.

    Si vous oubliez une batterie sur une alimentation de laboratoire et que vous dépasser son temps de charge, elle va chauffer d’autant plus que le courant est fort. La chaleur diminue la durée de vie de la batterie, voire celle‐ci peut s’enflammer.
    fusible— Des fusibles souvent utilisés pour protéger une carte

    Les circuits imprimés (PCB)

    Un circuit imprimé ou PCB est le support des composants. Il existe deux méthodes de fabrication, par fraiseuse ou par insoleuse. Par fraiseuse, l’outil retire mécaniquement le cuivre en dehors des pistes du circuit.

    Par insoleuse, une plaque d’époxy est couverte de cuivre et de résine photosensible. Un masque (typon) est posé dessus et le tout est mis dans une insoleuse. La résine soumise aux UV de l’insoleuse est ensuite retirée par un bain, seule reste la résine sous le masque, puis la plaque est plongée dans un acide. Le cuivre non protégé est dissous.

    Pour faire un double face, il faut utiliser une plaque ayant du cuivre des deux côtés. Pour plus de faces, les plaques sont collées entre elles. Il existe des PCB à plus de 12 couches (le maximum que j’ai vu est 24).

    Il existe une grande quantité d’information disponible sur Internet pour savoir comment réaliser cela en pratique. Une grande partie de la qualité du résultat dépend du masque, les résines étant très (très) précises.

    Le masque est souvent réalisé, avec une impression sur un transparent. Or, si l’on regarde un transparent à la loupe, on voit une série de fissures, dans les traits normalement opaques. On retrouve toutes ces micro‐fissures sur les pistes de cuivre. Si la piste est trop fine, cela peut introduire des coupures. Ces coupures peuvent être réduites en utilisant des pistes assez larges, ou bien en repassant un peu de soudure (c’est fastidieux).

    Le résultat peut être amélioré en opacifiant les zones noires du transparent avec un feutre. Il semblerait que les transparents faits avec une imprimante jet d’encre, soient plus efficaces qu’avec une imprimante laser. Certaines personnes ont déjà modifié une imprimante jet d’encre, pour remplacer les trois encres couleur par de l’encre noire, pour avoir un noir plus profond. Il est aussi possible d’utiliser 2 transparents superposés.

    On peut faire faire un circuit imprimé sur Internet pour moins de 100 €. Les tirages coûtent en fonction de la surface d’époxy, ou alors le prix est celui du grand panneau d’époxy utilisé à la base, qui peut permettre de faire un certain nombre de plaques à la fois. Les fabricants les moins chers limitent aussi le nombre de types différents de trous qui entraînent des changements d’outils. La finesse des pistes est aussi un paramètre à prendre en compte : est‐il possible de faire passer deux fils entre les deux pattes d’un composant DIP ou un seul ?

    Les composants traversants tel qu’on les connaît, ont tendance à être remplacé par les CMS. Il est très facile d’utiliser les composant 0805 et plus. Cela veut dire 0,8 mm × 0,5 mm. Il existe aussi des 1206. Le 0604 est, en revanche, plus difficile à souder. Les composants CMS évitent beaucoup de trous, c’est intéressant si l’on doit les faire soi‐même.

    En résumé, concevoir et souder un PCB CMS n’est pas si complexe, la production de la carte elle‐même peut l’être un peu plus.

    Vous pouvez reprendre une activité normale (comme regarder les réseaux sociaux).

    Merci à BAud, Yves Bourguignon, kantien, palm123, pulkomandy, gusterhack pour leur relecture.

    Lire les commentaires

  • Mises à jour et téléchargements de la semaine (Génération NT: logiciels)
    Retrouvez notre résumé des mises à jour et téléchargements récemment proposés.
  • Tutoriel Développement Jeux : Les shaders avec Direct3D 10, par MSDN (Développez.com)
    Tutoriel Développement Jeux : Les shaders avec Direct3D 10, par MSDN
  • AlterncCamp c'est dès jeudi 21 juin (Journaux LinuxFR)

    Salut

    Ayant déjà fait la dépéche et que le temps est passé, j'en profite pour rappeler que jeudi, vendredi et samedi il est possible d'aider à l'avancée du projet alternc

    Commentaires : voir le flux atom ouvrir dans le navigateur

  • Agenda du Libre pour la semaine 26 de l'année 2018 (Dépêches LinuxFR)

    Calendrier web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 30 événements (1 en Belgique, 29 en France, 0 au Luxembourg, 0 au Québec 0 en Suisse et 0 en Tunisie) est en seconde partie de dépêche.

    Sommaire

    [FR Nantes] Cycle café vie privée Protection de son trafic sur Internet (VPN) - Le lundi 25 juin 2018 de 18h00 à 21h00.

    Protection de son trafic sur Internet

    Pourquoi et comment chiffrer son trafic sur Internet avec un VPN (réseau privé virtuel) ?
    Présentation du fonctionnement d’un VPN, de son intérêt et de sa mise en place.

    Au bar associatif La Dérive https://lajavadesbonsenfantsblog.wordpress.com/

    [FR Grenoble] Contribuer à BANO, la base d’adresse nationale d’OSM - Le lundi 25 juin 2018 de 18h30 à 20h30.

    Le collectif OpenStreetMap Grenoble vous invite à son prochain atelier OSM, La Base Adresses Nationale Ouverte (BANO) est une initiative d’OpenStreetMap France.

    Elle a pour objet la constitution d’une base la plus complète possible de points d’adresse à l’échelle de la France.

    L’objectif est de proposer une couverture d’adresses la plus étendue possible et la plus homogène possible.

    Cela doit permettre de réaliser sur le plus largement possible des opérations de géocodage (Quelle position correspond à cette adresse) et de géocodage inversé (Quelle adresse correspond à cette position).

    Lors de ce mapathon, le collectif OpenStreetMap Grenoble vous propose d’apprendre à contribuer à la BANO.  

    À partir de 18h30 à La Coop-Infolab. 31 rue Gustave Eiffel – 38 000 Grenoble

    BANO ou BAN

    La BAN (Base Adresse Nationale) est la base de référence nationale issue d’une convention signée entre l’IGN, le Groupe La Poste, l’État et OpenStreetMap France.

    BANO est un projet initié par OpenStreetMap France début 2014 et n’a pas encore intégré de données issues de la BAN (chantier en cours). Le contenu de la BAN est plus complet (plus de 20 millions d’adresses) que BANO (15. 5M d’adresses), mais n’intègre(ra) pas de contributions faites sur OpenStreetMap et encore très peu de données opendata diffusées par certaines collectivités.

    C’est quoi OSM

    OpenStreetMap (OSM) est un projet international fondé en 2004 dans le but de créer une carte libre du monde.

    Nous collectons des données dans le monde entier sur les routes, voies ferrées, les rivières, les forêts, les bâtiments et bien plus encore

    Les données cartographiques collectées sont ré-utilisables sous licence libre ODbL (depuis le 12 septembre 2012). Pour plus d’information inscrivez-vous à la liste locale OSM de Grenoble

    [FR Gaillac] Atelier informatique libre - Le lundi 25 juin 2018 de 19h30 à 23h00.

    Un atelier d’informatique libre voit le jour au sein du chinabulle, pour créer un espace temps d’échange autour des solutions informatiques libres.

    [FR Marseille] PGDay France - Le mardi 26 juin 2018 de 08h30 à 17h30.

    Le PGDay France est un moment de rencontres et de conférences pour la communauté francophone de PostgreSQL.

    Les conférences s’adressent à tous les utilisateurs du logiciel étudiants, administrateurs systèmes, DBA, développeurs, chefs de Projets, décideurs.

    [FR Aiglun] Après-midi « Open data » et « Cartopartie » - Fête de l'été - Le mardi 26 juin 2018 de 15h00 à 19h00.

    Démarche participative et collaborative, il s’agit notamment de permettre aux associations, producteurs locaux, habitants et usagers de cartographier les services / activités qui constituent la richesse de notre territoire sur un outil libre (Openstreetmap).

    Les données publiques communales mises en ligne et la création d’un agenda partagé (à destination des associations) seront également valorisées.

    Les organisateurs du marché d’Aiglun proposeront de nombreuses animations à travers la fête l’été. Venez nombreux

    Tout l’après-midi marché bio et des producteurs locaux, animation musicale, balades avec les ânes, jeux, atelier de cartographie libre

    À 15 h, 16 h et 17 h visite du champ de lavande rendez-vous sur la place du marché

    À partir de 17 h dégustations des produits du marché préparés par le restaurant Le Pressoir Gourmand et grillades d’agneau

    À 18 h apéritif local offert par la mairie d’Aiglun, débat sur la cartographie et les données ouvertes

    [FR Quetigny] Découvrir, tester, installer Linux et d’autres logiciels libres - Le mardi 26 juin 2018 de 20h30 à 23h30.

    COAGUL est une association d’utilisateurs de logiciels libres et de GNU Linux en particulier.

    Nous utilisons toutes sortes de distributions GNU / Linux (Ubuntu, CentOs, Fedora, Debian, Arch…) et toutes sortes de logiciels pourvu qu’ils soient libres (VLC, LibreOffice, Firefox, Thunderbird, GPG, Tor, OpenNebula, LXC, Apache…).

    Nous partageons volontiers nos connaissances des logiciels libres et l’entraide est de mise dans nos réunions.

    Les permanences servent à se rencontrer et à partager nos expériences et notre savoir sur le logiciel libre.

    Vous souhaitez nous rencontrer nous vous accueillerons à notre permanence.

    On adore les gâteaux et les chocolats, vous pouvez donc en apporter-)

    [FR Le Mans] Permanence du mercredi après-midi - Le mercredi 27 juin 2018 de 12h00 à 17h00.

    Assistance technique et démonstration concernant les logiciels libres.

    [FR Rennes] Sécuriser son infrastructure - Le mercredi 27 juin 2018 de 18h30 à 21h00.

    La sécurité informatique ne repose pas que sur la qualité du code et le chiffrement (même s’ils sont essentiels), c’est aussi une question d’architecture.

    Vous (re)découvrirez quelques principes de sécurisation des infrastructures informatiques tels que la séparation des flux, la redondance et d’autres éléments pouvant améliorer la protection et la disponibilité des services.

    La conférence sera présentée par
      Thomas MICHEL
      Esprit Libre
      esprit-libre-conseil.com (link is external)

    mercredi 27 juin - 18h30

    FrenchTech Rennes - Saint-Malo
    2 rue de la Mabilais
    Rennes

    >>> S’inscrire

    [FR Montpellier] Rencontres des Groupes OpenStreetMap OSM - Le mercredi 27 juin 2018 de 19h00 à 22h00.

    Ces rencontres mensuelles se veulent être des instants conviviaux pour faire un compte-rendu des activités du mois précédent, mais aussi pour présenter les opérations et rendez-vous à venir que proposent les groupes HérOSM et le Collectif des Garrigues. Naturellement, elles sont également ouvertes à tout public.

    Si vous avez des propositions n’hésitez pas à compléter la page dédiée.

    Proposition de programme

    • En première partie de soirée, une initiation pour les débutants est prévue
    • Possibilité d’initiation à la contribution pour les débutants qui le désire
    • Préparation du dossier pour le budget de l’Opération Libre
    • Préparation de l’Opération Libre à Jacou
    • Travail sur les voies manquantes sur (enjeu évident de géocodage d’adresses, comme celles fournies par SIRENE ou FANTOIR par exemple
    • Petit topo sur la saisie des noms de rues à partir des données cadastre/fantoir par département
    • Propositions au sujet du calcul d’itinéraire multimodal (auto, vélo, piéton) dans les futures discussions

      • La pratique des cartoparties
      • Faut-il prioriser la cartographie de certains endroits (gares et arrêts de tram, par exemple) ?
    • Contributions libres

    Déroulement de la rencontre

    Nous vous présenterons les projets en cours, nous vous vous proposerons de contribuer, faire de la production de données, puis nous passerons à un instant convivial sur la terrasse.
    Comme d’habitude, chacun amène ce qu’il veut à manger et à boire pour un repas partagé.
    N’oubliez pas vos ordinateurs portables pour la séance de saisie

    Le dernier mercredi de chaque mois
    Mercredi 27 septembre 2017 de 19h00 à 22h00
    Mercredi 25 octobre 2017 de 19h00 à 22h00
    Mercredi 29 novembre 2017 de 19h00 à 22h00
    Mercredi 20 décembre 2017 de 19h00 à 22h00
    Mercredi 24 janvier 2018 de 19h00 à 22h00
    Mercredi 28 février 2018 de 19h00 à 22h00
    Mercredi 28 mars 2018 de 19h00 à 22h00
    Mercredi 25 avril 2018 de 19h00 à 22h00
    Mercredi 30 mai 2018 de 19h00 à 22h00
    Mercredi 27 juin 2018 de 19h00 à 22h00

    Mercredi 27 septembre 2017 de 19h00 à 22h00
    Le Faubourg - 15, rue du Faubourg de Nîmes, 34 000 Montpellier

    Tramway lignes 1, 2 et 4 arrêt Corum
    GPS Latitude 43.614186 | Longitude 3.881404
    Carte OpenStreetMap

    Le dernier mercredi de chaque mois.

    [FR Toulouse] Rencontres Tetalab - Le mercredi 27 juin 2018 de 20h30 à 23h30.

    Rencontre hebdomadaire des hackers et artistes libristes Toulousains.

    Ouvert au public tous les mercredi soir.

    Venez nombreux.

    [FR Choisy-le-Roi] Pas Sage en Seine - Du jeudi 28 juin 2018 à 10h00 au dimanche 1 juillet 2018 à 20h00.

    Le festival auto-organisé par vous et l’équipe de Pas Sage En Seine se tiendra du 28 juin au 1er juillet 2017 à Choisy-le-Roi dans et aux abords de la Médiathèque Louis Aragon.

    Nous vous invitons à participer à PSES2018 et venir participer à ses ateliers et conférences bien sûr, mais aussi installations, discussions et autres formes d’interventions.

    Des thèmes sont proposés, pas imposés, pour laisser place à la manifestation d’idées originales.

    Le Festival sera un moment convivial et festif pour décrire nos modes d’organisation, nos outils, nos perspectives, évoquer les usages d’autodéfense numériques faces aux perpétuelles manipulations sécuritaires.

    Le vendredi sera une journée spéciale consacrée au RGPD, et le samedi soir (lors de la micro-nocturne jusqu’à 21h30) vous pourrez assister à un concert de chiptune réalisé par le collectif Chip Bangers.

    L’Hacktiviste naît de cette prise de conscience intégrale. Il ouvre, détourne, invente tous les possibles, ou presque… Être et faire politiquement ensemble sera notre prochaine étape

    Le trajet depuis le centre de Paris prend une petite vingtaine de minutes uniquement (Gare du RER C Choisy-le-Roi).

    [FR Rennes] Conseil d’administration de Gulliver - Le jeudi 28 juin 2018 de 12h00 à 14h00.

    Gulliver tiendra son conseil d’administration à la Maison de la Consommation et de l’Environnement (MCE) le jeudi 28 juin 2018 à partir de 12 h. L’ordre du jour est donné dans le lien ci-dessous.

    Ce conseil d’administration est ouvert à tous. Toute personne, membre ou non membre de Gulliver, peut y assister (sauf CA exceptionnel signalé à l’avance), voir comment fonctionne notre association et y donner son avis.

    La MCE est située 42 bd Magenta à Rennes (plan d’accès). La salle réservée est celle de l’accueil.

    [FR Martigues] Permanence du jeudi de l'ULLM - Le jeudi 28 juin 2018 de 16h30 à 18h30.

    Comment utiliser et les Logiciels Libres.

    avec l’association des Utilisateurs de Logiciels Libres du Pays de Martégal (ULLM).

    28 2018 de 16h30 à 18h30 à la (quai des Anglais).

    Entrée Libre. Tout public.

    [FR Challans] Permanence Linux - Le jeudi 28 juin 2018 de 18h00 à 20h00.

    Chaque dernier jeudi du mois, Linux Challans vous donne rendez-vous à l’Albanera Café, 17 rue du Général Leclerc 85 300 Challans.

    Nous vous proposons lors de ces rendez-vous mensuels d’échanger autour du Libre, des conseils ou une assistance technique.

    Vous pouvez venir pour vous faire aider, ou aider, à installer et paramétrer une distribution GNU/Linux de votre choix ou des logiciels libres sur votre ordinateur.

    Recommandations

    • Sauvegardez vos données avant de venir.
    • Libérez de la place sur le disque dur (20 Go minimum) et défragmentez Windows si vous voulez le conserver.
    • Nous prévenir de votre passage via la messagerie.

    Vous pouvez aussi venir pour une première prise d’informations et de contacts.

    Nous vous attendons toujours plus nombreux

    [FR Bordeaux] Jeudi Giroll - Le jeudi 28 juin 2018 de 18h30 à 20h30.

    Les membres du collectif Giroll, GIROnde Logiciels Libres, se retrouvent une fois par semaine, pour partager leurs  savoir-faire et expériences autour des logiciels libres.

    Le collectif réalise aussi une webradio mensuelle, tous les second mardis du mois, à retrouver en direct sur le site de Giroll.

     Ses rencontres sont ouvertes à tous.

    [FR Peymeinade] Install-Party GNU/Linux - Le jeudi 28 juin 2018 de 19h00 à 21h00.

    Désormais tous les 4ᵉˢ mercredi du mois, Clic Ordi et Linux Azur vous proposent une install-party ouverte à tous et gratuite.

    • Découvrez un monde rempli de Papillons, licornes, mais surtout de manchots
    • Plus besoin de se soucier des virus et autres logiciels malveillants.
    • Le support de Windows Vista s’arrête dans un an, et les principaux logiciels ont déjà arrêté leurs mise à jour, réagissez
    • Ramenez vos ordinateurs obsolètes et donnez leur une seconde vie.

    Nous aimerions développer autour de Handy-Linux (et de sa future mouture avec Debian-Facile) afin de répondre à des besoins simples pour des personnes difficiles à former et pouvant se retrouver en fracture numérique).

    Nous sommes ouverts à tout, y compris à la bidouille sur l’atelier avec le fer à souder.

    Organisé conjointement par http://clic-ordi.com/fr et https://www.linux-azur.org

    [FR Vesseaux] Projection-débat du film « Nothing to hide » - Le jeudi 28 juin 2018 de 19h00 à 22h00.

    Ouverture des portes à 19h pour partager un moment de convivialité, discuter des choses et d’autres comme les logiciels libres, les données personnelles, la vie privée

    Il y a une buvette sur place, et vous pouvez également apporter un plat à partager ou biscuits apéro

    La projection du film documentaire Nothing to Hide aura lieu à 20h30, et sera suivie d’un débat pour répondre à vos questions

    « Dire que votre droit à la vie privée importe peu, car vous n’avez rien à cacher revient à dire que votre liberté d’expression importe peu, car vous n’avez rien à dire. Car même si vous n’utilisez pas vos droits aujourd’hui, d’autres en ont besoin. Cela revient à dire les autres ne m’intéressent pas », Edward Snowden

    Ce documentaire aborde le thème de la vie privée et des données personnelles.

    L’entrée est à prix libre (adhésion à l’association Vesseaux-Mère).

    [FR Paris] Soirée de Contribution au Libre - Le jeudi 28 juin 2018 de 19h30 à 22h30.

    Parinux propose aux utilisateurs de logiciels libres de se réunir régulièrement afin de contribuer à des projets libres. En effet, un logiciel libre est souvent porté par une communauté de bénévoles et dépend d’eux pour que le logiciel évolue.

    Nous nous réunissons donc tous les dans un environnement propice au travail (pas de facebook, pas de télé, pas de jeux vidéos, pas de zombies).

    Vous aurez très probablement besoin d’un ordinateur portable, mais électricité et réseau fournis.

    En cas de difficulté, vous pouvez joindre un des responsables de la soirée, Emmanuel Seyman (emmanuel (at) seyman.fr), Paul Marques Mota mota (at) parinux.org, ou Magali Garnero (Bookynette) tresorier (at) parinux.org.

    Pour obtenir le code d’entrée de la porte cochère, envoyez un mail au responsable.

    On peut amener de quoi se restaurer (Franprix, 8 rue du Chemin Vert, ferme à 22h)

    Regazouillez sur Twitter - Wiki des soirées

    Programme non exhaustif

    • Fedora (sa traduction)
    • Parinux, ses bugs et son infrastructure
    • April, … y a toujours quelque chose à faire
    • Open Food Facts/ Open Beauty Facts, sa base de données, ses contributeurs, sa roadmap
    • Schema racktables, son code
    • Agenda du Libre, mise à jour et amélioration du code
    • Ubuntu-Fr, son orga, ses événements
    • En vente libre, maintenance et commandes
    • Open street map, une fois par mois
    • Linux-Fr sait faire
    • en vente libre

    tout nouveau projet est le bienvenu.

    [FR Montpellier] Atelier du Libre Ubuntu et Logiciels Libres - Le vendredi 29 juin 2018 de 18h00 à 23h00.

    L’équipe de Montpel’libre vous propose une permanence Logiciels Libres, discussions libres et accompagnements techniques aux systèmes d’exploitation libres, pour vous aider à vous familiariser avec votre système GNU/Linux au quotidien.

    Le contenu de l’atelier s’adapte aux problèmes des personnes présentes et permet ainsi l’acquisition de nouvelles compétences au rythme de chacun.

    Vous pourrez y aborder plusieurs thèmes

    • Discussions conviviales entre utilisateurs autour de Linux en général
    • Préinscription aux prochains Cafés Numériques et Install-Party
    • Premières explorations du système
    • Installations et configurations complémentaires
    • Mise à jour et installation de nouveaux logiciels
    • Prise en main, découverte et approfondissement du système

    Les Ateliers du Libre ont lieu à la Mpt Melina Mercouri de Montpellier, tous les derniers vendredis de chaque mois de 18h00 à 20h00, sauf période de vacances.

    Entrée libre et gratuite sur inscription. Une simple adhésion à l’association est possible et auprès de la Mpt.

    Cet événement est proposé par le partenariat qui lie la Mpt Melina Mercouri de Montpellier et Montpel’libre.

    Toute une équipe de passionnés, vous propose l’animation de l’Atelier du Libre par les membres de Montpel’libre. Permanence Logiciels Libres, discussions libres et accompagnements des utilisateurs aux systèmes exploitation libres, Linux, sur le cyberespace de consultations libres.

    En fin de soirée, l’atelier fera progressivement place à un instant très convivial, les RDVL sont des rendez-vous mensuels de discussions sur le thème des logiciels libres, des arts libres, de l’open source et plus généralement de la culture du libre et du numérique.

    Cette soirée, très conviviale, se passe autour d’un repas partagé, chacun porte un plat, entrée, spécialité, dessert, boisson… Ordinateurs et réseaux disponibles.

    Notre équipe vous attend pour répondre à vos questions et satisfaire votre curiosité.

    Maison pour tous Mélina Mercouri 842, rue de la vieille poste, 34 000 Montpellier

    Bus ligne 9, La Ronde arrêt Pinville
    GPS Latitude 43.61354 Longitude 3.908768
    Carte OpenStreetMap

    Rendez-vous mensuel, tous les derniers vendredis, salle jamais le dimanche

    [FR Paris] Apéro April - Le vendredi 29 juin 2018 de 19h00 à 22h00.

    Un apéro April consiste à se réunir physiquement afin de se rencontrer, de faire plus ample connaissance, d’échanger, de partager un verre et manger mais aussi de discuter sur le logiciel libre, les libertés informatiques, fondamentales, l’actualité et les actions de l’April…

    Un apéro April est ouvert à toute personne qui souhaite venir, membre de l’April ou pas.

    N’hésitez pas à venir nous rencontrer.

    Où et quand cela se passe-t-il

    L’apéro parisien aura lieu vendredi 29 juin 2018 à partir de 19h00 dans les locaux de l’April.

    L’adresse
    April, 44/46 rue de l’Ouest, bâtiment 8, 75 014 Paris (entrée possible par la place de la Catalogne, à gauche de la Biocoop, au niveau des Autolib).
    Métros Gaîté, Pernety, Montparnasse. Sonner à « April » sur l’interphone.
    Le téléphone du local 01 78 76 92 80.

    L’Apéro a lieu à Paris notamment parce que le local s’y trouve ainsi que les permanents et de nombreux actifs. Pour les apéros dans les autres villes voir sur le pad plus bas.

    En ouverture de l’apéro nous ferons un court point sur les dossiers/actions en cours.

    Le glou et le miam

    Vous pouvez apporter de quoi boire et manger afin de reprendre des forces régulièrement. Nous prévoirons bien sûr un minimum vital.

    Vous pouvez vous inscrire sur le pad.

    [FR Dijon] Atelier de création numérique et électronique - Le vendredi 29 juin 2018 de 20h30 à 23h59.

    Le fablab et hackerspace l’abscisse vous propose comme tous les vendredis soir un atelier de création numérique et électronique.

    L’atelier est équipé de différents outils perceuse, CNC, Arduino, Raspberry Pi, ordinateurs, oscilloscope, multimètre.

    Une ressourcerie est à disposition, vous y trouverez des composants électroniques et des pièces détachées à prix libre.

    Vous pouvez venir découvrir l’atelier et les usagers du fablab à partir de 20h30.

    Vous pouvez aussi venir pour participer aux travaux numériques en cours, partager vos connaissances et vos savoir-faire.

    Tous nos travaux sont libres et documentés sous licence libre.

    [FR Saint-Jean-de-Védas] Repair Café - Le samedi 30 juin 2018 de 09h00 à 13h00.

    Nous vous proposons ce rendez-vous, où, bricoleurs, acteurs, bénévoles, associations, vous attendent pour vous aider à donner une deuxième vie à vos objets.

    Réparer ensemble, c’est l’idée des Repair Cafés dont l’entrée est ouverte à tous. Outils et matériel sont disponibles à l’endroit où est organisé le Repair Café, pour faire toutes les réparations possibles et imaginables. Vêtements, meubles, appareils électriques, bicyclettes, vaisselle, objets utiles, jouets, et autres. D’autre part sont présents dans le Repair Café des experts bénévoles, qui ont une connaissance et une compétence de la réparation dans toutes sortes de domaines.

    On y apporte des objets en mauvais état qu’on a chez soi. Et on se met à l’ouvrage avec les gens du métier. Il y a toujours quelque chose à apprendre au Repair Café. Ceux qui n’ont rien à réparer prennent un café ou un thé, ou aident à réparer un objet appartenant à un autre. On peut aussi toujours y trouver des idées à la table de lecture qui propose des ouvrages sur la réparation et le bricolage.

    Repair Café est un atelier consacré à la réparation d’objets et organisé à un niveau local, entre des personnes qui habitent ou fréquentent un même endroit, par exemple un quartier ou un village. Ces personnes se rencontrent périodiquement en un lieu déterminé, dans un café, une salle des fêtes ou un local associatif où des outils sont mis à leur disposition et où ils peuvent réparer un objet qu’ils ont apporté, aidés par des volontaires.

    Les objectifs de cette démarche alternative sont divers

    • réduire les déchets
    • préserver l’art de réparer des objets
    • renforcer la cohésion sociale entre les habitants des environs

    Seront présents

    • Autour.com : On se rend des services entre voisins, on partage des infos, on prête, on loue, on donne…
    • L’Accorderie : Est un système d’échange de services entre habitants d’un même quartier ou d’une même ville.
    • La Gerbe : Contribuer à la formation de citoyens éveillés, engagés et solidaires en offrant aux enfants et aux jeunes un espace privilégié d’expression et d’épanouissement Crèche, Centre de loisirs, Scoutisme, Ateliers, chacun peut y trouver un cadre pour son développement grâce au travail d’une équipe de professionnels et de bénévoles.
    • Les Compagnons Bâtisseurs : Prévoient d’amener des outils
    • Les Petits Débrouillards : est un réseau national de culture scientifique et technique, ils viendront avec pleins de conseils et une imprimante 3D.
    • Le Faubourg : Hébergera le Repear Café.
    • Montpel’libre : Sera là avec des pièces informatiques, pour essayer de reconditionner des ordinateurs, dépanner ceux qui ne fonctionnent plus, expliquer comment ça marche, faire comprendre le choix judicieux du logiciel libre, contourner l’obsolescence programmée grâce à GNU/Linux, comment réparer et entretenir son matériel soi-même, nous porterons un jerry.
    • TechLabLR : Accompagne les projets à composantes technologiques afin de les amener au pré-prototype, puis les guider vers les structures d’accompagnements.
    • Violons Dingues : Passionnés de la vie, des autres, de la culture, de l’art, du sport, de la mécanique, de la moto, de la photo, de la musique, des animaux, des insectes, des plantes, de l’environnement, enfin de tout ce qui circule (au propre comme au figuré) sur notre planète.
    • Zéro Waste Montpellier : La démarche « Zéro Waste » est une démarche positive pour aller vers une société zéro déchet et zéro gaspillage.

    • Maison des Associations, 18 bis rue Fon de l’Hospital, Saint-Jean-de-Védas, Occitanie, France

    • Adresse web http://montpel-libre.fr

    • Tags
      montpel-libre, repair-cafe, atelier

    [FR Casseneuil] Install Partie GNU/Linux - Le samedi 30 juin 2018 de 10h00 à 17h00.

    Le Samedi 30 Juin les bénévoles d’aGeNUx sont invités dans les locaux d’Avec 2L pour une Install-party.

    Venez découvrir et partager le monde du logiciel libre en toute sérénité.

    Animation Libre et non payante.

    Auberge Espagnole le midi.

    Avec 2L se situe derrière la poste de Casseneuil

    [FR Wintzenheim] Réunion du Club Linux - Le samedi 30 juin 2018 de 13h00 à 19h00.

    Comme tous les 3 samedis, le Club Linux de la MJC du Cheval Blanc se réunit et accueille toutes les personnes qui souhaitent découvrir ou approfondir Linux et les Logiciels Libres. Aucune compétence n’est demandée.  

    Pendant ces rencontres, informelles,

    • nous accueillons celles et ceux qui cherchent une réponse ou souhaitent découvrir Linux et les Logiciels Libres,
    • nous installons Linux sur des ordinateurs, la plupart des fois en « dual boot »(*), ce qui permet de conserver l’ancien système (par exemple Windows) et d’utiliser quand même, en choisissant au démarrage,
    • nous partageons nos recherches et nos découvertes, les nouveautés.

    Le Club Linux est également impliqué dans une démarche de libération des GAFAM (Google Apple Facebook Amazon Microsoft) et de promotion de solutions libres comme, entre autres, Wikipedia, Openstreetmap, les Framatrucs (*), les Chatons (*) et beaucoup d’autres.

    (*) : mais on vous expliquera

    [FR Villefranche-sur-Saône] Repaircafé - Le samedi 30 juin 2018 de 13h30 à 17h30.

    Dernier Repaircafé caladois mensuel de la saison avant les vacances.

    Avec la participation habituelle de la CAGULL.

    [FR Marseille] Install Party GNU/Linux - Le samedi 30 juin 2018 de 14h00 à 19h00.

    L’association (CercLL d’Entraide et Réseau Coopératif autour des Logiciels Libres) vous invite à une install party GNU/Linux, le, dans la salle du Foyer du Peuple 50 rue Brandis 13 005 Marseille.

    Vous avez envie de découvrir un système d’exploitation libre, simple d’utilisation, stable, rapide et sécurisé. Une nouvelle façon d’utiliser votre ordinateur.

    Vous vous sentez une affection naissante pour le Gnou et le, les mascottes de

    Au programme

    DÉCOUVERTE de l’univers des logiciels libres.

    INSTALLATION d’un environnement GNU/ Linux, ainsi que le meilleur des logiciels libres.

    Venez avec votre ordinateur, nous installerons ensemble une distribution avec un ensemble de et pour une utilisation quotidienne.

    Ouvert à tous – accessible aux débutant-e-s

    Une participation de 2 euros est demandée.

    L’adhésion à l’association est de 20 euros annuelle.(L’adhésion n’est pas obligatoire).

    Plan d’accés

    [BE Liège] Linux Install Party - Le samedi 30 juin 2018 de 14h00 à 18h00.

    Une Linux Install Party a lieu tous les derniers samedis du mois de septembre à juin, dans les locaux du Cyber Seniors Énéo de Grivegnée, où je suis animateur.

    L’accès et la participation à l’Install Party est ouvert à tous et est gratuit.

    Vous venez avec votre ordinateur et on y installe le Linux que vous désirez.

    Les installations commencent à 14h et finissent à 18h.
    Prévoyez de venir avant 17h, parfois ça peut durer longtemps.

    [FR Ivry sur Seine] Cours de l’Ecole du Logiciel Libre - Le samedi 30 juin 2018 de 14h30 à 18h30.

    Présentation de l’E2L

    Quel est le rôle de l’école du logiciel libre

    Tout d’abord, ce n’est pas une école comme les autres. Elle n’a pas d’établissement fixe, pas de cours de récréation, pas de carte d’étudiant, ni de diplôme de fin d’année.

    Comme toutes les écoles, son rôle est d’apprendre à ses élèves les logiciels libres, c’est-à-dire

    • comment en trouver de bons parmi les nombreux sites qui en proposent,
    • comment en prendre possession en fonction des licences,
    • comment les installer en fonction de ses besoins,
    • comment les tester et les utiliser,
    • comment en comprendre le fonctionnement pour ensuite les modifier,
    • comment écrire ses propres logiciels libres.

    En fait, l’école du logiciel libre est une université populaire, comme celles qui ont vu le jour en France à partir du 19ᵉ siècle, et dont le but est de transmettre des connaissances théoriques ou pratiques à tous ceux qui le souhaitent. Et pour atteindre ce but, sa forme juridique est de type " association à but non lucratif ".

    Comment fonctionne l’école

    Cette école étant une association, elle possède, comme toutes les autres, un bureau, élu chaque année en assemblée générale, pour l’administrer. Mais elle a aussi des responsables pédagogiques dont le rôle est essentiel, car ce sont eux qui établissent les programmes des cours en fonction des souhaits des adhérents, valident les candidatures des enseignants et affectent les sessions.

    Les membres du bureau et les responsables pédagogiques forment « l’encadrement de l’école ». Tous les membres « encadrants » doivent être membres de l’association.

    Les locaux où se déroulent les cours seront ceux que l’on veut bien nous prêter une salle des fêtes, un théâtre, une salle de réunion publique, un amphi dans une école publique, ou autre.

    Les thèmes des cours sont définis par les adhérents en fonction de leurs envies, de leurs besoins. Les cours sont ensuite décidés par les responsables pédagogiques de l’école en fonction des enseignants disponibles.

    Afin de permettre au plus grand nombre de participer et d’assister aux cours, les sessions se tiennent essentiellement le samedi. Une première de 9h à 12h30, et une autre de 14h à 17h30.

    Programme détaillé sur le site http://e2li.org

    [FR Courbevoie] Assemblée Générale annuelle de l'association StarinuX - Le samedi 30 juin 2018 de 14h30 à 17h00.

    L'association GULL StarinuX vous invite à  son

    ASSEMBLÉE GÉNÉRALE annuelle

    le samedi 30 juin 2018 à 14h30,

    48 rue de Colombes 92 400 Courbevoie

    (SNCF Gare de Courbevoie,  Saint Lazare <=> La Défense).

    Seuls les adhérent(e)s peuvent voter, mais les discussions restent ouvertes à tous les présents.

    Un déjeuner facultatif aura lieu à 12h30.

    Au plaisir de nous rencontrer à l’AG 2018

    Le Bureau de StarinuX

    [FR Poucharramet] Festival AgitaTerre - Le dimanche 1 juillet 2018 de 09h30 à 23h00.

    L’association 3PA Formation vous invite à la cinquième édition du Festival AgitaTerre Nous vous donnons rendez-vous le dimanche 1er juillet au coeur du village de Poucharramet (31), entre la place des Marronniers et La Maison de la Terre

    Venez découvrir des alternatives durables, locales et citoyennes qui font vivre notre territoire. Cette année, le festival investit le thème des Communs venez en apprendre plus

    Un événement gratuit et tout public

    9h30-18h

    Marché de producteurs et artisans-créateurs locaux
    Forum associatif & Village des Communs

    Conférences
    Expositions « C’est quoi les Communs »
    Ateliers tous publics

    Expositions d’artistes sculpteurs sur bois
    Mur d’expression libre
    Vannerie géante collective

    Concerts
    Spectacles et animations

    Buvette & Restauration
    Espace enfants

    20h30 Grand concert en plein air avec notre partenaire La Maison de la Terre

    Programmation et exposants sur www.agitaterre.fr

    Infos agitaterre@3paformation.fr // 3PA 05.61.08.11.30

    Parking sur place
    Adapté aux personnes à mobilité réduite

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  • Mises à jour et téléchargements de la semaine (Génération NT: logiciels)
    Retrouvez notre résumé des mises à jour et téléchargements récemment proposés.
  • Compilation de VSCode sous Centos 6 (Journaux LinuxFR)

    Il y a quelques mois, le camarade freem< nous avait fait part de ses déception concernant VSCode parce qu'il ne trouvait pas matière à troller de manière satisfaisante.

    J'ai voulu me faire mon propre avis et l'essayer par moi même. Malheureusement, ma machine pro est une Centos 6 et la libc disponible beaucoup trop vielle. Impossible de l'essayer et donc de partager avec vous mes impressions pertinentes et de kalitay :(. Quelques moules m'ont gentiment expliqué que je n'avais qu'à me sortir les doigts du fondement et le compiler moi même, que si je voulais vraiment, je pouvais.

    Plusieurs mois plus tard, j'ai enfin trouvé le temps et la motivation d'essayer. Et à ma grande surprise, ce fut plutôt facile.

    # Installation d'une version décente de GCC, python et git depuis les dépots 
    # Softawre Collections
    sudo yum install centos-release-scl
    sudo yum install devtoolset-7 python27 rh-git29
    
    # Installation de NodeJS et Yarn
    curl --silent --location https://rpm.nodesource.com/setup_6.x | sudo bash -
    curl --silent --location https://dl.yarnpkg.com/rpm/yarn.repo | sudo tee /etc/yum.repos.d/yarn.repo
    sudo yum install nodejs yarm
    
    # Activation de l'environnement de compilation
    scl enable python27 devtoolset-7 rh-git29 bash
    
    # Récupération des sources de VSCode
    git clone https://github.com/Microsoft/vscode.git
    cd vscode
    
    # Augmentation de la limite du nombre de fichiers ouverts à 166384
    # (il peut être nécessaire de modifier /etc/security/limits.conf pour atteindre
    # cette valeur)
    ulimit -n 166384
    
    # Récupération des dépendances
    # (On défini la variable CXX parce que sinon un des makefile utilise 
    # /usr/bin/g++ qui ne supporte pas C++11 )
    CXX=$(which g++) yarn
    
    # Construction du paquet
    yarn run gulp vscode-linux-x64-min
    
    # "Instalation"
    mv ../VSCode-linux-x64 ~/opt/vscode

    Et voilà ! À moi les joies des d'un éditeur moderne !

    $ ~/opt/vscode/bin/code-oss
    /home/killruana/opt/vscode/bin/../code-oss: error while loading shared libraries: libgtk-3.so.0: cannot open shared object file: No such file or directory

    Lourd est le parpaing de la réalité sur la tartelette aux fraises de nos illusions. :'(

    Rendez-vous dans quelques mois pour la suite de mes aventures avec vscode.

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  • Mises à jour et téléchargements de la semaine (Génération NT: logiciels)
    Retrouvez notre résumé des mises à jour et téléchargements récemment proposés.
  • Sortie de Qt 5.8 RC, qui apporte son lot de corrections avant une version finale en janvier (Développez.com)
  • Tutoriel Visual Studio .Net : Refactoring, cleanup, inspection grâce au plugin ReSharper, par L.-G. Morand (Développez.com)
  • Sortie d’Ubuntu 16.04 LTS Xenial Xerus (Dépêches LinuxFR)

    Sortie le 21 avril 2016, Ubuntu 16.04 est la vingt-quatrième version d’Ubuntu. Il s’agit d’une version dite « LTS » (Long Term Support), qui sera maintenue pendant cinq ans. Son nom de code est Xenial Xerus, soit le « xerus hospitalier » en bon français.

    Un xerus

    Sommaire

    Distribution Ubuntu

    Logo Ubuntu

    Pour rappel, Ubuntu est une distribution GNU/Linux basée sur Debian. Elle a hérité de sa distribution mère l’objectif d’universalité : elle vise à être utile sur les ordinateurs de bureau, les ordinateurs portables, mais aussi les serveurs, le cloud, les téléphones, les tablettes et les objets connectés en général. Elle se veut simple d’accès pour les utilisateurs n’ayant pas de connaissances poussées en informatique, mais également attrayante pour les développeurs.

    En plus de la distribution mère, Ubuntu, il existe plusieurs variantes officielles, fournies avec des choix logiciels différents, afin de couvrir un besoin (Ubuntu Server, Ubuntu Studio…) ou de fournir un environnement de bureau particulier (Kubuntu, Xubuntu, Lubuntu…). Cette dépêche présente les principales nouveautés.

    Version LTS

    L’abréviation LTS signifie Long Term Support, ou support à long terme, c’est-à-dire que contrairement aux versions stables qui sortent tous les six mois et qui bénéficient des correctifs de sécurité neuf mois après la sortie de la publication stable, une version LTS sort tous les deux ans et est maintenue pendant 60 mois (cinq ans).

    Ce type de support étendu existe depuis les débuts d’Ubuntu (la première LTS était Ubuntu 6.06 « Dapper Drake », sortie il y a dix ans). Cependant, la généralisation du support de cinq ans à toutes les variantes (et pas seulement les serveurs) date d’Ubuntu 12.04 LTS « Precise Pangolin ».

    À noter cependant que certaines variantes, pour diverses raisons, peuvent décider de ne pas participer à la LTS ou de s’engager pour un temps plus restreint. La maintenance pendant 5 ans concerne Ubuntu Desktop, Ubuntu Server, Ubuntu Core et Ubuntu Kylin (adaptée aux utilisateurs chinois). Les autres variantes (Kubuntu, Lubuntu, Ubuntu GNOME, Ubuntu Mate, Ubuntu Studio, Xubuntu et Mythbuntu) ne seront maintenues « que » pendant trois ans.

    Il est possible de mettre à jour d’une version LTS à une autre. Si vous utilisez actuellement Ubuntu 14.04 LTS, notez que la mise à jour ne vous sera pas proposée avant fin juillet et la sortie de la première réédition « 16.04.1 » de cette nouvelle Ubuntu. En attendant, si vous souhaitez forcer le mouvement, vous pouvez simplement lancer la commande do-release-upgrade -d.

    Nouveautés générales

    • Noyau Linux 4.4 ;
    • prise en charge de ZFS disponible par défaut ;
    • Mesa 11.2 ;
    • systemd 229 ;
    • GCC 5.3 ;
    • Python 3.5 ;
    • PHP 7 ;
    • LXD 2.0 ;
    • la majeure partie des composants de GNOME passe en 3.18 ;
    • Qt 5.5.1 ;
    • LibreOffice 5.1 ;
    • prise en charge de la version 64 bits de la z/Architecture d’IBM (s390x).

    Le cas des cartes graphiques AMD/ATI

    AMD ne maintient pas son ancien pilote propriétaire sur Ubuntu 16.04, et celui-ci a été retiré des dépôts. Les utilisateurs mettant à jour depuis une version précédente d’Ubuntu seront automatiquement redirigés vers le pilote libre.

    Afin d’assurer une meilleure compatibilité et de meilleures performances, les composants du noyau correspondants ont été rétro-portés depuis la version 4.5 de Linux.
    À noter que le nouveau pilote propriétaire d’AMD, fonctionnant avec le module noyau libre « AMDGPU », devrait être ajouté aux dépôts officiels d’Ubuntu lorsque celui-ci sera disponible en version stable, courant 2016.

    Paquets snap

    La distribution adjoint au classique format de paquets deb, le format maison snap.

    Issus du retour d’expérience de l’Ubuntu phone et des plate-formes IoT (pour Internet of Things), les paquets Snap devraient fournir un environnement isolé pour exécuter des applications sans risquer de corrompre son système ou ses fichiers. Aussi, un paquet Snap peut contenir l’ensemble de ses dépendances binaires. Ceci devrait faciliter la mise à disposition des dernières applications alors que le système ne proposera plus des versions à jour des bibliothèques nécessaires. Et c’est particulièrement le cas pour une LTS en fin de vie.

    À noter cependant que le gain de sécurité des paquets Snap est quasi nul pour les applications graphiques dans un environnement X11. Cela est dû au protocole X en lui même, qui n’a pas été conçu pour isoler ses clients les uns des autres. Heureusement, la transition vers Mir et les divers compositeurs Wayland permettra de remédier à tout cela.

    L’outil Snapcraft a été mis à disposition. Il permet de créer et de publier des paquets Snap en quelques commandes.

    Nouveautés propres aux variantes

    Ubuntu

    La variante par défaut continue de se reposer sur la bonne vieille version 7 de Unity. Pour rappel, celle-ci est implémentée en tant que greffon dans Compiz.

    Unity 7 et Compiz continuent d’être maintenus et profitent encore de cette nouvelle version pour recevoir quelques retouches et autres optimisations.

    En vrac

    • Empathy (client de messagerie instantanée) ainsi que Brasero (graveur de disques) ne sont plus installés par défaut ;
    • l’application « Agenda » (gnome-calendar) est maintenant installée par défaut ;
    • le formatage est maintenant proposé dans le menu contextuel associé aux périphériques amovibles dans le dock de Unity ;
    • meilleure intégration des applications GTK utilisant une barre d’outils (headerbars) ;
    • l’exposé des applications peut maintenant se faire via la combinaison « Super+Ctrl+w » ;
    • une nouvelle option du centre de contrôle permet de toujours afficher le menu des applications ;
    • amélioration de l’accaparement du clavier de GNOME (key grabbing) ;
    • le nouveau design des barres de défilement (introduit dans Ubuntu 15.10) est maintenant également appliqué dans le dash ;
    • un meilleur support des thèmes a été implémenté dans le dash ;
    • support de la mise à l’échelle du curseur sur les écrans à très haute résolution (HiDPI) ;
    • grâce aux contributions de l’équipe d’Ubuntu Kylin, la barre de lancement peut être positionnée en bas. C’est d’ailleurs la configuration par défaut sur cette variante.

    Les recherches dans le dash se font maintenant hors ligne par défaut

    Il y a un peu moins de 4 ans, Ubuntu 12.10 créait la polémique en introduisant des résultats en provenance d’Amazon, d’Ebay ou encore de Wikipédia dans les recherches effectuées depuis le dash.

    L’intention était de faire du dash un moteur de recherche comme un autre, permettant aux utilisateurs de trouver tout et n’importe quoi, plutôt que de rester centré sur l’ordinateur en question. Cependant, de nombreuses personnes se sont scandalisées de cette fonctionnalité. Les résultats commerciaux étaient parfois assimilés à de la publicité. Certains, comme Richard Stallman, ont déclaré qu’il s’agissait purement et simplement d’un spyware (les recherches étant effectuées sur le net, tout ce qu’un utilisateur tape dans le dash est donc transmis à un serveur distant).

    Cette polémique est restée un argument parmi d’autres pour ne pas utiliser Ubuntu chez certains libristes intransigeants, et ce malgré la présence d’une option permettant de très facilement désactiver toute recherche en ligne.

    Ubuntu 16.04 met enfin un terme à tout ceci, puisque le dash ne cherche désormais plus rien en ligne par défaut.

    Canonical se serait donc réconcilié avec Saint IGNUcius ? Pas forcément, car la raison évoquée pour ce changement est bien plus pragmatique : Unity 7 étant amené à disparaître et Unity 8 utilisant un dash très différent, il n’y a pas de sens à continuer d’investir dans la montée en charge de l’infrastructure nécessaire côté serveur, et ce pendant les 5 ans du support de cette version LTS.

    Cependant, les nostalgiques seront ravis d’apprendre qu’ils pourront réactiver les recherches en ligne manuellement dans les paramètres système.

    Changement de logithèque

    La logithèque Ubuntu (Ubuntu Software Center) est retirée au profit de la logithèque de GNOME (GNOME Software).

    Proposée pour la première fois avec Ubuntu 9.10, la logithèque Ubuntu avait pour but d’uniformiser l’installation des applications dans Ubuntu. Pour Chris Hoffman de PCWorld.com le logiciel était à cette époque bon, mais a été laissé à l’abandon et est aujourd’hui plutôt lent. Il n’était plus dans la course et avait été retiré de Ubuntu MATE 15.10 pour cela. Controversée pour proposer des logiciels payants (le plus souvent propriétaires) au même titre que des logiciels libres, cette possibilité a été retirée sans prévenir les développeurs courant 2015, préparant l’abandon complet du logiciel.

    Pour les utilisateurs, ce changement, malgré des problèmes esthétiques, va permettre une expérience plus rapide, ainsi qu’une uniformisation avec Debian.

    Kubuntu

    Les principales nouveautés de cette variante utilisant KDE SC sont liées à l’intégration de la suite KDE Applications dans sa version 15.12 ainsi que d’une version corrigée et améliorée du gestionnaire de fenêtres Plasma 5 (version 5.5.4).

    De nombreux bugs ont été corrigés, l’application de capture d’écran « Spectacle » remplace l’ancien « KSnapshot », l’interface de l’éditeur vidéo « Kdenlive » a été améliorée, le gestionnaire d’archive « Ark » peut maintenant afficher les commentaires intégrés dans les fichiers ZIP et RAR…

    Cette variante sera maintenue pendant trois ans.

    Xubuntu

    Cette variante se voulant légère est basé sur Xfce.

    Le bureau Xfce n’ayant pas reçu de nouvelle version majeure depuis plus d’un an, il n’y a par conséquent que peu de vraies nouveautés à rapporter ici. En plus de la mise à jour de plusieurs applications, on pourra noter l’apparition d’un nouvel applet de gestion de l’énergie, d’une nouvelle sélection de fonds d’écran ainsi que l’amélioration de l’esthétique de l’écran de connexion.

    Cette variante sera maintenue pendant trois ans.

    Ubuntu GNOME

    Cette variante 100 % GNOME reprend une grande partie des nouveautés évoquées pour Ubuntu, mais en proposant GNOME Shell par défaut. Pour les nouveautés propres à GNOME 3.18, vous pouvez vous référer à la dépêche correspondante.

    Cette variante sera maintenue pendant trois ans.

    Ubuntu MATE

    Cette variante se voulant légère est basée sur le bureau MATE, qui est la continuité de GNOME 2.
    Il s’agit de la première version LTS d’Ubuntu MATE, et celle-ci sera maintenue pendant trois ans.

    Ces six derniers mois ont vu l’intégration de la suite MATE 1.12.1, l’ajout du lanceur d’application Synapse, l’amélioration de l’intégration avec Compiz et d’autres choses encore.

    Lubuntu

    Cette variante se voulant très légère est basée sur LXDE.

    Depuis plusieurs mois, le gestionnaire de bureau est en cours de réécriture pour passer de GTK à Qt (LXQt). Ce travail massif n’étant malheureusement pas terminé, il n’y a donc pas de vraie nouveauté spécifique sur Lubuntu 16.04, hormis des corrections de bugs et l’utilisation d’applications plus à jour.

    À noter que cette version de Lubuntu est également disponible officiellement pour l’architecture PowerPC (ce qui n’est pas le cas pour les versions non LTS).

    Cette variante sera maintenue pendant trois ans.

    Edubuntu

    Cette variante centrée sur l’éducation est malheureusement dormante, faute de main d’œuvre. Les anciens mainteneurs n’ont pas pu faire le travail nécessaire pour pouvoir sortir cette version 16.04. Ceux-ci préfèrent consacrer le peu de temps qu’ils ont sur le maintien de la dernière version d’Edubuntu en date : la 14.04.

    Un appel a été lancé pour trouver de nouveaux mainteneurs plus disponibles, faute de quoi Edubuntu finira par disparaître. Une lueur d’espoir cependant : au moins une personne s’est annoncée publiquement disponible pour reprendre les rênes de la distribution.

    Ubuntu Touch (téléphones, tablettes, mais pas que)

    Ubuntu Touch est une distribution dérivée à part entière. Il s’agit d’une quasi rolling-release dont chaque nouvelle version est déployée, en moyenne, toutes les six semaines. À terme, c’est cette version qui devrait prendre la place de l’Ubuntu officielle.

    Trois versions ont été déployées au cours des six derniers mois. On pourra noter les nouveautés suivantes :

    • De nouvelles applications sont installées par défaut :
      • un client mail (Dekko) ;
      • un calendrier/agenda ;
      • un navigateur GPS complet basé sur OpenStreetMap (uNav, développé par un membre de la communauté) ;
    • le tutoriel apparaissant au premier lancement a été entièrement refondu ;
    • toute la pile Bluetooth (jusqu’au noyau) a été mise à jour vers Bluez5 afin de permettre l’ajout de nouvelles fonctionnalités liées à ce protocole ;
    • support des sonneries/alarmes personnalisées ;
    • une notification sonore est maintenant jouée lorsque la batterie est faible ;
    • support d’OpenVPN (PPTP devrait suivre prochainement) ;
    • mise à jour de la palette de couleur : les applications peuvent maintenant choisir entre un thème clair et un thème sombre ;
    • support du clavier japonais ;
    • amélioration du support du Pinyin ;
    • ajout et optimisation de composants dans la palette des éléments d’interface utilisateur ;
    • la synchronisation des contacts se fait maintenant via Buteo, originellement développé par Jolla : celui-ci est modulaire et devrait permettre de rajouter de nouveaux protocoles relativement facilement, on pense à CardDAV par exemple ;
    • nouveau design pour l’application météo ;
    • l’actualisation du contenu des scopes se fait maintenant de façon bien plus fluide ;
    • un nouveau scope pour Twitter ainsi que pour la recherche de livres ;
    • diverses améliorations concernant le positionnement (GPS) ;
    • il est maintenant possible de lire des playlist en arrière plan ;
    • la lecture de média (pause, playlist…) peut être contrôlée depuis l’indicateur son ;
    • possibilité de jouer du son depuis un scope ;
    • le navigateur web a beaucoup évolué :
      • support de la caméra et du microphone : il ne manque apparemment qu’un peu d’interface (sélection de la caméra…) pour que les applications basées sur WebRTC soient entièrement fonctionnelles ;
      • ajout d’une vue globale des favoris ;
      • amélioration de la convergence (contrôle au clavier et à la souris…) ;
      • tous les types de fichiers peuvent maintenant être téléchargés ;
      • possibilité de sélectionner/copier/coller au sein des pages web ;
    • les applications peuvent maintenant directement proposer des achats (achats in-app) ;
    • de nombreux bugs ont également été corrigés.

    Un nouveau téléphone et une nouvelle tablette

    Au cours des six derniers mois, deux nouveaux appareils ont été dévoilés.

    Meizu PRO 5 Ubuntu Edition

    Le Meizu MX4 Ubuntu Edition ayant apparemment été victime de son succès (il n’est plus disponible à la vente), Meizu propose désormais en précommande son téléphone « PRO 5 Ubuntu Edition ». Il s’agit, ni plus ni moins, de l’Ubuntu Phone le plus puissant/haut de gamme à ce jour.
    Certains journalistes l’ayant eu en main regrettent cependant une fluidité qui ne serait pas à la hauteur des spécifications de la bête. C’est probablement pour cette raison que le téléphone n’est pas encore officiellement mis en vente, le temps que les ingénieurs de Canonical et de Meizu corrigent les problèmes en question.

    Ce téléphone pourra utiliser la technologie Miracast pour déporter son affichage sur d’autres écrans.

    BQ Aquaris M10 Ubuntu Edition

    Il s’agit non seulement de la première tablette utilisant Ubuntu, mais également du premier appareil proposant la fameuse convergence sur laquelle les développeurs d’Ubuntu travaillent d’arrache pied depuis de nombreux mois.

    Tablette BQ Aquaris M10 Ubuntu Edition

    En arrière plan vous pouvez voir le mode « tablette » classique, qui permet d’afficher deux applications simultanément : une que l’on peut placer sur le côté en la faisant glisser avec trois doigts et l’autre qui prend le reste de l’espace disponible.

    Certaines applications adaptent automatiquement leur ergonomie lorsqu’elles fonctionnent sur un grand écran comme celui d’une tablette. Par exemple, sur un téléphone, le client mail Dekko affiche la liste des emails et leur contenu dans des écrans dédiés. Sur un grand écran, Dekko affiche les deux côte à côte.

    Les choses deviennent cependant encore plus intéressantes lorsque l’on connecte un clavier et une souris à la tablette, que ce soit via Bluetooth ou via un câble adéquat. La tablette passe alors automatiquement en mode « bureau », ce qui transforme l’interface pour la faire ressembler au bureau Unity que nous connaissons tous, avec des fenêtres et les contrôles associés.

    Il est de plus possible de connecter la tablette à un écran externe, ce qui transforme ainsi l’ensemble en un véritable ordinateur de bureau.

    Pour couronner le tout, cette tablette vient préinstallée avec des logiciels usuels comme Firefox, LibreOffice et GIMP, qui sont disponibles en mode bureau. Ceux-ci tournent dans des conteneurs dédiés (Libertine) avec l’aide de Xmir.

    La tablette BQ Aquaris M10 Ubuntu Edition est d’ores et déjà disponible et existe en deux modèles différents. Compte tenu de la jeunesse des fonctionnalités mises en œuvre, il s’agit toujours d’un appareil non destiné au grand public (il n’est d’ailleurs vendu qu’en ligne). Cependant, de nombreuses améliorations et corrections de bugs sont attendus dans les prochaines semaines, au rythme des mises à jour OTA.

    Et la suite ?

    Ubuntu 16.10 aura pour nom de code « Yakkety Yak ». Rien d’officiel n’a été annoncé pour le moment, mais cette version (voire la suivante) devrait enfin voir l’arrivée de Unity 8/Mir par défaut. On notera que le pilote propriétaire Nvidia est depuis peu compatible avec Mir, ce qui signifie qu’un des derniers obstacles majeur avant le replacement de Unity 7/Xorg a été surmonté.

    Lire les commentaires

  • Tutoriel vidéo GTK+ : Créez une interface graphique en langage C avec Glade, par Franck.H (Développez.com)
  • Mises à jour et téléchargements de la semaine (Génération NT: logiciels)
    Retrouvez notre résumé des mises à jour et téléchargements récemment proposés.
  • A quel stade peut-on réellement commencer à se déclarer expert dans une compétence? (Développez.com)
    À quel stade peut-on réellement commencer à se déclarer expert dans une compétence ?
    Dites-nous ce que vous en pensez.

    La question parait banale, mais au fond, elle ne l'est pas. Un peu plus de précision est nécessaire pour se fixer dans un contexte. Parmi les sujets de recherche actuels en génie logiciel, c'est la mise en place des jeux sérieux qui visent à permettre de jouer et perfectionner ses compétences sur la mise en place d'un processus de développement, le management d'équipe au sein du...
  • Surface d'attaque des serveurs dans les nuages (cloud) (Journaux LinuxFR)

    Passionnant et très utile article sur le blog en anglais de James Bottomley (merci LWN.net pour le résumé) : il étudie la sécurité des solutions d'hébergement Cloud en se basant sur la solution retenue : serveurs dédiés, serveurs partagés, serveurs virtuels, conteneurs, et en comparant les profils d'attaques verticales et horizontales.

    Comme vous aimez les conclusions rapides, sachez déjà que la solution conteneurs l'emporte haut la main.

    Une attaque verticale c'est du code traversé : de la requête web à la base de donnée jusqu'à la réponse dans le navigateur ou l'application, et qui contient potentiellement des bugs, elle concerne uniquement votre hébergement :

    all code that is traversed to provide a service all the way from input web request to database update to output response potentially contains bugs; the bug density is variable for the different components but the more code you traverse the higher your chance of exposure to exploitable vulnerabilities. We’ll call this the Vertical Attack Profile (VAP) of the stack.

    Une attaque horizontale par contre peut se propager d'hébergement en hébergement :

    In an IaaS cloud, part of the vertical profile belongs to the tenant (The guest kernel, guest OS and application) and part (the hypervisor and host OS) belong to the CSP. However, the CSP vertical has the additional problem that any exploit in this piece of the stack can be used to jump into either the host itself or any of the other tenant virtual machines running on the host. We’ll call this exploit causing a failure of containment the Horizontal Attack Profile (HAP).

    La surveillance est répartie différemment selon l'hébergement, par exemble sur un serveur partagé l'hébergeur doit surveiller toute la pile : le matériel, le noyau, les librairies et le middleware, vous n'êtes responsable que de la couche applicative, tandis qu'avec un conteneur il surveille le matériel et le noyau hôte.

    Mais les attaques sont aussi réparties différemment. Dans un hébergement partagé, si vous attaquez le noyau vous pouvez compromettre tout le système, donc tous les hébergements tandis qu'il est plus difficile de sortir d'un conteneur.

    Compte tenu de quelques autres facteurs que je ne résume pas ici — veuillez lire cet article avant de commenter —, les équipes de sécurité de l'hébergeur bossent « mieux » avec des conteneurs, qui sont donc plus fiables, quoi qu'en dise votre contrat. Mais que ça ne vous dispense pas des opérations habituelles de base : backup, backup ET backup (sauvegarde, sauvegarde ET sauvegarde de leurs petits noms).

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  • Comment je suis passé d'Ubuntu à Debian Sid (Journaux LinuxFR)

    J'utilise Ubuntu Linux depuis 10 ans, surtout pour sa simplicité. J'ai plusieurs fois tenté de passer sur Debian, notamment pour éviter les mises à jours douloureuses tous les 6 mois, mais j'ai toujours rencontré des obstacles qui m'ont fait faire demi-tour. Voilà six mois, j'y suis arrivé avec bonheur après une autre tentative, et finalement, ca n'est pas si compliqué !
    Voici un rapide guide, non exhaustif, pour ceux qui voudraient aussi se lancer et éviter quelques pièges.

    Avertissements

    • Je suis débutant avec SID, il est donc fort probable qu'il ait des imprécisions dans ce journal
    • Sid est une rolling release, vous aurez donc quelques dizaines de MO à télécharger tous les jours

    Choix de la version : Sid !!

    Il y a 4 versions de Debian :
    Stable - Testing - Unstable (Sid) - Experimental
    Alors, laquelle choisir ?
    Cela parait simple, la Stable est fiable mais avec de vieux logiciels, de l'autre côté, l'Expérimental possède des logiciels derniers cris mais possède plus de bugs.
    Donc, on a le choix entre Unstable et Testing : Erreur ! La testing ne sert qu'à valider la prochaine Stable donc elle suit le cycle de développement. Si elle ressemble à la Unstable à la sortie d'une nouvelle version stable, elle ressemblera plus à Unstable avant la sortie d'une version stable.
    Bon, c'est compliqué tout cela, choisissez donc unstable (Sid) pour votre desktop :)

    Installation

    Maintenant vous allez chercher une iso de SID… Mais elle n'existe pas. En fait, il faut d'abord installer une version stable et la passer ensuite en SID. C'est plus long que compliqué.
    Télécharger d'abord l'ISO de la version stable. J'ai utilisé cette page. J'ai pris l'image netinst qui contient le minimum de paquets et qui télécharge, durant l'installation, les autres paquets nécessaires.
    L'installation est simple et ne devrait pas vous dépayser d'Ubuntu. Pour le choix du bureau, j'utilise Gnome, mais j'ai également installé XFCE sur une plus petite config. Je n'ai rencontré aucun problème avec l'intégration de ces environnement.

    Autoriser Sudo

    Par défaut, vous ne pouvez pas utiliser sudo avec Debian ! Pour exécuter une commande en root, il faut lancer la commande su. Cela a été difficile pour moi de m'habituer donc j'ai suivi ce guide pour utiliser sudo avec l'utilisateur créé lors de l'installation.
    Pour résumer, il suffit de lancer la commande :
    adduser nom_utilisateur sudo
    et ensuite redémarrer une session (ou l'ordinateur)

    Passer en unstable

    Vous avez maintenant une belle debian stable installée. Il faut la passer en SID (unstable) :
    sudo nano /etc/apt/sources.list

    ensuite, j'ai remplacé l'ensemble des lignes du fichier par :
    deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ sid main contrib non-free
    deb-src http://ftp.fr.debian.org/debian/ sid main contrib non-free

    puis j'ai lancé les commandes habituelles :
    sudo apt-get update
    sudo apt-get dist-upgrade
    Après l'installation et le redémarrage, vous êtes en possession d'une debian SID en rolling release !

    Eviter les paquets qui contiennent de bugs grave

    Avec une rolling release, il arrive d'avoir des paquets qui contiennent des bugs graves. Pour les éviter, il suffit d'installer le paquet apt-listbugs.
    sudo apt-get install apt-listbugs
    Lors des mises à jours, vous aurez alors un message vous prévenant que le paquet a été signalé comme contenant un bug. Je réponds alors toujours "p" pour "Pinning" et la mise à jour attendra une version non buggé de ce paquet. (Pour en savoir plus).

    Voilà, grâce à ces quelques manipulations, j'ai une debian SID qui fonctionne parfaitement depuis 6 mois avec des logiciels à jours en permanence. Le bonheur, c'est simple comme SID :)

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  • Patch Tuesday : Microsoft corrige une 0day activement exploitée, mais pas de panique (Génération NT: logiciels)
    Dernier Patch Tuesday de l'année pour Microsoft. Plutôt léger, avec toutefois la correction d'une faille 0day qui a été exploitée dans des attaques et en lien avec une vulnérabilité dans Google Chrome.
  • AlterncCamp c'est dès jeudi 21 juin (Journaux LinuxFR)

    Salut

    Ayant déjà fait la dépéche et que le temps est passé, j'en profite pour rappeler que jeudi, vendredi et samedi il est possible d'aider à l'avancée du projet alternc

    Commentaires : voir le flux atom ouvrir dans le navigateur

  • Les pires mots de passe de 2019 (Génération NT: logiciels)
    Et voilà le beau classement des pires mots de passe de 2019 concocté comme de tradition par SplashData.
  • Tutoriel PHP : Alphabet radio et code morse, par Jérôme Réaux (Développez.com)
    Tutoriel PHP : Alphabet radio et code morse, par Jérôme Réaux
  • Tutoriel DB2 : Les tables de résumé (MQT) en DB2, par Jean-Alain Baeyens (Développez.com)
  • Générateur de mot de passe (Journaux LinuxFR)

    Salut à tous,

    je voulais vous faire partager un petit projet que j'ai récemment mis en ligne mais que j'utilisais depuis de nombreuse années afin de générer mes mots de passe: Password Grids

    Je l'ai récemment ré-écrit, d'une part en JS afin d'avoir une version qui marche 100% offline (tirant également parti d'HTML5), ainsi qu'une version en ligne de commande écrite en Scala.

    L'idée est de faire un générateur de mots de passe avec 2 éléments de sécurités:
    - un master password
    - un pattern de sélection dans les grilles

    Password Grids

    Les grilles étant simplement basées sur cette construction:

    Alphabet(SHA512(<master password>-<grid number>-<identifier>)))
    

    L'avantage du pattern dans la grille c'est qu'il n'est pas possible de vous le voler facilement (à part une caméra qui suit le mouvement de vos yeux) et vous permet de générer vos mots de passe même si vous n'êtes pas seul.

    Évidemment, si le master password est compromis et que l'attaquant découvre plusieurs de vos mots de passe, le pattern pourra être déduit.

    A ce qui est extrait depuis la grille (~8 caractères) il faut au moins en ajouter 2:
    - 1 caractère spécial
    - 1 lettre minuscule

    Vu qu'il y a également une probabilité non négligeable de ne pas avoir de chiffres venant de la grille, on peut aussi convertir une des lettres majuscules du pattern en minuscule et ajouter 1 caractère spécial + 1 chiffre.

    Avec une longueur de 10 caractères et le mélange majuscule-minuscule-chiffre-spécial, les mots de passe générés passent quasiment partout.

    Pour l'identifiant, je conseille de choisir une approche minimaliste et si besoin d'augmenter la granularité.

    Par exemple, si vous n'avez qu'un compte à quelque part, utilisez juste le nom générique du genre 'facebook', 'twitter', … Votre compte gmail principal 'gmail', si vous en avez d'autres '<user>@gmail'. Si un système oblige à changer le mot de passe régulièrement 1@<system>, 2@<system>, …

    Pour plus de détails allez voir la documentation.

    Pour finir un des mes XKCD préféré sur ce thème:

    XKCD

    Joyeuse fêtes !

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  • WinX DVD Ripper Platinum célèbre ses 13 ans en étant temporairement gratuit ! (Génération NT: logiciels)
    Digiarty célèbre actuellement les 13 ans de WinXDVD Ripper Platinum , son logiciel de rip de DVD disponible gratuitement pour l'occasion.
  • Sortie de QGIS 2.14 LTR « Essen » (Dépêches LinuxFR)

    Le projet QGIS a l’immense plaisir de vous annoncer la publication de la version 2.14 de sa suite logicielle de Système d'Information Géographique (SIG) libre.

    QGIS est une suite logicielle de traitement de l'information géographique. Elle permet de générer des cartes, d'analyser des données spatiales et de les publier, en ligne ou sur papier. Elle permet également de réaliser de nombreux traitements et algorithmes sur des données spatiales ou d'autres données liées. En d'autres termes, QGIS est un SIG ou Système d'Information Géographique, conçu pour recueillir, stocker, traiter, analyser, gérer et présenter tous les types de données spatiales et géographiques. C'est un projet officiel de la fondation Open Source Geospatial (OSGeo). Il est disponible sur les systèmes d'exploitation GNU/Linux, Mac OS X, Windows et Android.

    La version 2.14 nommée « Essen » en hommage à la ville du même nom, est disponible depuis le 1er Mars 2016. Cette version est une "LTR", Long-Term-Release, et sera supportée pendant un an. Il s'agira de l'avant dernière version de la lignée 2.x, car il a été décidé de conserver une dernière version (2.16) qui sera suivie de la version 3.0. Depuis début avril 2016, une version 2.14.1 a été publiée. Elle corrige certains bugs de jeunesse de la version 2.14.

    Splashcreen

    Dans la suite de la dépêche, un aperçu des nouveautés vous sera présenté plus en détails, ainsi que les plans actuels pour la future version 3. Pour le public non averti, nous vous invitons à lire le début de la dépêche sur la sortie de QGIS 2.10 pour avoir un petit rappel sur les SIG et sur QGIS…

    Sommaire

    Les nouveautés d'intérêt de QGIS 2.14

    Voici une petite sélection des nouveautés de la version 2.14 de QGIS. Si vous voulez découvrir l'intégralité des évolutions, nous vous invitons à consulter la page des changements en image qui est vraiment très complète et qui a l'avantage d'être traduite en français.

    Couches virtuelles

    Il s'agit d'un des points majeurs de la nouvelle version de QGIS. Pour faire simple, les couches virtuelles sont des vues dynamiques d'autres couches. Les vues sont des requêtes de sélection qui peuvent agir sur une ou plusieurs couches.

    Grâce aux couches virtuelles, on peut maintenant disposer d'un système de vues dynamiques pour toutes les couches de type fichier, ce qui est une grande avancée. Le système de requête utilise la syntaxe de SQLite et les fonctions Spatialite pour la partie géographique. Elle permet donc de nombreux traitements, des résultats variés et ce même pour les formats qui ne gèrent pas de SQL. En plus de la syntaxe SQL, il est également possible d'utiliser le moteur d'expression de QGIS, ce qui enrichit encore plus le panel de fonctions.

    Concrètement, vous pouvez créer une couche virtuelle en cliquant sur le bouton concerné. Une boîte de dialogue s'ouvre pour vous permettre de préciser le contenu de la requête, en fonction des couches qui sont actuellement ouvertes dans le projet QGIS. Tout changement dans les couches sources sera automatiquement et immédiatement répercuté dans la couche virtuelle. Ce mécanisme s'approche de celui de MapInfo avec son requêteur SQL interne.

    Pour terminer sur le sujet, retenez qu'on peut également exécuter des requêtes SQL virtuelles sous forme de géotraitements, grâce à l'outil Executer SQL, présent dans le fournisseur de traitements QGIS.

    Voici une capture d'écran représentant la fenêtre permettant de créer une couche virtuelle :

    Couche virtuelle

    Moins de clics, plus d'efficacité

    Du point de vue de l'utilisateur, la version 2.14 de QGIS amène un grand nombre de nouvelles fonctionnalités qui facilitent l'utilisation au quotidien de QGIS. Avec le temps, QGIS fait de plus en plus de choses et même si des efforts sont faits pour conserver une ergonomie utile et cohérente, certaines opérations impliquent d'ouvrir plusieurs fenêtres, ne serait-ce que pour accéder aux éléments de configuration. Il en résulte un parcours d'accès qui peut être parfois assez contraignant pour changer quelques éléments simples.

    Dans QGIS 2.14, quelques corrections permettent néanmoins d'aller beaucoup plus vite pour certaines opérations. C'est ce que nous allons voir en détails dans les points qui suivent.

    D'abord, on peut maintenant changer la couleur d'une classe directement depuis la légende (l'arbre des couches), sans devoir passer par l'onglet Style des propriétés de la couche. Un simple clic-droit sur la classe concernée ouvre un menu contenant un sélecteur de couleur permettant de choisir directement la couleur concernée (cf illustration suivante). Difficile de faire plus direct !

    Édition directe de la couleur d'une classe

    Ça n'a l'air de rien, mais c'est au moins 5 clics de souris en moins et deux boîtes de dialogue en moins ! C'est également une méthode plus interactive pour voir directement sur la carte ce qu'un changement de couleur peut avoir sur une classe. Le sélecteur de couleur fonctionne aussi pour les styles gradués.

    On peut également avoir accès directement à un éditeur de symbole complet depuis la classe d'une couche, dans la légende. Cela permet de modifier plus que la couleur du symbole, dans une boîte de dialogue dédiée. Pour y avoir accès, il suffit de double-cliquer sur le symbole ou de faire un clic-droit suivi de Modifier le symbole.... Auparavant (cette méthode d'accès reste valide), il fallait aller dans les propriétés de la couche, onglet style et double-cliquer sur le symbole qu'on souhaitait modifier. Cet accès rapide permet également d'avoir une meilleure interaction avec la représentation sur la carte, à l'issue du changement du symbole.

    Toujours sur les classes, il est possible de désactiver/activer toutes les classes d'une couche en une seule opération. Il suffit de se placer dans une classe et de faire un clic-droit pour avoir l'accès à cette fonctionnalité directement depuis le menu contextuel. L'interêt est ici de pouvoir désactiver toutes les classes pour pouvoir facilement en activer une seule ou quelques-unes. Auparavant, il fallait décocher une à une toutes les classes ce qui était très fastidieux pour les couches avec de nombreuses classes. Bien entendu, cela fonctionne également pour les classes des styles gradués.

    Au niveau du gestionnaire de compositions (les mises en page destinées à être imprimées ou exportées en PDF), on peut maintenant en supprimer ou en ouvrir plusieurs. C'est également quelques clics d'économisés.

    Compositions multiples

    Enfin, il est possible de charger un projet directement depuis le panneau d'exploration de QGIS. Cela permet de passer d'un projet à l'autre sans se fatiguer.

    Contrôle de formulaire des ressources externes

    Un nouveau contrôle de formulaire vient de faire son apparition. Il concerne principalement les fichiers et vise à remplacer les contrôles déjà existants de sélection de fichiers et d'affichage d'image même si ces deux contrôles ont été conservés.

    Dans QGIS, les contrôles de formulaire sont les éléments qui permettent de personnaliser le formulaire de saisie des attributs. À chaque fois que vous créez un objet géographique dans QGIS, ce dernier vous propose de saisir directement ses attributs via le formulaire. C'est une fonctionnalité très intéressante qui permet de relier facilement géométrie et champs d'information. Sur ce point, QGIS est un des SIG les plus avancés, notamment par la richesse des contrôles proposés.

    Le contrôle resource externe permet aux champs qui contiennent des liens vers des fichiers d'être mieux gérés. D'abord, on peut maintenant indiquer un ou plusieurs filtres de fichiers pour encadrer la saisie. Par exemple, vous ne voulez ajouter dans un champ que des liens vers des fichiers PDF. Le contrôle resource externe le permet. Il emprunte la syntaxe de filtre à Qt.

    Par ailleurs, il permet de paramétrer un chemin par défaut. C'est très utile lorsqu'on sait que tous les fichiers à référencer sont situés dans des répertoires présents sous une racine commune : l'utilisateur a moins de clics à faire pour trouver son fichier. Le stockage des chemins de fichier dans le champ peut être fait en mode relatif (on ne stocke que ce qui est nécessaire), à partir du chemin par défaut ou du chemin du fichier de projet. C'est intéressant lorsqu'on souhaite enregistrer des noms de fichier dans des champs avec un nombre de caractères limités (les fichiers Shape ne permettent que des champs de moins de 255 caractères de long).

    Parmi les nombreuses améliorations apportées par ce contrôle, on peut maintenant présenter les chemins vers les fichiers sous forme de liens cliquables. Cela permet de pouvoir ouvrir le fichier directement depuis QGIS. Voilà de quoi faciliter la vie des utilisateurs qui n'auront plus besoin de faire un copier/coller du chemin pour ouvrir le fichier.

    Enfin, les pages HTML et les images peuvent directement être affichées depuis l'interface de QGIS grâce à un visualiseur interne.

    Voici un exemple d'affichage sous forme de lien :

    Ressources externes

    Générateur de symbologie géométrique

    Comme chaque nouvelle version de QGIS, la version 2.14 amène de nouvelles fonctions dans le moteur d'expression. Pour rappel, ce moteur d'expression permet de manipuler l'ensemble des données attributaires d'une couche, ligne à ligne pour constituer un résultat final. On peut par exemple extraire le premier mot d'un champ contenant du texte. Vous pouvez utiliser le moteur d'expression dès qu'une variable peut être gérée par les données.

    Depuis quelques versions (2.12 et 2.14), QGIS dispose d'un grand nombre de fonctions d'expression qui travaillent sur la géométrie. On peut donc utiliser ces dernières pour extraire et modifier des géométries. C'est cet élément qui est utilisé dans le générateur de symbologie. Ce dernier gère les derniers niveaux de couche de symbole (là où on trouve les styles de base comme le remplissage simple, la ligne simple, le motif de points, etc.).

    L'intérêt majeur de cette nouvelle fonctionnalité est de pouvoir modifier à la volée la géométrie d'une couche sans toucher aux données source. On peut y avoir accès dans n'importe quel moteur de rendu (symbole unique/gradué/catégorisé/basé sur des règles), via une couche de symbole, dans l'arbre des symboles qui permet de créer le style de représentation des objets de la couche. Il suffit de choisir une couche basse et de changer son type (type de symbole) et choisir Générateur de géométrie.

    À partir de ce moment, vous avez accès à une boîte de dialogue d'expression (contenant $geometry par défaut, ce qui renvoie la géométrie de chaque objet) et vous pouvez renseigner une expression générant de la géométrie. Pour ajouter un tampon de 0,5 mètre, utilisez buffer($geometry, 0.5). Comme le générateur de géométrie se situe au niveau des couches de base de symbologie, on peut bien entendu ajouter d'autres couches ce qui donne des représentations uniques quasi-infinies.

    Quelques exemples d'utilisation :

    • J'ai une couche de polygones qui est souvent modifiée et je souhaite systématiquement afficher un tampon de 2m autour des polygones. La couche n'est pas dans une base de données (et je ne peux pas utiliser une vue dans le SGBDRS). Pas de problème, il suffit d'utiliser le générateur avec une expression de type buffer.
    • Je souhaite faire une anamorphose négative (réduisant la surface d'un polygone) variable selon la valeur d'un champ, j'ai juste à employer la fonction buffer avec un résultat négatif issu d'un champ (ou d'une formule).
    • Je veux intégrer un motif pour la bordure de mes polygones. La seule solution consiste à créer une géométrie surfacique à partir de ma bordure en faisant la différence entre deux tampons de la géométrie de départ. L'expression sera du type: difference( buffer( $geometry , 250 ), buffer( $geometry, -250 ) ). Ensuite, il suffit d'appliquer un motif de lignes ou de points et le tour est joué !

    Générateur de géométries

    Bien entendu, il ne s'agit que de visualisation : la donnée source n'est jamais modifiée. QGIS est l'un des seuls logiciels de SIG à permettre ces manipulations directement lors du rendu, de manière dynamique, tout en tenant compte des classes. C'est un grand pas en avant en matière de rendu cartographique. Cette fonctionnalité reste également intéressante pour les SGBDRS car si ces derniers peuvent modifier des géométries à la volée, il est fort probable qu'ils ne puissent pas tenir la charge d'un grand nombre de connexions qui feraient appel à des fonctions de génération de géométrie dynamique. À l'inverse, QGIS permet de déporter le travail sur le client SIG.

    Ordre de tracé des géométries

    Il arrive parfois qu'une couche contienne des objets qui se superposent. Oui, ce n'est pas une bonne pratique SIG mais ça arrive. Dans ce cas de figure, comment gérer l'affichage correctement ? QGIS 2.14 dispose d'une fonctionnalité permettant de gérer ce problème assez facilement. Il suffit d'utiliser une expression pour gérer un index Z. Ce paramètre intitulé « Contrôle de l'ordre de rendu des entités » est disponible dans le bas de l'onglet style.

    Il permet de renseigner une ou plusieurs expressions pour gérer l'ordre d'affichage des géométries d'une même couche. Chaque expression permet de gérer un ordre de classement. On peut donc avoir plusieurs champs qui permettent le classement. Cela permet des combinaisons de tri quasiment infinies et finalement, assez simple à renseigner.

    Index-Z

    Moteur de rendu 2.5D

    Issu d'un financement collectif (plusieurs collectivités européennes), le moteur de rendu 2.5D permet la simulation de la 3D dans QGIS. On parle de simulation car QGIS ne dispose pas (encore) de module de rendu en 3D qui utiliserait les fonctions 3D des cartes graphiques. C'est donc le moteur de rendu classique qui est utilisé pour déformer les polygones initiaux en objets à l'apparence 3D.

    Pour y parvenir, on utilise le générateur de symbologie géométrique (décrit plus haut dans cette dépêche) pour créer les géométries supplémentaires de l'extrusion en hauteur du polygone, pour créer le toit ainsi que l'ombre portée. Bien entendu, on peut faire varier la hauteur selon une expression. Voici à quoi ressemble l'interface qui permet de le créer :

    Interface de rendu 2.5D

    En fait, le moteur de rendu 2.5D n'est pas un véritable moteur de rendu à part entière. L'interface présentée est plus un assistant qui se charge de créer un style de symbole unique qui s'articule autour de 3 symbologies générées (toit, mur, ombre). Pour s'en rendre compte, il suffit de configurer le moteur 2.5D puis de basculer vers le moteur de rendu Symbole unique. Vous pourrez alors voir et étudier les 3 styles imbriqués :

    QGIS 2.5D avancé

    Une des limites de ce mode de fonctionnement est que ce rendu peut être assez consommateur de ressources machine (temps CPU) car contrairement à un symbole simple, QGIS va générer en interne toutes les géométries supplémentaires (3 géométries) ce qui prend forcément plus de temps que de générer un simple polygone. Encore une fois, même si le moteur de rendu de QGIS travaille sur plusieurs fils d'exécution (multi-thread), il ne tire pas parti de l'accélération des cartes 3D (mais les autres SIG bureautique ne le font pas non plus).

    Néanmoins, ce mode de fonctionnement par exploitation du moteur 2D classique de QGIS a quand même un avantage majeur : vous pouvez utiliser les moteurs de rendus gradués, catégorisés par un ensemble de règles pour représenter des éléments en 2.5D avec des styles différents, avec des classes différentes. Il vous suffit de basculer dans un de ces modes pour avoir accès aux éléments de configuration habituels mais qui porteront sur une symbologie générée. Donc, pas besoin de retenir les expressions de génération 3D, QGIS s'en occupe pour vous.

    Voici un exemple de rendu de bâtiments en 3D par QGIS 2.14 avec des hauteurs différentes selon les bâtiments et une classification de ces derniers par la couleur :

    Rendu 2.5D

    Amélioration de la gestion des unités

    C'est une petite évolution mais qui a un intérêt important : QGIS 2.14 gère mieux les unités, du moins de manière plus homogène. Auparavant, chaque outil avait plus ou moins son système d'unité indépendant. Un travail de refactorisation a été entrepris pour corriger ce point.

    D'abord, la gestion des unités et de la représentation des coordonnées a été relocalisée dans les propriétés du projet. Ensuite, de nouvelles unités ont fait leur apparition (comme par exemple les hectares pour les mesures de surface) aussi bien pour les mesures de longueur, de surface ou angulaires. Les fonctions d'expression de calcul de longueur, de surface et d'angle renvoient le résultat selon l'unité indiquée dans les paramètres du projet. Enfin, l'affichage des coordonnées dans les différents endroits de QGIS est maintenant unifié et on peut indiquer le nombre de décimales utilisées.

    Unité unifiées

    Modules v.net dans Processing

    Processing est le module des géotraitements de QGIS. Il propose un ensemble de traitements qui reposent sur les fonctions de QGIS mais également sur d'autres SIG ou d'autres outils SIG tels que GRASS, SAGA, GDAL, Orfeo, etc. L'intégration de ces outils externes est une vrai avancée car cela évite de recréer des algorithmes ou des traitements qui sont déjà éprouvés dans d'autres logiciels. D'un point de vue de développeur, cela permet aussi d'intégrer beaucoup plus de traitements sans devoir ré-implémenter du code pour reproduire ces algorithmes. QGIS 2.14 propose donc environ 300 traitements si on inclue GRASS et GDAL et plus de 500 traitements si on ajoute SAGA.

    En ce qui concerne les différents types de traitements disponibles, il manquait de quoi travailler sur des réseaux et de graphes. GRASS propose de nombreux algorithmes travaillant sur ce type de données, via un ensemble de traitements regroupés sous le module v.net. Ces traitements fonctionnent sur des couches linéaires de réseau (ou de graphe) qui sont des couches linéaires où les segments sont interconnectés entre eux par un seul point (un noeud) et ne s'entrecroisent pas.

    QGIS 2.14 donne accès à l'ensemble des traitements v.net de GRASS via Processing. Vous aurez besoin de la version 7 de GRASS d'installée sur votre station de travail, en sachant que c'est la version qui est déployée dans l'installeur pour MS-Windows de QGIS. Pour les utiliser, rien de plus simple : il suffit de disposer d'une couche linéaire de réseau et d'une (ou plusieurs ou pas du tout suivant le traitement employé) couche de points puis de choisir votre traitement dans l'arbre de la boîte à outils de traitements. Ils sont situés dans les commandes GRASS 7, dans la partie Vecteur.

    Vous pourrez ainsi réaliser des cartes isochrones, des cartes de répartition de secteur, résoudre les problèmes du voyageur de commerce, calculer les chemins les plus courts entre deux séries de points, etc.

    GRASS7 v.net

    Métadonnées INSPIRE pour QGIS Server

    Si QGIS Desktop est souvent mis en avant, QGIS Server continue à évoluer. Ainsi, il peut maintenant renvoyer des métadonnées INSPIRE aux clients WMS et WFS. Attention, toute la norme INSPIRE n'est pas gérée par QGIS. En effet, vous pouvez pour l'instant juste indiquer la langue officielle du service (parmi les 24 langues de l'union européenne) ainsi qu'indiquer une URL permettant l'accès à une fiche de métadonnées externe ou alors les dates de mise à jour des métadonnées.

    Ces éléments se configurent dans la partie OWS des paramètres du projet.

    Paramètres OWS server

    Et pour la version 2.16 ?

    La phase de développement n'a débuté que depuis un mois mais certaines nouvelles fonctionnalités sont déjà apparues dans quelques pull-requests ou quelques commits. Voici quelques éléments d'intérêt qui devraient intégrer la prochaine version (2.16 de QGIS).

    Syntaxe des étiquettes HTML

    C'était une grande demande de la part des utilisateurs et un des derniers points du moteur d'étiquettes à revoir, mais c'est en bonne voie d'intégration. Dans la version 2.16 de QGIS, il sera possible de bénéficier d'une syntaxe de style pour les étiquettes. L'intérêt immédiat de ce point est de permettre de styler indépendemment chaque partie de la chaîne de caractères qui compose l'étiquette.

    Ainsi, si votre étiquette est composée de plusieurs mots, vous pourrez mettre le premier en gras et en couleur alors que le second sera simplement en noir. La syntaxe des styles d'étiquettes permet d'utiliser le moteur d'expression de QGIS ce qui donne des combinaisons très étendues, voire quasi infinies (on peut concaténer plusieurs champs, changer de style si la valeur d'un champ est supérieur à une valeur).

    Cette fonctionnalité devrait permettre plus de richesse dans l'affichage des étiquettes, ne serait-ce que pour changer la couleur d'une étiquette composée de plusieurs mots, ce qui est un cas d'utilisation finalement assez fréquent et qui manquait dans QGIS.

    Voici le lien vers la pull-request pour les plus curieux. Et une petite image d'aperçu de ce que ça pourrait donner :
    Style des étiquettes

    Intégration des algorithmes GRASS 7 dans QGIS

    Dans la version 2.14 de QGIS, les géotraitements (appelés aussi algorithmes) v.net de GRASS7 ont été intégrés. Avec eux, a été introduit un mécanisme de code permettant de gérer les traitements de GRASS qui implique des vérifications et des pré-traitements amonts avant que GRASS puisse les dérouler correctement. Ainsi, potentiellement, tous les traitements GRASS sont maintenant intégrables dans Processing.

    Ne reste plus qu'à tous les intégrer et c'est en partie réalisé. L'objectif est ici de disposer de tous les algorithmes de GRASS7 directement dans QGIS, sans passer par l'extension GRASS. Pour l'instant, tous les modules raster (r.*) et vecteurs (v.*) ont été intégrés. Il reste les modules dédiés aux traitements sur image satellite (i.*) mais on peut espérer que ces derniers soient publiés avant la phase de gel des nouvelles fonctionnalités (qui commence dans 2 mois).

    Refonte du fournisseur de données WFS

    Ce commit (ainsi que ceux qui vont suivre) améliore grandement le fournisseur de données WFS. Pour les néophytes, WFS est un service web permettant de transmettre des données vectorielles à un client. C'est un standard de l'OGC qui permet de télécharger à la volée des données vecteur depuis un serveur gérant ce protocole via HTTP. Jusqu'à présent, QGIS avait connu peu d'évolution sur le client WFS interne actuel. Il existait également une extension qui permettait la gestion de la version 2.0 de ce protocole mais elle n'était pas intégrée dans le cœur du projet.

    C'est donc maintenant chose faîte avec les fonctionnalités suivantes :

    • Support des protocoles WFS 1.0, 1.1 et 2.0 (toute la norme n'est pas implémentée).
    • Auto-détection du protocole (évite au client de paramétrer tout ça à la main).
    • Implémentation d'un cache d'entités pour gérer les couches volumineuses.
    • Des tests unitaires pour tout ça bien sûr !

    Ce qu'on peut dire sur la version 3.0 de QGIS

    Choix de la gouvernance du projet

    QGIS dispose d'un comité de projet. Ce dernier prend des décisions majeures sur l'orientation de QGIS. Depuis quelques versions maintenant, on parle de la future version 3.0 de QGIS qui devrait permettre de casser la compatibilité avec la branche 2.x tout en améliorant les fonctionnalités. En effet, un certain nombre de nouveautés impliquent de modifier fortement les API pour être implémentées et QGIS essaye de ne rien casser dans la branche 2.x.

    Le PSC a donc pris une résolution générale qu'on peut résumer aux conclusions suivantes:

    • Le développement de QGIS v3.0 se fera dans une branche dédiée.
    • Cette branche accueillera les évolutions techniques qui s'imposent : migration vers Qt5, utilisation de PyQt5 et passage à Python3.
    • La publication de la version 3.0 de QGIS utilisera le mode de publication : « ça sortira quand ce sera prêt ! ».
    • Le développement « traditionnel » continue dans la branche 2.x qui conserve son cycle de publication par objectif de temps.
    • Il y aura une version 2.16.

    Le mot d'ordre est d'essayer de commencer dès maintenant à coder dans la branche 3.x les nouvelles fonctionnalités impossibles à intégrer dans la branche 2.x. Le fait de laisser une version 2.16 permet de continuer à faire évoluer QGIS sur les points qui n'ont pas besoin d'un saut technologique majeur tout en permettant de se laisser du temps pour faire une migration propre (qui marche) vers Qt5/Python3.

    Inclusions de Python3 et de Qt5

    Depuis quelques semaines maintenant, Python3 et Qt5 sont de la partie dans QGIS. Pour l'instant, ils ne permettent pas de disposer de l'ensemble des fonctionnalités de QGIS avec ces composants techniques mais on peut maintenant dire que l'infrastructure est là.
    Il y a pas mal de commits pour effectuer des corrections (notamment les choses qui coincent avec Python3) et on peut dès maintenant compiler QGIS avec Qt5 ainsi qu'intégrer Python3).

    Par ailleurs, QGIS utilise Travis-Ci pour effectuer son intégration continue et des évolutions permettent maintenant de compiler (et tester) automatiquement des builds avec Qt5. Tout ça prend une bonne direction même s'il reste du chemin à parcourir tant les fonctionnalités à tester sont nombreuses.

    Je veux aider le projet QGIS, que puis-je faire ?

    Passons maintenant au moment propagande… QGIS n'est plus depuis quelques années un logiciel libre développé dans son coin par quelques développeurs disparates. Le nombre de sponsors peut donner quelques pistes sur le sérieux du développement de QGIS. Ainsi, pour la version 2.14, on peut compter plus de 31 sponsors cités, ce qui est loin d'être négligeable. Néanmoins, QGIS reste un projet ouvert où tout le monde peut participer. Si vous consultez le bugtracker, vous vous rendrez-compte assez facilement qu'il reste beaucoup de place pour améliorer QGIS : il reste 1300 bugs à corriger et 1300 demandes d'évolution à implémenter. Ce chiffre est d'ailleurs en stagnation depuis au moins 6 mois, ce qui montre que même si des bugs sont corrigés et des nouvelles fonctionnalités amenées dans QGIS, il y a vraiment besoin de ressources pour continuer à améliorer le projet.

    Selon votre profil, vous pouvez nous rejoindre sur les points qui suivent:

    • Je suis développeur C+/Qt : c'est parfait, venez nous aider à améliorer le code et les algorithmes internes de QGIS. Le développement se déroule sur GitHub et n'oubliez pas de lire la documentation de développement.
    • Je suis développeur Python : c'est très bien, QGIS regorge de modules Python et d'extensions internes codées dans ce langage. Par exemple, venez nous aider à corriger les bugs de Processing, cela permettra de répondre aux besoins des utilisateurs de géotraitements. À ce propos, vous pouvez également nous aider sur la création des tests unitaires pour Processing qui ont été publiés avec QGIS 2.14. Sinon, vous pouvez travailler également sur le module DB Manager qui vous permettra de proposer de meilleurs services aux utilisateurs SIG avancés qui veulent faire des requêtes ou gérer leurs bases de données.
    • Je suis un utilisateur courant de QGIS : même si vous ne savez pas coder, vous pouvez facilement nous aider. Pour commencer, retenez que nous avons besoin de réaliser des tests approfondis lors de la phase de gel des fonctionnalités qui commence au bout de 3 mois de développement. À ce stade, les nouvelles fonctionnalités doivent être fortement testées avant que nous puissions publier la future version de production. Par ailleurs, il faudra également veiller à ce que ces nouvelles fonctionnalités ne cassent pas quelque-chose qui fonctionnait auparavant. Et pour cet ensemble de tests, rien ne vaut les vraies données, basées sur des cas concrets. Il vous faudra installer les versions compilées toutes les nuits et travailler sur vos données habituelles tout en faisant remonter tout problème via le bugtracker. Plus nous aurons d'utilisateurs pendant cette phase, moins il y aura de problèmes dans la publication de la nouvelle version (nous ne serons donc pas forcément obligés de publier une version corrective en un mois après la sortie de la nouvelle version). Votre rôle ici est très important car les développeurs n'ont forcément que des jeux de tests limités et ils sont concentrés sur la résolution de bugs pendant cette phase qui dure un seul mois. Merci pour votre implication dans les tests. Si vous avez de l'expérience métier, vous pouvez aider les utilisateurs QGIS qui posent des questions, notamment sur StackOverFlow.
    • Je suis bon en anglais technique (SIG et/ou informatique) : venez rejoindre l'équipe de traduction de QGIS. Nous sommes nombreux à être inscrits mais nous avons toujours besoin de forces vives pour faire en sorte que QGIS Desktop soit toujours 100 % traduit en français ou que le site web et la documentation restent à jour par rapport à la version en langue anglaise. Ceci est particulièrement vrai lors de la phase de gel des fonctionnalités. Les nouvelles fonctionnalités amènent souvent de la documentation interne ou des chaînes de caractères à traduire. Il faut de plus rester sur le qui-vive pendant toute cette phase car des modifications de texte peuvent intervenir même quelques heures avant la compilation finale. Il serait en effet bon d'atteindre régulièrement les 100 % de traduction de l'application bureautique (ce qui permet de dire à la communauté que QGIS est complètement traduit en français). Mais une fois que la version officielle est compilée et distribuée, il nous faut également beaucoup d'aide pour traduire correctement la page web des changements en image. Cette page est très importante pour les utilisateurs francophones de QGIS car elle permet de leur présenter toutes les nouvelles fonctionnalités dans leur langue maternelle, ce qui leur permet d'avoir une information plus claire sur ce que le nouveau QGIS peut leur apporter. Plus nous serons nombreux à être des traducteurs actifs, plus le travail lourd et fastidieux de traduction sera réparti et plus QGIS sera facilement traduit.

    Dans tous les cas, nous saluerons vos contributions par un grand merci et vous pourrez apporter votre pierre à l'édifice QGIS !

    Conclusions

    Encore une fois, QGIS respecte son rythme soutenu d'intégration de nouvelles fonctionnalités, en continuant à sortir une nouvelle version tous les 4 mois, ce qui est d'autant mieux pour les utilisateurs.

    Sur la partie bureautique, on peut maintenant dire que le niveau de QGIS est assez proche des meilleurs outils SIG non libres disponibles sur le marché. Le moteur de rendu est l'un des plus avancés en ce qui concerne les fonctionnalités cartographiques et ses performances sont d'un très bon niveau comparativement à ce qu'on peut trouver pour d'autres logiciels de ce type. Le générateur de symbologie géométrique est une fonctionnalité qui n'existe pas ailleurs. Le moteur d'étiquette continue également à s'améliorer avec le temps. QGIS offre de plus en plus de géotraitements qui permettent de manipuler beaucoup plus facilement les données, même avec des requêtes complexes.

    Pourtant, il reste toujours des défis techniques à gérer, notamment, le passage à Qt5 et à Python3. On peut constater (dans le code, il n'y a que ça de vrai) que les développeurs principaux du projet y investissent pas mal de temps et c'est tant mieux pour l'avenir. Avec 191 contributeurs recensés sur GitHub, l'équipe de développement s'étoffe, ce qui montre une certaine forme de vitalité pour le projet.

    Souhaitez-nous de construire une excellente version 3.0, en attendant de vous retrouver pour la sortie de QGIS 2.16 dans 3 mois…

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