Linux (fr)

  • Libre en Fête 2015 à Nogent (52) le 14 mars (Dépêches LinuxFR)

    À l'occasion de Libre en fête, des adhérents des associations COAGUL et APRIL vous invitent à une journée de sensibilisation aux logiciels et à l'informatique libres à Nogent (52, Haute-Marne) le samedi 14 mars 2015 de 10h00 à 16h00 à la Médiathèque Bernard Dimey.

    Bannière Libre en fête

    Cet événement sera l'occasion de fédérer des utilisateurs, des promoteurs et des concepteurs de logiciel libre en vue de créer un LUG Haut-Marnais (GULL). Si ce projet vous intéresse vous pourrez y prendre part et ainsi pérenniser une activité de promotion et d'entraide autour du logiciel libre sur le secteur de la Haute-Marne.
    N'hésitez pas à venir nous rencontrer.

    Plusieurs ateliers vous sont proposés :

    • Découverte des logiciels libres les plus populaires
    • Install party pour vous accompagner dans l'installation de logiciels libres sur votre ordinateur et vous guider dans le choix et l'utilisation de logiciels libres
    • Vidéos pour découvrir les valeurs de la culture « logiciel libre »
    • Sensibilisation du web centralisé, découvrez des alternatives fiables et éthiques Le « libre » plus que des logiciels, une philosophie.

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  • Atelier CLI le mardi 03 mars2015 à Bègles (Dépêches LinuxFR)

    Le 3 mars 2015, l'atelier CLI (Command Line Interface) aura pour thème la configuration et sécurisation d'un serveur SSH.

    Les ateliers CLI ont lieu dans les locaux du Labx (à la Fabrique Pola, rue Marc Sangnier 33130 Bègles) :

    • un mercredi sur deux de 19h00 à 20h00 pour les utilisateurs débutants
    • chaque mardi de 20h00 à 22h00 pour les utilisateurs avancés,

    Les ateliers CLI permettent de progresser en ligne de commande au sein d'un groupe, autour d'un outil ou d'un thème.

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  • RPGBoss 0.7.0 (Dépêches LinuxFR)

    RPGBoss est un logiciel gratuit et libre de création de RPG (à la RPG Maker), qui vient de publier sa version 0.7.0.

    Il avait déjà été présenté lors de la sortie de la version 0.6.0. De l'eau a coulé sous les ponts mais pas que : le grand Tommy Cli (qui vit à Los Angeles) accompagné de Hendrix et Julian nous ont concocté une nouvelle version avec plusieurs nouveautés que je vais vous présenter.

    Pour ma part, dans le projet, je m'occupe juste de la francisation du programme et d'en parler tout autour de moi. Voir la suite de la dépêche pour les nouveautés.

    Voici les nouveautés de cette version:

    • définir un chronomètre

    Définir une chronomètre

    • changer la météo

    Changer la météo

    • teindre l'écran

    Teindre l'écran

    • déplacer la caméra (pour faire une cinématique)

    Déplacer la caméra

    • offrir un choix au joueur

    choix

    • copier/coller un événement
    • mise à jour de libgdx

    À venir:

    • la possibilité d'afficher le visage du joueur (dans une vignette) lors d'un message
    • pour la version 1.0, offrir un moteur aussi puissant que celui de RPG Maker ; ensuite il sera envisageable de faire de grosses nouveautés comme par exemple un export vers Android ou HTML5.

    N'hésitez pas à nous rejoindre si vous souhaitez nous aider.

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  • Journée du Libre à Nancy le 28 mars 2015 (Dépêches LinuxFR)

    Le groupe d’utilisateurs de logiciels libres Mirabellug organise une Journée du Libre le 28 mars 2015. Celle-ci aura lieu à la MJC des Trois Maisons de Nancy.

    « Au travers de cet évènement, vous pourrez découvrir les Logiciels Libres, un bien commun accessible à tous, une communauté vivante prête à aider les nouveaux venus. »

    De 10h00 à 17h00, venez découvrir stands, ateliers et conférences divers sur les logiciels libres ainsi que des communautés qui les promeuvent. L’entrée est libre et gratuite.

    Stands :

    • Ordinateurs en libre service pour découvrir différents environnements de bureau.
    • Test de systèmes GNU/Linux sur ordinateurs emmenés par les visiteurs. Un atelier d’installation sera mis en place ultérieurement à l’événement si besoin. Animé par le GOALL et le Mirabellug.
    • Démonstrations de montages vidéos avec Kino, Pitivi ou Open Shot Video. Animé par le Mirabellug.
    • Promotion d’entreprises travaillant avec des logiciels libres, animé par le GOALL.

    Conférences :

    • Ce qu’est le logiciel libre, animé par le Mirabellug.
    • Dégooglisons Internet : pourquoi et comment ? animé par Framasoft

    Ateliers :

    • Bonnes pratiques de l’utilisation d’Internet, animé par LDN

    Les horaires des conférences et ateliers seront disponibles sur la page web dédiée prochainement.

    Affiche JDL Nancy 2015

    Avec la participation de :

    Un grand remerciement à la MJC des Trois Maisons pour la disponibilité de leurs locaux.

    Cette journée se déroulera dans le cadre de l'initiative nationale Libre en Fête. Tout en accompagnant l'arrivée du printemps, de nombreux évènements de découverte des Logiciels Libres sont proposés partout en France autour du 21 mars.

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  • [HS] Des chefs et des chamans (Journaux LinuxFR)

    Cher journal,

    Après de longues pérégrinations aventureuses dans les nuages et la pratique intensive des sports innovants, je te propose aujourd'hui une réflexion sur l'organisation sociale des groupes humains.
    Je bricole ma réflexion sur des lectures qui n'ont rien de scientifique, je prendrai la saga de Jean M. Auel comme exemple, cette série ayant eu un large succès, mais on peut se référer aussi à des sagas indiennes ou même à "Tristes tropiques" .

    Dans l'ancien temps, (Single ne pédalait pas encore), les humains s'organisaient en clan (ou en tribu), sous l'autorité d'un chef. Ce chef tribal (du latin caput signifiant la tête) endosse la responsabilité de la communauté dont il a la "charge", dirige, organise et même souvent arbitre et juge. Cette charge est souvent héréditaire. Afin de bien faire comprendre "qui est le chef" à ceux qui sont un peu lent qui n'auraient pas compris, il porte souvent des attributs de chef, que ce soit des vêtements, des coiffures, des bijoux, des sceptres, et toutes ces sortes de choses. Le chef aime souvent prendre la lumière et son autorité est renforcée si le groupe évolue et progresse. Il n'aime pas trop être contesté en public, et peut s'occuper personnellement de pendre les récalcitrants à des "crocs de boucher" ou même pire.
    Ils profitent des chasses en commun et des fêtes saisonnales pour échanger avec les autres chefs et régler les problèmes de court et de moyen terme.
    On dira qu'il est "vertical" ou qu'il a un comportement "alpha".

    Ça n'a pas trop mal marché puisque aujourd'hui nous avons toujours des chefs d'états, des présidents et mêmes des despotes et nous sommes plusieurs milliards, on même peut dire que l'on a duré et de que l'on a prospéré. L'organisation hiérarchique verticale est un des concepts les plus répandu dans le monde, et même les systèmes de fichiers s'y sont mis.

    Par ailleurs, on trouve également dans ces organisations un (ou des) chaman ou shamane qui se représente comme l’intermédiaire ou l'être intercesseur entre l'individu et les esprits de la nature. L'origine de son pouvoir est mystérieux, ses objectifs sont difficiles à cerner pour la plupart des membres de la tribu, il est en général aussi le guérisseur des corps et des âmes et il aime plutôt rester dans l'ombre, voire même aller peindre des chevaux et des bisons en buvant du jus de racines fermentées avec ses amis shamans aux fins fonds de grottes septentrionales. Sa charge est parfois héréditaire et ses connaissances sont transmises de bouche de shaman à oreille de shaman. Il échange avec les autres chamans lors de réunions de chamans et ils parlent du long terme.
    On dira qu'il est plus "horizontal" ou qu'il a un comportement "omega".

    Quand tout se passe bien, un équilibre est trouvé entre les chefs et les chamans, les mammouths migrent au bon moment, tout le monde mange à sa faim, et on ne déclenche pas la guerre avec le clan voisin pour des motifs idiots. On préfère plutôt établir de bonnes relations avec eux, échanger des produits et des services, vivre vieux et prospérer. Au jour le jour, les "verticaux" remontent leur peur du chaman au chef et les "horizontaux" confient leur peur du chef au chaman et chacun rassure ses ouailles.

    Mais parfois cet équilibre est rompu, et c'est la crise. Soit on a affaire à un chef qui bute le chaman et sa famille (c'est ballot, surtout pour le prochain qui va se casser une jambe), soit on trouve un chaman qui devient chef, et ça fait très très peur, et il ne reste personne à qui confier cette peur.

    Ceci posé, que constate t'on aujourd'hui dans nos organisations modernes et hypers efficaces ?
    On trouve toujours des chefs et des chamans, des alphas et des omégas, des verticaux et des horizontaux. Mon opinion est qu'on a beaucoup trop de chefs et pas assez de chamans, mais que c'est en train de changer.

    Et toi, journal, tu te sens chef ou chaman ?
    ```

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  • Tagger efficacement son Ogg-thèque (Journaux LinuxFR)

    TL;DR

    OggAlbumTagger est un script Ruby qui permet de tagger de la musique au format Ogg Vorbis. Il fonctionne de façon interactive, propose de l'auto-complétion et de l'auto-suggestion, supporte les tags multi-valués ainsi que les pochettes d'album. Il est capable de gérer des albums complets, de renommer les fichiers à partir des tags, et permet de vérifier certaines bonnes pratiques concernant le contenu des tags.

    Code source et documentation : sur Github.

    Pourquoi OggAlbumTagger ?

    M'étant récemment installé un serveur MPD que je contrôle depuis ma tablette Android grâce à l'excellent MPDroid (à qui Google mène la vie dure), je me suis rendu compte qu'il était nécessaire de mettre un peu d'ordre dans les tags de ma médiathèque : des genres que j'étais incapable d'identifier, des artistes qui s'appelaient différemment d'un album à un autre…

    Heureusement, il y a quelques années, j'ai décidé d'abandonner le MP3 au profit de l'Ogg Vorbis. Outre le fait qu'il s'agisse d'un codec libre, de meilleure qualité que le MP3 et relativement bien supporté, mon choix s'est porté vers l'Ogg car la gestion des tags est relativement simple : une seule version du format, un seul encodage de caractères (bon, des spécifications un peu légères, mais un consensus assez bien respecté).

    Malheureusement, j'ai n'ai pas trouvé d'outil d'édition de tags qui me satisfasse. En vrac :

    • Difficile d'accéder à des tags non standards.
    • Impossible/difficile d'associer plusieurs valeurs à un même tag.
    • Pas de gestion des pochettes.
    • Alignement inutile des tags numériques avec des zéros.
    • Ne permet pas le renommage des fichiers à partir des tags.
    • Difficile de tagger un album complet.

    Du coup, j'ai profité d'un courte période de chômage pour écrire OggAlbumTagger.

    Comment ça fonctionne ?

    OggAlbumTagger fonctionne de façon interactive, comme un shell. Une fois le chargement d'un ensemble de fichiers Ogg effectué, vous disposez de commandes pour visualiser et manipuler les tags.

    Voici une liste rapide de ses fonctionnalités :

    • Accès à l'ensemble des tags.
    • Supporte l'inclusion de pochettes d'albums.
    • Permet de vérifier que certaines bonnes pratiques liées à la cohérence des tags sont respectées (ces bonnes pratiques sont expliquées sur la page Github du projet).
    • Auto-complétion et auto-suggestion.
    • Permet de renommer les fichiers en se basant sur la valeur des tags.
    • Mode "album" permettant d'activer des vérifications spécifiques aux albums, mais aussi de renommer le dossier de l'album en même temps que les fichiers.

    Il s'agit d'une première version, mais l'essentiel des fonctionnalités sont implémentées. Il reste une ou deux limitations, mais il y a assez peu de chances que vous les rencontriez. La documentation est (également en français), mais aucune aide n'est pour l'instant accessible depuis l'outil.

    OggAlbumTagger est disponible en tant que Gem Ruby. Certaines dépendances nécessitent cependant une installation manuelle. C'est juste une étape supplémentaire, la procédure d'installation est expliquée sur la page Github du projet.

    OggAlbumTagger est publié sous licence MIT. Toute contribution est bien évidemment la bienvenue.

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  • Moodlemoot et le Maharahui francophone 2015 à Tours du 10 au 12 Juin 2015 (Dépêches LinuxFR)

    Le Moodlemoot et le Maharahui francophone sont les rencontres des utilisateurs de la plateforme pédagogique Moodle et du e-portfolio Mahara. Ce colloque international réunit les acteurs de la pédagogie numérique utilisant ces plateformes open source dans le processus de formation tout au long de la vie. Vous y trouverez des cycles de conférences, des ateliers, des défis et des tables rondes autour de l'usage de ces plateformes dans une ambiance conviviale. La prochaine édition du Moodlemoot/Maharahui 2015 aura lieu à Tours du 10 au 12 juin 2015.

    Moodlemoot

    L'appel à contribution pour cette édition est ouvert jusqu'au 27 mars 2015.
    Pour connaître l'ensemble des thèmes abordés et les informations utiles pour contribuer, rendez-vous sur la page officielle de l'appel à contribution.

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  • Sortie d’IPython en version 3.0 (Dépêches LinuxFR)

    Pour ceux qui ne connaissent pas IPython, je vous propose de consulter les dépêches précédentes car, même si à l'origine il s'agissait uniquement d'une console évoluée pour Python, l'envergure des possibilités a bien changé.

    Pour rappel : IPython est une console alternative principalement tournée vers l’exploration interactive des données. […] Au‐delà d’une simple console Python, elle est aussi agnostique au niveau du langage en offrant une console Qt, un notebook Web (interface Web riche) et l’architecture pour y écrire dans son dialecte préféré.

    Pour ceux qui préfèrent une version des nouvelles fonctionnalités dans la langue de Shakespeare, je vous suggère de lire les notes de version en anglais. Je vais me contenter de faire une traduction libre dans la langue de Molière, ainsi que de digresser sur d'autres sujets voisins.

    Merci à tous les contributeurs à cette dépêche qui ont corrigé toutes mes fautes, anglicismes et autre erreurs qui font saigner les yeux etc. Merci palm123, eggman, BAud, Jiehong, Nÿco, Snark, Ytterbium et Nicolas Casanova.

    Sommaire

    En quelques mots

    Le lecteur de LinuxFr.org étant friand de temps libre et n'étant pas habitué au roman de plus de 150 caractères, à cause de la plateforme sociale de gazouillement, un résumé s'impose :

    • Presque un an de travail.
    • Beaucoup de changements sous le capot
    • Nouveau design de l'interface
    • Peu de nouvelles fonctionnalités dans le cœur, mais malgré tout :
      • sélecteur de noyau dans l'interface
      • complétion Latex vers Unicode
      • nouveaux formats de Notebook
      • terminal dans le navigateur
      • éditeur de texte
    • Nouveautés externes:
      • Multi-utilisateur
      • Au revoir IPython, on renomme une grande partie du projet.
      • NbGrader pour noter ses élèves
      • Intégration avec Google Drive
    • Essayez-le maintenant dans votre navigateur avec Python, R & Julia : try.jupyter.org

    Récapitulatif

    Pour cette version 3.0 de IPython, nous avons eu plus de 150 contributeurs et près de 6000 commits, sur une durée d’un peu moins d’un an. La prise en charge de langages autres que python s'est beaucoup améliorée et, en particulier, il est maintenant possible de changer de noyau à la volée sans redémarrer le serveur web et configurer un nouveau profil.

    sélecteur de noyal

    Éditeur de texte

    Suite à une demande de plus en plus forte d'héberger ses serveurs dans les nuages, la possibilité d'éditer des fichiers texte a été incorporée. Grâce à CodeMirror vous pouvez maintenant directement éditer des fichier .py, .jl , .js et tout autre fichier texte à partir de votre navigateur. Cet éditeur gère même des modes d'édition Vim, Emacs et Sublime Text afin de faire plaisir à la majorité des barbus qui utiliseraient cette interface web.

    Bien sûr cet éditeur ne vaut pas un bon vieux ed sur un VT100, mais dépanne quand même.

    Terminal

    Bien sûr comme tout (bon) codeur a besoin de son terminal, il est possible d'avoir un émulateur de terminal complètement écrit en JavaScript pour utiliser son gestionnaire de versions ou son installeur de paquet favoris. Alors c'est utilisable, mais faut pas compter sur les standards web pour prendre en compte les claviers non QWERTY. Ainsi on peut dire au revoir à tout caractère qui aurait besoin de recourir à la touche ALT or ALT-GR. Sur mon AZERTY donc, pas de pipe.

    On remercie aussi les concepteurs de polices de caractères, en particulier le créateur de "Consolas", pour qui une police monospace n'est monospace que pour les caractères ASCII. Ce serait trop facile sinon. Ainsi une fonte en caractère gras—même monospace—, n'est pas la même fonte qu'en normal, ou italique, et n'a donc pas la même largeur. Les logiciels utilisant curses ou équivalent (type aptitude of midnight commander) sont donc partiellement cassés.

    LaTeX

    Petite addition, mais pas des moindres, pour les scientifiques. Il est possible de taper les caractères Unicode en utilisant la notation LaTeX si le noyau le permet. On doit cette amélioration aux développeurs de Julia principalement. F\vec<tab> vous donnera un joli vecteur F, ou \alpha<tab>\dot<tab> si vous préférez les dérivées de lettres grecques.

    Completions LaTex Unicode

    Le web étant, encore une fois, un monde merveilleux plein de licornes roses dansant sur des arc-en-ciels, un navigateur ayant pas mal de part de marché combine les signes diacritiques avec le caractère suivant au lieu du précédent, donc ce n'est pas toujours utilisable…

    Format de Notebook

    Le format de Notebook a été simplifié et uniformisé, ce qui devrait faciliter la manipulation et génération par des bibliothèques ou programmes tiers. Le format est aussi décrit par un schéma JSON, donc plus de surprise pour l'interopérabilité, le schéma sert de référence.

    De même le protocole de communication ZMQ ou websocket devrait être plus cohérent et avoir moins de cas particuliers à traiter.

    Une fois n'est pas coutume, les changements ont été rétroportés sur IPython version 2.4 qui sera donc capable de lire les Notebooks générés par son grand frère.

    Design

    Le design du Notebook a été plus travaillé que dans les précédentes versions. Adrienne Wan Tulok a même été engagée à temps partiel et s'est même essayée au jeu des Pull Request sur GitHub, ce qui n'a pas été un grand succès. Néanmoins nous sommes contents du travail de design effectué et recommencerons l'expérience.

    Tout ça pour ça ?

    Bon, finalement, en un an de travail, ça fait peu de choses visibles pour l'utilisateur final ! Elles sont où les nouvelles fonctionnalités ? Et bien, majoritairement elles sont au niveau des API et dans des projets externes.

    IPython est maintenant capable de parler avec pas moins de 33 noyaux, et pas forcément des moins impressionnants. Nous avons en particulier eu la surprise de voir Facebook relâcher un noyau LuaJit. Il est aussi en particulier possible d'écrire un noyau basé sur Python en moins de 80 lignes. Ceci est en partie dû à l'amélioration et la simplification du protocole qui, à chaque version, devient un peu moins spécifique à Python.

    Certains n'hésitent pas à écrire des noyaux bash, qui affichent des images, et font de l'analyse de donnée avec.

    IPython est mort, longue vie à IPython

    Le fait qu’IPython soit polyglotte est peut-être un bon côté, mais le projet tel qu'il est aujourd'hui commence à devenir une usine à gaz. Le terme Python dans le nom est aussi problématique pour la communication. Beaucoup de personnes se demandent pourquoi installer IPython si le but est d'écrire en Haskell ou en Perl ! Pour des raisons légales aussi : en effet IPython est trop proche de Python et la PSF (Python Software Foundation) serait dans le droit, et serait probablement même obligée, de demander de changer de nom dans le cas où une majorité du code ne serait pas en Python.

    C'est pour cela qu'une grande partie du code de IPython va être renommé pour devenir Jupyter. Le programmeur attentif remarquera même que le terme et logo s'invitent déjà dans beaucoup d'endroits dans cette nouvelle version :

    Jupyter Logo

    Jupyter

    Jupyter est donc l'endroit qui regroupe et accueille volontiers tout projet en rapport avec Jupyter/IPython, sans avoir de spécificité pour un langage en particulier. On retrouvera, ici, la majorité des nouvelles fonctionnalités.

    JupyterHub

    JupyterHub fait partie des premiers projets créés sous cette organisation et se charge d'établir des fonctionnalités multi-utilisateurs. Le public visé est plutôt la petite structure disposant d'une équipe informatique que l'utilisateur lambda.
    Avec JupyterHub, vous pouvez vous connecter et avoir accès à vos Notebooks, sans exposer une centaine de ports au monde entier.

    Tempnb

    De JupyterHub s'est dérivé tempnb, qui est maintenant gracieusement hébergé par Rackspace.

    Il s'agit d'un service qui déploie des serveurs temporaires sous Docker sur lequel vous pouvez vous amuser pendant quelques heures. Les conteneurs n'ont pas accès au réseau cependant, donc pas de spam ou de minage de bitcoin.

    Durant les périodes de test, tmpnb était déployé sur des machines relativement puissantes allant jusqu'au demi-Teraoctet de mémoire vive, et plus de stockage SSD que je ne pensais pouvoir voir dans un serveur physique.

    Vous pouvez aller vous amuser à l'adresse suivante : try.jupyter.org. Il y a Python, Julia et R, plus quelques bibliothèques d'installées. Si vous voulez aidez un peu l'open source, envoyer un Tweet de remerciement à @jessenoller,@rgbkrk,@smashwilson and @rackspace, cela les aidera à convaincre les dirigeants de donner plus de ressources à l'open source (cliquez ici pour un tweet pré-remplis). N'hésitez pas non plus à contacter Rackspace developpeur si vous avez un projet open source qui a besoin de machines !

    NbGrader

    Bien que ce ne soit pas le but principal des Notebooks, ceux-ci sont semblerait-il de plus en plus utilisés dans l'enseignement. On trouve en particulier de plus en plus de cours en ligne qui utilisent des Notebooks. Jess Hamrick et Brian Granger ont pris l'initiative de faire leur enseignement en utilisant les Notebooks et d'auto-noter à l'aide de NbGrader. L'enseignant crée les Notebooks avec énoncés, solutions, et points assignés à chaque question. Chaque Notebook peut alors être exporté en version étudiants, qui les complètent et les renvoient. À l'aide de tests unitaires les points sont assignés à l'élève. Quant aux questions ouvertes, un export vers Google Forms permet au correcteur de noter tout en gardant l'anonymat de l'étudiant, puis d'exporter un fichier de notes vers une base de données. Lors de la soumission, les élèves peuvent aussi être prévenus des questions auxquelles ils ne peuvent avoir tous les points.

    Ceci permet de fortement diminuer la charge de travail du correcteur, qui du coup peut passer plus de temps avec chaque étudiant. Il est aussi envisagé d'intégrer ceci avec une plateforme d'aide en ligne qui permettrait à l'étudiant de directement poster un lien vers la question problématique au lieu de copier/coller des morceaux de code.

    L'utilisation de ce système est en test à l'Université de Berkeley, et à L'Université Polytechnique de l'État de Californie. La combinaison JupyterHub, Nbgrader, IPython 3 avec Authentification intégrée avec GitHub est utilisée pour la distribution des sujets aux élèves, ainsi que la soumission de leurs solutions. Le tout étant hébergé pendant la période de test chez Rackspace.

    Jupyter drive

    Le web étant de plus en plus collaboratif, la demande de pouvoir partager et travailler à plusieurs sur un Notebook est croissante.

    Ceux qui ont suivi l'actualité Python ont probablement vu l'annonce de Google qui a créé coLaboratory : une version du Notebook basée sur Google Drive avec collaboration en temps réel. Google étant Google, l'avenir du projet était plus qu'incertain. Qui plus est, il s'agissait d'une ré-implémentation complète de l'interface, difficile à maintenir sur le long terme.

    L'idée est donc venue d'intégrer les fonctionnalité de coLaboratory directement dans IPython sous forme d'extensions, de manière propre et maintenable.

    C'est ce qu'est Jupyter Drive. L'extension ne prend pas encore en compte, pour l'instant, les commentaires et la synchronisation en temps réel, mais permet déjà d'accéder à ses fichiers sur Google drive.

    Pour ma part je suis maintenant à l'Université de Berkeley grâce à une généreuse donation de Google à cette même université. Je vais travailler jusqu'en novembre prochain sur l'intégration de l'API "real-time" de Google au sein de Jupyter Drive et, si le temps le permet, fournir une alternative open-source du côté serveur.

    Divers

    O'reilly

    Suite à une discussion avec des développeurs de la plateforme d'édition Atlas d'O'reilly,
    on a eu le plaisir de voir un prototype qui utilisait l'architecture de Jupyter pour rendre les exemple de codes de leurs ouvrages exécutable. Si le projet est continué en interne, la possibilité d'exécuter le code ne serait-elle donnée qu'aux auteurs, ou O'Reilly fera-t-il des e-books interactifs, le futur nous le dira.

    La Pomme

    Le nouveau terrain de jeux du nouveau langage de la Pomme (Apple Swift Playground) ressemble de plus en plus au Notebook d'après les descriptions de leur blog. Bonne ou mauvaise chose, je ne sais pas.

    Applications natives

    Certains doctorants allemands ont du temps à perdre, et ont fait des applications OSX "native", sous le nom Kronos Notebook qui empaquette le Notebook avec le noyau python, ou le noyau haskell. Je n'ai pas testé mais l'utilisation de NWJS (ex node-webkit) devrait permettre de s'abstraire un peu plus des limitations imposées par les navigateurs (peu de raccourcis claviers, et d'accès aux ressources locales).

    Le mot de la fin ?

    Durant les semaines qui suivront la publication de IPython 3.0, le dépôt va être découpé en un grand nombre de plus petits projets.

    Ceci devrait permettre un cycle de publication de chaque projet bien plus rapide et, on l'espère, favoriser les contributions. Chaque projet étant bien plus petit, il sera aussi beaucoup plus facile d'avoir une influence sur la direction prise et, qui sait, de se voir donner les droits de commit sur le dépôt principal.

    Renommer une partie du projet permet aussi de montrer que Python n'est pas le seul langage. Avec une trentaine de langages compatibles, on espère voir participer des internautes de tous horizons, capables d'apporter un point de vue programmation fonctionnelle, ou bien structure de données immutable. On serait aussi heureux de savoir si les utilisateurs désireraient une interface traduite.

    Merci donc à tous les utilisateurs, contributeurs, et lecteurs, ce fût un plaisir, tout du moins pour moi, de travailler sur ce projet, et j'espère que ça continuera ainsi longtemps.

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  • Plus que quelques jours pour soutenir Libre OS USB (Dépêches LinuxFR)

    Suite à la parution le 10 février 2015 d'une dépêche sur ce site, vous avez été nombreux à commenter ce projet de clé USB avec système Linux embarqué qui servira de bureau et de boite à outils itinérants.
    Les conseils ont été pris en compte, la clé arrive à maturité et comporte désormais de nouvelles possibilités :

    • Cryptage complet du répertoire utilisateur en AES-256.
    • Possibilité d'utiliser des clés ou des cartes SD de grandes capacités.
    • Possibilité de synchroniser ses données dans le nuage (OwnCloud, Dropbox,…).
    • Version disponible en langue française et en langue anglaise.
    • Garantie du produit par Libre Expert pendant 3 années.
    • Et toujours démarrage aussi bien en mode UEFI avec Secure boot ou bien en CSM (Legacy).

    Le projet sur le site de financement participatif Ulule arrive à terme dans quelques jours, mais il reste encore un besoin de soutiens pour que l'objectif soit atteint avant l'échéance.

    Sont présents sur la clef entres autres ces logiciels :

    • Navigateurs Google Chrome et Firefox préinstallés
    • Nombreux outils Internet (Thunderbird, Skype, Filezilla, Bittorent, Pidgin, Teamviewer…)
    • Chiffrement de votre dossier utilisateur avec Ecrpytfs (cryptage AES-256)
    • Possibilité de synchroniser ses données avec un service Cloud (ownCloud, Dropbox, …)
    • Nombreux jeux classiques (Sudoku, Mahjong, Solitaire, SuperTux Cart, Echecs,…)
    • Suite bureautique LibreOffice complète
    • Lecteur vidéo et musique VLC
    • Édition et enregistrement audio avec Audacity
    • Retouche photo avec The Gimp, dessin avec Inkscape, Simple Scan pour le scanner et Cheese pour la webcam
    • Gravure et extraction de DVD et CD-Audio
    • Outil de partitionnement avec GParted

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  • Le BIB hackerspace à Montpellier : Reloading ! (Dépêches LinuxFR)

    Ce samedi 28 février de 14 h à 23 h, votre hackerspace montpelliérain vous accueille dans sa nouvelle peau, pour relancer le radeau d'émancipation technologique pour tous.

    Le local est très largement en WIP (travaux en cours) mais c'est justement l'occasion pour venir découvrir, adhérer, aider, contempler, et assister éventuellement à la traditionnelle coupe du ruban RJ45 en guise d'inauguration. La dépêche est un peu "dernière minute" mais ça dure toute la journée, "come one, come all"

    Rendez-vous donc au 5 Avenue Georges Clémenceau, ce samedi 28 février de 14h à 23h.

    Ce que nous voulons faire de ce hackerspace ?

    • Ateliers, projets collaboratifs, code, électronique, art, récup, détournements, fabrication, rencontres, débats, …
    • Soudure et électronique, informatique vulgarisée, logiciels libres, sécurité des données, audionumérique, Puredata, Processing, …
    • Récupération des épaves électroniques et numériques, conception de machines ou d'outils, ateliers artistiques et techniques de tous niveaux concernant : le logiciel, le matériel, les installations, etc.

    Le partage des connaissances et des ressources est la règle.

    Nous serons donc ravis d'accueillir toutes les bonnes volontés, pour discuter, échanger, se marrer et engager le plus d'équipiers possible pour faire de ce bateau votre bateau !

    Amenez vos ateliers : vous voulez suggérer, proposer ou animer des ateliers autour des valeurs du BIB ? Bienvenue à bord, parlons-en :)

    #datalove #SoManyCoolThingsToDo #SharingIsCaring

    L'équipage du BIB

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  • Utilisation de photo sans autorisation (Journaux LinuxFR)

    Hello les moules !

    Je vous fait un p'tit journal pour vous parler d'une entreprise de création de site web (Askajaweb) qui à prit une de mes photos sur Flickr pour la mettre dans une page web d'un gîte à Belle-Ile sans m'en demander l'autorisation.

    Et chez Askjaweb ils font les sourds et ne répondent pas à mes messages (bien qu'ils aient changé la photo sur la page en question) j'avais envie de leur faire un peu de couverture "médiatique" en venant en discuter avec vous…

    Si vous avez des pistes pour les faire bouger, je suis preneur.

    Ah j'oubliais le plus croustillant, leurs mentions légales :

    Droits de reproduction :
    L'ensemble de ce site relève de la législation française et internationale sur le droit d'auteur et la propriété intellectuelle. Tous les droits de reproduction sont réservés, y compris les représentations photographiques. La reproduction de tout ou partie de ce site sur un support quel qu'il soit est formellement interdite, sauf autorisation expresse du propriétaire.

    Les photographies utilisées dans ce site font l'objet de droits réservés. Elles ne peuvent
    être utilisées ou dupliquées sans l'autorisation écrite de la résidence Sarah.

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  • Atelier "Concevoir un système embarqué Linux avec Yocto" (Dépêches LinuxFR)

    Le projet Yocto constitue probablement la solution de référence pour les industriels qui veulent concevoir un périphérique basé sur Linux embarqué.

    logo yocto

    Hébergé par la Linux Foundation et soutenu par de très nombreux fondeurs tels Intel, AMD, Broadcom, Texas Instruments, Freescale, il sert de base à des solutions Linux commerciales, mais peut également être utilisé par tout développeur qui souhaite bénéficier d'une solution Linux embarqué à fort contenu applicatif, avec une grande qualité de production de la distribution tant du point de vue de la richesse que de la fiabilité ou de la reproductibilité.

    CIO Systèmes Embarqués a animé pour le compte du programme Cap'tronic plusieurs séminaires qui ont démontré l'intérêt des industriels pour Yocto. Pour donner suite à cet intérêt, c'est maintenant un atelier de 2 jours qui est proposé les 30 et 31 Mars 2015 à Gardanne (Bouches du Rhône).

    L'atelier est articulé autour d'une journée de présentation théorique et d'une journée de Travaux Pratiques qui permettront diverses adaptations d'une distribution de base proposée par Yocto :

    • Ajouter de nouveaux composants logiciels
    • Créer une layer spécifique
    • Paramétrer la langue du clavier et la timezone
    • Ajouter et configurer un client NTP
    • Ajouter et configurer un serveur FTP
    • Créer une recette pour composant logiciel upstream non supportés nativement
    • Créer une recette pour logiciel développé en interne.

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  • Beam me up! (Journaux LinuxFR)

    Bonjour Nal,

    Comment ce fait-il qu'en ce trolldi personne n'ait déjà fait un bookmark sur Spock, finalement « beamed-up ».

    A vous de me dire si l'on parlera de spockerisation ou si c'est triste mon avis sur les nimages, que je laisse ici sans passer par lien usuel de celui qui veut cliquer. ;)

    nimage

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  • de la neutralite du net aux eutats-unis (Journaux LinuxFR)

    Salut,

    Surtout pour un vendredi, je suis surpris de ne pas voir un journal parlant de cette annonce primordiale:
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/02/26/etape-decisive-pour-la-neutralite-du-net-aux-etats-unis_4583490_4408996.html

    Est-ce que cette annonce cache une surprise ?
    Est-ce qu'après tous ses efforts pour copier les travers des United States, l'Europe tenterait de s'inspirer de leur bonne idée ?
    Combien de temps cette décision respectant le souhait du peuple survivra aux lobby des géants du Net et des Télécom ?

    Affaire à suivre …

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  • Try To Listen Me, nouveau site Open Source de communication chiffrée (Journaux LinuxFR)

    Bonjour Nal,

    Si je viens te parler directement, pour la première fois, c'est pour te présenter un projet personnel qui me tient à cœur.

    TryToListen.Me un site web de communication chiffrée de bout en bout dans le navigateur.

    Ce site est sous Licence Apache 2.0 et tu trouveras les sources sur la forge propriétaire en vogue GitHub

    En quoi consiste ce site web ?

    Il se base sur

    • les bibliothèques Javascript OpenPGP.js et JQuery pour la partie cliente
    • pour la partie serveur sur PHP avec le framework Phalcon

    Il permet de créer une paire de clés publique/privée PGP qui sont utilisées pour chiffrer les communications entre toi et tes amis.

    D'accord, mais comment ça marche concrètement ?

    Lors de ton inscription tu crées donc une paire de clés publique/privée et tu choisis un nom et une passphrase (c’est comme un mot de passe mais pour « ouvrir » ta clé privée).
    Seule la clé publique, le nom et le fingerprint (l'empreinte de la clé) sont envoyés sur le serveur.
    La clé privée, elle, est sauvegardée dans le LocalStorage de ton navigateur.

    Ensuite, tes amis s'inscrivent de la même manière et vous vous échangez vos noms et fingerprint afin de pouvoir communiquer ensemble.

    Lorsque tu cliques sur un ami sur la page chat, tu peux lui envoyer un message et voilà ce qu'il se passe:

    • avec le fingerprint de ton ami, la librairie javascript retrouve la clé publique de l’ami dans le LocalStorage ou la demande au serveur.
    • une fois cette clé récupérée elle est utilisée pour chiffrer ton message et l'envoyer sur le serveur.
    • le navigateur de ton ami interroge régulièrement le serveur, et récupère les messages qui lui sont adressés.
    • le navigateur ouvre la clé privée grâce à la passphrase stockée dans le sessionStorage (c'est pourquoi si tu fermes l'onglet il faudra te reconnecter avec ta passphrase)
    • une fois la clé "ouverte" il déchiffre le message grâce à openPGP.js et l'affiche dans le chat.

    OK mais chiffrer en Javascript ce n'est pas très robuste non ?

    Oui je suis tout à fait d'accord, dans un premier temps le but de ce site est de démocratiser les communications chiffrées, de les rendre simple et accessible au plus grand nombre.

    Dans un second temps j'ai prévu de créer une API REST qui permettra d'envoyer et récupérer les messages chiffrés afin de pouvoir les créer et les lire depuis d'autres services comme:

    • un autre site web, par exemple un forum
    • un site d'entreprise sur un réseau interne
    • une application cliente native sous linux
    • une application android

    Oui c'est bien tout cela mais qu'est ce qui me garantit la sécurité des clés générées ?

    Et bien pour le moment… rien !
    À part le fait que tu peux récupérer tes clés sur la page "Compte" et donc les tester sur ton logiciel PGP préféré.

    Ensuite je compte mettre en place la possibilité d'importer les clés directement dans le navigateur et de choisir de le faire dans le LocalStorage (sauvegardé même lorsque tu fermes le navigateur) ou dans le SessionStorage (directement détruit à la fermeture de la fenêtre ou de l'onglet).
    Ainsi tu peux utiliser tes propres clés pour discuter avec tes amis.

    Dans un troisième temps il faudra aussi que je mette en place la possibilité de récupérer les clés publiques via les serveurs de clés et non pas dans la base de l'application.

    Pourquoi sortir ce site maintenant s'il manque autant de fonctionnalités de base ?

    Je voulais le faire maintenant car cela fait un moment que l'idée trotte dans ma tête et que si je ne me lançais pas alors je ne l'aurai jamais sortie…

    Et puis c'est avec tes retours et ceux qui voudront bien tester ET réfléchir à ce type d'application que je saurais vers où me diriger et ce qui doit être fait en premier.

    Par exemple, je ne pense pas qu'il soit dur aux services de renseignements de déchiffré un message chiffrer avec la version Javascript de OpenPGP mais c'est surtout dans le volume des conversations chiffrées que cela aura un impact.

    Plus le nombre de personnes utilisant le chiffrement augmentera, plus il sera long à ceux qui veulent t’écouter de déchiffrer tes conversations (à moins de te cibler directement et donc de t’avoir déjà identifié).

    Ensuite, avec les nouvelles lois (LOPSI et autres), il sera bientôt obligatoire aux hébergeurs de fournir les données aux autorités, là, seuls les chats en attente de lecture sont stockés de plus ils sont tous chiffrés avec une clé différente par utilisateur, qui n’est pas sur le serveur (et que le serveur ne connaît jamais d'ailleurs).
    Ce qui obligera les autorités à justifier leurs actions pour obtenir directement les clés auprès des personnes concernées, et non auprès des hébergeurs.

    Une campagne IndieGoGo ?

    J'ai aussi lancé une campagne IndieGoGo, pour essayer de me dégager du temps pour travailler sur ce site et sur d’autres outils pour favoriser le développement de solutions du même type.

    Dans tous les cas je voulais te faire part de ce nouveau développement open source en licence Apache 2.

    Bonne journée Nal,
    Mémîks.

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  • H264 par Cisco dans Firefox (suite) (Journaux LinuxFR)

    En novembre 2013, Cisco et Mozilla avaient annoncé un accord pour que ce dernier puisse utiliser un codec h264.

    Je viens de remarquer que dans les versions récentes de Firefox (sous windows tout du moins), cette annonce s'est concrétisée sous la forme d'un plugin installé par défaut : "Codec OpenH264 Video Codec provided by Cisco Systems, Inc.".

    Je vous mets la licence attachée à ce plugin pour info :

    -------------------------------------------------------
    About The Cisco-Provided Binary of OpenH264 Video Codec
    -------------------------------------------------------
    
    Cisco provides this program under the terms of the BSD license.  
    
    Additionally, this binary is licensed under Cisco’s AVC/H.264 Patent Portfolio License from MPEG LA, at no cost to you, provided that the requirements and conditions shown below in the AVC/H.264 Patent Portfolio sections are met.  
    
    As with all AVC/H.264 codecs, you may also obtain your own patent license from MPEG LA or from the individual patent owners, or proceed at your own risk.  Your rights from Cisco under the BSD license are not affected by this choice.  
    
    For more information on the OpenH264 binary licensing, please see the OpenH264 FAQ found at http://www.openh264.org/faq.html#binary 
    
    A corresponding source code to this binary program is available under the same BSD terms, which can be found at http://www.openh264.org
    
    -----------
    BSD License
    -----------
    
    Copyright © 2014 Cisco Systems, Inc.
    
    All rights reserved.
    
    Redistribution and use in source and binary forms, with or without modification, are permitted provided that the following conditions are met:
    
    1. Redistributions of source code must retain the above copyright notice, this list of conditions and the following disclaimer.
    
    2. Redistributions in binary form must reproduce the above copyright notice, this list of conditions and the following disclaimer in the documentation and/or other materials provided with the distribution.
    
    THIS SOFTWARE IS PROVIDED BY THE COPYRIGHT HOLDERS AND CONTRIBUTORS “AS IS” AND ANY EXPRESS OR IMPLIED WARRANTIES, INCLUDING, BUT NOT LIMITED TO, THE IMPLIED WARRANTIES OF MERCHANTABILITY AND FITNESS FOR A PARTICULAR PURPOSE ARE DISCLAIMED.  IN NO EVENT SHALL THE COPYRIGHT HOLDER OR CONTRIBUTORS BE LIABLE FOR ANY DIRECT, INDIRECT, INCIDENTAL, SPECIAL, EXEMPLARY, OR CONSEQUENTIAL DAMAGES (INCLUDING, BUT NOT LIMITED TO, PROCUREMENT OF SUBSTITUTE GOODS OR SERVICES; LOSS OF USE, DATA, OR PROFITS; OR BUSINESS INTERRUPTION) HOWEVER CAUSED AND ON ANY THEORY OF LIABILITY, WHETHER IN CONTRACT, STRICT LIABILITY, OR TORT (INCLUDING NEGLIGENCE OR OTHERWISE) ARISING IN ANY WAY OUT OF THE USE OF THIS SOFTWARE, EVEN IF ADVISED OF THE POSSIBILITY OF SUCH DAMAGE.
    
    -----------------------------------------
    AVC/H.264 Patent Portfolio License Notice
    -----------------------------------------
    
    The binary form of this Software is distributed by Cisco under the AVC/H.264 Patent Portfolio License from MPEG LA, and is subject to the following requirements, which may or may not be applicable to your use of this software: 
    
    THIS PRODUCT IS LICENSED UNDER THE AVC PATENT PORTFOLIO LICENSE FOR THE PERSONAL USE OF A CONSUMER OR OTHER USES IN WHICH IT DOES NOT RECEIVE REMUNERATION TO (i) ENCODE VIDEO IN COMPLIANCE WITH THE AVC STANDARD (“AVC VIDEO”) AND/OR (ii) DECODE AVC VIDEO THAT WAS ENCODED BY A CONSUMER ENGAGED IN A PERSONAL ACTIVITY AND/OR WAS OBTAINED FROM A VIDEO PROVIDER LICENSED TO PROVIDE AVC VIDEO.  NO LICENSE IS GRANTED OR SHALL BE IMPLIED FOR ANY OTHER USE.  ADDITIONAL INFORMATION MAY BE OBTAINED FROM MPEG LA, L.L.C. SEE HTTP://WWW.MPEGLA.COM
    
    Accordingly, please be advised that content providers and broadcasters using AVC/H.264 in their service may be required to obtain a separate use license from MPEG LA, referred to as "(b) sublicenses" in the SUMMARY OF AVC/H.264 LICENSE TERMS from MPEG LA found at http://www.openh264.org/mpegla
    
    ---------------------------------------------
    AVC/H.264 Patent Portfolio License Conditions
    ---------------------------------------------
    
    In addition, the Cisco-provided binary of this Software is licensed under Cisco's license from MPEG LA only if the following conditions are met:
    
    1. The Cisco-provided binary is separately downloaded to an end user’s device, and not integrated into or combined with third party software prior to being downloaded to the end user’s device;
    
    2. The end user must have the ability to control (e.g., to enable, disable, or re-enable) the use of the Cisco-provided binary;
    
    3. Third party software, in the location where end users can control the use of the Cisco-provided binary, must display the following text:
    
           "OpenH264 Video Codec provided by Cisco Systems, Inc."
    
    4.  Any third-party software that makes use of the Cisco-provided binary must reproduce all of the above text, as well as this last condition, in the EULA and/or in another location where licensing information is to be presented to the end user.  
    
    
    
                              v1.0

    Si j'ai bien compris, un autre programme autre que Firefox peut également utiliser le même mécanisme pour pouvoir utiliser ce codec h264.

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  • Les brevets logiciels : un frein à l'innovation et la recherche (un nouvel exemple aux États-Unis) (Dépêches LinuxFR)

    L'histoire en seconde partie raconte comment un brevet qui n'aurait jamais dû exister peut tuer la créativité, l'innovation et la recherche mathématique appliquée. On y voit aussi les ravages que peut commettre une entreprise qui a de l'argent et des avocats…

    J'aime les maths, j'aime les maths appliquées à l'informatique. J'ai très souvent posté à ce sujet, par exemple dans le domaine du stockage de données : « De la probabilité que votre RAID vous abandonne… » ou encore le post scriptum. Je vais parler de ce second lien.

    J'avais à l'époque cité dans ce post scriptum l'article « A Tutorial on Reed-Solomon Coding for Fault-Tolerance in RAID-like Systems » de James Plank. Ce formidable article m'a permis d'approcher le domaine. Cet article est simple, clair et efficace (Ce qui est rare dans le domaine). De nombreux logiciels libres tels que parchive se sont inspirés de ce papier.

    Pourquoi je vous parle de cet article ? Aujourd'hui, je suis allé sur le site de l'auteur de cet article pour faire un peu de veille mathématique. Au détour des pages, j'ai visité les pages dédiées à ses implémentations libres : jerasure. A mon grand étonnement, j'ai trouvé la notice suivante sur la page :

     On this page I (James Plank) am providing notice that:
    
    *    GF-Complete and Jerasure versions 2.0 and later are no longer supported.
    *    StreamScale, Inc. offers a similar solution for commercial purposes.
    *    I offer no representations or warranties in general about StreamScale's products.
    *    I have verified that StreamScale's solution is faster than GF-Complete or Jerasure in at least some respects.
        StreamScale, Inc. asserts that the use of GF-Complete (particularly as part of Jerasure 2.0 or later) or any similar software, method or code for erasure coding infringes StreamScale's issued United States Patent No. 8,683,296.
    *    I express no opinion on StreamScale's claims, but I believe that parties should be aware that StreamScale asserts such claims. 
    

    En résumé, le monsieur a été menacé par une firme s'appelant StreamScale (inconnue au bataillon pour moi) pour violation de brevets. Ni une, ni deux, je me renseigne un peu, je trouve techdirt et erasure-code-patents qui expliquent la situation.

    Cette brave boite a breveté le fait d'utiliser des instructions SIMD (MMX, SSE, …) pour effectuer des opérations sur un champ fini comme décrit dans mon post scriptum appliqué au codage avec effacement (erasure code). Je suis sur le cul et les bras m'en tombent.

    Ils décrivent (les independent claims - le reste, on s'en fiche) dans le brevet ce que tous les erasure code font depuis la nuit des temps, en résumé : ils multiplient une matrice avec un vecteur ou une matrice avec des instructions SIMD

    Rien n'est original, rien n'est d'autre que des maths, les SIMD sont utilisées à profusion dans les logiciels de calcul matriciel, les SIMD sont utilisés depuis bien longtemps dans les EC, normal c'est juste du calcul matriciel (par exemple, dans le code RAID6 de linux décrit depuis au moins 2004) ! Bref, des tonnes et des méga-tonnes de prior art.

    Cette charmante boite a réussi :

    • à bloquer la recherche principale d'un chercheur de renommée : J. Plank ;
    • à arrêter le développement de bibliothèque par ce même auteur (ah ah ! Rien n'arrête le libre mais pour J. Plank c'est fini) ;
    • à menacer un journal scientifique, usenix (D'ailleurs, ils prétendent qu'il a révélé des secrets, faudrait savoir c'est un brevet ou pas ? Si oui, breaking news, c'est plus un secret car c'est publié ! Ils parlent peut-être d'autre chose mais le langage est tellement vague qu'il est impossible de le déterminer).

    Alors selon vous, StreamScale patent troll ou pas ? Moi, mon opinion personnelle est faite !

    Et la nimage indispensable, ironie du sort, leur logo est un grand qui écrase des petits…

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  • Retour d'expérience : bureau assis/debout (Journaux LinuxFR)

    Sommaire

     

    Bonjour à tous,

    voici un retour d'expérience à propos d'un bureau assis/debout.
    J'utilise ce système depuis quelques semaines.
     

    Genèse

    J'ai 43 ans, légèrement « sportif ». Je travaille seul à mon compte, majoritairement à mon domicile.

    Je passe un grosse partie de ma vie devant mon ordinateur pro+perso : lecture, recherches, interventions à distance, tests, et tout le toutim.
    À la longue c'est physiquement pénible. Je sens bien qu'en restant assis pendant des heures je suis moins alerte, je suis plus paresseux, moins enclin à faire certaines choses rebutantes mais néanmoins nécessaires. Et aussi je sens que ce n'est pas génial pour mon dos. Je n'ai aucun problème de dos, mais la sensation est très claire, au bout d'un moment je DOIS me lever, je DOIS bouger. Je n'aime pas ces signaux envoyés par les capteurs de mon corps, et relayé sous forme de mini-alerte par mon cerveau (j'apprécie énormément que le système d'alerte fonctionne. Je n'aime pas être en situation de le déclencher).

    Depuis toujours je me levais de temps en temps pour changer de position. J'en profitais pour aller remplir ma bouteille d'eau, pour aller chercher le courrier, ou ranger quelque chose.
    Depuis que je suis à mon compte, je travaille beaucoup plus chez moi ; j'ai eu l'idée de me faire quelques séances de « sac » en cours de journée : lorsque je sens qu'il faut que je lève mes fesses, je vais dans mon garage, j'enfile mes gants de boxe ou de MMA suivant l'envie, et je fais quelques exercices sur sac de frappe. J'ai un sac « gabarit humain » (1m80 65kg) très agréable pour l'entraînement solitaire. C'est ludique, ça change les idées, ça défoule, bref c'est très bien. Suivant l'humeur c'est entre zéro et quatre fois par jour.

    Puis un jour j'ai entendu parler du principe de « bureau assis/debout » je crois sur linuxfr car il y a eu plusieurs contenus abordant ce sujet. C'est resté dans un coin de ma tête jusqu'à ce qu'une connaissance me parle du fait qu'elle utilise ça au quotidien. Le concept m'a cette fois soudainement semblé évident. Aussitôt renté à la maison j'ai commencé mes recherches.
    J'ai trouvé des choses pour tous les goûts. Des trucs bricolés avec des ramettes de papier, des bureaux hyper pros vendus uniquement aux USA pour $6000, des accessoires improbables, bref, tout et surtout n'importe quoi. À chaque fois qu'une idée me semble intéressante, je creuse dans les forums et/ou avis des consommateurs et constate que c'est mal conçu ou fragile. Ou pas si pratique que ça. Et souvent les trois à la fois.

    Je constate rapidement via divers blogs et commentaires qu'il faut alterner entre assis et debout. Autant il n'est pas agréable de rester assis tout le temps, autant il est carrément problématique de reste debout ET quasi immobile devant son bureau. Donc il faut soit un meuble qui change de hauteur, soit un meuble avec une partie basse et une partie haute, soit deux meubles (un bas, un haut).

    J'opte pour le changement de hauteur. Avec le recul j'ai un avis différent car le marché n'est pas du tout mature. Je trouve des bureaux avec commande électrique, mais ça ne m'enchante pas : ça coûte cher, ça tombe en panne. Je préfère quelque chose comme les bonnes vieilles tables à dessin. On actionne une pédale ou une poignée pour relâcher un frein, et on ajuste la position facilement. Ben non, ça n'existe pas. Il y a les vraies tables à dessin qui coûtent bien cher, et qui nécessitent des modifications pour en faire un bureau plus petit, et probablement pour bloquer l'inclinaison, ça évite de tout mettre par terre à chaque fois. En dehors de ça, rien de rien, tout est électrique. Monde d'assistés ? Sérieux, c'est vendu avec le prétexte de la santé, et le premier truc qu'ils font c'est pour être encore plus flemmard.
    Il existe bien des bureaux assis/debout avec une manivelle, mais la documentation indique 10 tours pour 2 pouces. Ah ouais, tu en as pour 2 minutes de manivelle pour changer de position. Et les commentaires indiquent que ça a tendance à ne pas bien fonctionner. Tendance à se bloquer, à se mettre de travers. Bof.

    Je trouve une idée séduisante : un support clavier+moniteur ajustable

    Mais c'est laborieux pour changer la hauteur, et les vidéos commerciales le confirment. Les retours d'utilisateurs sont introuvables. Et ça coûte 350 € hors livraison en France.
    Je trouve d'autres modèles dans la même veine, pas mieux. Sauf un je crois qui semble pratique si on utilise un ordinateur portable.

    Bon ok, je me résous à voir les bureaux électriques.
     

    Bureau électrique

    Les bureaux assis/debout ajustables électriquement sont équipés de « vérins » électriques.

    Je regarde le prix de ces vérins électriques et me rends compte que ce n'est pas bien cher. De plus pour qu'un système à manivelle fonctionne bien, il faudrait une manivelle de chaque côté ou un système de report d'effort de meilleur qualité que ceux proposés. La solution de type table à dessin nécessite un contrepoids, un frein, etc. Au final les bureaux électriques sont simples à concevoir et peu onéreux. Voilà probablement pourquoi on ne trouve que ça.
    N'empêche, je préférerais nettement un ajustement manuel. Beaucoup moins de panne, plus rapide, plus classe. Ce dernier point n'engage que moi.

    Il y a pas mal de choix en bureaux électriques, mais question prix c'est aïe aïe aïe. Ils sont tous à peu près aussi moches les uns que les autres. La grosse majorité sont disponibles aux USA sans pouvoir faire livrer en France (au fait, ça existe probablement des entreprises qui servent d'intermédiaire ?). Je n'ai pas regardé les frais de port car IKEA commercialise ce type de matériel depuis peu. Il a le bon goût d'être facilement disponible en France, d'être parmi les moins chers, et semble à première vue correctement conçu (naïf que je suis, j'ai toujours l'impression que les choses sont majoritairement conçues correctement). J'ai pris le BEKANT de chez IKEA à 600 € TTC.
    Je le teste rapidement dans le magasin, et j'achète le modèle avec le plateau (100 € le plateau qui se révèle être une bouse, donc prenez la structure seule à 500 €).

    Au final ce bureau électrique BEKANT est moins cher que les concurrents, et moins cher que les autres solutions « exotiques ». Par contre il est plus cher que les trucs infâmes qui ne fonctionnent pas, et il est plus cher qu'un meuble fait maison, par exemple un bureau double haut/bas.

    De retour à la maison je monte le meuble et… bon ok, il va falloir hacker. En clair c'est un meuble acceptable, sans plus. Tel qu'il est livré d'origine, il branle. Pas sérieux. Plus il est haut, plus ça bouge. Pas génial pour poser son moniteur dessus. De plus le plateau ploie si je m'accoude dessus, malgré deux bonnes grosses barres métalliques situées vers le milieu en dessous. Ça aurait été aussi bien en carton.
    Les dimensions du plateau ne me conviennent finalement pas (ce n'est pas de leur faute), donc je remplace par du plan de travail bien épais, bien solide, pour 14 € découpe comprise. Je fixe les pieds sur le plan de travail avec des équerres de bardage 65x53x120. 8 équerres et ça tient du tonnerre. Je m'assois dessus, je pousse, je tire, le plateau ne bronche pas, et l'ensemble ne bouge que modérément, parfait. En plus l'épaisseur du plan de travail est de 28 mm, ce qui est parfait pour visser tout ce que je veux par dessous. Je vais pouvoir faire du tuning.

    Sous le bureau je fixe des tiroirs en plastique du genre de ceux qu'on place généralement SUR le bureau. Gain de place, et petit plaisir personnel. On a les faiblesses qu'on peut. Mais ça m'a pris au moins trois heures de travail à cause des découpes et collages, alors que le reste m'a pris à peu près autant en comptant deux visites aux magasins de bricolage. C'est juste du plastique, j'espère ne pas casser ces tiroirs avec un gros coup de genou :-)

    Position « assis dans mon fauteuil de PDG »

    Position « debout comme un décideur pressé »

    Je note que les BEKANTS, qu'ils soient électriques ou « normaux », sont garantis 10 ans et qu'il n'y a aucune exclusion concernant les moteurs ou l'électronique. Je ne sais pas si c'est une erreur, alors je garde le document de mon côté.

    Le système de commande est très simple : un bouton pour monter, un pour descendre.
    Par contre ce n'est pas pratique ni intuitif. Les boutons ne sont pas vraiment pratique à actionner. Il faut appuyer franchement, on ne peut pas le faire dans n'importe quelle position, on ne peut pratiquement pas bouger pendant qu'on appuie sinon le doigt glisse, et on est obligé de regarder avant pour savoir sur lequel appuyer (ils sont côte à côte au lieux d'être dessus/dessous). Il n'y a pas non plus de mémorisation de position, donc il faut à chaque fois refaire le réglage. Lors d'une alternance entre assis et debout, il faut garder le doigt sur le bouton sans bouger ce qui empêche en même temps de pousser la chaise, ou de réaménager son espace de travail. Je sais que ça ne dure que quelques secondes, mais c'est mal fichu. Je viens de mesurer : 14 secondes pour passer de ma position haute à ma position basse. Ben c'est long 14 secondes à regarder une planche bouger.
    Ce ne sont pas de simples interrupteurs reliés aux moteurs. C'est un petit boîtier avec de l'électronique dedans (il faut casser pour ouvrir. J'ai ouvert). À vue de nez ça communique avec les moteurs par un protocole I2C ou USB. Donc pas moyen de remplacer facilement par un boîtier de ma fabrication. Ou alors je fais un déport à partir du connecteur du circuit imprimé, mais c'est une nappe vraiment mini, pas évident. Je verrai plus tard.
    Je ne sais pas si les moteurs ont un système de retour d'information, notamment sur la position. Cela donnerait la possibilité de fabriquer un boîtier qui mémorise les positions. Ce serait top.
    J'étais tombé sur le site web du fabriquant des moteurs, mais je n'ai pas noté la page. Peut-être qu'ils donneraient accès à la documentation.

    Maintenant que j'ai (proprement) cassé le boîtier de commande pour en étudier l'intérieur, je me suis posé la question de tenter de le bricoler. J'ai contacté le SAV d'IKEA pour savoir s'il est possible d'en acheter un autre car je sentais bien que ça allait moins bien fonctionner à un moment ou un autre. On me demande une photo de la pièce. Heu… pourtant j'ai bien tout expliqué, soit, j'envoie plusieurs photos histoire d'être certain qu'ils pigent. En retour j'ai un appel téléphonique pour me demander si c'est le transformateur que je veux, en me précisant bien que sur la notice ça ne ressemble pas du tout à ce que j'ai demandé. Mais alors pourquoi tu demandes, connasse ?! Notez que la notice comporte sur la même image en page 3 le boîtier de commande parfaitement reconnaissable, surtout avec les photos que j'ai envoyé.
    Bon ok je vois à peu près le niveau du SAV, je laisse tomber mon idée de bricolage pour l'instant.

    Rapidement je me rends compte que les pieds bougent lors de la monté/descente. Leur position au sol n'est pas tout à fait identique si le plateau est en bas ou en haut. Résultat le pieds bougent et craquent à chaque fois. Si vous avez du parquet, c'est mort. Puis je m'aperçois que le côté gauche du bureau s'éloigne progressivement du mur. Chaque montée/descente fait jouer les pieds. Chez moi c'est la colonne gauche qui se déplace. C'est le personnel du SAV qui s'est occupé de la conception ?! Ou alors mon plateau est vrillé ? Je vérifie avec un grande règle, tout semble nickel. Je démonte mon plateau, je remonte celui d'origine, avec les barres de renfort. Même chose. Ah ok, c'est réellement pourri.
    Quelques jours plus tard j'ai forcé comme un âne sur la colonne gauche, le problème a fortement diminué.

    Lors du montage j'avais remarqué que les pieds (la partie au sol, pas les colonnes) ne sont pas parfaitement parallèles : il y a environ 5 mm d'écart entre l'avant et l'arrière. Pas bien important car c'est juste esthétique, et ce n'est pas la source du problème précédent. Mais ça ne fait pas sérieux non plus.

    Le BEKANT est livré avec un super système pour passer les câbles, plébiscité par les utilisateurs dans divers forums. Mouais, nous n'avons pas la même conception de l'efficacité. Ce n'est pas pratique du tout pour passer les câbles de clavier/souris/moniteur/enceintes/etc. Poubelle, et je me fais un passe câble sur tout la largeur à l'arrière. J'y loge tout mes câbles et une multiprise.


    On voit sur ces photos que j'ai oublié de mettre du « champ » sur les bords du plateau, histoire de faire plus joli.

    La vitesse de monté et descente est acceptable, sans être extraordinaire. 14 secondes dans mon cas. Ce serait mieux avec un système manuel :-)
    Le bruit lors des montés et descentes est modéré. Ça ressemble au bruit d'un bras robotisé. À plusieurs dans un bureau ce n'est pas la mort, mais c'est un bruit dont on se passe. Cela dit je vois mal comment limiter ce bruit sans que ça coûte cher. Il faut soit isoler phoniquement, soit utiliser un moteur avec un fort couple car je pense que le bruit provient principalement de la démultiplication.

    Un autre truc vraiment mal conçu : les colonnes sont téléscopiques, avec la partie la plus fine en bas (il me semble que tous les concurrents ont la partie fine en haut). Résultat, si un objet vient toucher la colonne lors de la descente, il peut se trouver coincé sous l'extrémité d'un des tubes de la colonne. Ça m'est arrivé dès le premier jour.
    Si les colonnes étaient dans le même sens que celles des concurrents, il n'y aurait pas ce problème.

    Ce bureau BEKANT monte plus haut que nécessaire. Hauteur maxi de 1m25 (il m'arrive au milieu des pectoraux), ce qui est parfait si on utilise un tapis de marche car l'utilisateur se trouve 15 à 20 cm plus haut.

     

    Avantages du BEKANT :
    - probablement le moins cher disponible en France
    - fait son job
    - hauteur suffisante pour utiliser un tapis de marche
    - garanti 10 ans

     

    Inconvénients du BEKANT :
    - boîtier de commande bof
    - colonnes téléscopiques « à l'envers »
    - les pieds se déplacent lors des montées/descentes
    - la structure bouge trop
    - pas de passe câble correct
     

    J'ai utilisé ce bureau en mode assis/debout pendant environ un mois.
    À vue de nez entre 1 et 3 heures par jour debout par tranches de 10 à 30 minutes.

    J'envisage de me fabriquer un support clavier+souris vissé sous le plateau (ou je fais une découpe dans le plateau ?), incliné « vers l'avant », avec support pour les poignets.
    Les modèles tous faits sont rares, et très (très) chers.

    Comme prévu, la station debout n'est pas possible sans bouger. On passe d'un pieds à l'autre, on met un pieds sur un repose pieds, puis on alterne. Et enfin on se rassoit quelques temps.
    Globalement c'est bien agréable d'avoir un bureau assis/debout, mais la station « purement » debout n'est pas top.

    Donc je suis passé à l'étape suivante : le bureau avec tapis de marche. Ce sera le sujet d'un autre journal dans quelques jours.

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  • Les brevets logiciels : un frein à l'innovation et la recherche (un nouvel exemple USA) (Journaux LinuxFR)

    J'aime les math, j'aime les math appliquée à l'informatique. J'ai très souvent posté à ce sujet, par exemple dans le domaine du stockage de donnée : « De la probabilité que votre RAID vous abandonne… » ou encore le post scriptum. Je vais pour parler de ce 2ème lien.

    J'avais à l'époque cité dans ce post scriptum l'article « A Tutorial on Reed-Solomon Coding for Fault-Tolerance in RAID-like Systems » de James Plank. Ce formidable article m'a permis d'approcher le domaine. Cet article est simple, clair et efficace (Ce qui est rare dans le domaine). De nombreux logiciels libres tels que parchive se sont inspirés de ce papier.

    Pourquoi je vous parle de cet article ? Aujourd'hui, je suis allé sur le site de l'auteur de cet article pour faire un peu de veille mathématique. Au détour des pages, j'ai visité les pages dédiées à ses implémentations libres : (jerasure). A mon grand étonnement, j'ai trouvé la notice suivante sur la page :

     On this page I (James Plank) am providing notice that:
    
    *    GF-Complete and Jerasure versions 2.0 and later are no longer supported.
    *    StreamScale, Inc. offers a similar solution for commercial purposes.
    *    I offer no representations or warranties in general about StreamScale's products.
    *    I have verified that StreamScale's solution is faster than GF-Complete or Jerasure in at least some respects.
        StreamScale, Inc. asserts that the use of GF-Complete (particularly as part of Jerasure 2.0 or later) or any similar software, method or code for erasure coding infringes StreamScale's issued United States Patent No. 8,683,296.
    *    I express no opinion on StreamScale's claims, but I believe that parties should be aware that StreamScale asserts such claims. 
    

    En résumé, le monsieur a été menacé par une firme s'appelant StreamScale (inconnue au bataillon pour moi) pour violation de brevets. Ni une, ni deux, je me renseigne un peu, je trouve techdirt et erasure-code-patents qui expliquent la situation.

    Cette brave boite a breveté le fait d'utiliser des instructions SIMD (MMX, SSE, …) pour effectuer des opérations sur un champ fini comme décrit dans mon post scriptum appliqué au codage avec effacement (erasure code). Je suis sur le cul et les bras m'en tombent.

    Ils décrivent (les independent claims - le reste, osef) dans le brevet ce que tous les erasure code font depuis la nuit des temps, en résumé :

    • ils multiplient une matrice avec un vecteur ou une matrice avec des instructions SIMD

    Rien n'est original, rien n'est d'autre que des maths, les SIMD sont utilisées à profusion dans les logiciels de calcul matriciel, les SIMD sont utilisés depuis bien longtemps dans les EC, normal c'est juste du calcul matriciel (par exemple, dans le code RAID6 de linux décrit depuis au moins 2004) ! Bref, des tonnes et des méga-tonnes de prior art.

    Cette charmante boite a réussi :

    • à bloquer la recherche principale d'un chercheur de renommée : J. Plank
    • à arrêter le développement de librairie par ce même auteur (Ah ah ! Rien n'arrête le libre mais pour J. Plank c'est fini)
    • à menacer un journal scientifique, usenix (D'ailleurs, ils prétendent qu'il a révélé des secrets, faudrait savoir c'est un brevet ou pas ? Si oui, breaking news, c'est plus un secret car c'est publié ! Ils parlent peut-être d'autre chose mais le langage est tellement vague qu'il est impossible de le déterminer)

    Alors selon vous, StreamScale patent troll ou pas ? Moi, mon opinion personnelle est faite !

    Et la nimage indispensable, ironie du sort, leur logo est un grand qui écrase des petits…

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  • TorPy : la Tortue Python vernaculaire (Dépêches LinuxFR)

    TorPy est une version francisée (mais pouvant être traduite dans toute autre langue) du module turtle de Python. Inspiré de la tortue Logo, turtle permet d'apprendre à programmer, puisqu'on écrit les instructions que la tortue n'effectuera qu'ensuite. De plus, cela permet de produire de belles figures géométriques !

    TorPy a été écrit par votre serviteur après avoir fait des essais d'utilisation de turtle par des élèves de collège. Son but est de pallier quelques difficultés rencontrées.

    Une photo d'écran

    TorPy est développé en Python, et nécessite les dépendances supplémentaires suivantes :

    Quelques particularités de TorPy

    • les instructions du module turtle sont traduites en français : par exemple on écrit avance(100) au lieu de forward(100) ;
    • seules les instructions sont affichées dans la zone de saisie, le reste du programme Python (shebang, etc) est masqué ;
    • les instructions sont exécutées sans avoir besoin d'être enregistrées au préalable (mais on peut évidemment enregistrer son fichier) ;
    • la liste des instructions disponibles peut être consultée à tout moment, et des exemples d'utilisation de chaque instruction peuvent être copiés-collés ;
    • toute autre instruction Python peut être utilisée pour une utilisation plus avancée (boucles, définitions de fonctions, importations de modules, etc…) ;
    • le programme peut être facilement adapté à d'autres langues que le français et il est facile aussi d'ajouter de nouvelles instructions ;
    • si le fichier est enregistré, le résultat peut être enregistré en image (format EPS, mais aussi SVG sous GNU/Linux si pstoedit est installé).

    Fonctionnement

    Au lancement, un sous-dossier torpy est créé dans le dossier temporaire de l'ordinateur et 3 fichiers y sont copiés :

    • turtle.cfg : fichier de configuration de la fenêtre de turtle (dimensions, titre, etc…) ;
    • importturtle.py : fichier contenant les traductions des fonctions ;
    • torpy.py : fichier qui sera exécuté (et contient un import du fichier importturtle.py).

    Lorsque l'utilisateur demande l'exécution de ses instructions, celles-ci sont insérées dans le fichier torpy.py avant qu'il ne soit exécuté. Plus précisément, ce fichier contient la ligne suivante qui sert de repère et sera remplacée par les instructions de l'utilisateur :

    # USER INSTRUCTIONS

    Remarque

    Afin de pouvoir utiliser TorPy dans d'autres langues que le français, le fichier qui est situé dans le sous-dossier files s'appelle importturtle_xx.py, où xx désigne la langue de l'ordinateur.
    La langue est détectée au lancement et si le fichier correspondant existe, il est copié dans le dossier temporaire sous le nom importturtle.py.

    En conclusion

    J'ai développé TorPy car j'en avais besoin pour mes élèves.
    Ensuite je me suis dit que ça pouvait intéresser un peu de monde, donc autant prendre le temps de le finir, de rédiger une documentation et de venir ici signaler son existence.

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  • Comment faire la promotion d'un logiciel libre ? (Journaux LinuxFR)

    La question est parfois posée, alors je vous livre un retour d'expérience.

    Voici tout d'abord un lien vers un article publié sur le journal du net avec quelques compléments.

    En synthèse, la promotion de votre logiciel passera par un gros travail de SEO (Search Engine Optimization) comme on le ferait avec n'importe quel site web. Avec les outils de réseautage (Viadeo, LinkedIn et Facebook).

    Que penser des forges logicielles en tant qu'outils de promotion ?

    Le problème principal est qu'il n'est pas possible d'y présenter le projet en plusieurs langues.

    On peut les utiliser en tant que miroir du dépôt principal et dans l'espoir d'attirer quelques utilisateurs. Cependant, peu d'entre elles sont utilisées par des internautes à la recherche d'un logiciel.

    SourceForge est un outil historique disposant de réelles fonctionnalités de classement et de recherche d'un logiciel (contrairement à Github). Cependant, cette forge est très nettement en perte de vitesse.

    Les annuaires de logiciels libres

    La plupart ne sont malheureusement plus maintenus par manque de volontaires ou parce qu'il s'agit du site d'un particulier qui ne le met plus à jour. C'est dommage, car contrairement aux annuaires de sites web généralistes, ces derniers étaient vraiment utilisés et attirent des visiteurs sur votre site.

    D'autres annuaires se focalisent sur le recensement des logiciels les plus populaires. Ils sont donc parfois contre-productifs s'ils avaient un but de promotion du libre. Puisque les logiciels les plus populaires sont recensés dans plusieurs sites et blogs, même généralistes.

    Les Forums

    Poster une description de votre projet vous apportera un pic de trafic durant quelques jours. Certes, c'est intéressant pour démarrer votre notoriété en partant de rien, mais cela n'est pas une démarche viable sur le long terme.

    Les vieux réflexes

    Dans les règles de modération, on peut lire : "LinuxFr.org n'a pas vocation à être Freshmeat ou le répertoire FSF/UNESCO.". Or, l'un a basculé en lecture seule et l'autre est en état de mort cérébrale suite à un imbroglio de communication.

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  • ODF a t-il définitivement perdu la guerre face à OOXML ? (Journaux LinuxFR)

    Open Document Format, les plus assidus le savent, découle d'une initiative appuyée à l'époque par Sun pour définir un format bureautique normalisé.

    Microsoft avait répondu violemment en lançant son propre format ISO : OOXML.

    En quelques mois, Microsoft avait réussi son tour de force, avec plusieurs analystes bien avisés abondant dans leur sens :
    OOXML

    Malgré quelques succès (Adoption), ODF semble ne pas décoller face à la domination de OOXML.

    La plupart des suites bureautiques concurrentes préfèrent investir de l'énergie pour de l'interopérabilité avec MS Office (DOCX, XSLX, PPTX…) plutôt que d'essayer d'implémenter un filtre ODF à leurs produits.

    Est-ce que quelqu'un aurait des statistiques sur les parts de marché ODF / OOXML par région, pour montrer à quel point l'un dominerait l'autre ?

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  • Tableau dynamique Logiciels Éducatifs Libres (Dépêches LinuxFR)

    Paulo Francisco Slomp, de l'université brésilienne UFRGS (Universidade Federal do Rio Grande do Sul) cherche à diffuser le « Tableau dynamique Logiciels Éducatifs Libres » (disponible en anglais, espagnol, français, italien, allemand et portugais). Ce tableau regroupe des informations sur les logiciels libres qui abordent le contenu du programme d’études scolaires. Il s'agit d'une page wiki éditable.

    Ce tableau sous licence CC By Sa fait partie du projet « Logiciel Éducatif Libre dans Wikipedia », prévu par les édits 18 et 19 du Secrétariat de l'éducation à distance de l'UFRGS.

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  • jeudi du libre du 5 mars 2015, à Lyon : logiciel libre, des solutions pour le numérique (Dépêches LinuxFR)

    Rendez-vous mensuel organisé par l'ALDIL, le principal GULL lyonnais, le jeudi du libre du mois de mars prendra la forme d'une conférence au sujet du logiciel libre et des solutions qu'il apporte pour le numérique. Nous profitons de la semaine citoyenne du lieu d'accueil, la Maison Pour Tous, qui a pour thème les initiatives alternatives, pour proposer cette session.

    La conférence débutera à 19h30 et aura lieu à la Maison Pour Tous / Salle des Rancy : 249 rue Vendôme - 69003 LYON (Métro Saxe Gambetta).

    Plus de détails sur la conférence et l'intervenant en seconde partie de la dépêche.

    La conférence

    Le numérique occupe une place essentielle dans notre vie, au point qu'il devient impossible d'envisager agir sur la société sans prendre en compte sa présence et ses enjeux. Cependant, il ne faudrait pas envisager le numérique comme un monde entièrement différent : beaucoup de règles sont communes, et les enjeux sont ceux que l'on retrouve dans d'autres domaines. Au cours de cette conférence, nous envisagerons quelques parallèles entre le monde numérique et d'autres aspects de la société. Nous verrons ensuite quelles réponses le mouvement du logiciel libre est en mesure d'apporter et en quoi faire le choix du libre est un complément essentiel aux autres engagements sociaux.

    L'intervenant

    Doctorant en informatique, ancien professeur des écoles, Sébastien Dufromentel est militant pour le Logiciel Libre et la neutralité du net, mais s'investit également dans d'autres luttes, notamment pour l'éducation populaire et contre les discriminations injustes. Au cours de cette conférence, il expliquera ce qu'est le logiciel libre et quels en sont les enjeux, tout en proposant des parallèles avec d'autres mouvements qu'il a eu l'occasion d'approcher.

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  • Gameolith disparait dans un silence absolu ! (Journaux LinuxFR)

    Gameolith

    Gameolith était un site marchand de jeux en ligne permettant de télécharger (sans DRM) des jeux libres ou commerciaux.

    On pouvait le comparer à Steam ou à Desura, mais ne proposait contrairement à ceux-là aucun jeu en DRM.

    En voulant faire un tour sur ce site je me suis rendu compte qu'il était fermé. Quelle tristesse, sachant qu'aucun Linuxfrien ne l'avait remarqué. Ah oui c'est vrai, comme le disait un commentateur sur un journal précédent, la majorité des lecteurs sont des jeunes kikoulol ubuntu strodlabal. Dommage !

    En attendant je me rabats sur Desura, qui semble tenir encore debout :
    Desura

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  • IPFS : Un protocole révolutionnaire pour un hébergement P2P, résilient à la censure (Dépêches LinuxFR)

    Voici un projet très intéressant : IPFS, The permanent Web. Son ambition est de créer un nouveau protocole (comme HTTP) permettant de décentraliser l'hébergement de sites web (ou de n'importe quelle ressource statique). Ce protocole se base sur BitTorrent et Git (gestionnaire de version). Chaque ressource est identifiée par son hash (une empreinte unique), et les nœuds du réseau hébergent chacun des copies de certaines ressources, de manière décentralisée.

    IPFS

    Cette infrastructure est une DHT. C'est une technique déjà utilisée dans les back office des applications web et dans les bases de données NOSQL. La nouveauté est d'en faire un protocole client et d'utiliser le réseau Torrent existant pour que ce réseau serve directement des contenus statiques, l'instar des CDN.

    On obtient ainsi une infrastructure résiliente, hébergeant des resources versionnées. Il devient impossible de supprimer un contenu, à moins de faire tomber tous les nœuds qui en contiennent une copie.

    Il existe déjà deux implémentations alpha, en Go et en Node.js hébergées sur GitHub. IPFS permet aussi de monter l'ensemble du réseau sur son système de fichier.

    Une vidéo de démo assez impressionnante est disponible sur le net. Elle montre le démarrage d'un nœud du réseau, agissant comme passerelle HTTP, et permettant d'accéder aux ressources avec un navigateur web.

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  • Redhat, la grande perdante de la virtualisation Microsoft Azure ? (Journaux LinuxFR)

    Redhat, c'est l'ogre du marché Linux. Avec ses 75% de part de marché, Redhat n'est certes pas en situation de monopole, mais plutôt en situation inquiétante de position dominante.

    Cependant, cela pourrait changer. Tout le monde sait que Microsoft Azure est en croissance forte, dans le domaine du SAAS / PAAS. Or, Redhat n'est toujours pas proposé par Microsoft sur cette plateforme :
    Redhat et Azure

    Il y a certes CentOS, qui est un dérivé gratuit de Redhat Enterprise Linux. Mais bien souvent, CentOS n'est pas certifié par bon nombre d'éditeurs.

    Nous ne savons pas si c'est Redhat qui refuse les clauses de Microsoft ou si c'est Microsoft qui refuse de voir dans sa solution un renard dans un poulailler.

    Cette absence bénéficie deux des compétiteurs de Redhat, à savoir SUSE et Canonical. Ces deux distributions sont en effet disponibles sur Azure.

    Quel est l'impact de cette absence ? Difficile de quantifier. Pour ma part, je sais que l'absence initiale de Redhat sur le segment SAP Hana (cela a changé depuis) mettait dans l'embarras certaines sociétés qui ne juraient qu'en Redhat Linux. Certaines grosses boites, du fait de pression de l'IT, ne certifient que très rarement les distributions dites non corporate.

    Cela va t-il changer bientôt sous la pression des clients ?

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  • SUSE Linux se prépare à recruter 150 personnes ! (Journaux LinuxFR)

    Vous êtes au chomage ou vous vous ennuyez au boulot ? Vous aimez les logiciels libres et Linux ? Alors vous aurez peut-être la chance de rejoindre l'un des leaders du marché des distributions Linux, car SUSE s'apprête à embaucher 150 personnes :
    ITWire

    Principalement basé en Allemagne et en république Tchèque, SUSE possède également une entité en France.
    Il y a aujourd'hui 850 employés chez SUSE et la société génère environ 250 millions de $ de chiffre d'affaire par an (5 fois moins que Redhat mais bien plus que Canonical).
    Profitable à hauteur de 20% et bénéficiant d'une croissance à 2 chiffres, c'est le moment pour vous de négocier un bon salaire d'embauche afin de préparer votre retraite.

    Depuis le rachat d'Attachmate par Micro Focus, SUSE ne cesse de gagner des projets. Pourquoi pas vous ?

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  • Effacer le téléchargement d'Internet, Total Wipes a essayé (Journaux LinuxFR)

    Bon d'accord, il semblerait que se soit "un bug" de leur part mais ça a au moins le mérite d'être drôle… ou effrayant.

    Total Wipes est une société chargée de défendre les droits des musiciens sur Internet. Une de leur méthode de protection utiliserait un script qui parcours les sites Web à la recherche de contenu protégé et fait une demande automatique auprès de Google afin de déréférencer le lien.

    Sauf que récemment, leur script a eu un petit bug :

    Due to technical servers problems on the first february week our script sent hundreds DMCA to hundreds domains not related at all any copyrights of our contents.

    It was our fault, no doubts about it. The DMCA is a serious issue and it must be carefully managed.

    Tous les liens contenant le mot clé "download" était considéré comme un lien à abattre. Du coup une liste assez importante a été envoyée à Google. On y retrouve pas mal de logiciels libres et autres grands noms du Web.

    Selon Total Wipes, 97% des liens ont été rejetés mais il n'empêche que c'était bien tenté. A savoir ce qu'il se serait passé si c'est liens avait été effectivement retirés de la base Google.

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  • J'ai écrit à mon ministre des affaires étrangères (Journaux LinuxFR)

    Bonjour tout le monde,

    Ce matin, j'ai pris ma plume électronique, l'ai trempée dans mon encrier plein d'électrons 100% recyclés et j'ai écrit une petite bafouille à Monsieur Didier Reynders, Ministre belge des Affaires étrangères. J'ai imprimé le tout, l'ai glissé dans une enveloppe que j'ai timbrée et postée.

    Puis je me suis dit que mon texte pourrait vous servir, alors je vous le dépose ici. Sous licence CC0, je me fiche de l'attribution.

    Monsieur le Ministre,

    De récentes révélations (1) ont mis au jour le vol par les agences de sécurité américaine NSA et britannique GCHQ des clefs de chiffrement principales des cartes SIM fabriquées par la société française Gemalto.

    Ces cartes sont distribuées dans notre pays par tous les opérateurs de téléphonie mobile, et les clefs en possession desdites agences leur offrent un accès complet aux communications émises ou reçues entre autres par des citoyens belges. Il s'agit donc ni plus ni moins que d'une forme d'espionnage à grande échelle, fût-elle seulement potentielle, de la part de pays pourtant amis et même –plus grave– d'un pays membre de l'Union Européenne.

    Comme une grande majorité des citoyens belges, je suis en possession d'un téléphone mobile et suis donc concerné par cet acte hostile. Les relations avec les pays étrangers étant de votre ressort, je vous saurais gré de répondre aux questions suivantes :

    • quelles actions concrètes le Gouvernement belge va-t-il entreprendre pour réagir auprès des États-Unis d'Amérique et du Royaume-Uni ?

    • quelles mesures concrètes le Gouvernement belge va-t-il prendre pour rendre inopérante cette possibilité d'espionnage de ses citoyens ?

    • quelles mesures concrètes le Gouvernement belge va-t-il prendre pour s'assurer que d'autres éléments ne sont pas compromis, notamment la sécurité des cartes d'identité électroniques belges ?

    Je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma considération distinguée.

    (1) Documents transmis au site « The Intercept » par l'ancien employé de la CIA Edward Snowden :
    https://firstlook.org/theintercept/2015/02/19/great-sim-heist/

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<bloudiou> kelkun peut me dire comment je fais pour installer red hat linux 6.2 alpha sous windows 98 quand ya po dinstall avec le linux ses juste des fichier