Linux (fr)

  • Tout le monde déteste les flics ! (Journaux LinuxFR)

    Bonjour,

    Suite à une récente altercation ayant eu lieue sur le site, à propos de la nature fasciste de la flicaille.

    Je suis tombé sur une info intéressante : 2/3 des poulets sont pro-FN.

    Voilà qui fait froid dans le dos.

    Paragraphe :

    Quant à la question de savoir si la police est toujours sous contrôle, la réponse est assez évidente : un corps dont les deux tiers vote pour le Front National est parfaitement adapté pour appliquer la politique de l’extrême dont a besoin un régime aux abois. Il y a donc une parfaite coïncidence entre ce gouvernement PS et ses flics fascistoïdes, comme il y avait parfaite coïncidence entre les sociaux-démocrates au pouvoir dans l’Allemagne de 1918 et les gardes blanches qui ont assassiné Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg. Exemplaire à cet égard fut l’intervention sans précédent des flics contre la traditionnelle manif du 1er mai : CRS et gendarmes mobiles n’agissent pas ainsi sans ordres. La mobilisation contre la loi travail et son monde aura remis en question la fête du Travail [10]…

    Source : https://lundi.am/remarques-sur-l-agitation-sociale-en-france

    (par ailleurs une excellente analyse politique)

    [10] Le 1er mai était jadis la fête des travailleurs, souvent marquée par des affrontements avec les flics. Elle fut d’abord légalisée par le régime de Vichy, puis par la IVº République en 1947, et devint la fête du Travail, ce qui n’est pas la même chose… Depuis 1968, c’est l’occasion d’un grand défilé intersyndical parfaitement institutionnalisé. L’intervention de la police lors de ce 1er mai 2016 indique bien que le château brûle…

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  • A Savoir: Chez Canon, les cartouches d'encre peuvent désactiver des fonctions de votre scanner! (Journaux LinuxFR)

    Sommaire

    Bonjour 'nal,

    En résumé

    Vous avez décidé d'acheter une imprimante scanner multifonction? Ce journal peut vous intéresser.

    J'ai eu une mauvaise surprise avec une Canon MG6650 qui empêche d'utiliser une partie des fonctions du scanner si des cartouches générique sont installées dans la machine.

    Oui, vous avez bien lu: les cartouches d'encre de votre imprimante sont capables de désactiver des fonctions de votre scanner

    J'ai contacté Canon pour signaler ce "bug" reliant des cartouches d'encre et le scanner, j'ai reçu une réponse préformatée qui ne répondait pas à ma question.

    J'écris donc ce journal pour vous faire partager ma mauvaise expérience en espérant qu'elle pourra vous être utile.

    Le détail de l'histoire

    J'ai acheté une imprimante Canon MG5560. Je trouvais la fonction scanne vers le cloud (de google en l’occurrence mais vers dropbox, c'est pareil) très pratique et plutôt que d'utiliser les outils et drivers Linux (limités mais fonctionnels), j'utilisais très souvent cette fonctionnalité.

    Après un certain nombre d'impression, mes cartouches se sont vidées, normal. Je suis donc allé acheter de nouvelles cartouches et comme les génériques sont moins cher, j'ai opté pour ces dernières. Je les ai installées, et les ai utilisées sans soucis.

    Vient alors le moment où j'ai besoin d'effectuer un scan. Je pianote sur l'écran tactile et choisi la fonction scanne vers cloud. Je vois alors apparaître un écran me disant que cette fonctionnalité est réservée aux "clients premium" et que pour être considéré comme "client premium" il faut acheter des cartouches Canon.

    Comment ça! Les cartouches d'encre désactives des fonctions du scanner? Pour scanner, que je sache, je n'ai pas besoin d'encre!

    J'ai alors écris à Canon pour signaler mon problème et expliquer que je ne comprends pourquoi le fait d'utiliser des cartouches autre que celle vendues par Canon m’empêche d'utiliser mon scanner.

    La réponse ne tarde pas. Le sujet de la réponse ne concerne pas ma question mais l'usage des cartouches d'encre générique. En résumé, c'est pas bien parce que ça fait pas du boulot propre et ça peu abîmer l'imprimante mais malgré tout, ils me disent que je reste libre de mon choix. Cette réponse et un bon vieux copier/coller mais la personne en charge du support m'explique gentiment que si j’acquitte l'erreur de cartouche vide, je pourrai alors scanner.
    Une réponse complètement à côté de la plaque: mes cartouches ne sont pas vides, elles sont génériques.

    J'ai donc répondu à ce mail en expliquant que je sais pertinemment les risques pris en achetant des cartouches génériques et que je suis prêt à en assumer les conséquences mais que leur réponse ne me satisfaisait pas puisque qu'ils répondaient à côté de ma question.
    Depuis ce mail rien… Canon est aux abonnés absents.

    Un modèle économique mis à mal par les cartouches génériques

    Vous avez déjà entendu parlé de obsolescence programmée qui oblige les utilisateurs à racheter du matériel plutôt que de le réparer. Et bien il semble que dans le monde des imprimantes, il existe une autre technique permettant de maximiser les profits des fabricants au détriment des consommateurs.

    J'ai acheté mon imprimante environ 60€, en sachant que le marchant chez qui je l'ai achetée a appliqué sa marge, il ne doit pas rester grand chose pour Canon. Le profit se fait donc sur les cartouches. Je vous laisse regarder la vidéo de Deus Ex Scilicium qui décortique une cartouche Canon. Il estime le prix de la cartouche à 5€. Le prix de vente étant de l'ordre de 15 à 20€ la marge est bien plus confortable que sur l'imprimante elle même. L'avantage de cette technique est de créer une rente et d'engranger des bénéfices tout au long de la vie du produit. Pour optimiser cette rente les fabricants on eu l'idée d'ajouter une puce électronique dans les cartouches pour forcer l'utilisateur à les remplacer suffisamment fréquemment.

    Vous comprendrez donc que les cartouches génériques ne sont pas vu d'un bon œil de la part des fabricants car elles viennent casser leur modèle économique. Pour contrer ces cartouches génériques, Canon à eu l'idée de rajouter une signature dans ses cartouches afin de vérifier si sa rente été impactée ou pas par le choix de l'utilisateur et pour prendre les mesures nécessaires permettant de "ramener le consommateur dans le droit chemin".

    Il semble d'ailleurs que Canon ne soit pas le seul à utiliser ces pratiques. Si vous êtes curieux, je vous laisse consulter le site http://piege.epson.free.fr/

    En tant que consommateur, j'aurai largement préférer payer l'imprimante et les cartouches à leur juste prix.

    Conclusion

    Il me reste le sentiment de m'être fait avoir et l'envie de partager mon expérience afin que d'autres puissent éviter de faire la même mauvaise expérience.

    Avant d'acheter cette imprimante multifonction, j'avais une imprimante Brother qui marchait parfaitement et ceci même avec des cartouches génériques. J'envisage revendre mon imprimante. En cette période de rentrée, elle fera certainement plaisir à un étudiant et contrairement à Canon, j'informerai mon acheteur sur les limitations de fonctionnalités liés aux cartouches génériques (s'il n'a pas l'intention d'utiliser la fonction cloud, il ne sera pas gêné).

    Personnellement, je n’achèterai plus d'imprimante Canon et je déconseille fortement l'achat de cette marque.

    Si vous avez des recommandations à faire ou de "mauvaise expériences" à éviter, je vous laisse nous en faire part dans vos commentaires?

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  • Revue de presse de l'April pour la semaine 34 de l'année 2016 (Dépêches LinuxFR)

    La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

    Sommaire

    [L'Essor] Saint-Etienne capitale du logiciel libre en 2017

    Par Denis Meynard, le samedi 27 août 2016. Extrait:

    Les organisateurs des Rencontres mondiales du logiciel libre visent 5 000 participants sur la première semaine de juillet prochain.

    Lien vers l'article original: http://lessor.fr/saint-etienne-capitale-du-logiciel-libre-en-2017-15892.html

    [Numerama] Partenariat avec Microsoft: l'Éducation nationale devant les tribunaux pour la rentrée

    Par Guillaume Champeau, le mercredi 24 août 2016. Extrait:

    Microsoft et l'Éducation nationale auront rendez-vous le 8 septembre prochain au tribunal de grande instance de Paris, où ils sont assignés par le collectif Edunathon qui reproche à l'État d'avoir écarté abusivement des acteurs du logiciel libre d'un marché public dissimulé.

    Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/business/190924-partenariat-avec-microsoft-leducation-nationale-devant-les-tribunaux-pour-la-rentree-scolaire.html

    [ICTjournal] La Ville de Berne prépare sa sortie des logiciels propriétaires

    Par Rodolphe Koller, le mardi 23 août 2016. Extrait:

    La Ville de Berne investit plus de 800'000 francs pour analyser la possibilité de remplacer ses logiciels commerciaux par des solutions open source.

    Lien vers l'article original: http://www.ictjournal.ch/fr-CH/News/2016/08/23/La-Ville-de-Berne-prepare-sa-sortie-des-logiciels-proprietaires.aspx

    [ZDNet France] Linux domine le monde. Et ensuite?

    Par Steven J. Vaughan-Nichols, le mardi 23 août 2016. Extrait:

    Grâce à quelques améliorations significatives au cours de la dernière année et demie, Linux est maintenant le modèle de développement du logiciel.

    Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/linux-domine-le-monde-et-ensuite-39840990.htm

    [Le Point] Contre le chiffrement, le dangereux projet de Cazeneuve

    Par Guerric Poncet, le mardi 23 août 2016. Extrait:

    Les experts craignent des conséquences catastrophiques alors que la France et l'Allemagne veulent limiter le chiffrement des télécommunications.

    Lien vers l'article original: http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/guerric-poncet/contre-le-chiffrement-le-dangereux-projet-de-cazeneuve-23-08-2016-2063292_506.php

    Et aussi:

    Voir aussi:

    [Silicon] Document Foundation et Free Software Foundation font front commun

    Par David Feugey, le lundi 22 août 2016. Extrait:

    La Document Foundation se rapproche de la Free Software Foundation Europe afin de favoriser l’adoption de LibreOffice.

    Lien vers l'article original: http://www.silicon.fr/libreoffice-document-foundation-free-software-foundation-155533.html

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  • Sortie de la version 7.6 de Bokeh (Dépêches LinuxFR)

    Bokeh est un portail documentaire libre et communautaire sous licence AGPLv3.
    Il permet aux bibliothèques et médiathèques de tous types, isolées ou en réseau, avec un ou plusieurs systèmes de gestion de bibliothèque d'agréger en un point d'entrée unique:

    • leurs fonds physiques (livres, DVD, journaux…),
    • leurs fonds numériques (fonds patrimonial numérisé, par exemple)
    • des catalogues numériques externes (Arte VOD, Jamendo, Numerique Premium…).

    Logo

    Le moteur d'indexation et de recherche intégrée offre une interface unifiée aux utilisateurs pour qu'ils puissent consulter ce fonds, rechercher des documents précis ou bien élargir sur des ressources susceptibles de les intéresser.

    Les abonnés aux médiathèques peuvent réserver des documents ou gérer leurs prêts entre autres. CMS et gestion de lettres d'information permettent aux médiathécaires de publier la programmation événementielle du réseau, d'enrichir et mettre en avant leurs fonds.

    Les principales évolutions de la version 7.6.0

    • Amélioration de la recherche et de son paramétrage
    • Refonte de l'ergonomie de la gestion des paniers
    • Nouveaux connecteurs aux ressources numériques: ASSIMIL, SoundCloud, Cité de la musique
    • Annuaire des bibliothèques : carte interactive basée sur OpenStreetMap et prise en charge des ouvertures et fermetures normales ou exceptionnelles permettant d'afficher un indicateur temps réel des bibliothèques ouvertes
    • Gestion des bibliothèques favorites de l'utilisateur permettant une mise en avant de celles-ci dans les résultats de recherche et dans la liste des exemplaires des documents
    • Refonte graphique de l'administration permettant de choisir entre plusieurs thèmes et variantes de couleurs
    • Intégration des statistiques directement dans l'administration grâce à Piwik
    • Intégration avec d'autres SIGB libres: PMB et Waterbear. Les SIGB libres Koha et AFI-Nanook sont évidemment toujours supportés.
    • Compatibilité PHP 7.0.6 et supérieures

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  • Paypal en a marre que l’on dise que c’est nul (Journaux LinuxFR)

    Vous utiliser un des divers moyens de paiement en ligne, voir plusieurs. Vous n’aimez pas trop PayPal, vous utilisez/acceptez ce moyen de paiement en dernier recours et privilégiez et incitez à l’utilisation d’une ou plusieurs alternatives auprès de vos fournisseurs et clients.

    Et bien sachez que :

    • vous ne serez plus autorisé à dissuader ou empêcher vos clients d'utiliser PayPal ; et
    • si vous permettez à vos clients de payer avec PayPal, vous devrez traiter le mode de paiement PayPal au moins à égalité avec les autres modes de paiement proposés.

    https://www.paypal.com/FR/webapps/mpp/ua/upcoming-policies-full?locale.x=fr_FR

    Il s’agit d’une mise à jour à venir mais j’imagine que ceux qui étaient sur le point d’abandonner PayPal y voit arriver le cheveu qui va faire déborder leur soupe.

    PayPal future policies

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  • Tous le monde déteste les flics ! (Journaux LinuxFR)

    Bonjour,

    Suite à une récente altercation ayant eu lieue sur le site, à propos de la nature fasciste de la flicaille.

    Je suis tombé sur une info intéressante : 2/3 des poulets sont pro-FN.

    Voilà qui fait froid dans le dos.

    Paragraphe :

    Quant à la question de savoir si la police est toujours sous contrôle, la réponse est assez évidente : un corps dont les deux tiers vote pour le Front National est parfaitement adapté pour appliquer la politique de l’extrême dont a besoin un régime aux abois. Il y a donc une parfaite coïncidence entre ce gouvernement PS et ses flics fascistoïdes, comme il y avait parfaite coïncidence entre les sociaux-démocrates au pouvoir dans l’Allemagne de 1918 et les gardes blanches qui ont assassiné Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg. Exemplaire à cet égard fut l’intervention sans précédent des flics contre la traditionnelle manif du 1er mai : CRS et gendarmes mobiles n’agissent pas ainsi sans ordres. La mobilisation contre la loi travail et son monde aura remis en question la fête du Travail [10]…

    Source : https://lundi.am/remarques-sur-l-agitation-sociale-en-france

    (par ailleurs une excellente analyse politique)

    [10] Le 1er mai était jadis la fête des travailleurs, souvent marquée par des affrontements avec les flics. Elle fut d’abord légalisée par le régime de Vichy, puis par la IVº République en 1947, et devint la fête du Travail, ce qui n’est pas la même chose… Depuis 1968, c’est l’occasion d’un grand défilé intersyndical parfaitement institutionnalisé. L’intervention de la police lors de ce 1er mai 2016 indique bien que le château brûle…

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  • Chartres Mini Maker Faire d'octobre 2016 : appel à participation (Dépêches LinuxFR)

    Chartres Mini Maker Faire : l'aventure a commencé !

    BetaMachine, le Hackerspace de Chartres, organise la première édition de Chartres Mini Maker Faire les 7, 8 et 9 octobre 2016 à Chartres lors des Artisanales de Chartres.

    Logo

    Une Mini Maker Faire est à la fois une fête de la science, une foire populaire et l'événement de référence en matière d'innovation partout dans le monde. Ce concept regroupe stands de démonstration, ateliers de découverte, spectacles et conférences autour des thèmes de la créativité, de la citoyenneté, de l'écologie, de la fabrication, des cultures Do It Yourself, Makers, des communs…

    Cet événement réunira une vingtaine d'exposants et pourquoi pas vous ! Parmi ceux-ci, seront présents des passionnés de technologies, des artisans, des amateurs, des ingénieurs, des clubs de sciences, des artistes, des étudiants et quelques startups et autre hurluberlus. Plus de 10 000 visiteurs sont attendus sur les trois jours.

    Chartres Mini Maker Faire proposera :

    1. Des animations et démonstrations sur stands (particuliers, associations, collectifs… et quelques startups) ;
    2. Un espace central partagé entre les exposants pour faire des animations/ateliers avec le public (ex. : montage pcb, couture, dessin, Repair Café, papier maché, semi de courge, coding-goûter, etc…) ;
    3. Une scène pour lightning talk (10-15 min) et conférences (30-45 min) offrira une tribune libre aux orateurs (-trices) amateur(e)s ou professionnel(le)s pour petits et gros projets.

    Envie d'exposer vos idées, projets, lubies ?

    Il reste encore des stands et nous serions très heureux de vous avoir parmi nous sur ces 3 jours. Les stands (6m2, 9m2 et >9m2) sont gratuits pour les non-professionnels. L'entrée est libre pour les visiteurs. L'agencement, les animations et activités sont en mode "open-bar". Libre à vous de proposer ce que vous voulez.

    Déposez votre projet avant le 2 septembre 2016.

    En exclusivité pour les exposants ;-) !

    De plus, des afters nocturnes à BetaMachine seront organisées les 7 et 8 octobre avec au programme : repas conviviaux, musique, démos, ateliers bidouille et partages / discussions en tout genre.

    N'hésitez pas à en parler aussi autour de vous aux autres Lab, artistes, Makers que vous connaissez. Plus on est de fous, plus on rit non ?

    À votre disposition également pour répondre à toutes vos questions par courriel à l'adresse : makers CHEZ makerfairechartres.com.

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  • L'innovation collective au sein de la communauté Python (Journaux LinuxFR)

    Bonjour à tous,

    Ce journal porte sur Python en tant que logiciel, communauté et parle de conception du langage Python en « réseau ».

    Comment la communauté Python est-elle structurée et quels moyens met-elle en œuvre pour mener à bien la production du langage de programmation Python ?

    Pour tenter de répondre à ces questions, j’ai écrit un mémoire de recherche dans le domaine de la sociologie des sciences et des techniques.

    L’innovation collective au sein d’une communauté open source : le cas de la communauté Python

    En partant du principe que cela peu intéresser d’autres personnes, je le partage ici en tant que lecteur régulier du site. Plus que de l'auto promotion, je propose ce journal comme une forme de retour aux communautés du libre et notamment à la communauté Python francophone.

    Des retours d’utilisateurs de logiciels libres et open source sont les bienvenus et peuvent mener à des discussions intéressantes sur le fond. Le sujet est vaste…

    PS Le document est publié et non modifiable. Rédigé à Montréal sur la communauté des développeurs de Python principalement anglophone, j’ai cependant veillé à avoir des traductions les plus adéquates possible et validées dans la littérature, et ce, quand elles ne sont pas acceptées dans le langage courant de l’informatique.

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  • Agenda du Libre pour la semaine 35 de l'année 2016 (Dépêches LinuxFR)

    Calendrier web, regroupant des évènements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence) en France (rien de prévu cette semaine en Belgique ou au Québec),, annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 11 événements est en seconde partie de dépêche.

    NdM.: côté Suisse, l'agenda n'est pas actuellement accessible en raison d'une migration DNS en cours. Nous cherchons toujours à généraliser la diffusion des résumés des agendas du libre francophone : actuellement la génération automatique du markdown avec liens et tag pour LinuxFr.org est possible depuis les AdL de Belgique, de France et du Québec (mais il faut quelqu'un pour générer la dépêche en modération toutes les semaines, pour chaque site AdL différent).

    Sommaire

    Agenda du Libre pour la semaine 35 de l'année 2016

    [FR Montpellier] Infogérance GEM Rabelais - Le mardi 30 août 2016 de 10h00 à 16h00.

    Début de migration des 4 ordinateurs du parc informatique du GEM (Groupe d’Entraide Mutuelle) Rabelais de la version Ubuntu 14.04 vers la version Ubuntu 16.04
    Le GEM Rabelais est l’une des structures dont le parc informatique a été installé et configuré par Montpel’libre.
    L’association laisse la structure gérer la maintenance régulière mais intervient régulièrement pour les tâches d’administration complexes. La prochaine aura donc lieu le 30 août 2016 à partir de 10h pour commencer à migrer les 4 ordinateurs de la version Ubuntu 14.04 actuellement installée, vers la version Ubuntu 16.04.

    [FR Rennes] Apéro du Libre - Le jeudi 1 septembre 2016 de 19h00 à 22h00.

    L'association Actux vous donne rendez-vous pour un nouvel Apéro du Libre, jeudi 1ᵉʳ septembre 2016 à partir de 19h, au Papier Timbré, 39 rue de Dinan à Rennes (au croisement de la rue d'Échange).
    Les Apéros du Libre sont des rencontres conviviales autour d'un verre, pour discuter, échanger et parfois troller entre utilisateurs et curieux de logiciels et culture libres.
    Pour rappel, cet événement a lieu habituellement tous les premiers jeudi du mois, même heure, même endroit et est ouvert à tous !

    [FR Paris] Soirée de Contribution au Libre - Le jeudi 1 septembre 2016 de 19h30 à 22h30.

    Parinux propose aux utilisateurs de logiciels libres de se réunir régulièrement afin de contribuer à des projets libres. En effet, un logiciel libre est souvent porté par une communauté de bénévoles et dépend d'eux pour que le logiciel évolue.
    Nous nous réunissons donc tous les jeudis soirs dans un environnement propice au travail (pas de facebook, pas de télé, pas de jeux vidéos, pas de zombies).
    Vous aurez très probablement besoin d'un ordinateur portable, mais électricité et réseau fournis.

    [FR Tours] L'auto-hébergement et pourquoi pas chez-vous ? - Le jeudi 1 septembre 2016 de 20h00 à 22h00.

    Touraine Data Network dans le cadre de son objet "la défense et la promotion du réseau des réseaux Internet" vous propose un atelier sur l'auto-hébergement.
    Venez découvrir les principes de l'auto-hébergement de ses propres services numériques: Pourquoi et comment ? L'essayer et pourquoi pas l'adopter !
    Des ateliers complémentaires peuvent être organisés sur d'autres créneaux (essentiellement pour la mise en pratique l'atelier du jeudi soir étant la pour la découverte).

    [FR Villeneuve d'Ascq] Libre à Vous - Le samedi 3 septembre 2016 de 09h00 à 12h00.

    Vous souhaitez tester GNU/Linux sur votre ordinateur, vous recherchez un logiciel pour une fonction précise, des conseils ou de l'aide sur les logiciels libres ?
    Libre à Vous est une permanence destinée à vous faciliter l'utilisation de l'informatique. Vous repartirez avec « le plein » de logiciels libres, fiables, évolutifs, performants et gratuits.
    C'est chaque samedi matin au Centre d'Infos Jeunes à la ferme Dupire, 80 rue Yves Decugis à Villeneuve d'Ascq (métro Triolo) de 9h00 à 12h00.

    [FR Châteaubriant] Forum des associations - Le samedi 3 septembre 2016 de 10h00 à 16h00.

    Forum des associations à Châteaubriant (44110) à la Halle de Béré  (rue Brient 1er, à côté de Hyper U, route de St Aubin des Châteaux).
    L'association alis44110 présentera la machine à lire de HandyDV Linux mais aussi un montage Arduino, diverses distributions et un lecteur de T-shirts en ligne de commande. Et un ordi-planche.
    Une tombola pour les personnes ayant essayé la machine à lire permettra de gagner un ordinosaure tout équipé.

    [FR Aix-en-Provence] Samedi Libre - Le samedi 3 septembre 2016 de 10h00 à 18h00.

    Ces Samedis libres sont organisés par l'Axul en collaboration avec plusieurs associations de logiciels libres des Bouches-du-Rhône (et souvent du Var).
    Ils proposent des présentations générales et une aide technique pour le dépannage et la mise à jour d'ordinateurs avec des logiciels libres. Ils présentent aussi des démonstrations de matériels libres.
    De nombreuses démonstrations sont disponibles sur place

    [FR Ivry sur Seine] Cours de l'Ecole du Logiciel Libre - Le samedi 3 septembre 2016 de 14h00 à 18h00.

    Présentation de l'E2L
    Quel est le rôle de l'école du logiciel libre ?
    Tout d'abord, ce n'est pas une école comme les autres. Elle n'a pas d'établissement fixe, pas de cours de récréation, pas de carte d'étudiant, ni de diplôme de fin d'année.

    [FR Paris] Rencontres Fedora 24 - Le samedi 3 septembre 2016 de 14h00 à 18h00.

    L'association Borsalinux-Fr vous invite à venir (re-)découvrir Fedora 24 à la Cité des Sciences et de l'Industrie samedi 3 septembre 2016 de 14h à 18h.
    L'événement prendra place en complément du traditionnel samedi du libre, dans le Carrefour numérique de la Cité.
    Venez installer votre machine sous cette toute nouvelle mouture de Fedora, observer les avancements faits depuis la dernière version ou même simplement discuter avec les contributeurs francophones du projet Fedora ou d'autres distributions.

    [FR Saint Chamond] Numérique : opportunités et dangers - Le dimanche 4 septembre 2016 de 10h00 à 11h30.

    L'avènement du numérique apporte des tas d'opportunités (accès à la connaissance, démocratie, communication etc), mais aussi des risques concernant la vie privée (pistage, piratage) et l'environnement (consommation de ressources, renouvellement volontaire ou forcé et faible recyclage).
    Les logiciels libres font partie des pistes de solutions à ces problématiques, avec d'autres bonnes pratiques qui seront proposées.
    Cette conférence est destinée au grand public, et a lieu dans le cadre du festival "Groseille et Ciboulette", dont le programme complet est disponible dans ce PDF. Elle sera animée par un membre de l'ALDIL (Association Lyonnaise pour le Développement de l'Informatique Libre), le dimanche 4 septembre de 10h15 à 11h30 (45 minutes de conférence, 30 minutes de questions/réponses).

    [FR Brignoles] Dimanche du Libre - Le dimanche 4 septembre 2016 de 10h00 à 19h30.

    Les membres de l'association GULLIVAR (Groupe d'Utilisateurs de Logiciels Libres de l'Intérieur du Var) vous invitent au dimanche du Libre de Brignoles, le dimanche 4 septembre 2016, dans la salle des Saint Anges, chemin de San Sumian à Brignoles.
    Programme de la journée du 4 septembre 2016.
    10h, ouverture de la salle (matinée libre, configuration des pc, install-party, etc..).

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  • LinuxConsole 2.5, la distribution pour les enfants et adolescents (Dépêches LinuxFR)

    LinuxConsole 2.5 est disponible au téléchargement.

    Cette distribution est une distribution indépendante des autres, qui utilise son propre système de paquets (opkg), et qui est construite "from scratch".

    LinuxConsole

    Cette version se passe encore de Systemd, qui sera utilisé dans la branche 3.x. Ce n'est pas par choix idéologique, mais par souci de simplicité, que systemd n'est toujours pas l'init par défaut (c'est toujours busybox qui est utilisé pour cela)

    Pourquoi est-ce une distribution pour les enfants et les adolescents ?

    Pour sa facilité d'installation sur des ordinateurs anciens (que l'on refile souvent à ses enfants), et la logithèque très fournie en jeux et logiciels musicaux.

    Logiciels

    Cette distribution est originale, la gestion des logiciels aussi :

    • Toutes les bibliothèques (gtk2,gtk3,qt4,kde4,wine,java) sont incluses dans l'image de base
    • Les paquets peuvent être vus comme les "applications" des smartphones : il n'y a pas de dépendances à installer (à part pour les paquets qui dépendent de Qt5)

    Les logiciels prêts à l'emploi

    • Navigateur web qupzilla
    • Lecteur multimedia VLC
    • Jeux extremetuxracer + minetest + supertuxkart (64 Bits)
    • Logiciel de mixage audio Mixx (64 Bits)
    • Des outils système (gparted, cups)

    Les logiciels à installer avec une connexion réseau

    Ces logiciels nécessitent un accord de licence, ou sont souvent mis à jour, ce sont donc des scripts d'installation qui sont utilisés pour leur installation

    • Firefox
    • Thunderbird
    • Steam
    • Skype
    • Minecraft

    Les logiciels présents dans les dépots

    Jeux

    • Open Arena
    • Tous les jeux KDE
    • Supertux
    • megaglest
    • freedroidRPG
    • xmoto
    • gcompris
    • hedgewars
    • neverball
    • armagetronad
    • aisleriot
    • zynaddsubfx
    • qjackctl
    • fluidsynth
    • astromenace
    • wesnoth
    • torcs

    Musique

    • mixxx (32 bits)
    • LMMS
    • vmpk
    • drumstick
    • qtractor
    • rosegarden

    Multimedia

    • freetuxtv
    • VLC
    • audacity

    Bureautique

    • inkscape
    • gimp
    • Libreoffice

    Outils

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    Logiciels éducatifs

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    • stellarium

    Installation

    Pour installer LinuxConsole sur un disque dur, il suffit de démarrer en mode liveCD, de cliquer sur le lien présent sur le bureau.

    Après avoir créé une partition ext4 nommée "linuxconsole", GRUB s'installe sur le disque dur (et active le double démarrage si Windows est installé sur une autre partition)

    Dibab devient YDFS

    L'outil qui sert à construire LinuxConsole 2.5 a changé de nom, il s'appelle désormais yourdistrofromscratch. Une autre dépêche sera écrite pour décrire cet outil.

    Historique

    LinuxConsole est une distribution développée depuis 2002, historiquement orientée jeux vidéos, pour "utiliser son ordinateur aussi simplement qu'une console de jeux"

    Nouveautés

    Cette version propose deux architectures : 32 et 64 bits.

    Ce sont les noyaux LTS qui ont été choisis, le dernier pour la version 64 bits (4.4.19), et l'avant dernier pour la version 32 bits (4.1.30).

    Overlayfs remplace aufs, pour gérer l'accès en écriture dans l'arborescence des fichiers de l'image Squashfs ; de ce fait ces noyaux n'ont pas eu besoin d'être patchés.

    La version 32 bits

    Elle démarre avec le bureau LXDE (qui nécessite peu de mémoire vive)

    LXDE

    Le 32 bits est prévu pour les ordinateurs anciens (on peut facilement l'installer sur une machine équipée de Windows XP, avec le fork de Wubi)

    La version 64 bits

    La grosse nouveauté pour cette publication, c'est le support officiel des architectures 64 bits, cela a demandé un certain effort. pour activer :

    • le multilib (indispensable pour wine et steam)
    • le boot UEFI (indispensable pour certaines machines récentes)

    Cette version démarre avec le bureau Mate

    Mate Desktop

    Utilisation

    On peut essayer LinuxConsole en gravant l'ISO pour démarrer sur CD (version 32 bits) / DVD (Version 64 bits)

    Ces ISO sont aussi compatibles "LiveUSB", en utilisant Rufus ou Unetbootin

    Pour une utilisation "LiveUSB" avec persistance de données, il faut réaliser une installation via Virtualbox, en démarrant depuis le liveCD Virtuel, puis en connectant la clé USB, et en lançant l'installation sur celle-ci

    Le système de fichier principal (/usr) étant contenu dans une image Squashfs, l'espace disque occupé est très faible, ce qui fait que c'est une distribution particulièrement bien adaptée pour des ordinateurs de type "Notebook"

    Les pilotes fournis sont très complets, et libres (vidéo, son, réseau). La détection du matériel est automatique.

    Un travail particulier a été fourni pour que le démarrage soit aussi rapide que possible (10 secondes sur une machine récente)

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  • Fuchsia : le nouvel OS de Google (Journaux LinuxFR)

    Il y 10 jours, Google a annoncé un nouvel OS : Fuchsia [1]

    On n'en sait pas grand chose pour l'instant (même si des bouts de code source son publiés). Tout juste suppose-t-on qu'il s'agit d'un nouvel OS temps réel minimaliste taillé pour l'embarqué mais avec l'ambition de pouvoir un jour animer aussi smartphones et micro-ordinateurs.

    L'équipe de Googlers derrière ce projet est composée d'ex développeurs de BeOS et de QNX

    The Register a fait un papier assez fourni sur l'annonce de Fuchsia.

    [1] fuck les pseudo notes de bas de page dans les dépêches et journaux, les liens hypertexte c'est pas pour les chiens

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  • Le logiciel libre au-delà de x86 (Dépêches LinuxFR)

    Si le Logiciel Libre est devenu au fil du temps, et grâce à votre passion, un élément majeur de l'informatique moderne, il n'en va pas de même pour le matériel. Toute personne qui essayé de libérer son ordinateur de bureau jusqu'au firmware de la carte mère, ou qui s'est intéressée à l'évolution du projet Coreboot ces dernières années le sait : la situation des quatre libertés sur nos stations de travail est actuellement très mauvaise du point de vue matériel. Cette dépêche propose un état des lieux de cette situation.

    Sommaire

    La situation actuelle

    État des firmwares

    Le wiki du projet Coreboot (projet visant à analyser le fonctionnement des firmwares non-libres embarqués sur les cartes mères et à les remplacer, totalement ou en partie, par un firmware libre) détaille cette situation dans un article listant les programmes non-libres que Coreboot peut être amené à charger pour permettre le fonctionnement correct de la carte mère. Le site du projet Libreboot (modification de Coreboot visant à se passer totalement de l'exécution de code non-libre, sur un nombre de modèles évidemment beaucoup plus restreint) donne des détails sur certains firmwares. Selon le cas, le programme en question peut être optionnel ou absolument nécessaire, son remplacement difficile ou complètement impossible, son potentiel de contrôle sur l'informatique de l'utilisateur négligeable, gigantesque ou simplement inconnu.

    LibreBoot

    Rappelons que la conception de la carte mère dépend principalement du CPU qui y est rattaché, et que le marché du CPU sur les ordinateurs de bureau est en gros partagé entre deux géants : Intel et AMD. Aperçu de la situation :

    Sur les plateformes Intel :
    • le firmware GBE (Gigabit Ethernet) : c'est un petit binaire de 8 Ko, qui contient des informations d'initialisation du chipset Ethernet intégré à la carte mère. Il ne contient pas de code exécutable, et il est possible de s'en passer si on n'utilise pas le port Ethernet intégré à la carte. Sur les plateformes GM45/GS45 (génération de processeurs Penryn, chez Lenovo cela correspond à la génération "*00" : X200, T400, T500, etc, apparus aux alentours de 2008), le GbE a été libéré par rétro-ingénierie grâce aux efforts du projet Libreboot.

    • le VBIOS (VGA BIOS, ou VGA Option ROM) : c'est un firmware de quelques dizaines de Ko qui s'exécute sur le processeur principal et permet d'initialiser l'affichage vidéo lors des premières étapes du démarrage de l'ordinateur. Il est possible de s'en passer sous GNU/Linux, l'OS initialisant lui-même l'affichage vidéo lors du chargement du noyau. Cependant, l'écran restera noir durant les premières secondes du boot, avant que le noyau ne prenne le relais. Il est possible de contenir l'exécution du VBIOS avec coreboot, au moins en partie (celui-ci peut encore accéder à des sections arbitraires de la RAM directement). Comme pour le contrôleur Ethernet, il n'est pas utilisé si on utilise un autre GPU que celui intégré à la carte mère : dans ce cas c'est un autre VBIOS, présent dans la carte graphique, et probablement lui aussi non-libre, qui sera utilisé. Sur les ordinateurs Thinkpad T60 (plateformes i945, génération de processeurs Yonah et Merom, apparus aux alentours de 2006) utilisant les GPU Intel GMA 950, le VBIOS a été libéré par rétro-ingénierie grâce aux efforts du projet Libreboot.

    • le microcode CPU : c'est un petit firmware qui sert à mettre à jour le microcode interne du CPU. En effet, les microprocesseurs Intel embarquent une ROM contenant un microcode nécessaire au bon fonctionnement du CPU. Ce microcode est historiquement considéré comme acceptable par la FSF, car en lecture seule et non mis à jour, il peut être considéré comme du hardware. Depuis la fin des années 1990 cependant, Intel distribue des mises à jour de ces microcodes pour résoudre des défauts dans les microcodes embarqués. Ces mises à jour sont placées dans les BIOS par les constructeurs de cartes mères. Depuis quelques années, on commence même à voir des mises à jour distribuées au niveau du système d'exploitation lui-même (si vous utilisez Debian par exemple vous avez peut-être constaté qu'on vous recommandait d'installer un paquet non-libre avec un nom du style 'intel-microcode'), car les mises à jour du constructeur via le BIOS ne sont plus toujours suffisantes. On pense qu'il est possible de se passer des mises à jour du microcode CPU si on exclut les générations de CPU les plus récentes. Il est difficile cependant de donner une date précise, car cela dépend de la génération, des bugs que le microcode est supposé corriger, peut-être aussi du numéro de série. Des gens ont signalé des bugs mineurs sur certains processeurs de 2008, alors que d'autres ont dit n'avoir pas constaté de bug avec des CPU de générations plus récentes. Il est donc théoriquement possible de se passer de ce microcode, mais il est généralement admis que les microcodes embarqués dans les CPU au sortir de l'usine sont de plus en plus bugués au fil des générations, et que la probabilité d'être dépendant d'une mise à jour de microcode est de plus en plus grande. Notons que les microcodes Intel sont signés avec une signature RSA 2048 bits, et ne seront donc probablement jamais libérés. Notons aussi que ce microcode effectue des tâches extrêmement basiques (décomposer des instructions en sous-instructions plus simples à traiter par le matériel), et la probabilité qu'il contienne des fonctionnalités pouvant compromettre le système est extrêmement faible (elles seraient trop difficiles à mettre en place à ce niveau).

    • le ME (Management Engine) : la bête noire des développeurs de Coreboot. C'est un très gros firmware pouvant aller jusqu'à 5 Mo, s'exécutant sur un processeur ARC situé dans le PCH (Platform Controller Hub, équivalent moderne du northbridge) des chipsets Intel et séparé du processeur principal. Ce firmware est constamment en fonctionnement lorsque l'ordinateur est allumé. Le but annoncé de ce firmware est d'implémenter la technologie AMT (Intel Active Management Technology), qui permet notamment de retrouver son ordinateur lorsqu'on se l'est fait voler, en permettant d'effectuer toutes sortes d'opérations dessus, à distance, indépendamment du système d'exploitation, pour peu que celui-ci soit branché au réseau au moins une fois. On peut par exemple éteindre/rebooter/réveiller la machine à distance, capturer les paquets du réseau, lire les fichiers ouverts, accéder aux programmes en cours d'exécution, faire des captures d'écran, enregistrer la frappe au clavier, utiliser la webcam et le micro, rendre l'ordinateur définitivement inopérant, etc. Une liste un peu plus étoffée des fonctionnalités et des applications possibles est disponible. Pour ce faire, le ME doit bien évidemment avoir un accès aux adaptateurs réseau, à la gestion de l'énergie, au contenu de la RAM en lecture et en écriture, et ce sans que les systèmes d'exploitation hôte ne puisse le savoir. C'est grosso-modo un petit système d'exploitation, totalement sous le contrôle d'Intel, tournant à côté du système d'exploitation principal, de façon totalement transparente. Le ME serait aussi le siège de la technologie Intel Boot Guard introduite plus récemment, dont le but est d'empêcher toute modification des firmwares embarqués en vérifiant leur signature au boot, rendant impossible le remplacement de l'UEFI par un firmware non-approuvé par Intel. Boot Guard n'est apparemment pas activé par défaut sur les plateformes actuelles. Les emmerdes volant toujours en escadrille, c'est aussi dans le ME qu'on trouve la technologie PAVP (Protected Audio-Video Path), un équivalent de HDCP, mais plus robuste (en gros les flux vidéo et audio déchiffrés sont transmis directement au GPU sans que le CPU n'ait connaissance de quoi que ce soit, rendant impuissant les applications de capture audio/vidéo). Ce petit bout de BIOS génère tant d'inquiétudes sur le plan des libertés numériques que certains développeurs lui ont créé un site dédié. Bien évidemment, ce firmware est signé depuis la génération Penryn (~2008), et nécessaire au fonctionnement du système depuis les ordinateurs de la génération Nehalem (fin 2008-début 2009), pour lesquels le système freeze 30 minutes après le boot si le ME n'est pas présent. Sur les générations post-Nehalem (Sandy Bridge et postérieures), l'ordinateur ne boote simplement pas. Sur les plateformes i945 (Yonah et Merom, ~2006), il n'y avait pas de PCH, le ME était donc présent dans le contrôleur Ethernet. Il était non-signé, optionnel, plus petit (1,5 Mo) et ne contenait probablement que des données d'initialisation (le hardware n'étant pas capable de charger du code exécutable depuis le contrôleur). Sur les plateformes Penryn, les développeurs de Libreboot ont pu désactiver le chargement du ME, bien que celui-ci soit signé, via une bidouille du descripteur de fichiers du BIOS. Bien que certains passionnés essayent cependant d'en faire une rétro-ingénierie partielle afin de connaître son fonctionnement, il est pratiquement sûr que le ME ne sera jamais libéré.

    • le MRC (Memory Reference Code) : c'est un firmware présent dans les UEFI des plateformes Intel à partir de la génération Sandy Bridge (~2011). Il tourne sur le CPU principal, et permet d'initialiser la RAM et l'USB. Apparemment ce blob est non-signé, et pourrait potentiellement être remplacé un jour par rétro-ingénierie.

    Sur les plateformes AMD :
    • NIC firmware : c'est le firmware du chipEthe rnet (Network Interface Controller) embarqué, équivalent du GBE chez Intel. Apparemment ce blob ne concernerait que les chips Broadcom intégrés, relativement rares. Il pourrait en théorie être remplacé assez facilement.

    • VBIOS (VGA BIOS/VGA Option ROM) : mêmes caractéristiques que sur les plateformes Intel. Notons que celui-ci n'a pas été libéré sur les Thinkpad dotés d'un GPU AMD : les modèles T60p et assimilés présentent donc des soucis d'initialisation vidéo au niveau du BIOS à l'heure actuelle. Notons aussi que AMD ne fabriquant pas que des GPU embarqués, le VBIOS d'AMD est également présent dans des cartes graphiques. Une tentative de libération de ceux-ci par rétro-ingénierie avait d'ailleurs été tentée il y a quelques années dans le projet "open radeonbios", mais celui-ci n'était pas allé très loin (juste une initialisation du port VGA et de la 2D sur certaines vieilles cartes).

    • le microcode CPU : mêmes fonctions et mêmes caractéristiques que celui d'Intel. Dans Debian, on a pu voir arriver le paquet amd-microcode quelques mois après le paquet intel-microcode. Là aussi, des utilisateurs rapportent des bugs nécessitant d'appliquer les mises à jour du microcode sur des plateformes récentes. Comme pour Intel, il est signé en RSA 2048 bits et ne sera probablement jamais libéré.

    • AMD IMC (Integrated Microcontroller) : il s'agit d'une sorte d'EC (Embedded Controller) présent dans le southbridge des cartes mères AMD depuis au moins 2007 (et peut-être même bien avant). Pour rappel, l'EC est un petit firmware présent sur les cartes mères (mais généralement en-dehors du BIOS, sur une puce dédiée) et prenant en charge les fonctions basiques de gestion de l'énergie. Il est possible de s'en passer au moins sur certaines cartes (qui utilisent l'EC classique à la place). Il est possible que l'IMC soit libéré par rétro-ingénierie dans un futur proche.

    • AMD XHCI (eXtensible Host Controller Interface) : c'est le firmware du contrôleur USB 3.0. Il est apparu lorsque AMD a commencé à implémenter l'USB 3.0 dans ses cartes mères (probablement au moment de la sortie de la plateforme Bulldozer/Fam15h et du chipset AM3+, donc aux alentours de 2011). Il est possible de s'en passer, mais alors il faut accepter de perdre les fonctionnalités USB 3.0 de la carte mère. Non-signé, il est théoriquement possible de le remplacer par rétro-ingénierie.

    • SMU (System Management Unit) : le SMU se présente comme un EC subsidiaire présent dans le northbridge des cartes de la génération Fam15h et postérieures, prenant en charge la gestion de l'énergie des composants PCI et notamment des GPU, et gérant peut-être d'autres choses essentielles au système (avec un accès au moins partiel à la RAM). Il implémente notamment un petit processeur tournant par-dessus le processeur principal, les fonctions du SMU étant exécutées sur ce processeur secondaire. Le SMU est un blob signé, mais une faille de sécurité y a été découverte en 2014, permettant d'injecter du code dans une petite section non concernée par la signature. AMD a corrigé la faille dans une mise à jour du SMU, mais la clé de chiffrement (symétrique, HMAC) reste la même. Il a ensuite été découvert qu'on pouvait récupérer la clé HMAC du SMU sur des plateformes non mises à jour via cette faille, ce qui a été fait, et il est désormais théoriquement possible de libérer le SMU sur les plateformes AMD actuelles. Il est fort probable que la clé de chiffrement soit changée sur les futures plateformes.

    Note : cette architecture à base de processeurs virtuels tournant sur le processeur principal est en fait une architecture assez courante des blobs du BIOS (c'est apparemment aussi comme ça que sont implémentés l'IMC, le XHCI, le ME d'Intel et le PSP d'AMD), et le hacker Rudolf Marek qui a présenté une analyse du firmware SMU au 31ème Chaos Communication Congress en 2014 a proposé de les baptiser "matroshka processors" (processeurs-poupées russes).

    • PSP (Platform Security Processor) : l'équivalent du Management Engine, mais côté AMD. Il est apparu dans les cartes AMD Fam15h 4ème génération, correspondant à la plateforme Excavator/Carrizo, sorties en 2015. Comme le ME, il implémente son propre microprocesseur (un Cortex A8) et fait tourner un petit système d'exploitation par-dessus, indépendamment du système hôte et de façon totalement transparente. On n'a pour l'instant pas beaucoup d'informations précises sur ce qu'il fait : probablement des choses liées aux DRM, à l'image de PAVP chez Intel, et à la sécurité (TPM, accélération crypto, RNG). Les fonctionnalités du ME non-liée à la sécurité seraient absentes du PSP pour le moment, mais il n'est pas exclu qu'elles y soient intégrées un jour. Apparemment il aurait accès à la RAM, comme le ME. La carte mère ne boote pas si le PSP est absent. Le PSP est un peu plus documenté que le ME (on connaît l'algo de compression), et AMD fournit au projet coreboot un PSP "minimaliste" qui ne ferait qu'initialiser les composants de la carte mère au démarrage. On suppose que les futures versions du PSP intègreront des fonctionnalités actuellement gérées par d'autres parties du BIOS/EFI (comme initialiser la mémoire).

    Pour résumer : si vous avez un ordinateur Intel acheté entre 2005 et 2008, vous ferez face à un GBE, un VBIOS, un petit ME "passif" et non-signé, et peut-être un microcode CPU. Pour un ordinateur post-2008, vous aurez un GBE, un VBIOS, un ME signé désactivable et peut-être un microcode. Après 2009, vous aurez un GBE, un VBIOS, un ME signé non-désactivable et peut-être un microcode. À partir de 2011, vous devrez faire face un GBE, un VBIOS, un ME signé nécessaire au boot, un MRC et très probablement un microcode. Si vous avez un ordinateur AMD acheté avant 2007, vous ferez face à un VBIOS, et peut-être un microcode et un firmware NIC. Après 2007, vous aurez un VBIOS, un IMC, peut-être un microcode et un firmware NIC. À partir de 2011, vous aurez un VBIOS, un IMC, un XHCI, un SMU signé et peut-être un microcode et un firmware NIC. Après 2015, vous devrez faire face à un VBIOS, un IMC, un XHCI, un SMU signé, un PSP signé, peut-être un firmware NIC, et probablement un microcode.

    Au fil des années et des générations de processeurs, on observe bien une tendance : le nombre de blobs non-libres dans nos cartes mères augmente, leur taille augmente, la probabilité qu'ils soient nécessaires au fonctionnement du système augmente également, de même que la probabilité qu'ils soient signés et donc irremplaçables, et enfin le nombre de choses qu'ils sont capables de faire sur le système s'étend également. Les ordinateurs Intel qui donnent à l'utilisateur un degré de liberté raisonnable, et validés RYF par la FSF datent, au mieux, de 2008. On constate aussi qu'AMD finit toujours plus ou moins par faire les mêmes bêtises qu'Intel, avec quelques années de retard. Le comportement d'AMD vis-à-vis d'Intel fait un peu penser à celui du Parlement Européen vis-à-vis du Sénat américain sur les lois liées au numérique : il suffit que le second décide de faire une connerie pour que le premier lui emboîte le pas quelque temps après.

    La situation de la liberté de l'utilisateur sur les stations de travail modernes n'est donc guère radieuse, et on a de bonnes raisons de penser qu'elle sera de pire en pire dans les années qui viennent.

    État du marché

    Se pose alors logiquement la question suivante : Comment en est-on arrivé-là ?

    Difficile de répondre objectivement à cette question sans avoir une connaissance exhaustive de l'histoire des ordinateurs personnels au cours du dernier quart de siècle, mais on peut déjà avoir des éléments de réponse en observant le marché actuel.

    D'abord, il faut savoir que lorsqu'on parle des ordinateurs personnels, on parle presque exclusivement de plateformes x86. x86 est un jeu d'instructions (ISA : Instruction Set Architecture) mis au point par Intel à la fin des années 70, qui est peu à peu devenu le standard de fait dans les ordinateurs personnels, les serveurs et même plus récemment les supercalculateurs. Cette architecture est presque totalement contrôlée par Intel : tous les développements faits par Intel sur l'architecture x86 depuis la sortie de l'Intel 80486 en 1989 sont la propriété exclusive du fabricant. L'autre gros fabricant de processeurs compatibles x86, AMD, fait figure d'exception puisqu'il a obtenu d'Intel une licence x86 sur les processeurs 8086 et 8088, en 1982, à une époque ou Intel en accordait à ses concurrents. Il a tout de même fallu une bataille juridique pour qu'AMD puisse, en 1995, continuer à faire concurrence à Intel en développant ses propres améliorations sur x86. Malgré cela, Intel garde un contrôle très fort sur le marché, avec une supériorité technologique reconnue (le rapport performances/consommation fait qu'Intel possède une quasi-exclusivité sur le laptop) et une part dominante tournant autour de 80%.

    En théorie, le BIOS ou UEFI est indépendant du microprocesseur, car il est situé sur la carte mère et est développé par le fabricant de la carte. Cependant, la carte mère est conçue pour accueillir un CPU d'une certaine marque et d'une certaine génération, et doit donc disposer un socket et d'un chipset compatibles, dépendants du fabricant du CPU, qui est alors en mesure de dicter ses conditions au fabricant de la carte mère. Dans le cas d'Intel et AMD, ces conditions incluent l'intégration obligatoire au sein du BIOS d'un package logiciel contenant les firmwares décrits plus haut. Ce package s'appelle FSP dans le cas d'Intel (Firmware Support Package) et AGESA dans le cas d'AMD (AMD Generic Encapsulated Software Architecture).

    Note : Au moment où j'écris ces lignes, AMD essayerait de sous-licencier sa licence x86 à un constructeur chinois, ce qui laisserait a priori espérer qu'un nouveau concurrent puisse apparaître sur le marché du x86 dans les prochaines années. Cependant, il n'y a pas grand chose à espérer de cette tentative : clarifier la situation ne serait-ce que sur le plan juridique va prendre énormément de temps, il y a fort à parier qu'Intel ne laissera pas un nouveau concurrent émerger aussi facilement, que l'État américain mettra tout son poids dans la balance pour que la souveraineté américaine sur le marché des ordinateurs personnels et serveurs ne soit pas mise à mal, et, même si AMD réussit, on ne sait pas du tout sous quelles conditions cette licence sera vendue, ni si ce concurrent vendra des produits conçus dans l'intérêt de l'utilisateur (peut-être qu'ils seront simplement limités au marché chinois et assortis d'un package logiciel PRC-compliant).

    Il existe d'autres architectures que x86 utilisées dans les ordinateurs personnels. Richard Stallman est connu pour avoir longtemps utilisé un netbook Lemote Yeeloong dépourvu de BIOS afin de ne pas dépendre de logiciels non-libres. Cet ordinateur utilisait un processeur Loongson utilisant l'architecture MIPS, aux performances médiocres, mais visiblement assez puissant pour permettre à Richard d'y faire tourner GNU/Linux-libre et sans doute EMACS. Certains constructeurs commencent à vendre des ordinateurs portables utilisant l'architecture ARM et donc non soumis aux conditions d'Intel et d'AMD. Certains Google Chromebook notamment utilisent un processeur ARM et sont vendus avec un BIOS Coreboot au moins partiellement libre. Bien que nettement plus puissants que les ordinateurs MIPS, les ordinateurs ARM restent significativement limités au niveau du matériel et en termes de puissance, comparativement aux ordinateurs x86 de génération équivalente.

    On le voit, la situation en termes de concurrence sur le marché des ordinateurs personnels est elle aussi très mauvaise. Le marché est soumis à un quasi-monopole d'Intel, ou un oligopole Intel-AMD, suivant comment on voit les choses. Il n'y a grosso-modo pas de concurrence et la situation sur x86 est complètement bloquée. Cette situation génère beaucoup d'inquiétudes, tant en termes de conséquences sur les droits du consommateur qu'en termes d'évolution du marché.

    Proposition n°1 : le matériel libre

    Un nouveau regard

    Le concept de matériel libre est difficile à définir. Théoriquement, il s'agit d'appliquer au matériel électronique, et par extension, aux autres objets physiques, les quatre libertés fondamentales du logiciel libre. Aujourd'hui, ce concept se heurte encore aux limites de notre technologie : il n'existe pas actuellement de moyen abordable, rapide et peu coûteux de copier du matériel électronique et donc d'assurer la liberté n°2. Pour cette raison, Richard Stallman et la FSF ne reconnaissent pas le concept de matériel libre et ont longtemps refusé de donner une analyse détaillée de la question. Pourtant, le matériel libre constitue pour certains libristes l'ultime espoir face à l'écueil principal du logiciel libre : la compatibilité avec le matériel. En effet, si le matériel est libre, on sait comment il fonctionne, et on peut donc facilement écrire des logiciels pouvant l'exploiter.

    Les années 2000 et 2010 ont vu se développer de nombreux projets de matériel électronique pouvant s'apparenter, du moins en partie, au concept de matériel libre, et regroupés sous la bannière de l'"open hardware".
    Le terme open hardware n'a lui non plus pas de définition précise. Selon les projets, il désigne tantôt du matériel libre, tantôt des circuits imprimés (PCB) libres sur lesquels se greffent des composants pas nécessairement libres. À l'heure actuelle, la très vaste majorité des projets dits open hardware appartiennent à la deuxième catégorie. Ce sont des PCB, dont les schémas sont publiés sous licence libre, reliant entre eux des composants (microprocesseurs, contrôleurs, puces diverses) non-libres. Pire encore, ces composants non-libres ne sont pas nécessairement documentés, et les projets pouvant se vanter de n'intégrer que du matériel parfaitement documenté se comptent sur les doigts d'une main.

    En mars 2015, Richard Stallman a finalement publié un article détaillant ses réflexions sur le sujet, et définissant les positions officielles de la FSF concernant le matériel libre. Dans cet article, il réaffirme son rejet du terme "open hardware" ainsi que son scepticisme quant à la possibilité factuelle d'exercer la liberté n°2. Mais il introduit également quelques points nouveaux dans son discours :

    • on ne peut pas copier le matériel pour l'instant, mais on peut copier les fichiers qui le décrivent : il faut donc parler de "schémas de conception libres" (Free Hardware Designs)

    • les schémas de conception libre pourraient un jour devenir le seul moyen pour un utilisateur de faire son informatique librement

    • pour l'instant, il n'est pas nécessaire de rejeter le matériel non-libre, mais un jour, cela le sera peut-être. En attendant, les schémas de conception libres doivent être soutenus et encouragés.

    • il existe différents niveaux de conception pour le matériel. Les circuits électroniques des PCB sont un premier niveau, les circuits des puces embarquées sur ces PCB sont un second niveau, les cellules internes d'un FPGA en sont un troisième, etc. Il est probable qu'un jour on ait à libérer tout le matériel pour pouvoir faire son informatique librement, mais dans l'état où progressent les choses, nous devrons probablement libérer le matériel un niveau après l'autre.

    • avec des schémas de conception libres, on reste dépendant du fabriquant du matériel. Pour que la liberté sur le matériel soit effective, il faudra une démocratisation des moyens de production correspondant à ce niveau de conception de matériel.

    Cet article a également fait l'objet d'un journal de whygee sur linuxfr, introduisant un site récapitulatif de certains projets de schémas de conception libres. L'occasion de jeter un œil sur les efforts entrepris dans le domaine jusqu'à maintenant.

    La situation actuelle

    On l'a bien vu et les contributeurs du projet Purism s'en sont mordus les doigts : dans l'état actuel des choses, il n'est pas possible de faire un ordinateur dépourvu de logiciels non-libres basé sur x86.

    Le projet Purism, décrit dans une dépêche de 2015 dont les fondateurs ont tenté de faire croire à qui voulait les entendre qu'ils fabriqueraient un ordinateur portable doté d'un processeur Intel x86 dernière génération, et dépourvu de blobs signés et autres firmwares non-libres, a bien évidemment échoué, pour toutes les raisons décrites plus haut.

    Malgré tout, il existe quantité de projets de schémas de matériel libres sérieux. La plupart sont des PCB basées sur des processeurs ARM ou MIPS, intégrant quelques contrôleurs (Ethernet, USB…) documentés, et une ou deux puces non documentées ne présentant pas ou peu d'alternatives, comme un GPU et parfois une puce Wifi. La situation déplorable des GPU embarqués sur ARM a été décrite dans une dépêche en 2013, et n'a pas vraiment changé depuis. Quelques projets cependant essayent ou ont essayé de rester aussi loin que possible du matériel nécessitant des logiciels non-libres, comme le défunt Ben Nanonote, basé sur un processeur MIPS, et le Novena Laptop, utilisant un processeur ARM et un GPU Vivante dont le firmware non-libre peut être désactivé. Ceux-ci sont bien évidemment bien en-dessous des Thinkpad x86 certifiés RYF par la FSF en terme de performances.

    À un niveau de conception plus haut, on a les projets de microprocesseurs. Les projets cités par whygee dans son journal sont F-CPU et YASEP, mais il en existe d'autres, notamment le fameux projet OpenCores (qui semble maintenant être remplacé par LibreCores ), dont le sous-projet le plus avancé semble être OpenRISC, un microprocesseur basé sur l'architecture libre RISC-V. Les communautés de concepteurs de schémas de microprocesseurs libres semblent s'orienter dans deux principales directions, les FPGA, qui offriraient de grandes possibilités techniques, mais auraient des performances encore médiocres, et l'architecture RISC-V. Dans les deux cas, la communauté se heurte au problème de la dépendance au fabricant évoqué précédemment. Il est bien beau de concevoir des microprocesseurs, encore faut-il trouver quelqu'un prêt à les fabriquer, et qui plus est à les fabriquer en respectant la spec. De ce côté la situation est au point mort depuis toujours, même si un mince espoir commence à affleurer.

    La question "Comment faire fonctionner aujourd'hui un système totalement libre sur une machine répondant aux exigences d'une station de travail moderne, notamment en termes de performances ?" reste en suspend.

    Une solution à court terme

    Situation de différentes architectures

    Timothy Pearson (tpearson) est un important contributeur du projet Coreboot. Par le biais de son entreprise Raptor Engineering, il a aidé à porter Coreboot sur des cartes mères AMD pour serveurs, et a développé un logiciel d'automatisation de tests de la version de développement de Coreboot sur ces cibles.

    En avril 2016, il publie sur la liste de diffusion de la FSFE un courriel intitulé Uncorrectable freedom and security issues on x86 platforms, dans lequel il détaille les problèmes de liberté des plateformes x86 rencontrés par les développeurs de Coreboot et de Libreboot, et donne un aperçu de la situation des différentes architectures non-x86 comme alternatives possibles pour des stations de travail utilisant un système libre, dans un futur immédiat. Les architectures possibles sont :

    • ARM : l'ISA ARM est la propriété d'ARM Holdings, une compagnie britannique qui conçoit des microprocesseurs et en vend des licences d'exploitation, mais n'en produit pas. Actuellement plus d'une quinzaine de fabricants disposeraient d'une licence ARM, ce qui témoigne d'un marché relativement ouvert. Le nombre de projets open hardware utilisant des processeurs ARM laisse penser que ces processeurs sont ensuite vendus sous des termes relativement libéraux. Les processeurs ARM courants sont généralement peu puissants, avec une puissance comparable aux x86 bas de gamme, très peu chers, presque imbattables en termes d'efficacité énergétique, et atrophiés de beaucoup des fonctionnalités importantes de x86 (support d'hyperviseur, ECC, SATA, PCIe…). Pour cette dernière raison les ARM courants sont inenvisageables pour une station de travail digne de ce nom. Il existe cependant des processeurs ARM haut de gamme qui ont une puissance comparable au milieu de gamme x86 et disposent des fonctionnalités de ces derniers, mais qui sont très chers.

    • MIPS : l'ISA MIPS est développée par MIPS Technologies, qui comme ARM vendait des licences d'exploitations à différents fabricants. MIPS Technologies appartient depuis 2013 à Imagination Technologies (qui n'est pas vraiment l'ami du logiciel libre), mais quelques compagnies continuent à produire des processeurs MIPS. La plus connue est sûrement le chinois Lemote. Les processeurs MIPS sont généralement peu chers, bien en dessous des ARM en termes de puissance, et d'une efficacité énergétique légèrement supérieure. Théoriquement suffisants pour faire fonctionner un netbook bas de gamme, ils sont surtout utilisés dans l'embarqué et ne sont pas vraiment envisageables pour une station de travail libre.

    • POWER : l'ISA POWER est développée par IBM, qui vend des licences d'exploitations à quelques fabricants. En 2013 IBM fonde l'OpenPOWER Foundation avec quelques autres acteurs, et propose ses nouveaux processeurs milieu et bas de gamme POWER8 sous des termes très libéraux, allant même jusqu'à fournir un package de firmwares libres pour faire fonctionner les cartes embarquant ces processeurs. Les processeurs POWER8 haut de gamme ne sont pas concernés mais ceux-ci sont avant tout destinés au marché des serveurs haute fiabilité et ne sont pas pertinents pour un ordinateur personnel. Les POWER8 milieu et bas de gamme, en revanche, offrent des performances équivalentes aux processeurs de dernière génération x86, offrent toutes les fonctionnalités qu'on peut attendre d'une station de travail, consomment beaucoup d'énergie et sont encore très chers.

    • RISC-V : l'ISA RISC-V ("risc-five") est développée par l'Université de Berkeley, et est librement disponible sous licence BSD. Personne ne fabrique de processeurs RISC-V actuellement. Les processeurs RISC-V sont théoriquement peu puissants et peu efficaces énergétiquement, selon les sources ils pourraient être légèrement inférieurs ou légèrement supérieurs aux actuels MIPS en termes de performances. Cette architecture n'est pour l'instant pas envisageable pour une station de travail libre, mais comme elle est entièrement libre, elle pourrait devenir une solution pour le logiciel libre à très long terme.

    • SPARC : l'ISA SPARC est développée par Sun Microsystems, qui appartient depuis 2010 à Oracle (pas vraiment ami du libre lui non plus). L'architecture du processeur SPARC T2 a été libérée sous licence GPL en 2007 et a vu naître quelques modifications libres, mais n'a pas vraiment évolué depuis et n'est pour l'instant pas envisageable pour une station de travail libre (elle n'est même pas mentionnée dans le mail de tpearson).

    En résumé, les seules ISA constituant pour l'instant de bons candidats pour une alternative à x86 à court et moyen terme sont les haut de gamme ARM et les bas de gamme POWER8.

    ARM

    Regardons un peu plus attentivement les opportunités du côté des processeurs ARM haut de gamme. Ceux-ci, on l'a vu, possèdent toutes les fonctionnalités qu'on peut attendre d'un processeur équipant un ordinateur personnel moderne (PCIe, ECC, SATA, USB3, support d'hyperviseur, etc.). Parmi les acteurs développant des plateformes ARM haut de gamme, on trouve NXP Semiconductors, surtout connu sous son ancien nom : Freescale. Leur LS2085A NPU (Network Processing Unit) est probablement ce qui se rapproche le plus d'une station de travail moderne dans le monde ARM haut de gamme.

    Le NXP LS2085A est une carte mère équipée de 8 cœurs ARM 64 bits Cortex-A57, avec slots de RAM DDR4, connecteurs PCIe, SATA3, USB3, GigabitEthernet, etc. La carte utilise un facteur de forme inhabituel, peut-être BTX, et est apparemment pensée pour équiper des boitiers horizontaux rackables.

    Côté inconvénients, les processeurs n'ont pas de cache L3, elle embarque au moins un firmware non-libre dont l'élimination désactive les ports Ethernet intégrés (mais il est possible d'utiliser une carte réseau PCI), et bien évidemment, elle sera très chère (apparemment elle n'est pas encore disponible à la vente au moment où j'écris ces lignes).

    POWER

    Jetons maintenant un œil du côté des opportunités concernant les processeurs POWER8 milieu et bas de gamme. Les processeurs POWER8 sont une gamme de processeurs basés sur la spécification Power ISA v2.07 d'IBM. Comme les ARM haut de gamme, ils proposent toutes les fonctionnalités intéressantes qu'on retrouve chez les processeurs x86 modernes. Les POWER8 bas de gamme actuels affichent des performances supérieures aux ARM haut de gamme actuels.

    Contrairement aux x86, qui sont little-endian (petit-boutistes), les processeurs POWER sont historiquement big-endian (gros-boutistes), mais les générations actuelles comme POWER8 sont bi-endian (biboutistes).

    Les processeurs POWER8 mettent l'accent sur la bande passante : contrairement à l'ARM A57 ils possèdent des caches L3, et même des caches L4 pour certains modèles, offrent une importante bande passante pour les entrées/sorties et la mémoire, et proposent une interface additionnelle à PCIe appelée CAPI (Coherent Accelerator Processor Interface) supposée plus avantageuse en terme de latence.

    IBM fournit, via l'OpenPOWER foundation, des firmwares libres pour faire fonctionner les cartes mères à base de POWER8. Contrairement aux ordinateurs sous ARM, les firmwares relatifs aux contrôleurs NIC et GPU intégrés sont libres, la seule exception étant le microcode du CPU. Cependant ce microcode est très différent de celui présent dans les processeurs d'Intel et d'AMD : il fait beaucoup moins de choses, effectue des tâches bien plus basiques, est stocké sur un module du processeur et n'est pas chargé depuis l'OS, et pourrait même être considéré comme acceptable par la FSF. IBM ne publie pas le code pour des raisons techniques, mais prévoit de résoudre ces problèmes et de libérer le microcode CPU de la prochaine génération de microprocesseurs (POWER9).

    Bien évidemment, aucun des binaires nécessaires au fonctionnement de la carte mère n'est signé. Il existe cependant un mécanisme de signature dans les plateformes POWER8, mais celui-ci est totalement sous le contrôle de l'utilisateur : l'utilisateur peut ajouter sa propre clé, signer ses binaires et faire en sorte que l'ordinateur vérifie les signatures au boot. C'est un système de sécurité similaire à celui présent dans les Chromebook ARM de Google.

    Du côté des inconvénients, rappelons que les processeurs POWER8 bas et milieu de gamme sont chers, et qu'ils ont une consommation entre 130 et 190W, ce qui exclut toute possibilité de les utiliser pour remplacer les x86 dans des ordinateurs portables. Cependant, ils restent de bons candidats pour des stations de travail fixes.

    Malheureusement, les constructeurs de machines POWER ne proposent en général pas de produits pouvant faire office d'ordinateur personnel pour libristes : les cartes mères haut de gamme sont excessivement chères, les cartes mères bas de gamme n'utilisent pas les firmwares OpenPOWER, mais de vieux firmwares non-libres, et généralement leur facteur de forme les rend inadaptées aux stations de travail.

    C'est pourquoi Raptor Engineering a décidé de produire une carte mère ATX bas de gamme basée sur POWER8, appelée Talos. Celle-ci aurait un socket POWER8 pouvant accueillir un processeur 130W ou 190W au choix, et serait dotée d'une connectique impressionnante : 8 slots de RAM DDR3 (jusqu'à 256GB), 8 connecteurs SATA3, 1 slot PCI, 4 slots PCIe 8x, 2 slots CAPI/PCIe 16x, 1 slot mPCIe, 2 connecteurs USB 3.0 internes, 4 ports USB 3.0 externes, 2 ports eSATA externes, 1 port HDMI, 2 connecteurs RS232 externes, 1 connecteur GPIO, 2 ports Gigabit Ethernet. La carte mère devrait également intégrer des interrupteurs physiques pour activer/désactiver le NIC intégré et l'écriture des puces hébergeant les firmwares du BIOS et les clés de sécurité. Le GPU intégré sera un ASpeed AST2400 BMC, un simple contrôleur vidéo 2D sans accélération graphique. Pour tout usage allant au-delà de la simple bureautique (jeux, rendu 3D, etc), Raptor Engineering recommande une carte graphique, par exemple une Nvidia GK104 de la génération Kepler, qui, couplée avec le pilote nouveau, constitue une des dernières cartes de Nvidia pouvant fonctionner sans binaire signé. Ainsi, Il serait possible de constituer un ordinateur personnel capable de faire tourner des jeux comme Xonotic, sur un système totalement libre (si on exclut le microcode CPU et sans doute aussi le firmware du disque de stockage).

    Actuellement la carte mère Talos est en développement, et Raptor Engineering essaie d'évaluer la demande pour ce produit. Pour un prix attendu d'environ 3700$, Raptor Engineering proposera la carte mère Talos, un CPU POWER8 octocore 130W, et la quasi-totalité des schémas des circuits de la carte mère. Ces derniers ne seront pas sous licence libre.

    Il est probable que seuls les plus riches des libristes poilus achèteront une carte mère POWER8 Talos, mais il est aussi probable que cette initiative amorce l'émergence d'un nouveau marché de niche dans le monde des processeurs POWER, et fasse naître un nouvel espoir chez ceux qui voudraient utiliser une station de travail moderne, puissante et ouverte, pour programmer, travailler, créer, jouer librement, ou tout simplement faire leur informatique loin de la surveillance des autres, au cours des 5 à 10 prochaines années.

    L'invasion de firmwares intelligents, de microcodes de plus en plus évolués, voire de micro-systèmes en dessous des systèmes d'exploitations sur les matériels modernes, suit l'évolution des capacités de la moindre des puces. Cela force aussi à remettre en perspective nos définitions de firmwares et à considérer beaucoup d'entre eux comme du logiciel devant être libéré.

    Complément : même si POWER8 semble être le meilleur candidat pour une station de travail fixe, il fait peu de doute qu'on devra lui préférer ARM sur les ordinateurs portables. Ceux qui suivent le blog de la FSF ou la newsletter de ThinkPenguin ont été notifiés de l'existence d'un nouveau projet : le dispositif EOMA68 de Rhombus Tech. Je n'ai pas regardé en détail, mais apparemment ce serait une carte mère à base d'ARM embarquée dans un boîtier, qui pourrait ensuite être couplé à d'autres éléments pour former soit un ordinateur fixe, soit un laptop, soit un routeur, etc, au choix de l'utilisateur. Je n'ai pas regardé ce projet très en détail et j'ai quelques doutes sur les possibilités techniques de faire un truc puissant et moderne avec un tel objectif de modularité, mais le fait que le projet soit déjà bien avancé et que la certification RYF fasse partie des objectifs mérite qu'on y jette un œil.

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  • PrimTux dans une machine virtuelle sous Windows (Journaux LinuxFR)

    Une version de PrimTux utilisable sous Windows grâce à une machine virtuelle est disponible pour permettre à des utilisateurs sous Windows avec des machines récentes de pouvoir l’utiliser sans avoir aucune installation à faire. Autrement dit, il n’y aura aucune crainte de « casser » son système Windows avec démarrage sécurisé. Le principe est simple : on utilise un logiciel portable qui crée une machine virtuelle au sein de laquelle PrimTux est pré-installée et prête à fonctionner. Rien n’est installé sur votre ordinateur, il suffit de supprimer les fichiers copiés pour faire disparaître la machine virtuelle et PrimTux. Comme il s’agit d’une machine virtuelle, rien de ce que vous ou vos enfants ferez sur PrimTux n’affectera votre PC.

    Après avoir téléchargé le fichier PrimTux-virtuelle.exe, rendez-vous dans le dossier dans lequel a été fait ce téléchargement. Double-cliquez sur le nom du fichier. Il s’agit d’un fichier compressé qui va s’extraire tout seul.

    vmwin01

    Dans la fenêtre qui s’affiche, cliquez sur le bouton à droite pour ouvrir une boîte de dialogue qui vous permettra de choisir le répertoire dans lequel faire l’extraction. Vous pouvez choisir n’importe quel répertoire.

    vmwin04

    Cliquez sur Ok, puis sur le bouton [Extract] de la fenêtre précédente. L’extraction va débuter et demander plusieurs minutes.
    Lorsque ce sera terminé, rendez-vous avec votre explorateur de fichiers dans le dossier dans lequel l’extraction a été faite.
    Double-cliquez sur le fichier Portable-VirtualBox.exe.

    vmwin02

    Cela lance le logiciel Virtualbox. Cliquez sur le bouton « Démarrez » pour que PrimTux démarre et se lance tout seul. Vous pourrez alors l’utiliser comme si vous aviez un véritable PC sur laquelle la distribution était installée.

    vmwin03

    Nota: Si vous êtes dans une session avec des droits limités, le mot de passe administrateur vous sera demandé.

    Pour cesser d’utiliser PrimTux, il vous suffit de quitter la distribution comme si vous étiez sur un véritable PC. Fermez ensuite Virtualbox.

    Source : forum PrimTux

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  • Putain que la route est longue ! ! ! (Journaux LinuxFR)

    (désolé pour le titre … mais là ça déborde)

    Aujourd'hui, j'ai besoin d'éditer des vidéos : j'ai fait un screen cast (un tuto d'utilisation d'un logiciel) en plusieurs bouts (fichier webm) et je voulais coller les bouts, enlever les morceaux indésirables (les fins), ajouter de la musique et des titres et faire des transitions sympas.

    J'avais déjà eu des expériences assez malheureuses avec Linux et l'édition vidéo.

    Il y a quelques années, j'avais fait basculer sous Linux mon oncle qui fait de la vidéo animalière en semi-pro … il était revenue dare/dare sous Windows car il ne s'en sortait pas (bon, il n'y avait pas que Cinelerra en cause mais c'était déjà une bonne raison).

    En Mars 2014, j'avais voulu monter un petit film de vacances : j'avais galéré pour trouver un logiciel simple pour monter des bouts de film, des photos, une bande son et quelques titres.
    OpenShot et consorts ne fonctionnaient pas bien (je ne me souviens plus des détails).
    Au final ffDiaporama m'avait sauvé la mise : ce n'était pas ce que je voulais (j'aurai voulu un éditeur vidéo multi-pistes, non linéaire) mais j'étais arrivé à un résultat correct.

    Tout ça pour dire qu'aujourd'hui, je me suis dit plus de 2 ans après, ça va aller mieux !

    Je suis sur Ubuntu Gnome 16.04.
    J'installe Openshot (version qt 2.0.7) : impossible d'avoir un aperçu de mes vidéos (que je peux visualiser avec Totem ou VLC). J'ai seulement le son.
    J'installe Pitivi : impossible de passer l'écran de création de projet … crash systématique !

    Je suis de retour à ffDiaporama … qui ne fonctionne pas mieux : impossible de lire mes fichiers webm.

    Bon, finalement avec la version "standard" de OpenShot (v. 1.7 sans PPA), j'ai réussi à voir mes vidéos, faire mon montage … même si inexplicablement le son baisse lors de l'écoute en aperçu … comme ce sont mes commentaires, ce n'est pas trop grave !

    Bref, de par mon bout de la lorgnette, le montage vidéo tout simple sous Linux en 2016, c'est toujours pas ça !

    Alors, je suis sur que si je passe du temps, j'arriverai à faire fonctionner ceci ou cela … mais moi, j'aurai aimé que ça fonctionne out of the box et de manière simple.

    Et vous, qu'est-ce que vous utilisez pour monter vos vidéos de vacances et vos screen cast sous Linux ?

    PS: J'utilise Linux tous les jours et je n'ai pas envie de changer : je ne suis pas là pour troller … c'est juste qu'il y a des jours, on aimerait que ça se passe mieux … surtout quand il fait plus de 40° à l'ombre ! !

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  • Le logiciel libre au-delà de x86 (Journaux LinuxFR)

    Sommaire

    Toute personne qui essayé de libérer son ordinateur de bureau jusqu'au firmware de la carte mère, ou qui s'est intéressée à l'évolution du projet Coreboot ces dernières années le sait : la situation des quatre libertés sur nos stations de travail est actuellement très mauvaise.

    La situation actuelle

    État des firmwares

    Le wiki du projet Coreboot (projet visant à analyser le fonctionnement des firmwares non-libres embarqués sur les cartes mères et à les remplacer, totalement ou en partie, par un firmware libre) détaille cette situation dans un article listant les programmes non-libres que Coreboot peut être amené à charger pour permettre le fonctionnement correct de la carte mère. Le site du projet Libreboot (modification de Coreboot visant à se passer totalement de l'exécution de code non-libre, sur un nombre de modèles évidemment beaucoup plus restreint) donne des détails sur certains firmwares. Selon le cas, le programme en question peut être optionnel ou absolument nécessaire, son remplacement difficile ou complètement impossible, son potentiel de contrôle sur l'informatique de l'utilisateur négligeable, gigantesque ou simplement inconnu. Rappelons que la conception de la carte mère dépend principalement du CPU qui y est rattaché, et que le marché du CPU sur les ordinateurs de bureau est en gros partagé entre deux géants : Intel et AMD. Aperçu de la situation :

    Sur les plateformes Intel :

    • le firmware GBE (Gigabit Ethernet) : c'est un petit binaire de 8 Ko, qui contient des informations d'initialisation du chipset Ethernet intégré à la carte mère. Il ne contient pas de code exécutable, et il est possible de s'en passer si on n'utilise pas le port Ethernet intégré à la carte. Sur les plateformes GM45/GS45 (génération de processeurs Penryn, chez Lenovo cela correspond à la génération "*00" : X200, T400, T500, etc, apparus aux alentours de 2008), le GbE a été libéré par rétro-ingénierie grâce aux efforts du projet Libreboot.

    • le VBIOS (VGA BIOS, ou VGA Option ROM) : c'est un firmware de quelques dizaines de Ko qui s'exécute sur le processeur principal et permet d'initialiser l'affichage vidéo lors des premières étapes du démarrage de l'ordinateur. Il est possible de s'en passer sous GNU/Linux, l'OS initialisant lui-même l'affichage vidéo lors du chargement du noyau. Cependant, l'écran restera noir durant les premières secondes du boot, avant que le noyau ne prenne le relais. Il est possible de contenir l'exécution du VBIOS avec coreboot, au moins en partie (celui-ci peut encore accéder à des sections arbitraires de la RAM directement). Comme pour le contrôleur Ethernet, il n'est pas utilisé si on utilise un autre GPU que celui intégré à la carte mère : dans ce cas c'est un autre VBIOS, présent dans la carte graphique, et probablement lui aussi non-libre, qui sera utilisé. Sur les ordinateurs Thinkpad T60 (plateformes i945, génération de processeurs Yonah et Merom, apparus aux alentours de 2006) utilisant les GPU Intel GMA 950, le VBIOS a été libéré par rétro-ingénierie grâce aux efforts du projet Libreboot.

    • le microcode CPU : c'est un petit firmware qui sert à mettre à jour le microcode interne du CPU. En effet, les microprocesseurs Intel embarquent une ROM contenant un microcode nécessaire au bon fonctionnement du CPU. Ce microcode est historiquement considéré comme acceptable par la FSF, car en lecture seule et non mis à jour, il peut être considéré comme du hardware. Depuis la fin des années 1990 cependant, Intel distribue des mises à jour de ces microcodes pour résoudre des défauts dans les microcodes embarqués. Ces mises à jour sont placées dans les BIOS par les constructeurs de cartes mères. Depuis quelques années, on commence même à voir des mises à jour distribuées au niveau du système d'exploitation lui-même (si vous utilisez Debian par exemple vous avez peut-être constaté qu'on vous recommandait d'installer un paquet non-libre avec un nom du style 'intel-microcode'), car les mises à jour du constructeur via le BIOS ne sont plus toujours suffisantes. On pense qu'il est possible de se passer des mises à jour du microcode CPU si on exclut les générations de CPU les plus récentes. Il est difficile cependant de donner une date précise, car cela dépend de la génération, des bugs que le microcode est supposé corriger, peut-être aussi du numéro de série. Des gens ont reportés des bugs mineurs sur certains processeurs de 2008, alors que d'autres ont dit n'avoir pas constaté de bug avec des CPU de générations plus récentes. Il est donc théoriquement possible de se passer de ce microcode, mais il est généralement admis que les microcodes embarqués dans les CPU au sortir de l'usine sont de plus en plus buggués au fil des générations, et que la probabilité d'être dépendant d'une mise à jour de microcode est de plus en plus grande. Notons que les microcodes Intel sont signés avec une signature RSA 2048 bits, et ne seront donc probablement jamais libérés. Notons aussi que ce microcode effectue des tâches extrêmement basiques (décomposer des instructions en sous-instructions plus simples à traiter par le matériel), et la probabilité qu'il contienne des fonctionnalités pouvant compromettre le système est extrêmement faible (elles seraient trop difficiles à mettre en place à ce niveau).

    • le ME (Management Engine) : la bête noire des développeurs de Coreboot. C'est un très gros firmware pouvant aller jusqu'à 5 Mo, s'exécutant sur un processeur ARC situé dans le PCH (Platform Controller Hub, équivalent moderne du northbridge) des chipsets Intel et séparé du processeur principal. Ce firmware est constamment en fonctionnement lorsque l'ordinateur est allumé. Le but annoncé de ce firmware est d'implémenter la technologie AMT (Intel Active Management Technology), qui permet notamment de retrouver son ordinateur lorsqu'on se l'est fait voler, en permettant d'effectuer toutes sortes d'opérations dessus, à distance, indépendamment du système d'exploitation, pour peu que celui-ci soit branché au réseau au moins une fois. On peut par exemple éteindre/rebooter/réveiller la machine à distance, capturer les paquets du réseau, lire les fichiers ouverts, accéder aux programmes en cours d'exécution, faire des captures d'écran, enregistrer la frappe au clavier, utiliser la webcam et le micro, rendre l'ordinateur définitivement inopérant, etc. Une liste un peu plus étoffée des fonctionnalités et des applications possibles est disponible ici. Pour ce faire, le ME doit bien évidemment avoir un accès aux adaptateurs réseau, à la gestion de l'énergie, au contenu de la RAM en lecture et en écriture, et ce sans que les système d'exploitation hôte ne puisse le savoir. C'est grosso-modo un petit système d'exploitation, totalement sous le contrôle d'Intel, tournant à côté du système d'exploitation principal, de façon totalement transparente. Le ME serait aussi le siège de la technologie Intel Boot Guard introduite plus récemment, dont le but est d'empêcher toute modification des firmwares embarqués en vérifiant leur signature au boot, rendant impossible le remplacement de l'UEFI par un firmware non-approuvé par Intel. Boot Guard n'est apparemment pas activé par défaut sur les plateformes actuelles. Les emmerdes volant toujours en escadrille, c'est aussi dans le ME qu'on trouve la technologie PAVP (Protected Audio-Video Path), un équivalent de HDCP, mais plus robuste (en gros les flux vidéo et audio déchiffrés sont transmis directement au GPU sans que le CPU n'ait connaissance de quoi que ce soit, rendant impuissant les applications de capture audio/vidéo). Ce petit bout de BIOS génère tant d'inquiétudes sur le plan des libertés numériques que certains développeurs lui ont créé un site dédié. Bien évidemment, ce firmware est signé depuis la génération Penryn (~2008), et nécessaire au fonctionnement du système depuis les ordinateurs de la génération Nehalem (fin 2008-début 2009), pour lesquels le système freeze 30 minutes après le boot si le ME n'est pas présent. Sur les générations post-Nehalem (Sandy Bridge et postérieures), l'ordinateur ne boote simplement pas. Sur les plateformes i945 (Yonah et Merom, ~2006), il n'y avait pas de PCH, le ME était donc présent dans le contrôleur Ethernet. Il était non-signé, optionnel, plus petit (1,5 Mo) et ne contenait probablement que des données d'initialisation (le hardware n'étant pas capable de charger du code exécutable depuis le contrôleur). Sur les plateformes Penryn, les développeurs de Libreboot ont pu désactiver le chargement du ME, bien que celui-ci soit signé, via une bidouille du descripteur de fichiers du BIOS. Bien que certains passionnés essayent cependant d'en faire une rétro-ingénierie partielle afin de connaître son fonctionnement, il est pratiquement sûr que le ME ne sera jamais libéré.

    • le MRC (Memory Reference Code) : c'est un firmware présent dans les UEFI des plateformes Intel à partir de la génération Sandy Bridge (~2011). Il tourne sur le CPU principal, et permet d'initialiser la RAM et l'USB. Apparemment ce blob est non-signé, et pourrait potentiellement être remplacé un jour par rétro-ingénierie.

    Sur les plateformes AMD :

    • NIC firmware : c'est le firmware du chip Ethernet (Network Interface Controller) embarqué, équivalent du GBE chez Intel. Apparemment ce blob ne concernerait que les chips Broadcom intégrés, relativement rares. Il pourrait en théorie être remplacé assez facilement.

    • VBIOS (VGA BIOS/VGA Option ROM) : Mêmes caractéristiques que sur les plateformes Intel. Notons que celui-ci n'a pas été libéré sur les Thinkpad dotés d'un GPU AMD : les modèles T60p et assimilés présentent donc des soucis d'initialisation vidéo au niveau du BIOS à l'heure actuelle. Notons aussi que AMD ne fabriquant pas que des GPU embarqués, le VBIOS d'AMD est également présent dans des cartes graphiques. Une tentative de libération de ceux-ci par rétro-ingénierie avait d'ailleurs été tentée il y a quelques années dans le projet "open radeonbios", mais celui-ci n'était pas allé très loin (juste une initialisation du port VGA et de la 2D sur certaines vieilles cartes).

    • le microcode CPU : Mêmes fonctions et mêmes caractéristiques que celui d'Intel. Dans Debian, on a pu voir arriver le paquet amd-microcode quelques mois après le paquet intel-microcode. Là aussi, des utilisateurs rapportent des bugs nécessitant d'appliquer les mises à jour du microcode sur des plateformes récentes. Comme pour Intel, il est signé en RSA 2048 bits et ne sera probablement jamais libéré.

    • AMD IMC (Integrated Microcontroller) : Il s'agit d'une sorte d'EC (Embedded Controller) présent dans le southbridge des cartes mères AMD depuis au moins 2007 (et peut-être même bien avant). Pour rappel, l'EC est un petit firmware présent sur les cartes mères (mais généralement en-dehors du BIOS, sur une puce dédiée) et prenant en charge les fonctions basiques de gestion de l'énergie. Il est possible de s'en passer au moins sur certaines cartes (qui utilisent l'EC classique à la place). Il est possible que l'IMC soit libéré par rétro-ingénierie dans un futur proche.

    • AMD XHCI (eXtensible Host Controller Interface) : c'est le firmware du contrôleur USB 3.0. Il est apparu lorsque AMD a commencé à implémenter l'USB 3.0 dans ses cartes mères (probablement au moment de la sortie de la plateforme Bulldozer/Fam15h et du chipset AM3+, donc aux alentours de 2011). Il est possible de s'en passer, mais alors il faut accepter de perdre les fonctionnalités USB 3.0 de la carte mère. Non-signé, il est théoriquement possible de le remplacer par rétro-ingénierie.

    • SMU (System Management Unit) : Le SMU se présente comme un EC subsidiaire présent dans le northbridge des cartes de la génération Fam15h et postérieures, prenant en charge la gestion de l'énergie des composants PCI et notamment des GPU, et gérant peut-être d'autres choses essentielles au système (avec un accès au moins partiel à la RAM). Il implémente notamment un petit processeur tournant par-dessus le processeur principal, les fonctions du SMU étant exécutées sur ce processeur secondaire. Le SMU est un blob signé, mais une faille de sécurité y a été découverte en 2014, permettant d'injecter du code dans une petite section non concernée par la signature. AMD a corrigé la faille dans une mise à jour du SMU, mais la clé de chiffrement (symétrique, HMAC) reste la même. Il a ensuite été découvert qu'on pouvait récupérer la clé HMAC du SMU sur des plateformes non mises à jour via cette faille, ce qui a été fait, et il est désormais théoriquement possible de libérer le SMU sur les plateformes AMD actuelles. Il est fort probable que la clé de chiffrement soit changée sur les futures plateformes.

    Note : Cette architecture à base de processeurs virtuels tournant sur le processeur principal est en fait une architecture assez courante des blobs du BIOS (c'est apparemment aussi comme ça que sont implémentés l'IMC, le XHCI, le ME d'Intel et le PSP d'AMD), et le hacker Rudolf Marek qui a présenté une analyse du firmware SMU au 31ème Chaos Communication Congress en 2014 a proposé de les baptiser "matroshka processors" (processeurs-poupées russes).

    • PSP (Platform Security Processor) : L'équivalent du Management Engine, mais côté AMD. Il est apparu dans les cartes AMD Fam15h 4ème génération, correspondant à la plateforme Excavator/Carrizo, sorties en 2015. Comme le ME, il implémente son propre microprocesseur (un Cortex A8) et fait tourner un petit système d'exploitation par-dessus, indépendamment du système hôte et de façon totalement transparente. On n'a pour l'instant pas beaucoup d'informations précises sur ce qu'il fait : probablement des choses liées aux DRM, à l'image de PAVP chez Intel, et à la sécurité (TPM, accélération crypto, RNG). Les fonctionnalités du ME non-liée à la sécurité seraient absentes du PSP pour le moment, mais il n'est pas exclu qu'elles y soient intégrées un jour. Apparemment il aurait accès à la RAM, comme le ME. La carte mère ne boote pas si le PSP est absent. Le PSP est un peu plus documenté que le ME (on connaît l'algo de compression), et AMD fournit au projet coreboot un PSP "minimaliste" qui ne ferait qu'initialiser les composants de la carte mère au démarrage. On suppose que les futures versions du PSP intègreront des fonctionnalités actuellement gérées par d'autres parties du BIOS/EFI (comme initialiser la mémoire).

    Pour résumer : Si vous avez un ordinateur Intel acheté entre 2005 et 2008, vous ferez face face à un GBE, un VBIOS, un petit ME "passif" et non-signé, et peut-être un microcode CPU. Pour un ordinateur post-2008, vous aurez un GBE, un VBIOS, un ME signé désactivable et peut-être un microcode. Après 2009, vous aurez un GBE, un VBIOS, un ME signé non-désactivable et peut-être un microcode. À partir de 2011, vous devrez faire face un GBE, un VBIOS, un ME signé nécessaire au boot, un MRC et très probablement un microcode. Si vous avez un ordinateur AMD acheté avant 2007, vous ferez face à un VBIOS, et peut-être un microcode et un firmware NIC. Après 2007, vous aurez un VBIOS, un IMC, peut-être un microcode et un firmware NIC. À partir de 2011, vous aurez un VBIOS, un IMC, un XHCI, un SMU signé et peut-être un microcode et un firmware NIC. Après 2015, vous devrez faire face à un VBIOS, un IMC, un XHCI, un SMU signé, un PSP signé, peut-être un firmware NIC, et probablement un microcode.

    Au fil des années et des générations de processeurs, on observe bien une tendance : le nombre de blobs non-libres dans nos cartes mères augmente, leur taille augmente, la probabilité qu'ils soient nécessaires au fonctionnement du système augmente également, de même que la probabilité qu'ils soient signés et donc irremplaçables, et enfin le nombre de choses qu'ils sont capables de faire sur le système s'étend également. Les ordinateurs Intel qui donnent à l'utilisateur un degré de liberté raisonnable, et validés RYF par la FSF datent, au mieux, de 2008. On constate aussi qu'AMD finit toujours plus ou moins par faire les mêmes bêtises qu'Intel, avec quelques années de retard. Le comportement d'AMD vis à vis d'Intel fait un peu penser à celui du Parlement Européen vis à vis du Sénat Américain sur les lois liées au numérique : il suffit que le second décide de faire une connerie pour que le premier lui emboîte le pas quelque temps après.

    La situation de la liberté de l'utilisateur sur les stations de travail modernes n'est donc guère radieuse, et on a de bonnes raisons de penser qu'elle sera de pire en pire dans les années qui viennent.

    État du marché

    Se pose alors logiquement la question suivante : Comment en est-on arrivé-là ?

    Difficile de répondre objectivement à cette question sans avoir une connaissance exhaustive de l'histoire des ordinateurs personnels au cours du dernier quart de siècle, mais on peut déjà avoir des éléments de réponse en observant le marché actuel.

    D'abord, il faut savoir que lorsqu'on parle des ordinateurs personnels, on parle presque exclusivement de plateformes x86. x86 est un jeu d'instructions (ISA : Instruction Set Architecture) mis au point par Intel à la fin des années 70, qui est peu à peu devenu le standard de fait dans les ordinateurs personnels, les serveurs et même plus récemment les supercalculateurs. Cette architecture est presque totalement contrôlée par Intel : tous les développements faits par Intel sur l'architecture x86 depuis la sortie de l'Intel 80486 en 1989 sont la propriété exclusive du fabricant. L'autre gros fabricant de processeurs compatibles x86, AMD, fait figure d'exception puisqu'il a obtenu d'Intel une licence x86 sur les processeurs 8086 et 8088, en 1982, à une époque ou Intel en accordait à ses concurrents. Il a tout de même fallu une bataille juridique pour qu'AMD puisse, en 1995, continuer à faire concurrence à Intel en développant ses propres améliorations sur x86. Malgré cela, Intel garde un contrôle très fort sur le marché, avec une supériorité technologique reconnue (le rapport performances/consommation fait qu'Intel possède une quasi-exclusivité sur le laptop) et une part dominante tournant autour de 80%.

    En théorie, le BIOS ou UEFI est indépendant du microprocesseur, car il est situé sur la carte mère et est développé par le fabricant de la carte. Cependant, la carte mère est conçue pour accueillir un CPU d'une certaine marque et d'une certaine génération, et doit donc disposer un socket et d'un chipset compatibles, dépendants du fabricant du CPU, qui est alors en mesure de dicter ses conditions au fabricant de la carte mère. Dans le cas d'Intel et AMD, ces conditions incluent l'intégration obligatoire au sein du BIOS d'un package logiciel contenant les firmwares décrits plus haut. Ce package s'appelle FSP dans le cas d'Intel (Firmware Support Package) et AGESA dans le cas d'AMD (AMD Generic Encapsulated Software Architecture).

    Note : Au moment où j'écris ces lignes, AMD essayerait de sous-licencier sa licence x86 à un constructeur chinois, ce qui laisserait a priori espérer qu'un nouveau concurrent puisse apparaître sur le marché du x86 dans les prochaines années. Cependant, il n'y a pas grand chose à espérer de cette tentative : clarifier la situation ne serait-ce que sur le plan juridique va prendre énormément de temps, il y a fort à parier qu'Intel ne laissera pas un nouveau concurrent émerger aussi facilement, que l'État américain mettra tout son poids dans la balance pour que la souveraineté américaine sur le marché des ordinateurs personnels et serveurs ne soit pas mise à mal, et, même si AMD réussit, on ne sait pas du tout sous quelles conditions cette licence sera vendue, ni si ce concurrent vendra des produits conçus dans l'intérêt de l'utilisateur (peut-être qu'ils seront simplement limités au marché chinois et assortis d'un package logiciel PRC-compliant).

    Il existe d'autres architectures que x86 utilisées dans les ordinateurs personnels. Richard Stallman est connu pour avoir longtemps utilisé un netbook Lemote Yeeloong dépourvu de BIOS afin de ne pas dépendre de logiciels non-libres. Cet ordinateur utilisait un processeur Loongson utilisant l'architecture MIPS, aux performances médiocres, mais visiblement assez puissant pour permettre à Richard d'y faire tourner GNU/Linux-libre et sans doute EMACS. Certains constructeurs commencent à vendre des ordinateurs portables utilisant l'architecture ARM et donc non soumis aux conditions d'Intel et d'AMD. Certains Google Chromebook notamment utilisent un processeur ARM et sont vendus avec un BIOS Coreboot au moins partiellement libre. Bien que nettement plus puissants que les ordinateurs MIPS, les ordinateurs ARM restent significativement limités au niveau du matériel et en terme de puissance, comparativement aux ordinateurs x86 de génération équivalente.

    On le voit, la situation en terme de concurrence sur le marché des ordinateurs personnels est elle aussi très mauvaise. Le marché est soumis à un quasi-monopole d'Intel, ou un oligopole Intel-AMD, suivant comment on voit les choses. Il n'y a grosso-modo pas de concurrence et la situation sur x86 est complètement bloquée. Cette situation génère beaucoup d'inquiétudes, tant en termes de conséquences sur les droits du consommateur qu'en termes d'évolution du marché.

    Proposition n°1 : le matériel libre

    Un nouveau regard

    Le concept de matériel libre est difficile à définir. Théoriquement, il s'agit d'appliquer au matériel électronique, et par extension, aux autres objets physiques, les quatre libertés fondamentales du logiciel libre. Aujourd'hui, ce concept se heurte encore aux limites de notre technologie : il n'existe pas actuellement de moyen abordable, rapide et peu coûteux de copier du matériel électronique et donc d'assurer la liberté n°2. Pour cette raison, Richard Stallman et la FSF ne reconnaissent pas le concept de matériel libre et ont longtemps refusé de donner une analyse détaillée de la question. Pourtant, le matériel libre constitue pour certains libristes l'ultime espoir face à l'écueil principal du logiciel libre : la compatibilité avec le matériel. En effet, si le matériel est libre, on sait comment il fonctionne, et on peut donc facilement écrire des logiciels pouvant l'exploiter.

    Les années 2000 et 2010 ont vu se développer de nombreux projets de matériel électronique pouvant s'apparenter, du moins en partie, au concept de matériel libre, et regroupés sous la bannière de l'"open hardware".
    Le terme open hardware n'a lui non plus pas de définition précise. Selon les projets, il désigne tantôt du matériel libre, tantôt des circuits imprimés (PCB) libres sur lesquels se greffent des composants pas nécessairement libres. À l'heure actuelle, la très vaste majorité des projets dits open hardware appartiennent à la deuxième catégorie. Ce sont des PCB, dont les schémas sont publiés sous licence libre, reliant entre eux des composants (microprocesseurs, contrôleurs, puces diverses) non-libres. Pire encore, ces composants non-libres ne sont pas nécessairement documentés, et les projets pouvant se vanter de n'intégrer que du matériel parfaitement documenté se comptent sur les doigts d'une main.

    En mars 2015, Richard Stallman a finalement publié un article détaillant ses réflexions sur le sujet, et définissant les positions officielles de la FSF concernant le matériel libre. Dans cet article, il réaffirme son rejet du terme "open hardware" ainsi que son scepticisme quand à la possibilité factuelle d'exercer la liberté n°2. Mais il introduit également quelques points nouveaux dans son discours :

    • on ne peut pas copier le matériel pour l'instant, mais on peut copier les fichiers qui le décrivent : il faut donc parler de "schémas de conception libres" (Free Hardware Designs)

    • les schémas de conception libre pourraient un jour devenir le seul moyen pour un utilisateur de faire son informatique librement

    • pour l'instant, il n'est pas nécessaire de rejeter le matériel non-libre, mais un jour, cela le sera peut-être. En attendant, les schémas de conception libres doivent être soutenus et encouragés.

    • il existe différents niveaux de conception pour le matériel. Les circuits électroniques des PCB sont un premier niveau, les circuits des puces embarquées sur ces PCB sont un second niveau, les cellules internes d'un FPGA en sont un troisième, etc. Il est probable qu'un jour on ait à libérer tout le matériel pour pouvoir faire son informatique librement, mais dans l'état où progressent les choses, nous devrons probablement libérer le matériel un niveau après l'autre.

    • avec des schémas de conception libres, on reste dépendant du fabriquant du matériel. Pour que la liberté sur le matériel soit effective, il faudra une démocratisation des moyens de production correspondant à ce niveau de conception de matériel.

    Cet article a également fait l'objet d'un journal de whygee sur linuxfr, introduisant un site récapitulatif de certains projets de schémas de conception libres. L'occasion de jeter un œil sur les efforts entrepris dans le domaine jusqu'à maintenant.

    La situation actuelle

    On l'a bien vu et les contributeurs du projet Purism s'en sont mordus les doigts : dans l'état actuel des choses, il n'est pas possible de faire un ordinateur dépourvu de logiciels non-libres basé sur x86.

    Le projet Purism, décrit dans une dépêche de 2015 dont les fondateurs ont tenté de faire croire à qui voulait les entendre qu'ils fabriqueraient un ordinateur portable doté d'un processeur Intel x86 dernière génération, et dépourvu de blobs signés et autres firmwares non-libres, a bien évidemment échoué, pour toutes les raisons décrites plus haut.

    Malgré tout, il existe quantité de projets de schémas de matériel libres sérieux. La plupart sont des PCB basées sur des processeurs ARM ou MIPS, intégrant quelques contrôleurs (Ethernet, USB…) documentés, et une ou deux puces non documentées ne présentant pas ou peu d'alternatives, comme un GPU et parfois une puce Wifi. La situation déplorable des GPU embarqués sur ARM a été décrite dans une dépêche en 2013, et n'a pas vraiment changé depuis. Quelques projets cependant essayent ou ont essayé de rester aussi loin que possible du matériel nécessitant des logiciels non-libres, comme le défunt Ben Nanonote, basé sur un processeur MIPS, et le Novena Laptop, utilisant un processeur ARM et un GPU Vivante dont le firmware non-libre peut être désactivé. Ceux-ci sont bien évidemment bien en-dessous des Thinkpad x86 certifiés RYF par la FSF en terme de performances.

    À un niveau de conception plus haut, on a les projets de microprocesseurs. Les projets cités par whygee dans son journal sont F-CPU et YASEP, mais il en existe d'autres, notamment le fameux projet OpenCores (qui semble maintenant être remplacé par LibreCores ), dont le sous-projet le plus avancé semble être OpenRISC, un microprocesseur basé sur l'architecture libre RISC-V. Les communautés de concepteurs de schémas de microprocesseurs libres semblent s'orienter dans deux principales directions, les FPGA, qui offriraient de grandes possibilités techniques, mais auraient des performances encore médiocres, et l'architecture RISC-V. Dans les deux cas, la communauté se heurte au problème de la dépendance au fabricant évoqué précédemment. Il est bien beau de concevoir des microprocesseurs, encore faut-il trouver quelqu'un prêt à les fabriquer, et qui plus est à les fabriquer en respectant la spec. De ce côté la situation est au point mort depuis toujours, même si un mince espoir commence à affleurer.

    La question "Comment faire fonctionner aujourd'hui un système totalement libre sur une machine répondant aux exigences d'une station de travail moderne, notamment en terme de performances ?" reste en suspend.

    Une solution à court terme

    Situation de différentes architectures

    Timothy Pearson (tpearson) est un important contributeur du projet Coreboot. Par le biais de son entreprise Raptor Engineering, il a aidé à porter Coreboot sur des cartes mères AMD pour serveurs, et a développé un logiciel d'automatisation de tests de la version de développement de Coreboot sur ces cibles.

    En avril 2016, il publie sur la mailing list de la FSFE un e-mail intitulé Uncorrectable freedom and security issues on x86 platforms, dans lequel il détaille les problèmes de liberté des plateformes x86 rencontrés par les développeurs de Coreboot et de Libreboot, et donne un aperçu de la situation des différentes architectures non-x86 comme alternatives possibles pour des stations de travail utilisant un système libre, dans un futur immédiat. Les architectures possibles sont :

    • ARM : L'ISA ARM est la propriété d'ARM Holdings, une compagnie britannique qui conçoit des microprocesseurs et en vend des licences d'exploitation, mais n'en produit pas. Actuellement plus d'une quinzaine de fabricants disposeraient d'une licence ARM, ce qui témoigne d'un marché relativement ouvert. Le nombre de projets open hardware utilisant des processeurs ARM laisse penser que ces processeurs sont ensuite vendu sous des termes relativement libéraux. Les processeurs ARM courants sont généralement peu puissants, avec une puissance comparable aux x86 bas de gamme, très peu chers, presque imbattables en terme d'efficacité énergétique, et atrophiés de beaucoup des fonctionnalités importantes de x86 (support d'hyperviseur, ECC, SATA, PCIe…). Pour cette dernière raison les ARM courants sont inenvisageables pour une station de travail digne de ce nom. Il existe cependant des processeurs ARM haut de gamme qui ont une puissance comparable aux milieu de gamme x86 et disposent des fonctionnalités de ces derniers, mais qui sont très chers.

    • MIPS : L'ISA MIPS est développée par MIPS Technologies, qui comme ARM vendait des licences d'exploitations à différents fabricants. MIPS Technologies appartient depuis 2013 à Imagination Technologies (qui n'est pas vraiment l'ami du logiciel libre), mais quelques compagnies continuent à produire des processeurs MIPS. La plus connue est sûrement le chinois Lemote. Les processeurs MIPS sont généralement peu chers, bien en-dessous des ARM en terme de puissance, et d'une efficacité énergétique légèrement supérieure. Théoriquement suffisants pour faire fonctionner un netbook bas de gamme, ils sont surtout utilisés dans l'embarqué et ne sont pas vraiment envisageables pour une station de travail libre.

    • POWER : L'ISA POWER est développée par IBM, qui vend des licences d'exploitations à quelques fabricants. En 2013 IBM fonde l'OpenPOWER Foundation avec quelques autres acteurs, et propose ses nouveaux processeurs milieu et bas de gamme POWER8 sous des termes très libéraux, allant même jusqu'à fournir un package de firmwares libres pour faire fonctionner les cartes embarquant ces processeurs. Les processeurs POWER8 haut de gamme ne sont pas concernés mais ceux-ci sont avant tout destinés au marché des serveurs haute fiabilité et ne sont pas pertinents pour un ordinateur personnel. Les POWER8 milieu et bas de gamme, en revanche, offrent des performances équivalentes aux processeurs de dernière génération x86, offrent toutes les fonctionnalités qu'on peut attendre d'une station de travail, consomment beaucoup d'énergie et sont encore très chers.

    • RISC-V : L'ISA RISC-V ("risc-five") est développée par l'Université de Berkeley, et est librement disponible sous licence BSD. Personne ne fabrique de processeurs RISC-V actuellement. Les processeurs RISC-V sont théoriquement peu puissants et peu efficaces énergétiquement, selon les sources ils pourraient être légèrement inférieurs ou légèrement supérieurs aux actuels MIPS en terme de performances. Cette architecture n'est pour l'instant pas envisageable pour une station de travail libre, mais comme elle est entièrement libre, elle pourrait devenir une solution pour le logiciel libre à très long terme.

    • SPARC : L'ISA SPARC est développée par Sun Microsystems, qui appartient depuis 2010 à Oracle (pas vraiment ami du libre lui non plus). L'architecture du processeur SPARC T2 a été libérée sous licence GPL en 2007 et a vu naître quelques modifications libres, mais n'a pas vraiment évolué depuis et n'est pour l'instant pas envisageable pour une station de travail libre (elle n'est même pas mentionnée dans le mail de tpearson).

    En résumé, les seules ISA constituant pour l'instant de bons candidats pour une alternative à x86 à court et moyen terme sont les haut de gamme ARM et les bas de gamme POWER8.

    ARM

    Regardons un peu plus attentivement les opportunités du côté des processeurs ARM haut de gamme. Ceux-ci, on l'a vu, possèdent toutes les fonctionnalités qu'on peut attendre d'un processeur équipant un ordinateur personnel moderne (PCIe, ECC, SATA, USB3, support d'hyperviseur, etc.). Parmi les acteurs développant des plateformes ARM haut de gamme, on trouve NXP Semiconductors, surtout connu sous son ancien nom : Freescale. Leur LS2085A NPU (Network Processing Unit) est probablement ce qui se rapproche le plus d'une station de travail moderne dans le monde ARM haut de gamme.

    Le NXP LS2085A est une carte mère équipée de 8 cœurs ARM 64 bits Cortex-A57, avec slots de RAM DDR4, connecteurs PCIe, SATA3, USB3, GigabitEthernet, etc. La carte utilise un facteur de forme inhabituel, peut-être BTX, et est apparemment pensée pour équiper des boitiers horizontaux rackables.

    Côté inconvénients, les processeurs n'ont pas de cache L3, elle embarque au moins un firmware non-libre dont l'élimination désactive les ports Ethernet intégrés (mais il est possible d'utiliser une carte réseau PCI), et bien évidemment, elle sera très chère (apparemment elle n'est pas encore disponible à la vente au moment où j'écris ces lignes).

    POWER

    Jetons maintenant un œil du côté des opportunités concernant les processeurs POWER8 milieu et bas de gamme. Les processeurs POWER8 sont une gamme de processeurs basés sur la spécification Power ISA v2.07 d'IBM. Comme les ARM haut de gamme, ils proposent toutes les fonctionnalités intéressantes qu'on retrouve chez les processeurs x86 modernes. Les POWER8 bas de gamme actuels affichent des performances supérieures aux ARM haut de gamme actuels.

    Contrairement aux x86, qui sont little-endian (petit-boutistes), les processeurs POWER sont historiquement big-endian (gros-boutistes), mais les générations actuelles comme POWER8 sont bi-endian (biboutistes).

    Les processeurs POWER8 mettent l'accent sur la bande passante : contrairement à l'ARM A57 ils possèdent des caches L3, et même des caches L4 pour certains modèles, offrent une importante bande passante pour les entrées/sorties et la mémoire, et proposent une interface additionnelle à PCIe appelée CAPI (Coherent Accelerator Processor Interface) supposée plus avantageuse en terme de latence.

    IBM fournit, via l'OpenPOWER foundation, des firmwares libres pour faire fonctionner les cartes mères à base de POWER8. Contrairement aux ordinateurs sous ARM, les firmwares relatifs aux contrôleurs NIC et GPU intégrés sont libres, la seule exception étant le microcode du CPU. Cependant ce microcode est très différent de celui présent dans les processeurs d'Intel et d'AMD : il fait beaucoup moins de choses, effectue des tâches bien plus basiques, est stocké sur un module du processeur et n'est pas chargé depuis l'OS, et pourrait même être considéré comme acceptable par la FSF. IBM ne publie pas le code pour des raisons techniques, mais prévoit de résoudre ces problèmes et de libérer le microcode CPU de la prochaine génération de microprocesseurs (POWER9).

    Bien évidemment, aucun des binaires nécessaires au fonctionnement de la carte mère n'est signé. Il existe cependant un mécanisme de signature dans les plateformes POWER8, mais celui-ci est totalement sous le contrôle de l'utilisateur : l'utilisateur peut ajouter sa propre clé, signer ses binaires et faire en sorte que l'ordinateur vérifie les signatures au boot. C'est un système de sécurité similaire à celui présent dans les Chromebook ARM de Google.

    Du côté des inconvénients, rappelons que les processeurs POWER8 bas et milieu de gamme sont chers, et qu'ils ont une consommation entre 130 et 190W, ce qui exclut toute possibilité de les utiliser pour remplacer les x86 dans des ordinateurs portables. Cependant, ils restent de bons candidats pour des stations de travail fixes.

    Malheureusement, les constructeurs de machines POWER ne proposent en général pas de produits pouvant faire office d'ordinateur personnel pour libristes : les cartes mères haut de gamme sont excessivement chères, les cartes mères bas de gamme n'utilisent pas les firmwares OpenPOWER mais de vieux firmwares non-libres, et généralement leur facteur de forme les rend inadaptées aux stations de travail.

    C'est pourquoi Raptor Engineering a décidé de produire une carte mère ATX bas de gamme basée sur POWER8, appelée Talos. Celle-ci aurait un socket POWER8 pouvant accueillir un processeur 130W ou 190W au choix, et serait dotée d'une connectique impressionnante : 8 slots de RAM DDR3 (jusqu'à 256GB), 8 connecteurs SATA3, 1 slot PCI, 4 slots PCIe 8x, 2 slots CAPI/PCIe 16x, 1 slot mPCIe, 2 connecteurs USB 3.0 internes, 4 ports USB 3.0 externes, 2 ports eSATA externes, 1 port HDMI, 2 connecteurs RS232 externes, 1 connecteur GPIO, 2 ports Gigabit Ethernet. La carte mère devrait également intégrer des interrupteurs physiques pour activer/désactiver le NIC intégré et l'écriture des puces hébergeant les firmwares du BIOS et les clés de sécurité. Le GPU intégré sera un ASpeed AST2400 BMC, un simple contrôleur vidéo 2D sans accélération graphique. Pour tout usage allant au-delà de la simple bureautique (jeux, rendu 3D, etc), Raptor Engineering recommande une carte graphique, par exemple une Nvidia GK104 de la génération Kepler, qui, couplée avec le pilote nouveau, constitue une des dernières cartes de Nvidia pouvant fonctionner sans binaire signé. Ainsi, Il serait possible de constituer un ordinateur personnel capable de faire tourner des jeux comme Xonotic, sur un système totalement libre (si on exclut le VBIOS de la carte graphique, le microcode CPU et sans doute aussi le firmware du disque de stockage).

    Actuellement la carte mère Talos est en développement, et Raptor Engineering essaye actuellement d'évaluer la demande pour ce produit. Pour un prix attendu d'environ 3700$, Raptor Engineering proposera la carte mère Talos, un CPU POWER8 octocore 130W, et la quasi-totalité des schémas des circuits de la carte mère. Ces derniers ne seront pas sous licence libre.

    Il est probable que seuls les plus riches des libristes poilus achèteront une carte mère POWER8 Talos, mais il est aussi probable que cette initiative amorce l'émergence d'un nouveau marché de niche dans le monde des processeurs POWER, et fasse naître un nouvel espoir chez ceux qui voudraient utiliser une station de travail moderne, puissante et ouverte, pour programmer, travailler, créer, jouer librement, ou tout simplement faire leur informatique loin de la surveillance des états ou des entreprises, au cours des 5 à 10 prochaines années.

    Update : Même si POWER8 semble être le meilleur candidat pour une station de travail fixe, il fait peu de doute qu'on devra lui préférer ARM sur les ordinateurs portables. Ceux qui suivent le blog de la FSF ou la newsletter de ThinkPenguin ont été notifiés de l'existence d'un nouveau projet : le dispositif EOMA68 de Rhombus Tech. Je n'ai pas regardé en détail, mais apparemment ce serait une carte mère à base d'ARM embarquée dans un boîtier, qui pourrait ensuite être couplé à d'autres éléments pour former soit un ordinateur fixe, soit un laptop, soit un routeur, etc, au choix de l'utilisateur. Je n'ai pas regardé ce projet très en détail et j'ai quelques doutes sur les possibilités techniques de faire un truc puissant et moderne avec un tel objectif de modularité, mais le fait que le projet soit déjà bien avancé et que la certification RYF fasse partie des objectifs mérite qu'on y jette un œil.

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  • Entretien: JB Kempf (president de l'association VideoLAN) (Journaux LinuxFR)

    Jean-Baptiste Kempf a répondu aux questions de slashdotteurs. On peut trouver ses réponses ici.

    Il parle entre autres de H265, de l'interface utilisateur de VLC (et pourquoi elle est moche/pas très intuitive, etc.), de certaines erreurs techniques faites lors du développement de VLC que JB aurait aime ne pas avoir faites (lui ou d'autres devs), et plus encore.

    Comme je pense que de moins en moins de gens vont sur /. pour s'informer, je me permets de coller l'info ici. :)

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  • CWP : une interface web d'impression de fichiers PDF (Journaux LinuxFR)

    Bonjour à tous,

    Note : désolé pour l'autopromotion, mais cette fois-ci je me dis que ça vaut le coup.

    Cela vous est peut-être déjà arrivé : vous accueillez des invités dans votre entreprise ou chez vous. Ils ont des documents sur leur ordinateur portable et veulent les imprimer. Occasionnellement on s'en sort, mais à la longue, ça devient vite contraignant :

    • s'ils ont accès au serveur d'impression :
      • il faut leur fournir les instructions pour l'installation des pilotes
      • ils doivent (ou vous devez, en tant que super-admin) les installer, parfois pour imprimer seulement 3 pages
    • s'ils n'ont pas accès au serveur d'impression :
      • vous devez leur fournir un accès à un poste configuré
      • ils doivent transférer leurs documents sur ce poste (clé USB, e-mail…)
      • et il y manque probablement le logiciel permettant de modifier ces documents.

    Une solution évidente, ce serait d'imprimer depuis une page web, mais en dehors de rares solutions propriétaires, rien n'existe pour imprimer sur un serveur CUPS.

    Même sans être programmeur, je me suis dit que ça ne devait pas être trop compliqué de faire ça en PHP (que je connais un tout petit peu). Ça n'était pas si simple, mais le résultat n'est pas mal (si on exclut le design…) :
    CWP example

    CWP (pour CUPS Web Printing) génère donc, à partir d'un fichier JSON, une page web permettant l'envoi de fichiers PDF vers un serveur d'impression CUPS. Les fonctionnalités sont assez simples mais couvrent, je l'espère, pas mal de cas de figures :

    • le serveur CUPS peut-être distant
    • n'importe quelle option d'impression peut être permise par l'administrateur et choisie par l'utilisateur
    • une valeur par défaut peut être définie pour chaque option
    • les options peuvent être verrouillées (affichées mais non modifiables)
    • le nom d'utilisateur associé au job d'impression peut être défini par l'admin, ou réutilisé l'identifiant de l'utilisateur si la page est protégée par login / mot de passe
    • l'état de chaque imprimante peut être affiché (avec le nombre de travaux en attente dans la file)
    • il est possible d'interdire l'impression sur les imprimantes « éteintes »
    • il est possible de mettre des limites à la taille des fichiers PDF ainsi qu'au nombre d'exemplaire pour chaque impression
    • entièrement traduisible (anglais et français uniquement pour l'instant)
    • possibilité de l'inclure dans une page de votre site
    • et un mode debug pour comprendre d'éventuels soucis dans la liaison avec le serveur CUPS

    Le code est disponible sur Framagit sous licence GPL.

    Si vous avez des remarques, n'hésitez pas à m'en faire part.

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  • Chroniques de l'automatisation : l'assemblage (Journaux LinuxFR)

    À l'heure ou l'uberisation ne s'avère pas forcément si miraculeuse qua ça du point de vue financier y compris chez la firme qui a donné son nom au phénomène, il parait que le MIT met au point d'autres technos à même de bouleverser l'industrie

    Il y a des milliards de téléphones en circulation, il est bien évident que ça fait vivre un certain nombre de personnes qui prêtent leurs mains contre rémunérations pour le fabriquer. Vont-ils se faire eux aussi remplacer ? Quelles conséquences sur l'emploi sur le marché mondial ?

    On pourrait pas profiter de ces crises multiples - chomage, environnement, tout ça - pour remettre un peu à plat le système environnemento-économique ?

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  • Le noyau Linux a 25 ans (Journaux LinuxFR)

    Le 25 aout 1991, un type, Linus, du fin fond d'un igloo là-haut, dans le nord, envoyait un message sur usenet annonçant qu'il avait créé un nouveau système : linux. Pour s'amuser. 25 ans après, il s'amuse toujours avec, mais plus tout seul : il a des centaines de camarades pour l'aider (en plus qui sont payés pour la grande majorité d'entre eux).

    Bon bien sûr, au début, il a eu quelques contradicteurs, en particulier Andrew, qui lui répliquait 4 mois plus tard que Linux était obsolète (Ah ah !). Faut dire que Linus l'avait bien cherché aussi, en postant son message dans le forum dédié à Minix, le système d'Andrew.

    Personnellement, j'ai eu vent de ce fameux système linux, en 1995 je crois, à l'IUT. Un pote s'amusait régulièrement à télécharger le noyau et à le copier sur une pile de disquette afin de l'installer sur une machine chez lui. La bande passante disponible à l'IUT était bien plus importante que ce que l'on pouvait alors disposer chez soi (ah ces bons vieux modems 33,6kbit/s!). Dans les années qui suivirent, j'ai bien tenté d'installer linux sur un de mes machines, mais mon matériel restait désespérément incompatible. Ce n'est que vers la fin des années 90 que j'ai pu enfin installer une distro GNU/Linux (Mandrake) sur mes machines et depuis 2001, il reste mon système principal, que ce soit en utilisation pro ou en utilisation perso (l'admin sys de la SSII dans laquelle je travaillais en 2001 était très sympa et me laisser installer l'os que je voulais sur ma machine, merci à lui!).

    Bref, en ce qui me concerne donc, ça fait 15 ans que ça dure avec les distros GNU/Linux, car quoi qu'on en dise, Linux est prêt depuis longtemps pour le desktop !

    P.S.: je vous recommande la lecture de "Il était une fois Linux", de Linus Torvalds et David Diamond, qui raconte la naissance de notre système préféré. Ainsi que les bouquins d'Andrew Tanenbaum, pour ceux qui veulent comprendre les fonctionnements des systèmes d'exploitations classiques ou expérimentaux.

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  • Faut-il défendre la GPL devant les tribunaux ? (Journaux LinuxFR)

    Une très intéressante discussion est en cours sur la liste de diffusion du sommet du noyau Linux (Ksummit-discuss) au sujet de la licence GPL, de son respect par les entreprises et de sa défense par les détenteurs du copyright.

    D'un côté nous avons Bradley M. Kuhn qui est le directeur de Software Freedom Conservancy. Il est en faveur de la défense de la GPL en attaquant au tribunal les compagnies qui ne respectent pas la licence. Pour résumer sa pensée on pourrait citer cet extrait d'un de ses mails : "we can all decide to give up on the GPL, or we can enforce it in Courts".

    De l'autre nous avons Greg KH, un des grands mainteneurs du noyau. Sa philosophie dans ce domaine est qu'il préfère éviter toute intervention des avocats et ne veut pas de procès. Il écrit à Bradley : "As you like to quote Linus, I will too, "once the lawyers are involved, you have lost"."
    Sa solution est de parler directement à des personnes clés au sein des diverses entreprises et de les convaincre, lentement et au fil du temps, des avantages de la GPL et du travail au sein de la communauté plutôt que tout seul dans son coin. Et Greg affirme que cette méthode marche très bien !
    Il a écrit un long mail pour expliquer et étayer sa position et la lecture de ce texte est vraiment passionnante :
    https://lists.linuxfoundation.org/pipermail/ksummit-discuss/2016-August/003578.html

    Je dois dire que, sans y avoir réfléchi en détail, j'étais plutôt pour qu'on attaque en justice les entreprises qui profitent de la GPL sans respecter ses contraintes. Mais la lecture de mail de Greg a remis en question ce sentiment. Il est vraiment très convaincant.

    Et puis après Matthew Garrett écrit un court texte pour s'opposer au thèses de Greg et ses arguments me semblent eux-aussi très forts.

    Raaah…je ne sais plus quoi penser !

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  • Pétition pour modifier le droit d’auteur en Europe (Journaux LinuxFR)

    Petit journal bookmark. Désolé mais beau temps apero tousssssa !!

    Mozilla fait une petite pétition européene pour bousculer les principes de vieux de droits

    Tout en brexit pas trouvé le reste de l'europe …

    Make Create Innovate

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  • À Toulouse, ouverture d'une formation de développeur d'Applications « full-stack » (Dépêches LinuxFR)

    Une nouvelle formation 100% open-source ouvre à l'INP/ENSEEIHT de Toulouse fin octobre : "Développeur d'Applications Full-Stack". L'école publique d'ingénieurs ENSEEIHT accueille la formation et offre un campus avec toutes les facilités en plein centre de Toulouse ; elle délivrera un diplôme bac+3. L'ensemble est structuré en 5 mois d'enseignement de novembre à mars suivis de 4 mois de stage en entreprise d'avril à juillet.

    Elle vise à combler le manque de développeurs d'applications web et mobiles, en les formant aux technologies les plus demandées : Python, Node.JS, Angular, React, Git, etc. Bien sûr toute la formation sera faite sous Linux, sous une forme essentiellement appliquée de classes inversées.

    Un projet 'fil-rouge' choisi par groupes d'étudiants leur permettra de développer une application de leur choix - l'occasion aussi de concrétiser un projet de start-up pour ceux le souhaitant.

    5 entreprises partenaires participent aux enseignements et sont prêtes à signer des « Préparations Opérationnelles à l’Emploi » (POE) tant la demande est grande dans ce secteur. La POE permet à un demandeur d'emploi d'être financé par Pôle Emploi,

    L'inscription est possible jusqu'à début octobre et il reste des places vacantes. Le profil recherché est ouvert (un simple entretien d'admission aura lieu). Parlez-en autour de vous, si vous avez des amis qui ont la fibre numérique et qui souhaitent se réorienter vers un métier passionnant et porteur.

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  • Appel de wallabag aux fabricants de liseuse (Dépêches LinuxFR)

    La rentrée littéraire approche. C’est l’occasion de lancer un petit appel aux fabricants de liseuses.

    wallabag est un service de lecture différée : vous sauvegardez en un clic des articles Web dans votre compte et vous les lisez plus tard en mode déconnecté sur votre smartphone ou tablette. Le tout dans un mode épuré pour vous concentrer uniquement sur le contenu de l’article. Une présentation vidéo existe et vous permettra de mieux comprendre l’idée.

    Il s’agit d’une alternative libre et opensource à Pocket, une solution propriétaire déjà intégrée sur les liseuses Kobo.

    L’idée : voir wallabag intégré chez un ou plusieurs fabricants de liseuses.

    Le travail à fournir n’est pas impressionnant : wallabag propose déjà une exportation des articles aux formats ePUB et PDF (et bien d’autres). Techniquement, wallabag propose une API pour permettre aux applications des liseuses de récupérer les contenus sauvegardés.

    Si vous travaillez dans le monde de l’édition numérique, si vous êtes fabricants de liseuses (et vous souhaitez concurrencer Kobo :-)), si vous connaissez quelqu’un qui travaille dans l’édition numérique, si vous souhaitez pouvoir utiliser wallabag sur votre liseuse, écrivez à nicolas CHEZ loeuillet.org, contactez‐le via Twitter @nicosomb, partagez ce message, commentez‐le ci‐dessous, diffusez‐le. :-)

    Pour tous ceux qui se demandent quel est l’intérêt d’une liseuse vis‐à‐vis d’un bouquin papier, les lecteurs de LinuxFr.org ont listé quelques avantages, façon Prévert :

    • Une lisibilité excellente, même dehors.
    • Et la nuit alors ? Avec une liseuse éclairée on peut lire sans lumière donc sans déranger la personne qui dort à côté :-) ; en plus le changement de page est complètement silencieux, l'autre à côté apprécie d'autant mieux!
    • Des centaines de bouquins dans un espace super réduit (idéal pour les voyages, le camping, la randonnée, … c'est les vacances, pas les ennuis).
    • Idéal aussi dans la poche : la liseuse rentre dans la poche, le bouquin ça déroche.
    • Et puis tous les bouquins n’existent pas en format poche.
    • Ça prend moins de place dans une bibliothèque.
    • C'est léger, beaucoup plus léger, ce qui est pratique quand on lit des pavés, ou pour partir en congés, et même à l'étranger.
    • Les déménagements sont moins pénibles :-)
    • Marque-pages automatique.
    • Peut-être que c’est juste une autre manifestation du syndrome des deux mains gauches (ou quatre pieds gauches), mais les marques-pages ont tendance à s’égarer et on perd à chaque fois plusieurs minutes à retrouver où on en était avec les bouquins papier.
    • L'achat ou la dépose de fichiers sont super simples.
    • L'autonomie en semaines (un avantage de la liseuse contre un autre équipement électronique).
    • Les livres peuvent être moins chers : ce n'est pas forcément le cas, mais ça l'est toujours pour les livres dans le domaine public.
    • Ça permet de garder ses livres même après un accident : si la liseuse est perdue, passe sous l'eau ou brûle, elle est aussi fichue qu'un livre en papier le serait dans les mêmes conditions, mais les livres eux-mêmes, si on est prévoyant, on en a une sauvegarde sur son PC Debian.
    • Ça permet de lire dans des positions impossibles avec un livre en papier, par exemple dans un bus bondé ou avec zéro main (sauf une de temps en temps pour tourner la page), ou encore allongé sur le côté (pour faire ça avec un livre en papier, il faut un bras sous le corps pour tenir un côté du livre, ce qui est intenable parce que le sang ne peut pas bien y circuler, et un bras au-dessus pour tenir l'autre côté, ce qui est épuisant).
    • Suivre très facilement les notes, les renvois, le glossaire d'une simple pression du doigt.
    • De plus si la note renvoie vers un lien sur le oueb, la liseuse est généralement connectée à un réseau, ce qui permet de le consulter très facilement à tout endroit.
    • L'accès au dictionnaire en un quart de seconde… C'est bien sûr évident quand on lit dans une langue étrangère. Mais c'est aussi très utile en français. On se retrouve subitement à vérifier la définition de certains mots alors que, par paresse, on ne l'aurait jamais fait avec un livre papier.
    • Le dictionnaire anglais-français intégré. Mine de rien bien utile pour la lecture de certains romans.
    • Ça permet de lire des articles arXiv sans les imprimer et se trimbaler avec des feuilles A4 agrafées.
    • De même, on peut exporter des blogs/sites web vers sa liseuse.
    • La possibilité de surligner et retrouver facilement les passages intéressants « à développer »
    • Ensuite, la possibilité d'avoir ainsi plusieurs livres à disposition. Pour deux raisons :
      1. parce qu'on lit plusieurs livres en parallèle
      2. parce qu'il arrive qu'on finisse un livre pendant la première moitié d'un trajet de plusieurs heures.
    • Un bouquin papier qui tombe dans l’herbe ou la boue est défiguré à vie. Une liseuse ça se nettoie.
    • Un bouquin papier tient mal l’humidité genre rosée, la liseuse aucun souci.
    • Il y a même des liseuses étanches, donc on peut lire sous l'eau :)
    • Pour ceux qui détestent avoir trop de choses chez eux, un bouquin physique fini qui traîne est une gêne. La perte de temps qu’est la logistique pour s’en débarrasser (que ce soit donnons.org/vente d’occasion qui demande de prendre rendez-vous avec un particulier, ou aller à Emmaüs) insupporte au plus haut point.
    • De même, la logistique pour se procurer le bouquin (aller à la bibliothèque/la librairie) peut ennuyer. La liseuse c’est trois clics. Bon, heureusement aujourd’hui il y a des libraires en ligne, c’est moins contraignant.
    • Pouvoir se trimbaler avec 1 ou 2 bouquins de chaque genre (SF, physique, fantasy, philosophie, économie) pour pouvoir choisir ce qui nous fait envie.
    • Pouvoir garder des bouquins sous le coude sans s’encombrer. Avant il devait être réellement exceptionnel. Du genre LA référence du genre. Maintenant aucun scrupule à garder des bouquins électroniques « pas trop mal » (et c’est là qu'on se rend compte que « devrais-je garder ce bouquin ? » après l’avoir refermé et « ai-je bien fait de garder ce bouquin » 6 mois plus tard sont des questions bien différentes avec des réponses bien différentes).
    • Ça permet aussi de choisir la taille des caractères, la fonte, les espacements interlignes. Bref, toute la mise en page. C'est un chouia plus compliqué sur le papier.
    • Ça semble anecdotique, mais des bouquins avec du papier un peu trop transparent ou avec des caractères trop petits, des lignes trop espacées, etc. on en trouve à la pelle (et comme les préférences varient d'un lecteur à l'autre, c'est dur de contenter tout le monde).
    • Et en parlant de caractères, il existe des polices d'écriture spéciale pour les dyslexiques (comme opendyslexic.org par exemple).

    Ceci étant dit, il est évident qu’une liseuse n’a rien d’indispensable, on vit très bien avec des livres en papier. Et on ne découvre les avantages (et les inconvénients) d’une liseuse qu’en essayant, et en essayant assez longtemps : si tu n’essaies pas en vacances par exemple, tu passeras à côté d’une bonne partie de l’intérêt de ces appareils.

    N. D. M. : la liste des défauts reste à faire (pollution, coût, éventuel problème d’interopérabilité, gestion de mises à jour, DRM éventuels, etc.).

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  • GNU Guix et GuixSD v0.11: testable en machine virtuelle avec des images USB (Journaux LinuxFR)

    Le 3 août 2016 ont été publiées les versions 0.11.0 de GNU Guix, le package manager, et GuixSD, la distribution.

    Annonce: https://savannah.gnu.org/forum/forum.php?forum_id=8635

    Une grosse nouveauté sont les images USB pour la distribution GuixSD. C'est donc plus facile pour l'installer dans une machine virtuelle (tuto officiel avec qmenu). Pour rappel, Gnome a été packagé.

    Sont comme d'habitude fournis des binaires pour installer le gestionnaire de paquets sur sa distro préférée, et l'utiliser en parallèle du gestionnaire de paquets habituel.

    Un autre point notable est qu'ils ont terminé l'infrastructure pour lancer des tests unitaires du système entier, du genre: je définis ma distribution entière dans un fichier texte (en GNU Guile), et avant de lancer "guix system vm my-config.scm" pour démarrer mon système dans une VM je lance les tests unitaires pour vérifier que les comptes d'utilisateurs sont bien là, que les services fonctionnent correctement, que la configuration est bien prise en compte, etc.

    Chaque version apporte de nouveaux paquets à la distribution. Il y en a maintenant près de 4 000.

    Résumé rapide sur Guix

    Guix est un gestionnaire de paquets qui permet des mises à jour atomiques, des roll-backs, bientôt (?) une reproductibilité au bit près, le tout déclarable dans des fichiers textes avec le language GNU Guile (un Scheme, un Lisp quoi): j'écris dans tel fichier que je veux installer tel programme ou modifier tel paramètre, Guix prend en compte les modifs. S'il y a un problème, je reviens en arrière.
    GuixSD est la distro basée sur Guix. Inspiré de Nixos.
    Guix permet(trait) une isolation d'environnements comme Docker. J'ai peu lu dessus et pas essayé, mais je sais par exemple que l'équipe de MediaGoblin met en place son environnement de tests avec Guix.

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  • Code2000 : Que fait la police ? Usurpation ou libération ? (Journaux LinuxFR)

    Répétition de la [http://linuxfr.org/users/thth/journaux/code2000-usurpation-ou-liberation-que-fait-la-police].

    Cette « libération » pourrait être une bonne nouvelle, mais plusieurs personnes ont émis des doutes sur l’authenticité du compte utilisé sur FontSpace, et le soi-disant James Kass ne répond pas aux messages qui lui sont adressés…

    Thierry Thomas avais été en contact avec son auteur James Kass, il y a quelques années, car il lui avais demandé l’autorisation d’inclure Code2000 à l’arbre des packages de Linux, ce qu’il avait accepté avec plaisir, et leurs avions par la suite échangé quelques messages, dont certains où il m’avait expliqué pourquoi il tenait à son modèle de partagiciel et n’envisageait pas d’utiliser une licence SIL Open Font libre.

    Je ne m’en étais pas aperçu tout de suite, mais le site officiel de James Kass a disparu, depuis environ un an, et on retrouve cette police sur FontSpace, dans un zip non versionné contenant à la fois Code2003, une mention de la SIL Open Font, ainsi qu’un court texte expliquant pourquoi il n’y a pas de sources.

    Je suis sûr que vous êtes nombreux ici à connaître, voire à utiliser la fameuse police Code2000, même si elle n’était disponible qu’en partagiciel : c’était une des police les plus complètes, qui permettait d’afficher un très grand nombre de caractères Unicode.

    Discussion sur comp.lang.apl : [http://groups.google.com/group/comp.lang.apl/browse_thread/thread/8b5151085e9d277d/aba55acfc21e4f0e?hl=fr&lnk=gst&pli=1]

    Code2003 sur FontSpace : [http://www.fontspace.com/profile/stgiga]

    Page de discussion de Wikipedia : [http://en.wikipedia.org/wiki/Talk:Code2000]

    (malheureusement groups.google.com est plus rustique que ce bon vieux slrn et ne sait même pas présenter une discussion en arborescence, ce qui rend le fil difficile à suivre…)

    Avis sur la liste Unicode@ : [http://www.mail-archive.com/unicode@unicode.org/msg29951.html]

    Alors, sagace lecteur de linuxfr, qu’en penses-tu? James Kass a-t-il réellement libéré sa police, ou s’agit-il d’une usurpation?

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  • Lichess: un serveur de jeu d'échecs libre (Journaux LinuxFR)

    Je n'ai pas trouvé de publication concernant Lichess sur Linuxfr à l'aide du moteur de recherche, aussi merci de ne pas m'en vouloir si quelque chose est déjà passé sur le sujet. Je dois aussi vous avertir que le présent journal peut fortement diminuer votre productivité au travail et causer un retard voir la fin définitive dans vos projets libres.

    Qu'est-ce que Lichess?

    L'article de Wikipedia donne la définition suivante: Lichess est un site web de jeu d'échecs développé par Thibault Duplessis, sous licence libre MIT qui serait no 2 mondial des sites internet sur le jeu d’échecs en 2016. Il comptabilise 180 000 parties par jour.

    Un peu plus loin l'article précise que le code source serait libre sous licence MIT et est disponible sous Github.

    L'inscription et l'accès à l'ensemble des fonctionnalités sont gratuites il est même possible de jouer sans inscription préalable.

    Vous pouvez-vous entraîner contre un logiciel de premier ordre (Stockfish licence GNU GPL V3) qui sert également d'outil d'analyse des parties jouées (un grand moment d'humilité).

    Des tournois sont proposés quotidiennement.

    Les joueurs sont évalués selon les modalités de classement Glicko.

    Les liens:
    Lichess.org
    le code source
    L'article wikipedia
    Le classement Glicko
    Stockfish

    Enfin des applications officielles existent pour Android et Ios.

    Voilà, encore une foi je dénie toute responsabilité quant aux conséquence de cet article sur votre vie sociale.

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  • Financement participatif de HandyDV Linux et sa machine à lire (Dépêches LinuxFR)

    Nous autres, êtres humains, possédons cinq sens majeurs mais savez‐vous que la vision représente 80 % de l’ensemble des sens utilisés au quotidien !

    La seconde partie de la dépêche, après un petit retour sur la mal‐voyance, évoque HandyDV Linux, un projet de machine à lire gratuite, en recherche d’un financement participatif.

    Sommaire

    Petit retour sur la mal‐voyance

    Selon les critères de l’OMS (Office Mondial de la Santé), une personne est dite malvoyante lorsque son acuité visuelle est inférieure à 3/10e après correction pour le meilleur œil ou lorsque son champ de vision est réduit à 5 degrés. Si vous être myope, par exemple avec -2,5 dioptries, sans vos lunettes correctrices, vous êtes déjà aux 3/10e de vision. Un champ de vision à 5 degrés, c’est voir le monde au travers du chas d’une petite aiguille à coudre !

    La mal‐voyance est un handicap invisible à nous autres mais ayant des répercussions sans pareilles dans la vie sociale et dans les actes de la vie quotidienne. Tout devient bien plus compliqué. Et que dire de la vie des non‐voyants où l’environnement et le quotidien deviennent un parcours d’obstacles. La technologie devient alors une aide, encore faut‐il la maîtriser. Les non‐voyants savent mieux que quiconque aiguiser leurs autres sens et les développer à l’extrême, notamment l’ouïe, le toucher ou l’odorat. On a vu ainsi, à Châteaubriant, un moniteur d’auto‐école non‐voyant. Il savait, à l’oreille, quand le feu passait au vert ! En Belgique, à Fontaine‐Lévêque, des non‐voyants peuvent s’inscrire à une auto‐école. D’autres personnes ont développé des capacités que certains mammifères marins utilisent : l’écholocalisation.

    Mais lire un papier, son courrier, ses relevés bancaires ? Vous allez me dire, il y a le braille ! Oui, mais les devenus non‐voyants sont peu nombreux à pouvoir l’apprendre (perte de la sensibilité fine au bout des doigts).

    Sur un papier, les lettres n’ont ni odeur, ni relief , elles ne font pas de bruit et restent absolument silencieuses. Il existe heureusement des machines à lire, mais leur prix est prohibitif : au minimum 3 000 euros. L’isolement, le repli sur soi guettent.

    HandyDV Linux

    C’est là qu’intervient un projet formidable, développé par un Alsacien, Christophe Lévêque, qui prépare une machine à lire gratuite. Mais plus encore : un système d’exploitation, baptisé HandyDV Linux, permettant aux mal‐voyants, non‐voyants, débutants et autres, d’être à l’aise avec un ordinateur. Et pas un ordinateur sophistiqué : un simple ordinateur et même un ordinosaure, c’est‐à‐dire un ordinateur de 5 à 10 ans d’âge. Et tout ça gratuitement.

    Testé pour vous

    Nous avons testé pour vous et vous pourrez voir par vous‐même, car la machine à lire sera en démonstration au forum des associations à Châteaubriant le 3 septembre 2016. Petit cadeau : tous ceux qui l’auront testée pourront participer à une tombola pour gagner… un ordinosaure tout équipé !

    Ce qu’il vous faut : un ordinateur, le système HandyDV Linux, et une simple imprimante scanneur. Posez votre document sur la vitre du scanneur, comme vous voulez : dans le bon sens, ou pivoté de 90° ou même de 180°. Installez‐vous à l’ordinateur, et prenez quatre de vos doigts que vous posez sur Ctrl + Win + Alt + A presque simultanément. Et l’ordinateur vous parle : il vous dit qu’il lance l’opération, vous demande combien de pages il doit lire, fait la numérisation, fait une reconnaissance des caractères, vous demande de choisir votre logiciel et, hop, le texte est à l’écran ! Et l’ordinateur vous lit le texte, tout haut !

    Vous pouvez choisir votre voix (2 voix de femmes et 3 voix d’hommes, au choix). Vous pouvez relire une ligne du dessus, lire une ligne plus bas, faire épeler les lettres. Et, finalement, vous pouvez même enregistrer le texte dans un fichier à conserver…

    L’opération prend trois minutes maxi. Ce qui fait que, même pour une personne voyante, l’opération est « rentable », car tout le texte est recopié en trois minutes. Oui, mais si le document a des colonnes ? Pas de problème ! Oui, mais si c’est un document que j’ai reçu par messagerie ? Pas de problème non plus (sauf si le document est mal contrasté). L’essai a été fait en mettant la machine à lire en concurrence avec un scanneur ordinaire. C’est la machine à lire qui a gagné, haut la main !

    Un site Internet est en préparation, il comportera le système « confort de lecture » permettant à la personne de choisir la couleur du fond, la couleur du texte et la taille des caractères adaptées à sa vue. Le noir sur fond blanc est souvent trop agressif pour des yeux malades ! Le site Internet offrira aussi un manuel simplifié avec tous les raccourcis clavier nécessaires !

    Compensation

    Pour les déficients visuels, l’informatique n’est pas qu’un outil de loisir, c’est un moyen de compensation pour la lecture et l’écriture. Lire son courrier, écrire une lettre prend ici une autre dimension.

    Avec HandyDV Linux, les personnes déficientes visuelles peuvent bénéficier des apports des livres audio au format DAISY et ainsi avoir l’accès à toutes les offres d’ouvrages offertes par les bibliothèques sonores.

    HandyDV Linux offre également la possibilité d’envoyer des courriers électroniques, avec ou sans pièces jointes, très simplement, étape par étape, en suivant les indications de la synthèse vocale. Ce n’est pas de l’assistanat, ce n’est que de l’accompagnement.

    Et, bien sûr, la possibilité, entre autres, par exemple pour les malvoyants, d’agrandir totalement ou partiellement le contenu de l’écran, de modifier la taille et la forme des polices y compris pour les personnes dyslexiques, d’avoir des thèmes avec des contrastes adaptés, de pouvoir à tout moment modifier le contraste d’un contenu. La revue d’écran vocale restitue les informations affichées à l’écran à l’aide de la synthèse vocale et ainsi permet aux non‐voyants d’agir, réaliser des tâches, communiquer quasiment comme nous, mais différemment : la navigation au clavier supplante alors l’usage de la souris.

    Les personnes en situation de handicap peuvent retrouver une autonomie administrative, une autonomie dans bon nombre d’actes de la vie quotidienne, comme consulter son journal ! Elles retrouvent un accès à l’information.

    C’est formidable, non ?

    Financement

    Tout le travail est fait bénévolement par une équipe répartie sur la France entière et même en Angleterre ! Le système d’exploitation sortira en octobre 2016. Il sera libre et gratuit. Mais, quand même, l’équipe a besoin d’investir un peu : car l’installation de « confort de lecture » passera par une entreprise spécialisée.

    Un financement participatif a donc été lancé, pour 3 000 €. Cette somme devra être récoltée avant le 28 septembre 2016, sinon l’équipe n’aura rien et sera bien en peine pour financer l’entreprise spécialisée.

    Si donc vous voulez participer, c’est chez Ulule.

    Un montant de 5 €, 10 €, 20 €, c’est déjà très sympa. Davantage ? C’est merveilleux ! 1500 € ont déjà été trouvés, et il reste 28 jours. Faites un geste.

    Une association est en cours de constitution, des demandes de subvention sont lancées (notamment auprès de la Banque Populaire).

    J’ai hâte que vous puissiez juger sur pièces !

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  • Appel aux fabricants de liseuse (Journaux LinuxFR)

    La rentrée littéraire approche.

    L'occasion de lancer un petit appel aux fabricants de liseuses.

    wallabag est un service de lecture différée : vous sauvegardez en un clic des articles web dans votre compte et vous les lisez en mode déconnecté sur votre smartphone ou tablette. Le tout dans un mode épuré pour ne vous concentrer que sur le contenu de l'article.

    Une présentation vidéo existe et vous permettra de mieux comprendre l'idée : https://vimeo.com/167435064.

    Nous sommes une alternative libre et opensource à Pocket.

    Pocket, une solution propriétaire déjà intégrée sur les liseuses Kobo https://fr.kobo.com/help/category/related-products/pocket?products=Pocket

    Notre idée : voir wallabag intégré chez un ou plusieurs fabricants de liseuses.

    Le travail à fournir n'est pas impressionnant : wallabag propose déjà un export des articles aux formats ePUB et PDF (et bien d'autres).

    Techniquement, wallabag propose déjà une API pour permettre aux applications des liseuses de récupérer les contenus sauvegardés.

    Si vous travaillez dans le monde de l'édition numérique, si vous êtes fabricants de liseuses (et vous souhaitez concurrencer Kobo :-) ), si vous connaissez quelqu'un qui travaille dans l'édition numérique, si vous souhaitez pouvoir utiliser wallabag sur votre liseuse, écrivez-moi à nicolas@loeuillet.org, contactez-moi via twitter @nicosomb, partagez ce message, commentez-le ci-dessous, diffusez-le :)

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  • Changement de version et améliorations du Micro Music Player (mmp-2.1) (Dépêches LinuxFR)

    Micro Music Player (mmp) est un lecteur musical minimaliste, sous licence GPLv3. La nouvelle version 2.1 n’implique pas beaucoup de changements majeurs au niveau du cœur du programme, mais pas mal d’améliorations ont été faites sur la présentation des données et l’ergonomie du programme. Et il faut aussi noter qu’une version Windows (⩾7) 64 bits est désormais disponible (qui fonctionne légèrement différemment de la version GNU/Linux).

    Capture d'écran

    Barre de progression

    L’ajout majeur est une barre de progression, qui manquait cruellement aux versions antérieures, et l’affichage sur le côté de celle‐ci de l’avancement temporel du morceau de musique en cours de lecture.

    La barre de progression est, bien sûr, actionnable de manière à vous déplacer dans le morceau en cours de lecture.

    Métadonnées

    D’accord, mmp ne peut désormais plus se vanter de se passer des métadonnées, dont l’accès est d’ailleurs optionnel en interne : si les métadonnées ne sont pas accessibles : mmp-2.1 utilise une fonction de secours (principe nommé fallback en programmation). Mais, grâce aux métadonnées, beaucoup de choses sont possibles, comme l’ajout de la barre de progression (car la durée totale du morceau est lue dedans).

    Image de couverture

    L’algorithme de sélection de l’image de couverture, qui n’est utilisé que si l’image de couverture n’est pas présente dans les métadonnées, a été amélioré de manière à ce que mmp-2.1 vous assure d’afficher la face avant de l’album (exception faite du cas où votre dossier à lire ne contient que l’image de la face arrière de l’album ou d’autres images…).

    Présentation des données à l’utilisateur

    Un effort a été fait sur la présentation des données à l’utilisateur :

    • D’abord concernant la lecture en cours, l’affichage du nom de fichier brut a été remplacé par le motif suivant :

    N° Track Nom de l’artiste — Titre de la chanson Durée totale de la chanson.

    Mais vous pouvez toujours retrouver les noms des fichiers dans la liste de lecture qui n’a pas changé.

    • Puis, mmp-2.1 n’affiche plus le nom du dossier en cours de lecture sur le bouton de sélection du dossier à lire, mais affiche le nom de l’album en cours de lecture (Vous aurez des surprises lors de la lecture d’une compilation, par exemple !).

    Version Windows enfin disponible !

    Une version Windows (compatible Windows ⩾ 7) 64 bits, est enfin disponible, qui diffère un peu de la version pour GNU/Linux en ces termes :

    1. au lieu de pouvoir choisir un dossier musical à écouter, le bouton principal de l’interface vous permet de choisir des chansons. Sachant que les touches Ctrl et Shift (Maj) vous permettent de sélectionner plusieurs chansons à la fois ;
    2. Dans le panneau de configuration, vous pouvez choisir la « déclinaison du thème » (Adwaita) de votre interface : soit foncé soit clair. En lieu et place du dossier à ouvrir par défaut lors de la sélection (mais le sélecteur de fichiers se souvient automatiquement du dernier dossier ouvert).

    Ergonomie

    Concernant l’ergonomie, vous pouvez désormais sélectionner plusieurs morceaux de musique à lire, aussi bien par le biais du menu que via votre gestionnaire de fichiers, grâce à son option « ouvrir avec » (tout comme le contenu d’un dossier, d’ailleurs).

    Sélectionnez simplement les morceaux de votre choix ou le dossier à lire et Micro Music Player vous jouera la musique choisie.

    Pour finir de nombreux raccourcis clavier ont été ajoutés pour le confort de ceux qui les aiment.

    Fonctionnalité repeat‐one

    J’ai bien essayé d’implémenter une fonctionnalité repeat‐one, mais je n’ai pas trouvé d’icônes correspondantes dans l’un des deux jeux d’icônes sélectionnables dans le panneau de configuration. C’est l’unique raison pour laquelle cette nouvelle version de MicroMusicPlayer n’implémente toujours pas cette fonctionnalité. J’en suis autant désolé que vous, mais c’est mon vice de la perfection que je paye.

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  • Revue de presse de l'April pour la semaine 33 de l'année 2016 (Dépêches LinuxFR)

    La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

    Sommaire

    [Le Monde.fr] Des outils d’espionnage de l’unité d’élite de la NSA publiés par des pirates

    Par la rédaction, le jeudi 18 août 2016. Extrait:

    L’affaire, au parfum de guerre froide, intrigue les spécialistes des services de renseignement et de sécurité informatique depuis trois jours. Le 13 août, The Shadow Brokers, un groupe de pirates inconnu jusqu’alors, a publié sur Internet une série d’outils et de programmes d’espionnage informatique qu’il prétend avoir dérobé au groupe Equation, une référence transparente à la National Security Agency (NSA), responsable aux Etats-Unis de l’espionnage numérique.

    Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/08/18/des-outils-d-espionnage-de-l-unite-d-elite-de-la-nsa-publies-par-des-pirates_4984544_4408996.html

    [ZDNet France] Windows 10 - Microsoft ignore le choix des utilisateurs et leur vie privée

    Par Christophe Auffray, le jeudi 18 août 2016. Extrait:

    Un an après le lancement de Windows 10, l'Electronic Frontier Foundation (EFF) recense toutes les pratiques qu'elle juge discutables employées par Microsoft pour favoriser l'adoption de Windows 10 et collecter des données personnelles.

    Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/windows-10-microsoft-ignore-le-choix-des-utilisateurs-et-leur-vie-privee-39840818.htm

    [ZDNet France] Des empreintes PGP frauduleuses révèlent une attaque contre des figures de l’hacktivisme

    Par Louis Adam, le mercredi 17 août 2016. Extrait:

    Dans un mail publié en début de semaine sur la mailing-list du kernel Linux, un utilisateur alerte sur une tentative d’imposture visant notamment Linus Torvalds. De fausses clefs GPG ont été uploadées sur un serveur de clefs, et celles-ci partagent la même empreinte que les vraies clefs utilisées par des développeurs du kernel Linux et activistes des libertés numériques.

    Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/des-empreintes-pgp-frauduleuses-revelent-une-attaque-contre-des-figures-de-l-hacktivisme-39840792.htm

    [Agefi.com] Vers un «autre» système financier

    Par Axel Lehmann, le mercredi 17 août 2016. Extrait:

    Blockchain. Pourquoi et comment les divers potentiels de ce corpus technologique s’avèrent véritablement fascinants

    Lien vers l'article original: http://www.agefi.com/quotidien-agefi/une/detail/edition/2016-08-17/article/blockchain-pourquoi-et-comment-les-divers-potentiels-de-ce-corpus-technologique-saverent-veritablement-fascinants-433179.html

    [L'OBS] Les algorithmes en prison!

    Par Olivier Ertzscheid, le mardi 16 août 2016. Extrait:

    Depuis 10 ans, je répète souvent à mes étudiants que l’un des fondements essentiel de toute démocratie est la confidentialité de l’acte de lecture. Et tous ceux qui passent entre mes mains ont droit à la lecture commentée des «Dangers du livre électronique» de Richard Stallman, lequel texte me permet d’introduire ensuite les – heureusement nombreux – aspects positifs de (certains) livres électroniques.

    Lien vers l'article original: http://rue89.nouvelobs.com/2016/08/16/les-algorithmes-prison-264924

    [L'Informaticien] Le partenariat Microsoft / Education nationale devant le tribunal

    Par Guillaume Périssat, le mardi 16 août 2016. Extrait:

    Le partenariat signé en novembre 2015 entre l'Education nationale et Microsoft se retrouvera le 8 septembre devant le juge. Le collectif EduNathon considère en effet cet accord comme un marché public déguisé.

    Lien vers l'article original: http://www.linformaticien.com/actualites/id/41344/le-partenariat-microsoft-education-nationale-devant-le-tribunal.aspx

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Ma version de troll 18.0.32 beta 3 vient de me faire un core dump.
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