Linux (fr)

  • Ce que Linux aurait du devenir ces 15 dernières années… (Journaux LinuxFR)

    Pour utiliser Linux depuis de nombreuses années, j'ai longtemps été plus que satisfait par ce système (exploité sous KDE), mais plus de 15 ans après, j'ai l'impression que son évolution n'a pas été à la hauteur de ce que j'en espérais. En effet, Linux ne m'offre toujours pas des fonctionnalités pourtant utiles et répandues chez la concurrence depuis des années, et – pire – n'a pas vraiment fait mieux sur des points ergonomiques pourtant de premier plan. Pire ! Des fonctionnalités pourtant appréciées depuis des années sont régulièrement retirées sous couvert de simplification, ou des logiciels parfaitement fonctionnels remplacés par d'autres réécrit de 0, et pas exempts de défauts.

    J'allais m'apprêter à conchier Linux, KDE, et l'écosystème du Libre avec force et arguments, mais j'ai été appelé à la rescousse par ma charmante voisine pour un problème informatique, et j'ai passé ma soirée entière à dévéroler du Windows 8 et Windows 7…

    Putain, que j'aime Linux !

    N'empêche que depuis tout ce temps, j'aimerais bien que mon bureau linux me permette enfin d'accéder à l'agenda lorsque je clique (ou clic droit) sur un jour, de manière à y inscrire directement un rendez-vous, ou qu'il soit enfin possible d'avoir un vrai NetLimiter en espace utilisateur (trickle est à des années lumière d'un NetLimiter), qui permette enfin de régler dynamiquement les limites de bande passante de chaque téléchargement/accès réseau individuellement ou de leur ensemble, ou encore d'avoir ses foutus signets partagés localement entre tous les navigateurs de manière standardisée sans avoir à faire des imports/exports ou synchronisations et sans dépendre d'un service en ligne, ou encore qu'un grand ménage soit enfin fait dans le bordel des fichiers de configuration et de données des applications dans le home/, par exemple et pour ne me contenter que des remarques sur la souplesse ergonomique que j'ai encore en tête.

    Mais en fait ça va, je crois que je vais être patient encore un moment…

    Bonne soirée et bon week-end, loin de toute fenêtre et en bord de mer pour ma part ! :-)

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  • Des fonctionnaires autorisés à consacrer de leur temps de travail aux logiciels libres ? Un exemple… (Journaux LinuxFR)

    Ce journal est une réaction à l'article suivant : http://www.nextinpact.com/news/94126-interview-des-fonctionnaires-bientot-autorises-a-consacrer-leur-temps-travail-aux-logiciels-libres.htm

    Récit d'un fonctionnaire qui a eu la chance d'être payé pour produire du libre.

    Des fonctionnaires bientôt autorisés à consacrer de leur temps de travail aux logiciels libres ?

    Ça, j'ai déjà fait. Et je ne suis pas le seul.

    En 2013 déjà, le réseau Canopé (ex Centre National de Documentation Pédagogique) a coordonné la
    mise à disposition de ressources pédagogiques, pour le logiciel libre Sankoré.

    Des centaines de préparations de séances utilisant un tableau numérique interactif ont ainsi été
    écrites dans les domaines du français, des mathématiques et des sciences.

    Les auteurs sont des enseignants, souvent formateurs, sous le contrôle d'inspecteurs de
    l'Éducation nationale.

    J'étais content de partager. Le projet Open Sankoré était initialement prévu pour l'Afrique
    francophone. J'ai écrit mes sept séances sur mon temps libre, mais aussi sur mon temps de
    travail, et je ne demandais rien en retour.

    Mais nous avons tous été sucrés. J'ai touché 1200 euros. Je n'ai pas compris pourquoi.

    Je ne les ai pas refusés.

    Extraits du contrat

    ARTICLE 2 : OBJET DE LA COMMANDE

    2.1 - Le CRDP charge le cocontractant de la création de :

    • nombre de séances : 10% de 60 heures aux fins de création d’une œuvre multimédia.

    L’œuvre originale du cocontractant se définit comme suit :

    2.2 L’œuvre est destinée à une première exploitation sur la plateforme planète Sankoré, sur les
    sites internet du ministère chargé de l’éducation nationale, et sera ensuite adaptée par
    le GIP ENA pour une exploitation en Afrique francophone.

    Elle est destinée à l’exploitation en classe, au domicile des enseignants et des élèves ainsi que
    des étudiants pour une exploitation pédagogique, au prêt pour l’usage privé du
    public.

    L’œuvre sera réalisée dès l’origine en version française.

    2.3 - L’objet de la commande sera évalué et agréé selon les modalités suivantes par le
    CRDP:

    • remise du travail conformément à l’échéancier prévu à l’article 3 du contrat ;

    • obligation de résultat : l’auteur doit se conformer aux objectifs pédagogiques de la composante
      traitées, utiliser le logiciel Open Sankoré, édité sous licence Creative Commons (CC BY NC
      SA), libérer les droits des œuvres préexistantes incluses dans ses œuvres, concevoir des
      œuvres adaptées au tableau blanc interactif.

    ARTICLE 5 : CESSION DES DROITS D’AUTEUR

    Le cocontractant cède au CRDP, à titre exclusif et onéreux, pour la durée et le territoire prévus
    au contrat, le droit de reproduire, de représenter, de publier et d’exploiter, par vente,
    location, prêt sur tous supports actuels ou futurs les œuvres désignées à l’article 2
    ci-dessus ainsi qu’il suit, quelles que soient la nature des œuvres visées et leurs
    contenus (imprimé, audiovisuel, sonore), a minima sous licence Creative Commons (CC BY NC
    SA).

    ARTICLE 17 : DISPOSITIONS FINANCIERES

    17.1 - Le CRDP effectuera le paiement une fois le service fait selon les termes de la
    commande.

    17.2 - L’auteur à la signature du contrat se verra verser un acompte de 150 € bruts. Après
    établissement d’un rapport par le coordonnateur, et après établissement par le directeur
    du CRDP d’un certificat administratif, un montant complémentaire de droits d’auteur pourra
    être versé à l’auteur dans la limite d’un plafond de 1200 € bruts sous réserve de la
    validation des œuvres par l’inspection générale. En cas d’absence de validation, l’acompte
    restera propriété de l’auteur et nulle rémunération complémentaire ne lui sera versée sous
    réserve de l’application des dispositions du paragraphe suivant.

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  • Retour sur la conférence donnée par Richard Stallman le 12 mai 2015 à Brest. (Dépêches LinuxFR)

    Richard Matthew Stallman (alias RMS) a donné une conférence le 12 mai dernier à Brest dont le sujet portait sur le logiciel libre et l'éducation. Elle était organisée par la Cantine, les Chats Cosmiques et Maison du Libre.

    Au cas improbable où quelqu'un ne connaitrait pas RMS, voir son site web. En bref : Programmeur et militant du logiciel libre. Initiateur du mouvement du logiciel libre (FSF : Free Software Foundation) et du projet GNU. Programmeur renommé, initiateur notamment de : GNU Emacs, compilateur GNU C, débogueur GNU, moteur de production GNU Make.

    Sommaire

    Petite introduction (post-conférence) par RMS en personne :

    Je défends la liberté informatique et je ne la cède pas pour la commodité. Moi je fais toujours les choix pragmatiques, afin de réaliser mes buts. Quels sont mes buts ? J'ai des buts moraux et des buts pratiques. En tout cas j'agis pour les réaliser, pas seulement symboliquement. J'ai développé le système GNU, pas une cérémonie magique. Je suis pour la rentabilité, pour l’efficacité, pour la fiabilité, et enfin pour le capitalisme, sauf dans les cas où quelque raison plus profonde et importante prend la priorité et impose une autre conclusion—par exemple, les Droits de l'Humain ou le bien-être des gens qui souffrent.

    RMS le 12 mai 2015 à Brest - en mode normal

    Les libertés fondamentales du logiciel libre : Liberté Égalité Fraternité.

    RMS a commencé par un rappel sur les libertés fondamentales liées aux logiciels, qu'il qualifie de « droits humains ». Pour résumer, il dit : logiciel libre = liberté égalité fraternité. Il précise ensuite les quatre libertés inhérentes au logiciel libre :

    • exécuter le programme comme tu veux, dans n'importe quel but ;
    • étudier le code source du programme et le changer pour qu'il fasse ton activité informatique comme tu veux ;
    • liberté de faire des copies exactes pour les donner ou les vendre aux autres quand tu veux ;
    • liberté de faire des copies de tes versions modifiées pour les donner ou les vendre aux autres quand tu veux. Pour RMS, ces libertés doivent être inaliénables. C'est une question de morale.

    Les logiciels privateurs : la colonisation numérique en marche.

    RMS compare le logiciel privateur à la colonisation numérique. C'est un moyen de diviser les gens pour les contrôler. Il faut donc éliminer le logiciel privateur, qui implique l'injustice et qui ne devrait donc pas exister. RMS pense qu'un logiciel privateur est pire que l'absence de logiciel. Ainsi, quand on n'a que le choix de travailler pour un logiciel privateur, il vaut mieux ne rien faire, car il faut au moins ne pas faire le mal.

    Les logiciels privateurs : l'informatique pour les pigeons.

    RMS nous dit que les logiciels privateurs sont très souvent des maliciels (logiciel malveillant, malware en anglais) et nous donne plusieurs exemples. Le propriétaire du logiciel privateur exerce un pouvoir et en est conscient. Ce n'était pas le cas lors du lancement de la FSF en 1985 (Note : qui aura 30 ans ce 4 octobre). Les développeurs avaient alors le désir de servir les utilisateurs. Mais aujourd'hui il est devenu normal de développer un programme pour prendre avantage des utilisateurs, pour les avoir. C'est à dire introduire des fonctionnalités malveillantes :

    • flicage ;
    • astreinte (DRM) ;
    • portes dérobées ;
    • censure.

    RMS qualifie MS W******s de maliciel universel, parce qu'il contient une porte dérobée universelle, par laquelle Microsoft peut imposer à distance n'importe quel changement. Et pour résumer :

    • c'est le pouvoir qui corrompt le propriétaire d'un programme ;
    • le logiciel libre est la seule base de toute sécurité informatique, parce qu'un programme privateur manque totalement de sécurité face à son propriétaire ;
    • le logiciel privateur fait l'informatique aux pigeons.

    GNU is not unix : il manque très souvent un gnou à côté d'un manchot !

    Grâce à de nombreux jeux de mots sur "gnu" et "new", faits par d'autres depuis avant sa naissance (mais jamais par RMS), le mot "gnu" est associé avec l'humour. RMS veut que l'on prononce "gnou" avec un G "dur" ainsi qu'il l'a toujours fait (remarque : il s'agit uniquement de la manière de prononcer le nom du système GNU, pas le nom de l'animal). RMS insiste sur le fait que Linux n'est qu'un des noyaux avec lesquels GNU s'utilise (exemples d'autres noyaux avec lesquels GNU s'utilise : le noyau de FreeBSD, le noyau GNU Mach/GNU Hurd). Il faut ainsi dire GNU Linux (et écrire GNU-Linux) afin de ne pas assimiler tout le travail accompli par la FSF à quelqu'un d'autre (en l’occurrence Linus Torvalds). Plus qu'un manchot, nous devrions avoir un gnou sur nos bureaux, car nos systèmes sont plutôt GNU que Linux.

    Logiciel libre vs open source : une question de vision des choses.

    Le logiciel libre implique que tu es moralement obligé de respecter les libertés des utilisateurs (valeurs morales). La position du logiciel open source, c'est : nous recommandons d'utiliser notre méthode, le code sera meilleur (commodité, rentabilité, efficacité).

    RMS rappelle qu'une distribution est une collection de composants. Pour respecter les libertés des utilisateurs, il faut que chaque composant soit libre. Voir le lien vers la liste des distributions validées par le projet GNU en fin d'article. RMS enfonce le clou : les valeurs de quelqu'un ont un effet dans les actes. Il ne faut pas échanger la liberté pour la commodité ! Il n'y a rien de plus important que de diffuser les droits humains dans l'informatique.

    L'éducation et l'enseignement du logiciel libre : une obligation de mission sociale de l'école.

    RMS pense que toutes les activités éducatives doivent enseigner uniquement du logiciel libre. L'enseignement d'un programme privateur est une mauvaise éducation car c'est engendrer une dépendance envers le propriétaire. Cela va à l’encontre de la mission sociale de l'école. RMS nous donne une raison supplémentaire : certains ont un don de programmation (entre 10 et 13 ans). Et ont le désir de savoir comment sont faites les choses. Si l'enfant demande comment est fait un programme privateur, le professeur répond : on ne peut pas le savoir, c'est secret… Alors qu'avec un logiciel libre, l'enfant pourra apprendre comment est fait le logiciel et pourra se faire aider par son professeur. Dans le contexte des grands programmes (qui présentent des défis spécifiques qui n'apparaissent pas dans les petits programmes), seul le logiciel libre permet d'écrire de petits changements dans des programmes existants pour débuter, puis des changements plus grands, etc. Les seuls programmes privateurs qui devraient être présents dans les écoles devraient être là pour faire de l’ingénierie inverse. Les œuvres éducatives (ex : livres d'éducation) devraient être libres. Et l'école ne devrait pas être autorisée à créer un compte au nom de l'étudiant chez une entreprise, ou d'utiliser un logiciel qui envoie des données de l'étudiant à des entreprises.

    Divers en passant : JavaScript privateur, SAAS, flicage et démocratie.

    • Il faut rejeter les programmes privateurs du navigateur. Pour cela il y a un greffon pour Firefox : LibreJS.
    • Le SAAS (Software As A Service, service comme substitut au logiciel), c'est confier ton activité informatique au serveur d'un autre. Cela implique la même injustice que le logiciel privateur.
    • Le niveau actuel de flicage est incompatible avec la démocratie (identification des lanceurs d'alerte).

    Église GNU Emacs : un bon délire de gourou geek.

    Tel Sangoku se transformant en Super Saiyan, RMS enfila sa toge et se coiffa de son auréole (Note : plateau de disque dur quisfaitpu). Il prit ainsi son « autre identité » : Saint IGNUcius. J'ai relevé cette citation qui a déclenché le rire général de l'assistance : « l'utilisation d'un logiciel libre Vi n'est pas considéré comme un péché par l'église Emacs, mais plutôt comme une pénitence » :-)

    RMS le 12 mai 2015 à Brest - en mode Saint IGNUcius

    Article rédigé par Gautier Husson et relu et corrigé par Jeanne Rasata, adjointe aux programmes de la Free Software Foundation. Il a aussi été relu et corrigé par Richard Stallman en personne. Merci à eux pour leur temps et leurs corrections.
    Article sous licence CC BY-ND 4.0 (afin de garder les propos de Richard Stallman exacts).

    NdM : L'article a été retouché sur la forme pour satisfaire aux besoins de publication sur le site de LinuxFr.org. Le fond est inchangé.

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  • Mandriva c'est fini (Journaux LinuxFR)
  • L'affaire Bluetouff (Journaux LinuxFR)

    Cher journal,

    La news:

    Ce 22 mai (assez tôt pour que certain l'appelle encore le 21 au soir) reflets.info titrait sobrement "Notre pourvoi en cassation est rejeté", l'article manque d'informations utiles par rapport à son titre et se concentre (à tort ou à raison peut importe) d’éventuelles raisons politiques à l'(in)justice qui frappe Bluetouff (alias Olivier Laurelli). @reflets annonce sur Twitter que "Les motivations sont très ténues. On vous en parle très vite. Sans doute lundi.", nous sommes donc dans l'attente.

    Rappel des faits:

    Cette non-affaire (qui en finalement bien une) est résumée du point de vue de l’accusé via un article de son blog: "La non-affaire Bluetouff vs ANSES". Un article un peu plus objectif et orienté vers le droit a été réalisé par Me Eolas: "L'affaire Bluetouff ou : NON, on ne peut pas être condamné pour utiliser Gogleu" où l'on y apprend que ce sont les déclarations de Bluetouff pendant sa garde à vue qui l'ont mis dans le pétrin (une bonne opportunité pour vous rappeler le droit au silence (qui devrait être un devoir lors d'une GAV) et les risques de création de faux souvenirs dans des contextes particuliers).

    L'avis du public:

    Cette histoire a déjà fait couler beaucoup d'octets, beaucoup en parle, dont la presse en ligne (NextInpact, niKo[pic], korben, Numerama, Thinkerview, Me Eolas, village justice, francetvinfo, etc.) et en parleront encore (suite à l'annonce du rejet du pourvoi et l'éventualité que Bluetouff plaide sa cause devant la CEDH). Tout le monde a sa petite analogie bien sentie (ou pas) et l'on peut lire tout et son contraire et cela me conforte dans mon idée: les analogies cay le mal mvoyez ! Toutes ces analogies de maison, administration publique, porte, fenêtre créent une complexité inouïe dans le but de masquer la technique qui pourrait (celon moi) se résumer/simplifier par la traduction humanisée d'un échange HTTP.

    Bluetouff parle à Google

    • Bonjour Google, je souhaiterais que tu me trouves des documents relatifs à ces mots clés spécifiques, merci. (http request)
    • Mouais tiens voila un peu de pub, et puis heuu voilà un listing d'adresses vers des documents qui, je pense, matchent plus ou moins bien. Merci d'avoir enrichi ma base de connaissance sur ta petite personne, va-t-en j'ai d'autres gens à profiler. (200 OK)

    Bluetouff parle à l'ANSES

    • Bonjour Google m'a dit que je trouverai tels document ici (http request)
    • Oui, le voici, bonne journée. (200 OK)
    • Merci bien.

    Si le serveur ne veut pas divulguer les documents il répond 403 Forbidden ou 401 Unauthorized et obtenir les documents par une autre voie après cette réponse serait un piratage informatique mais dans le cas qui nous occupe, je ne vois pas.

    Critique:

    • En règle générale je comprend qu'un juge n'a pas à être expert dans le domaine qu'il juge (il ne doit pas avoir un doctorat en pharmacologie pour juger une entreprise dont l'un des médicaments aurait favoriser la mort de patients) mais dans ce cas je suis perplexe (je vous fais l'impasse sur la prononciation de Google, croire que ces documents pouvait détruire l’humanité et autre débat foireux.).

    • J'ai un mal fou à comprendre que l'on condamne un citoyen français pour l'obtention de document qu'il a co-financé à l'aide de ses impôts et qu'on ne prenne même pas la peine d'interroger le géant de l'industrie d'une puissance étrangère qui dispose de ces mêmes documents (et de bien d'autres) tout en connaissant le contexte (post snowden). Ce point tant à me dire que la théorie politique annoncée par les accusés mérite d’être creuser.

    • Je ne pense pas Bluetouff innocent (il m'arrive même de croire qu'il a choisi ce combat volontairement), aussi il mérite sans doute une condamnation mais pour aucun chef d'inculpation lié à l'informatique. Aussi sa condamnation pourrait sembler être une mauvaise chose pour de bonnes raisons. Sauf que cela stigmatise notre internet, qu'il y a de la politique là dessous (pas sur pour Amesys et Qosmos beaucoup plus sur l'intention de l’État à contrôler internet). Au final une mauvaise chose pour de mauvaise raison donc.

    Le rapport avec le libre / conclusion:

    Sans doute aucun, je pourrais être de mauvaise foi et ressortir la sacro sainte liberté d'expression mais le cœur n'y est pas. Je profite juste de ces lignes pour une piqûre de rappel, la Justice est une valeur forte et importante mais la justice n'est qu'une administration à qui l'on a donné le nom d'une vertu. Mais ça reste une administration comme une autre.

    Il ne reste plus qu'a attendre d'autres nouvelles sur le sujet et lire en commentaire ce qu'on a déjà lu 100x.

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  • Grammalecte : plus que presque du tout ! (Journaux LinuxFR)

    Bon quand même ! on nous bassine (à raison) avec Grammalecte depuis quelques semaines et puis la campagne de financement participatif réussit et personne ne prend la peine de souligner l'événement ;-)
    Donc voila, c'est bon ! et tant mieux.

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  • La publicité ciblée s'invite chez Firefox (Journaux LinuxFR)

    Cela fait beaucoup de nouvelles sur Mozilla et son navigateur, mais il m’était difficile de ne pas réagir sur cette annonce qui fait une fois de plus réfléchir sur le financement des logiciels libres et du web.

    Mozilla avait déjà parlé d’un concept similaire en 2014 les contenus sponsorisés.

    Il est ici poussé un peu plus loin en souhaitant personnaliser la publicité.
    En se basant sur l’historique, le pays et la langue de l’utilisateur, des catégories de publicités avec pour chacune 5 liens associés sont téléchargées par Firefox pour choisir le contenu qui convient le mieux et éviter de pouvoir identifier l’historique d’un utilisateur.

    Cependant, il faut noter que le choix de la publicité à afficher se fait coté client et non serveur. C’est Firefox qui décide et vous restez libre d’activer ou non cette fonctionnalité.

    Cela pose la question du financement. Est-ce que la publicité est-il vraiment le seul modèle économique viable sur le web ? Les utilisateurs souhaitent toujours garder ce modèle malgré ses dérives connues ?

    Il semble en revanche clair que Mozilla cherche à obtenir plus de sources de revenus pour moins dépendre d’un petit groupe d’entités. Et cette solution semble concilier publicité, ciblage et vie privée, ce qui est plutôt positif où à l’heure actuelle le domaine du marketing utilise tout ce qui est possible de stocker pour nous analyser.

    Mais quelle sera la tête de Firefox dans un an et plus ?
    Sera-t-il encore l’image du logiciel libre ? Ou celui de la publicité ?

    Et si Firefox ne mérite plus notre attention, vers qui pourrons-nous nous tourner ?

    source : https://blog.mozilla.org/advancingcontent/2015/05/21/providing-a-valuable-platform-for-advertisers-content-publishers-and-users/

    (prochain journal sur une méthode de stockage de mots de passe relativement peu connue avec de la théorie et du code pour me rattraper de cette série sur Mozilla et Firefox)

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  • Peut-on accepter la téléphonie mobile ? (Journaux LinuxFR)

    Depuis les révélations de Snowden, celles sur les renseignements allemands et maintenant la discussion sur la loi renseignement en France je me demande si les téléphones portables sont tout simplement acceptables.

    Le principe du réseau cellulaire

    En dehors des technologies satellitaires, le téléphone sera constamment attaché à une antenne, et cela pour pouvoir être appelé à tout moment sans avoir à interroger la terre entière.
    L'opérateur doit donc savoir à tout moment où sont ses abonnés, au minimum de la précision de la portée de l'antenne, et possiblement en utilisant la triangulation à quelques mètres seulement.
    Personne ne peut garantir que cette information n'est pas traitée, stockée ou communiquée à des tiers.

    Les smartphones

    Il n'existe actuellement aucun téléphone dont la puce GSM soit libre, et celle-ci peut généralement accéder à tout le matériel. Est-ce qu'on peut faire confiance à du matériel états-unien ou Chinois quand il s'agit de garantir le non-espionnage ? Ou plus pragmatiquement, est-ce qu'il existe des opérateurs industriels qui peuvent gagner plus en plaçant une porte dérobée que ce qu'ils ont a perdre ?

    Pour la partie logicielle, il n'y a pratiquement rien à dire, les constructeurs sont transparents et Google vous dit qu'il stocke toutes les informations qui transitent par l'appareil. Les photos peuvent être utilisées si elles sont envoyées sur leur service, les mails sont analysés, les recherches servent à améliorer les résultats, la reconnaissance vocale peut enregistrer ce qui est dit, la localisation est communiquée au serveur avec les réseaux wifi trouvés.

    Cet objet me choque, et je voulais te le dire cher nal.

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  • Présentation de Devparrot à l'afpyro Lyon le mercredi 27 mai. (Journaux LinuxFR)

    Bonjour à tous,

    Il y a déjà un lien glissé dans les commentaire de ce journal sur la présentation de tortilla qui en parle, mais je le remet un peu en avant.

    Ce mercredi 27 mai, à lyon (au gîte numérique), je présenterai pour la première fois (pression, pression) mon éditeur de texte Devparrot. Il y a un meetup créé si vous voulez vous inscrire.

    Devparrot est un éditeur de texte écrit en python. Il se veut grandement personnalisable et extensible.
    Ça fait un bout de temps que je travail dessus (4 ans déjà…) mais, à ma connaissance, je suis le seul à l'utiliser. La faute au manque de communication évident.

    Le peu d'utilisateurs fait que le nombre de modules est grandement réduit (comment ça à son strict minimum ?) et que les retours de bug sont limités (mais très rapidement corrigé).

    Si vous pouvez venir mercredi prochain, on en discutera autour d'une bière.
    Sinon, et si vous le testez quand même, n'hésitez pas à faire des retours et soyez indulgent, vous êtes peut-être le deuxième utilisateur (après moi) de Devparrot :)

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  • Le vice-président de Mozilla répond à l'auteur de Wallabag sur l'intégration de Pocket (Journaux LinuxFR)

    Cela avait déjà été mentionné dans deux journaux Firefox : intégration de Pocket et Retour sur les décisions, les projets et les polémiques de Mozilla des dernières années : Mozilla a intégré le service propriétaire Pocket dans le navigateur Firefox. Ce qui n’est pas du goût de nombreux libristes.

    Je ne répéterais pas les problèmes que cela pose, car ils sont déjà indiqués dans les liens ci-dessus.

    Suite à cela, Nicolas Lœuillet, auteur de l’alternative open-source Wallabag a écrit à Mozilla. L’échange avec Mark Mayo est disponible ici : http://www.cdetc.fr/reponse-mozilla et permet d’avoir plus d’informations sur la position que prend Mozilla vis-à-vis de cette fonctionnalité.

    Que pensez vous de cette réponse ?

    Anecdote : Pourquoi Wallabag s’appelle Wallabag ? Grâce à Pocket.

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  • Compte Rendu de la Réunion du Graphisme Libre 2015 (Journaux LinuxFR)

    [ Note: contenu principalement repris d'un journal publié ailleurs mais qui peut — je pense — intéresser les LinuxFRiens. ]

    De retour du Libre Graphics Meeting 2015 (Toronto) depuis 2 semaines, il est temps de faire notre compte-rendu.

    Comme d'habitude, super cool, bien qu'on se demande pourquoi il y avait si peu de monde comparé aux 2 années précédentes. La plupart des contributeurs sont-ils en Europe? Hormis cela…

    • On a traîné avec le reste de l'équipe GIMP, et ça c'est cool…
      GIMP Breakfast on Sunday

    • L'équipe GIMP, presque au complet, est allée aux chutes du Niagara…
      ZeMarmot aux chutes du Niagara

    • Bien sûr, nous avons fait notre réunion des développeurs GIMP annuelle pour discuter des directions du projet…
      Gimp bird-of-a-feather meeting

    • Et on a découvert encore une fois plusieurs projets super cools. Je ne vais pas tout lister, surtout qu'on a aussi manqué quelques confs. Je vais en soulever certains:

      • Creating textbook-grade SVG illustrations for Wikipedia: à propos de la contribution d'images SVG à Wikipédia. C'est intéressant de voir de bons rendus SVG, mais ce qui m'a surtout marqué est la faible prise en charge des navigateurs web pour SVG. Maintenant tous les navigateurs le prennent en charge (il me semble), mais pas bien, ou complètement, et en particulier peu de fonctionnalités avancées. En gros, contribuer un SVG implique de faire un rendu de l'image en PNG (les textes en particulier sont gardés dans un calque caché, donc non sélectionnables), les liens internes ne marchent pas, etc. Ou alors j'ai pas bien compris, et je veux bien des contre-exemples en commentaires. En tous cas, c'est triste.
      • imgflo: le projet de Jonnor, contributeur GIMP, GEGL et MyPaint, sur imgflo, son projet d'un serveur de rendu d'image à travers une API http. Le genre de projet qui aidera GEGL à progresser.
      • The List powered by Creative Commons: une conf de Matt Lee de Creative Commons à propos d'une application pour smartphone pour partager et faire des demandes d'images. Je ne suis pas sûr si le projet sera un succès, et j'ai entendu pas mal de gens dire qu'ils n'y croyaient pas. Mais je pense que l'idée de base est là : nous devrions pouvoir augmenter les contributions aux projets de connaissance libre (Wikimedia, OpenStreetMap, Creative Commons projects…) en améliorant l'aspect ludique. Quand je vois des gens qui envoient toutes leurs données comportementales sur leurs déplacements dans des jeux comme "Ingress" à Google (l'éditeur du jeu), je me dis que si on pouvait faire la même chose, mais en utilisant les données pour améliorer OpenStreetMap, avec un jeu Libre sur smartphone, ben ce serait vraiment cool. D'ailleurs si quelqu'un a ce projet un jour, n'hésitez pas à me contacter. Surtout si vous êtes amateurs d'UI, comme ça je vous laisse cette partie là, et je fais le moteur. :-) Je ne suis pas sûr que The List aille assez dans ce sens par contre (et que ce soit vraiment leur idée quand ils ont eu le projet), mais c’est un début.
      • Allowing Mistakes to Happen: très drôle celui là. Antonio est un "artiste de glitch" (aucune idée comment traduire cela. Bug? C'est aussi un terme anglais!), un champ que je ne connaissais pas. En gros, alors que nous nous évertuons à trouver des bugs pour les corriger, ils les recherchent… pour les utiliser à but artistique! Glitch Art
      • Towards Open Textile and Garment Production: vraiment cool. Une ligne de production de vêtement ouverte! L'idée de base : la connaissance de confection de vêtement est majoritairement perdue dans nos contrées occidentales, quand au contraire elle est totalement injuste dans les autres pays (mauvaises conditions de travail, dangereuses même, mauvais salaires, matériel totalement dépassé car exploiter la main d'œuvre humaine coûte moins cher que racheter des machines modernes, etc.). Sans même parler de l'uniformisation de la mode. L'idée est donc de reprendre le contrôle de la production textile à la mode hackerspaces/fablabs. Une superbe vidéo. On a d'ailleurs vu une de ces machines une semaine plus tard à l'OpenTechSummit à Berlin.

    Ce sont principalement des confs inattendues (à part ifmgflo que je connaissais déjà, mais toujours cool à rappeler), sur des projets moins connus. Et c'est ça qui est bien: je préfère découvrir de l'inattendu, c'est moins chiant! :-)
    Si vous espériez plutôt avoir des nouvelles sur les gros projects connus dans ce compte-rendu, je vous propose de jeter un œil à la présentation sur l'état de l'art du graphisme Libre [pdf] (première conf de LGM), qui est assez explicite (ça parle de Blender, GIMP, Inkscape, Scribus, etc. même notre super LILA y est, ainsi que le projet tout nouveau Pixls.us de Patrick David qui parle de photographie Libre/OpenSource).

    Finalement on a bien sûr présenté notre projet, ZeMarmot en ce moment présenté en première page de LinuxFR aussi, donc on s'étend pas.
    LGM-2015-ZeMarmot Talk
    "ZeMarmot in a dense blizzard (due to bad camera settings)! ..At the Libre Graphics Meeting, 2015", par Tom Lechner, CC BY-SA 2.0

    Vous pouvez jeter un œil à nos images projetées pendant la présentation [pdf] (en fait celles pour OpenTechSummit, un peu différente mais globalement similaires).
    La vidéo de la conf (en anglais) par Peter Westenberg (licence Art Libre) est aussi visible

    Pour finir, nous rappelons que notre financement de ZeMarmot est toujours en cours, pour un film d'animation cool, et pour l'amélioration (par contribution de code) de logiciels Libres (GIMP, Blender…).
    contribuez à ZeMarmot

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  • Les douanes ont acheté des IMSI catchers (Journaux LinuxFR)

    Si même l'Etat se complait dans l'illégalité, où va la France?

    LeMonde affirme, documents à l'appui, que les douanes françaises auraient acheté des IMSI catchers à Amesys et Nethawk

    Aucun contrôleur administratif n'a levé le petit doigt sur l'illégalité de la chose.

    Et tous les protagonistes (Etat, fournisseurs, etc…) ferment leur gueule et se retranchent désormais derrière le secret défense.

    Mais, avec la nouvelle loi Renseignement, le changement, c'est maintenant.
    Les possibilités d'analyse de vos transmissions électroniques seront encadrées et limitées aux métadonnées "anonymes" (haha, IP, MAC, cookie, email, numéro de tél, qu'est ce qui est anonyme là dedans? Sérieux…).

    D'ailleurs, voici la réponse du gouvernement à toutes les critiques argumentées !

    C'est vraiment n'importe quoi ce gouvernement.

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  • [Bookmark] Qt fête ses vingt ans (Journaux LinuxFR)

    Dans la lignée de GCompris, de Subsurface, de LXDE ou de Wireshark, d'après vous quel sera le prochain gros logiciel à dire adieu à GTK ?

    Un lien puisque c'est un journal bookmark : http://www.qt.io/qt20/

    Titre de l'image

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  • Robespierre et la loi sur le renseignement (Journaux LinuxFR)

    Cher journal,

    Au détour d'un roman de Fred Vargas, je suis tombé sur cette citation:

    Robespierre, dans son discours du 31 Mars 1794, met en garde ceux qui redoutent les fameuses « lois terribles », dont il défend la sagesse :

    “Je dis que quiconque tremble en ce moment est coupable, car jamais l’innocence ne redoute la surveillance publique“.

    J'ai été frappé par la proximité de pensée, à travers les siècles, avec ceux qui nous serinent que, si vous n'avez rien à cacher alors vous n'avez rien à craindre de la loi sur le renseignement, Loi actuellement en navette entre l'Assemblée Nationale et le Sénat.

    La terreur est aussi un mode de gouvernement et les terroristes étaient, il y a peine plus de deux siècles les agents de cette politique. Deux siècles ce n'est rien dans l'histoire des idées.

    Voilà, cher journal, ma pensée triste du jour.

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  • Grammalecte : plus que presque rien ! (Journaux LinuxFR)

    Bonjour,

    Si vous voulez assister au passage de la ligne d'arrivée pour le financement du projet Grammalecte : c'est presque du direct : 96% à cette minute… et 9 jours pour finir !

    Bonne nouvelle !

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  • Des nouvelles de Nokia et de Sailfish (Journaux LinuxFR)

    Je suis tombé sur un passage intéressant, ou du moins en rapport avec le logiciel libre, car tout l'article est relativement intéressant quand on s’intéresse à la géostratégie de la donnée, et de l'informatique dans le nuage comme il dirait l'autre.

    Poutine, il trouve que le nuage, il est beaucoup trop centré aux USA, et il aime pas ca, alors …

    Selon RBC, le ministre russe des « Télécoms et Communications de masse » (sic), Nikolai Nikiforov, s’est fixé comme objectif de réduire drastiquement dans les dix ans qui viennent cette part des OS (systèmes d’exploitation) « non-russes », de 95% à 50%. Comment ?

    En concevant un logiciel idéalement conçu à 100% en Russie. Ou presque : pour cela, Moscou s’est tourné vers des voisins super calés en télécoms, avec lesquels le pays a toujours entretenu de bonnes relations de business, même au temps de la guerre froide : les Finlandais. C’est en effet avec des anciens de Nokia, qui ont monté la start-up Jolla, que le ministère russe discute. L’idée serait de partir du système d’exploitation mobile opensource Sailfish de Jolla pour construire cet OS russe.

    Alors je me suis dit :
    1- Nokia à vendu à Microsoft son activité téléphone portable.
    2- Nokia va racheter Alcatel-Lucent qui construise, entre autre, des smartphones.(http://www.alcatelonetouch.com/fr/produits/smartphones.html)
    3- Nokia, (ok des employés qui ont montés une start-up) trouve des russes pour payer le développement de leur OS.

    Alors je me demande si Nokia survivra au naufrage de ses windows-phones par un tour de passe-passe assez énorme ?

    L'article à l'adresse http://rue89.nouvelobs.com/2015/05/19/guerre-froide-version-smartphone-259251

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  • Elementary OS, une jolie distribution et facile pour tous, tout simplement ! (Dépêches LinuxFR)

    Elementary OS est une distribution GNU/Linux qui commence à faire parler d'elle. Elle est basée sur Ubuntu et ses développeurs axent leur travail sur la beauté et la simplicité du système pour obtenir une interface claire et fluide. Les objectifs de la distribution sont atteints en offrant une version accessible à tous et très agréable à voir.

    Sa dernière version 0.3, appellé Freya est sortie le 11 avril 2015 en se basant sur Ubuntu 14.04 LTS (Long Term Support, avec support à long terme pendant 5 ans). Cette sortie suscite énormément de réactions et l'adhésion de nouveaux dévelopeurs (cf presse, blog et liste de diffusion)

    elementary OS

    Note de l'auteur : Testée en liveUSB mais pas installée, mon expérience peut être légèrement différente de celle qu'offre la distribution une fois installée.

    Sommaire

    logo

    Considérations sociales et techniques

    • Elementary OS est depuis 2014 dans les 10 distributions GNU/Linux qui intéressent le plus de monde selon le site distrowatch.com.
    • Les développeurs ont reçu 8800 $ depuis le début du projet en avril 2011, pour améliorer le système.
    • Le noyau passe à la version 3.16 abandonnant la version 3.2 utilisée par la précédente version.
    • La technologie Nvidia Optimus est désormais intégrée, permettant de mieux gérer la consommation et les performances graphiques, en faisant fonctionner selon les besoins la puce graphique intégrée au CPU pour économiser l'énergie ou la carte graphique pour les performances.
    • Le support de l'UEFI est ajouté dans cette nouvelle version, permettant d'installer Elementary OS sans activer le mode LEGACY, et donc sans faire de manipulation pour les utilisateurs non avertis.

    Tour d'horizon de l'interface

    Le gestionnaire de sessions

    selection du compte

    Première impression

    La distribution démarre rapidement et ne souffre d'aucun problème de reconnaissance de matériel que ce soit la carte wifi (qui propose automatiquement la connexion aux réseaux alentour), le deuxième écran (configuré parfaitement sans manipulation) ou le disque dur externe en NTFS.1 Et les applications sont rapides à se lancer.

    Le bureau

    Elementary OS a développé son propre environnement : Pantheon. Et il vient avec une liste d'autres applications très bien intégrée :

    L'aspect du bureau est relativement classique avec :

    • un bouton d'accès aux applications en haut à gauche
    • la date en haut au milieu
    • les boutons standards pour modifier les paramètres de connexion, clavier, son, connexion/déconnexion/redémarrage en haut à droite
    • un dock d'applications centré en bas

    le bureau par défaut d'elementaryOS

    Le menu des applications

    Comme le bureau, il reste très classique, mais joli. Il permet la recherche des applications et l'affichage par catégories.

    le menu des applications

    Le navigateur web et l'accès aux services tiers

    ElementaryOS propose un navigateur web qui est rapide et agréable à l'usage mais basique, c'est Midori, le même que celui du bureau XFCE. N'espérez cependant pas atteindre les fonctionnalités de Firefox ou de Chromium, ni les extensions.

    Une fonctionnalité qui fait réellement la différence face à d'autres systèmes : l'accès simplifié aux services de Google, Microsoft et Facebook. Vous êtes à 2 clics de configurer vos comptes pour être prévenu par le système de l'arrivée des évènements sur les réseaux sociaux ou simplement vos mails et de façon automatique.2

    le navigateur web et l'accès aux services tiers

    Calendrier et Musique

    On continue à profiter de la belle intégration d'applications sobres, fonctionnelles et réactives comme un calendrier et un lecteur de musique, mais attention pour les passionnés ayant besoin de fonctionnalités avancées, l'application risque de vous décevoir, elle reste minimaliste.

    calendrier et musique

    Vidéo et Sélecteur de fichiers

    Les applications Musique, Images, Vidéos partagent la même interface pour éviter de perdre l'utilisateur. Petite étrangeté cependant pour le fond noir de l'application Vidéos et du sélecteur de fichier associé.3
    On remarque également un sélecteur de fichiers soigné.4

    vidéo et sélecteur de fichiers

    Panneau de configuration, Logithèque, Terminal et Gestionnaire de fichiers

    On est là sur quelque chose d'identique à ce que propose Ubuntu pour le panneau de configuration et la logithèque. Le terminal est presque accueillant pour le débutant, et le gestionnaire de fichier est à la hauteur et à l'image du reste du système.

    Panneau de configuration, Logithèque, Terminal et Gestionnaire de fichiers

    Personnalisation

    Une personnalisation plus poussée est possible via une application tierce, elementary Tweaks, dont la philosophie est proche de celle du GNOME Tweak Tool.

    interface d'elementary Tweaks

    La logithèque permet d'accéder à toutes les applications qui vous manqueraient comme LibreOffice, Chrome, Firefox, Skype, Vlc, Gimp ou encore Steam.

    logithèque

    Conclusion

    Elementary OS est une distribution qui offre une belle interface soignée à partir de la distribution Ubuntu, similaire à ce que propose Mac OS X. Cela permet notamment un changement de système sans perdre ses repères et en conservant la compatibilité des applications, ainsi que pouvoir profiter de la masse d'informations, d'astuces et d'aides déjà disponibles aux utilisateurs d'une distribution Ubuntu. Et cela avec un support et des correctifs de sécurité gratuits pendant 5 ans.

    L'utilisateur s'approprie le système très vite ! Tout est simple, et le tout forme une interface cohérente. L'accès aux services tiers de façon intégrée au système est un plus non négligeable face aux autres systèmes ce que soit Windows, Mac OS X, ou Linux. Cette distribution5 permet de montrer l'informatique aux gens comme ils la voudraient : simple, fonctionnelle, belle.
    GNU/Linux et le monde du libre est capable d'offrir cela !

    elementary OS switch application

    Le projet propose diverses façons de le soutenir financièrement : par don au téléchargement de l'ISO (selon l'approche du prix libre ; les bitcoins sont d'ailleurs acceptés), mais aussi par le biais de Bountysource, qui rémunère les développeurs via des primes fixées sur les bogues qu'ils corrigent, et également via Patreon, qui permet d'effectuer un don régulier au projet.

    Elementary OS est un bon choix de distribution pour ceux qui débutent sous GNU/Linux, elle leur offre tout ce que est nécessaire pour effectuer une transition sans douleur vers un système plus ouvert. D'après les développeurs qui citent leurs statistiques Sourceforge 60% des téléchargements d'Elementary OS seraient effectués depuis Windows et OS X. Cependant il est probable que les habitués ne s'y retrouvent pas mais eux savent quelle distribution leur convient ;)

    Elementary OS, une autre distribution à découvrir mais surtout à faire découvrir.

    Si vous êtes curieux, et que vous voulez essayer et ne rien changer à votre système, c'est possible. N'hésitez pas à vous renseigner sur comment faire, cela n'a rien de compliqué, ni de dangereux.


    1. Ubuntu gère tout aussi bien le matériel, mais cela reste très agréable et à noter. Attention tout de même les problèmes de drivers inexistants sous Linux restent existants, notamment pour certaines cartes Wifi 

    2. Pas testé plus que ça 

    3. Quelque chose de corrigé depuis ? 

    4. il est cependant taquin : sa barre de défilement semble ne pas fonctionner correctement. 

    5. cela s'applique aussi à Ubuntu et ses variantes également 

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  • Shinken 2.4 (Dépêches LinuxFR)

    Le projet de supervision Open Source Shinken a sorti sa version 2.4 récemment.

    Logo Shinken

    Cette version, qui inaugure un nouveau cycle de développement plus rapide, est concentrée sur le refactoring de certaines parties du cœur de l'outil afin de le rendre plus flexible et maintenable.

    Après plus de 320 commits, cette version 2.4 clôture le premier cycle de développement à cycle réduit adopté par le projet après la version 2.2.

    La version 2.2 avait vu beaucoup de rajouts dans le cœur de supervision avec notamment :

    • un export automatique des métriques internes de Shinken vers l'extérieur
    • le rajout de nouveaux objets de configuration (les snapshots) permettant de "sauvegarder" des données des hôtes supervisés lors de problème sur ces derniers afin de pouvoir creuser a posteriori.

    Export des données internes de l'outil

    Le framework Shinken gère en interne beaucoup de données sur les éléments supervisés ainsi que beaucoup de files d'attentes des checks et des informations échangées entre les daemons. Ces informations sont très pratiques pour superviser le bon fonctionnement de Shinken dans le cas de gros environnement. La version 2.2 a donc rajouté la possibilité d'exporter ces métriques internes vers le monde extérieur. Pour cela deux méthodes sont disponibles :

    • vers statsd : si l'administrateur a un daemon statsd sous la main, il peut l'utiliser et recevoir dans ce dernier cas tous les métriques internes de Shinken. Statsd sauvegardera ces métriques dans un outil de métrologie genre Graphite.
    • vers kernel.shinken.io : pour ceux qui ne souhaitent pas mettre en place un statsd, un webservice gratuit est disponible sur kernel.shinken.io afin de recevoir les métriques des frameworks Shinken et afficher l'état et les données des différents daemons.

    Les snapshots de données de supervision

    Un des cas courants vécus par les administrateurs est d'avoir à annoncer à son responsable qu'il y a eu un souci de charge durant la nuit, mais qu'il n'a pas assez d'information dans sa supervision pour savoir quel processus a provoqué cela.

    C'est le problème que règlent les objets "snapshots" dans Shinken depuis la version 2.2. Ce sont des commandes pouvant être lancées sur les serveurs supervisés qui peuvent fournir des informations sur l'état de la machine (comme une sortie de commande ps) lorsqu'elle est dans un état anormal.

    Ces sorties de commandes seront récupérées et relayées vers le daemon "broker" de Shinken qui pourra les fournir à des modules afin de, par exemple, les sauvegarder en base pour un temps donné. Un module sauvegardant en base mongodb est disponible.

    Version de maintenance

    Cette version 2.4, quant à elle, a été l’occasion de payer de la dette technique dans le cœur et faire un peu de tuning sur certaines parties du code. Ceci permettra d'avoir plus de facilité lors des prochaines phases d'ajouts de fonctionnalités.

    Le projet devient grand, il est forké :)

    Deux membres de la communauté ont eu un désaccord majeur sur la gouvernance du projet. Ils demandaient la mise en place d'un comité de direction du projet à la place du leader du projet, afin de pouvoir valider ses commits notamment. Mais ceci a été décliné par ce dernier. D'après lui, si cette organisation est efficace pour des gros projets du genre OpenStack, ça n'a pas de sens pour un projet de la taille de Shinken.

    Ces deux membres ont donc décidé de forker le projet afin d'appliquer leur nouvelle gouvernance. Leur nouveau fork se nomme Alignak. Nous leur souhaitons toute la réussite dans leur nouveau projet dans le monde décidément impitoyable de la supervision :)

    La prochaine version

    La prochaine version du framework Shinken sera concentrée une nouvelle fois sur les performances sur les très gros environnements (plus de 50K points de collecte) afin que ces derniers puissent encore plus descendre les intervalles de collecte d'information et donc avoir une supervision plus précise.

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  • Journée du Logiciel Libre : Linux et Imprimante 3D à IUT de Brive - 22 mai 2015 de 14h à 22h (Dépêches LinuxFR)

    L'Association PULLCO avec la participation de l’Association Corrèze-Lab organisent la Journée du Logiciel Libre à l'I.U.T de Brive (7, rue Jules Vallès - 19000 Brive) le Vendredi 22 Mai 2015 – 14h00 à 22h00

    Ouvert à tous (débutants ou confirmés), cette JLL sera consacrée à :

    • la découverte des logiciels libres, tels que OpenOffice ou LibreOffice, Firefox, VLC… et des systèmes d’exploitation alternatifs à Apple ou Windows : les distributions GNU/Linux ;
    • l'installation de logiciels libres et de distributions GNU/Linux sur les ordinateurs du public ;
    • l'exploration du monde des logiciels libres par le biais :
      • d’ateliers, de conférences…
      • revues et CD mis à disposition du public ;
      • d’ordinateurs entièrement pourvus de logiciels et systèmes d’exploitation libres (« distributions » Linux), en démonstration…

    Plus de renseignement sur le site de PULLCO :)

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  • Samedi 13 juin 2015 cinquième Journée du Libre à Vincennes (Dépêches LinuxFR)

    Proposez vos animations à la cinquième Journée du Libre à Vincennes, le samedi 13 juin 2015 de 11 heures à 18 heures. C'est un événement grand public dont l'entrée est libre et gratuite.

    Lieu

    EFM Espace de Formation au Multimédia de Vincennes
    Premier étage de la Médiathèque Cœur de Ville
    98 rue de Fontenay 94300 Vincennes, en face de la Mairie
    RER ligne A station Vincennes, métro ligne 1 station Château de Vincennes

    Au programme :

    • logiciels libres
    • aide à l'installation de toute distribution GNU/Linux
    • matériel libre : cartes Arduino, Raspberry…
    • imprimantes 3D, électronique, robotique
    • exposants
    • conférences
    • ateliers

    Pour participer, merci de contacter l'EFM et Parinux et de compléter le bloc-notes

    • responsable de l'EFM : M. Gilles Carnelez gcarnelez at vincennes.fr
    • animateur de l'EFM : M. Grégoire Babiaud gbabiaud at vincennes.fr
    • Parinux : secretaire at parinux.org

    À bientôt !

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  • Financement collaboratif du film d'animation Libre ZeMarmot (Dépêches LinuxFR)

    "ZeMarmot", précédemment présenté sur LinuxFr.org, est un projet de film d'animation 2D, chapeauté par l'association LILA, qui raconte l'histoire d'une Marmotte qui voyage à travers le monde. Ce film sera téléchargeable et visible sous licence Libre (Creative Commons BY-SA/Art Libre) et fait entièrement avec des Logiciels Libres.

    Nous venons d'en lancer le financement collaboratif et vous proposons donc de supporter le projet.
    ZeMarmot Crowdfunding
    Creative Commons Attribution-ShareAlike / LAL
    Vous trouverez sur la page de financement une petite vidéo teaser (aguiche) de 55 secondes pour vous donner une idée du style d'animation et de graphisme. Les détails du projet sont disponibles plus bas.

    Sommaire

    Le film : histoire et concept

    "ZeMarmot" conte les aventures d'une Marmotte qui prend la route après qu'un oiseau migrateur lui a raconté les merveilles qu'il a rencontrées pendant ses voyages. Le rongeur part donc pour une quête essentielle pour toute marmotte qui se respecte : trouver le spot idéal pour faire la meilleure sieste au monde !
    Le meilleur spot
    La Marmotte partira des Alpes européennes, son lieu natal, puis s'éloignera jusqu'à sortir de sa zone connue, en Asie, en Océanie et ailleurs !

    C'est un film qui parle de liberté et de vagabondages, mais de manière simple et légère. Vous n'y trouverez pas de grand discours philosophique sur la vie. D'ailleurs il n'y aura pas de parole. Bien que cela reste un film de fiction (peu de marmottes décident de prendre la route et de visiter le monde !) avec beaucoup de traits humains (le foulard de Marmotte, etc.), le concept de base raconte une histoire avec des animaux et non des humains à traits animaux, à l'opposé des films d'animation complètement anthropomorphiques classiques où les personnages ont tout d'humain hormis l'apparence. L'histoire est donc plus basée sur le ressenti que sur la parole.

    La musique devrait y avoir une place particulière, et nous projetons de créer une bande originale spécialement pour ce film.

    La Technique

    Animation 2D traditionnelle-numérique

    Il s'agit d'un film d'animation qualifié de "digital cell animation", ce qu'on pourrait peut-être traduire en français par "animation traditionnelle-numérique".

    Techniquement on dessine donc image par image (d'où le "traditionnel"), mais au lieu d'utiliser des "cell" (les "celluloids" sont les supports physiques d'animation traditionnelle), les images sont dessinées sur ordinateur. C'est donc de l'image bitmap, à ne pas confondre avec la 2D vectorielle (comme "Sita Sings the Blues" de Nina Paley), ni bien sûr avec de la 3D.
    Conceptuellement la 3D, tout comme la 2D vectorielle, vont construire des "modèles" qui pourront être réutilisés à foison (quand ces modèles sont des personnages, on peut les comparer à des "poupées" à qui on peut faire prendre la pose), et l'animation elle-même consiste à identifier des points clés du mouvement et à laisser l'ordinateur générer les images intermédiaires. En animation traditionnelle, tout est dessiné.

    Dessiner avec GIMP

    Il s'agit donc essentiellement des films d'animation que beaucoup d'entre nous ont connu dans notre jeunesse, mais qui disparaissent progressivement des écrans, surtout au profit de la 3D. Personnellement j'aime beaucoup la 3D, ainsi que le vectoriel, mais le côté plus chaleureux des dessins me manquent quand même, et je pense ne pas être le seul. D'ailleurs au cinéma, l'un des derniers survivants grand public semblait être le Studio Ghibli, or même lui est maintenant mal en point (après avoir déclaré qu'il fermait ses portes, ils ont fait une annonce contradictoire d'une "pause temporaire"… depuis le 3 août dernier !).

    Nous pensons que ce style de cinéma a toujours son intérêt, et nous aimerions continuer à produire de telles œuvres.

    Logiciels Libres

    Image

    Nous produirons entièrement le film avec des Logiciels Libres au sein de l'association LILA (Libre comme l'Art).

    Le teaser que vous pouvez déjà apercevoir sur notre page de financement a été entièrement dessiné avec GIMP, puis édité avec Blender.

    Éditer avec Blender

    Son

    Nous enregistrons et éditons le son (effets spéciaux, voix…) avec Ardour.

    Éditer avec Ardour

    La musique sera aussi entièrement produite, enregistrée et mixée avec Ardour et d'autres logiciels Libres par la coopérative de musiciens AMMD qui s'est associée à LILA pour le projet ZeMarmot.
    L'AMMD est une coopérative d’artistes libres produisant de l’Art Libre avec des matériels et des logiciels libres, connue principalement pour Sebkha-Chott, bien que cette coopérative comprend plus d'une dizaine de groupes. Ils composeront, joueront et mixeront donc la bande son originale du film.
    Après avoir reçu une dizaine de propositions lors d'un appel à musicien, ce fut pour nous la collaboration la plus évidente parmi celles qui nous furent proposées, étant donné la similitude dans la démarche sociale.

    L'AMMD explicite aussi davantage son opinion sur cette coopération avec LILA dans une très sympathique vidéo.

    Nos Contributions

    Nous utilisons, mais nous contribuons aussi aux Logiciels Libres.

    Je suis un développeur GIMP depuis environ 3 ans, et si nous pouvons financer ce projet, alors je pourrai enfin finir le plugin d'animation de GIMP sur lequel je travaille depuis des mois, continuer à stabiliser GIMP (depuis mon arrivée, je suis "responsable" d'un certain nombre de corrections de bugs et de crashs sévères et suis assez fier de pouvoir dire que GIMP est devenu très stable pour une utilisation intensive quotidienne ; bien sûr pas uniquement de mon fait, mais j'y ai apporté ma petite pierre), travailler sur de nouvelles fonctionnalités (notamment de la multi-sélection de calques, etc.). Dans mes diverses contributions, j'ai aussi été amené à corriger pas mal de bugs d'autres logiciels, par ci-par là.

    J'ai aussi corrigé des bugs sur Blender (2 commits), et ai un patch de fonctionnalité qui attend malheureusement un mainteneur (Blender VSE, l'éditeur vidéo de Blender, est malheureusement en état léthargique depuis quelques années et n'accepte pas de nouvelles fonctionnalités tant qu'ils ne trouvent pas quelqu'un pour le maintenir. Ton Roosendaal m'avait même conseillé de proposer ma candidature, mais je n'en ai malheureusement pas le temps !). Il y a nombre d'améliorations que nous souhaiterions faire pour rendre Blender VSE plus agréable à l'utilisation (par exemple la possibilité de travailler dans une méta-séquence), mais aussi pour améliorer la communication entre logiciels. En particulier, on aimerait pouvoir importer une image XCF (format de GIMP) ou OpenRaster dans Blender VSE et pouvoir y travailler directement sur les calques.

    Logiciels Libres utilisés

    Enfin j'ai commencé à travailler sur un logiciel de gestion de film d'animation, pour le storyboarding, les feuilles d'exposition, et de manière générale donner une vision haut niveau et organisée d'un projet de film d'animation produit numériquement. Ce logiciel sera aussi sous licence Libre (probablement GPL).

    Comme vous pouvez le voir, je participe à divers projets, mais ce qui manque le plus est le temps de m'y consacrer. En aidant ZeMarmot, non seulement vous aidez le film, mais vous créez aussi le temps pour améliorer des logiciels Libres.

    L'association LILA pense qu'une relation plus symbiotique devrait lier les développeurs, les utilisateurs et les artistes de logiciels et ce projet est un exemple concret où cela pourrait être fait.

    Un Film Libre

    Notre film sera distribué sous double licence Creative Commons Attribution-ShareAlike et Art Libre. Pour comparer vite fait, c'est grosso-modo l'équivalent de la GPL dans le monde de l'Art Libre.
    Copyleft Attitude

    Concrètement cela signifie notamment que nous encourageons les gens à non seulement regarder le film en famille, avec ses amis (et ce même si vous avez 1000 amis !), mais aussi à le partager : copiez le sur les clés USB de vos potes, vos serveurs, les réseaux Peer2Peer (torrent…), les services de partage de vidéos… partout !
    Il n'y a pas de restriction au partage, hormis que vous ne pourrez pas prétendre être l'auteur du film (sauf si vous l'êtes !), et que vous ne pourrez pas empêcher ceux qui téléchargerons à partager à nouveau (bye les DRM ! ZeMarmot n'en aura pas, et n'en aura jamais !). Je dirais même plus ! Vous êtes gérant du cinéma local et souhaiteriez y projeter notre film ? Vous pourrez !

    Enfin, même si les licences ne nous y obligent pas, nous libérons aussi les "ressources" (à l'image des films Ouverts de la fondation Blender), c'est à dire les dessins, les fichiers d'édition vidéo et audio, etc. Nous l'avons déjà fait pour les ressources du teaser !

    Contribuez

    Nous appelons donc les libristes (et même les non-libristes) de la terre à contribuer.
    Aimez-vous notre histoire et/ou notre personnage ? Souhaitez-vous voir plus de films Libres ? Souhaitez-vous aider à améliorer les logiciels Libres de graphisme, vidéos et son ? Vous voulez voir plus de film d'animation 2D (parce que la 3D, c'est cool aussi, mais les dessins animés de votre enfance vous manquent quand même !) ?
    Ou pour n'importe quelle autre raison (on n'est pas sectaire), vous souhaitez contribuer ? N'hésitez pas et rendez-vous sur la page de financement !
    Contribuez à ZeMarmot

    Merci !

    Note : si vous ne comprenez absolument pas l'anglais, vous pouvez aussi regarder la page du site en français qui explique bien tout cela.

    Note 2 : nous offrons à LinuxFr.org un logo avec GNU, Tux et Marmotte, que vous voyez en tête du site le temps de notre campagne. Le design des personnages est basé sur notre bande dessinée "Wilber & Co.", qui sort régulièrement dans GIMP Magazine. Le logo est sous Creative Commons BY-SA et nous laissons le XCF à disposition de la communauté pour réutilisation, modification, etc.

    Bannière de la campagne

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  • MenuetOS : 1.0 (Journaux LinuxFR)

    MenuetOS est un OS dont le cœur et les applications de bureau sont écrits entièrement en assembleur x86.
    Il est compatible 32 et 64 bits.

    Ah, tout en assembleur, ça doit donc être un truc tout pourri en mode texte avec une console 80×24 et un multi-tâches coopératif qui freeze à chaque boucle vide ?
    Pas du tout! MenuetOS bénéficie d'un multi-tâches préemptif, est multithreadé, et toute la partie utilisateur (y compris l'interface graphique VESA) tourne en ring3 (non privilégié, donc).
    Devinez quoi, il supporte même le SMP (limite à 8 processeurs).

    Distribution

    MenuetOS est disponible sous deux licenses, selon l'architecture visée:

    • 32 bits : GPL pour tout le monde.
    • 64 bits : license spéciale. Free comme gratuit pour l'utilisation scolaire ou personelle, payante pour une utilisation commerciale. La redistribution et le désassemblage sont interdits sans autorisation.

    Il tient sur une disquette (le plus difficile sera d'en trouver une). Sinon, avec une clé USB, cela fonctionne également.

    Que faire de Menuet

    Son interface graphique

    Jusqu'à 1280×1024 en 24 bits (16 millions de couleurs).

    Logiciels disponibles

    Un media-player complet : n'espérez pas non plus décoder du h264 en ac3 avec.

    Un éditeur pour programmer sur place.

    Quelques jeux: échecs, tetris … Quake et Doom!

    Protocoles

    MenuetOS possède une pile TCP/IP , et implémente les protocoles courants (smtp, nntp, http, ftp…)

    Support matériel

    Une interface graphique rapide est possible via le MTTR des processeurs qui le supportent (tous, jusqu'à preuve du contraire). Il y a même des effets de transparence, calculés au CPU bien entendu.

    Pour le son et le réseau (hors loopback), il vous faudra plus de chance. Il semble que les possesseurs de chipsets Intel aient de bonnes chances d'avoir un support sonore et réseau.

    L'USB et l'USB-2 sont supportés, ce qui permet par ricochet de faire fonctionner votre souris à roulette, votre webcam (avec beaucoup de chance) ou votre carte d'acquisition Hauppauge (si il y a des amateurs).

    Voici une liste du matériel testé et approuvé
    Attention, cette liste est un peu vieille, et beaucoup de matériel compatible n'est pas mentionné.

    Développement

    MenuetOS est développé avec un assembleur maison: le flat assembleur, plus connu (ahem) sous son petit nom: FASM.
    Cet assembleur est utilisable sous Dos, Linux ou MS-Windows.

    Vous avez lu plus haut qu'on pouvait jouer à Quake et Doom, donc… il y a une libc. Cela va sans dire, mais cela va mieux en le précisant.
    La libc est ici.

    Bon alors il y a une libc, mais les Vrais Programmeurs respecteront l'esprit de la plateforme:
    Petit exemple d'une fenêtre avec glissières de scrolling

    Il me le faut!

    MenuetOS

    Quand à FASM, les heureux (si si) utilisateurs d'Arch Linux le trouveront dans AUR:

    aur/fasm 1.71.25-1 (44)
        A fast and small assembler for x86 and x86-64
    

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  • Call for hack pour la 7ème édition de Passage en Seine (Dépêches LinuxFR)

    Passage en Seine est un événement qui mêle conférences et ateliers autour du hack, de contenu libre, de P2P, de créativité, d'hacktivisme, d'électronique, de la presse, d'art et de culture libre… Les sujets abordés y sont vastes et ne sont pas forcément techniques. L'entrée y est toujours libre, gratuite et ouverte à tou·te·s : curieux & curieuses, hackers & hackeuses, développeurs & développeuses, passant-e-s et pas sages…
    log PSES
    L’édition 2015 de Passage en Seine aura lieu du 18 au 21 juin à Numa (39 rue du Caire à Paris, métros Sentier, Réaumur-Sébastopol ou Strasbourg-Saint Denis) et le Call for Hack est ouvert jusqu'au dimanche 24 mai !

    Plus détails dans la seconde partie de la dépêche.

    Vous avez forcément quelque chose d'intéressant à partager avec d'autres hackers. Donc, comme chaque année nous vous lançons cet appel, à vous, bidouilleurs/bidouilleuses, hackers/hackeuses, pour venir présenter vos projets. Pas Sage en Seine se veut ouvert au plus grand nombre, aussi nous appelons, plus que jamais, votre participation sur des thèmes décalés, que l'on a pas forcément l'habitude de voir quand des hackers se rencontrent : art graphique, musique, mode…

    Surprenez-nous, venez partager votre créativité, faites découvrir vos travaux !

    Développeurs/développeuses, artistes, créateurs/créatrices, hackers, bricoleurs/bricoleuses, hacktivistes, cet appel s'adresse à vous, venez nous surprendre, venez partager vos passions, en venant présenter une conférence, un lightning talk ou un atelier.

    Date limite pour le Call for Hacks : dimanche 24 mai 2015 !

    N'hésitez pas ! :)

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  • Processing pour la création plastique, graphique interactive et bien plus, le 21 mai 2015 (Mons) (Dépêches LinuxFR)

    Ce jeudi 21 mai 2015 à 19h se déroulera la 39e séance montoise des Jeudis du Libre de Belgique.

    Thématique : Programmation|Education|Communauté
    Public : Tout public
    L’animateur conférencier : Martin Waroux, Arts² et Numediart (UMONS)

    Description : La simplicité, c’est l’essence même du projet Processing, aussi bien dans la réalisation des programmes, dans l’interface, dans la syntaxe que dans son fonctionnement. Il est utilisé par de nombreux créa­teurs numériques dans le monde entier et per­met d’aborder très rapi­de­ment la program­ma­tion temps réel et donc d’accéder à l’interactivité. De base, il per­met la créa­tion graphique et la géométrie, l’animation 2D et 3D, le traitement d’images, l’interaction clavier-souris,… Ensuite, à l’aide d’extensions étendant considérablement ses possibilités, il devient facile de générer et manipuler du son, des vidéos et des webcams/caméras. Il est aussi possible de faire du traite­ment de don­nées, de la data visualisation, de la recon­nais­sance faciale, d’utiliser des moteurs physiques, piloter une carte Arduino, utiliser une Kinect, échanger des données en réseau, etc.

    Du fait de sa simplicité et de sa facilité à prendre en main, Processing est donc tout à fait adapté pour l’apprentissage du code mais peut également combler les aficionados de la programmation souhaitant développer des projets plus interactifs et créatifs ou même rapidement prototyper une idée.

    En plus de découvrir Processing et son fonctionnement, nous aurons l’occasion de voir des projets artistiques et/ou techniques l’utilisant. Nous en profiterons également pour naviguer dans la sphère d’autres initiatives proches de Processing, des extensions et des projets alternatifs, pouvant même travailler de pair avec lui. Pour finir, comme il est très utilisé dans l’enseignement du code, nous évoquerons une série d’initiatives pour l’apprentissage et la découverte des bases de la programmation pour les plus jeunes (et moins jeunes), en lien avec la précédente conférence du 16 octobre 2014 : Apprendre à programmer à l’école : pourquoi et comment ?, de Martin Quinson.

    Lieu de cette séance : HEPH Condorcet, Chemin du Champ de Mars, 15 – 7000 Mons – Auditorium 2 situé au rez de chaussée (cf. ce plan sur le site d’Openstreetmap; ATTENTION, l’entrée est peu visible de la voie principale, elle se trouve dans l’angle formé par un très grand parking).

    La participation sera gratuite et ne nécessitera que votre inscription nominative, de préférence préalable, ou à l’entrée de la séance. Merci d’indiquer votre intention en vous inscrivant via la page http://jeudisdulibre.fikket.com/. La séance sera suivie d’un verre de l’amitié.

    Les Jeudis du Libre à Mons bénéficient aussi du soutien de nos partenaires : CETIC, Normation, OpenSides, MeaWeb, NextLab, Phonoid et Creative Monkeys.

    Si vous êtes intéressé(e) par ce cycle mensuel, n’hésitez pas à consulter l’agenda et à vous inscrire sur la liste de diffusion afin de recevoir systématiquement les annonces.

    Pour rappel, les Jeudis du Libre se veulent des espaces d’échanges autour de thématiques des Logiciels Libres. Les rencontres montoises se déroulent chaque troisième jeudi du mois, et sont organisées dans des locaux et en collaboration avec des Hautes Écoles et Facultés Universitaires montoises impliquées dans les formations d’informaticiens (UMONS, HEH et Condorcet), et avec le concours de l’A.S.B.L. LoLiGrUB, active dans la promotion des logiciels libres.

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  • Trolldi, c'est aussi le lundi (Journaux LinuxFR)

    Vous vous souvenez de ce journal http://linuxfr.org/users/m4rotte/journaux/debian-sid-facile ?

    Je disais que ArchLinux manquait vraiment de finition dans son processus de mise à jour et tout de suite, on m'a limite dit que j'étais un mytho avec mes multiples tentatives pour installer arch… (que j'ai utilisé pendant 3 ans)

    Ce week end, je reçois un rapport de bug pour mon soft sous Arch… Je me dis ok, je vais faire une installation vite fais sur mon laptop de test pour voir ce qui se passe…

    Résultat, depuis quelques jours, gnome ne fonctionne plus du tout sous Arch et il faut passer en linux-lts sauf que mon touchpad ne fonctionne pas avec ce noyau

    Mais sinon, non, ArchLinux ne casse pas tous les 4 matins :p

    https://bbs.archlinux.org/viewtopic.php?id=197383

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DRAGUEUR

M : Dis-donc...
P : Quoi ?
M : Le sida des chats... C'est sexuellement transmisible ?
P : Bah... non... Pourquoi ?
M : Juste comme ça...