Linux (fr)

  • Qui traite des autorités SSL WoSign, Startcom et du peu de professionnalisme qui a causé leur perte (Journaux LinuxFR)

    Chers lectrices, lecteurs, auditrices et auditeurs pour les éventuel(le)s aveugles et autres malvoyant(e)s qui utilisent un lecteur d'écran,



    Je souhaite aujourd'hui vous parler de ce que vient d'annoncer Mozilla (en anglais et avec JavaScript, cookies et tout le bataclan, disponible ici en PDF ou en PNG pour les réfractaires à l'overkill) au sujet de Starcom et WoSign.

    ***

    Pour ceux qui ignoreraient l'identité de ces deux organismes, Startcom est une autorité de certification SSL, pendant longtemps elle a été la seule à délivrer des certificats gratuits. Malgré une interface assez absconse, voire imbitable, c'était bien pratique de pouvoir obtenir gratuitement des certificats SSL pour les projets perso.

    WoSign est une autre autorité, plus récente, qui elle aussi propose des certificats gratuits, avec moins de restrictions puisqu'à une époque on pouvait demander des certificats avec une centaine de domaines et valides trois ans. Par contre, outre le fait qu'elle soit basée en Chine (ce qui peut faire peur à certains quand il s'agit de sécurité, mais en réalité lorsqu'on génère une CSR soi-même, il n'y a pas de risque particulier) elle a commis un certain nombre d'erreurs ces derniers temps, en particulier la délivrance de certificats sans vérifier correctement le contrôle des domaines associés (ici, des certificats valides pour github.com délivrés gratuitement à n'importe quel particulier !).

    Jusqu'à l'apparition récente de Let's Encrypt, ces deux autorités étaient les seules proposant des certificats gratuits. Aujourd'hui encore (mais pas pour longtemps !) elles restent le seul moyen d'obtenir un certificat gratuit pour un nom de domaine contenant des accents (comme https://up.ÿ.fr).

    ***

    Bref, toujours est-il que WoSign a fait une série de grossières erreurs, certainement en se croyant à l'abri de répercussions, ou par simple bêtise. En particulier :

    • à partir de janvier 2016, après que les certificats SHA-1 aient été dépréciés, WoSign a continué à délivrer des certificats SHA-1 antidatés pour que les navigateurs continuent à les accepter
    • en juin 2015, un utilisateur a pu obtenir des certificats SSL pour Github et même après avoir été mis au courant, WoSign n'a pas révoqué automatiquement tous les certificats délivrés à tort
    • fin 2015, WoSign a acheté Startcom, sans le rendre public, et pire en le niant après que la question ait été posée.
    • et tout un tas d'autres problèmes listés ici par Mozilla : https://wiki.mozilla.org/CA:WoSign_Issues
    • la suggestion de WoSign a été de demander à Mozilla de continuer à faire confiance à ses certificats seulement en Chine (où WoSign a quelque chose comme 50% de parts de marché)

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    La conclusion de Mozilla, qui sera vraisemblablement suivie aussi par Google et Microsoft, et espérons-le par Apple est donc de ne plus accepter les certificats émis par WoSign et Startcom à partir d'une certaine date (pas tout de suite, mais dans le futur proche) tout en continuant à considérer valides les certificats déjà émis. Au minimum un an plus tard, WoSign serait autorisé à repasser le processus d'autorisation pour redevenir une autorité de confiance. À côté de ça, Mozilla ne considérera plus les audits de la branche Hong Kong de Ernst & Young comme valables (ce qui n'est pas anodin, Ernst & Young étant parmi les plus grosses boîtes d'audit du monde).

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    Somme toute, ça me semble être une solution plutôt intelligente, puisqu'elle ne pénalise que l'autorité véreuse elle-même et non ses utilisateurs, qui sont innocents dans cette histoire.

    Et pour finir, si jamais vous prévoyez demander un certificat gratuit pour un nom de domaine avec des accents, je vous conseille de le faire immédiatement chez WoSign tant que Mozilla n'a pas encore mis sa décision en application. Même si WoSign n'est pas une autorité respectable pour beaucoup de raisons, un certificat délivré par eux a la même utilité et offre la même sécurité qu'un certificat délivré par n'importe quelle autre autorité (tant que vous générez votre CSR de votre côté). Sinon, il ne vous restera qu'à attendre que Let's Encrypt les supporte : théoriquement avant novembre 2016 mais rien n'est garanti (d'autant plus qu'à ma connaissance, les détails d'implémentation n'ont toujours pas été définis).

    En ce qui me concerne, j'attends aussi le support des certificats pour le .onion, les services cachés de Tor, mais j'ai bien peur que ça n'arrive nulle part prochainement.



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  • Ubuntu Phone, 1 an après (Journaux LinuxFR)

    Coucou à tous!

    Cela fait maintenant plus d'un an (presque 18 mois, en fait) que je suis l'heureux possesseur d'un BQ Aquaris 4.5 Ubuntu Edition. Malgré les bugs, les limitations, et les vannes de mon entourage sur mon téléphone "pourri", j'en suis satisfait, et je ne me vois pas passer à Android ou IOS. J'ai vu ici même il n'y a pas bien longtemps un petit topo sur le sujet, et je rajoute donc ma pierre à l'édifice en livrant mes impressions.

    De nombreux bugs, heureusement corrigés pour la plupart

    Cela n'a pas toujours été sans mal, et il a bien fallu une bonne année pour que le système devienne suffisamment mature. Tout au début, de nombreux problèmes de performances rendaient le téléphone difficilement utilisable, nécessitant de rebooter plusieurs fois par jour. Ensuite, il y a eu une période pendant laquelle le téléphone passait aléatoirement en mode Wifi même quand aucun réseau n'était disponible, empêchant d'avoir les données via la 3G. Pendant longtemps, le GPS ne fonctionnait pas non plus.

    Petit à petit, les mises à jour ont corrigé ces défauts, et le téléphone est maintenant pleinement utilisable. L'on pourra encore trouver le GPS un peu lent à s'activer, ou le Wifi à parfois se retrouver dans les choux et nécessiter une réactivation pour qu'il scanne à nouveau les réseaux disponibles, mais c'est bénin en comparaison des premiers jours. L'on notera également que les notifications ne fonctionnent pas toujours.

    Une logithèque limitée

    C'était déjà le problème principal lors de mes premiers pas avec Ubuntu Touch, et cela ne s'est pas beaucoup arrangé: il y a très peu d'applications. Il est possible de survivre grâce aux applications Web empaquetées, mais cela reste un problème pour communiquer. Les applications Web pour Twitter ou pour WhatsApp demeurent utilisables, mais elles n'ont pas les fonctionnalités et les performances des applications natives.

    Le navigateur marche raisonnablement bien, mais Firefox me manque.

    Ce qui marche

    L'OS est solide, l'interface est belle et pratique à utiliser, la navigation par gestes est élégante. L'on notera également quelques applications, certaines spécifiques à Ubuntu, d'autres génériques, de qualité. En particulier:

    • Dekko, le client de messagerie libre, continue de s'améliorer. Support du multi-comptes, rapidité de navigation, recherche décente, rien d'autre à demander.
    • uNav, qui affiche des cartes OpenStreetMap et permet la navigation GPS.
    • Telegram fournit une application native (non libre) de qualité. J'ai réussi à convaincre mon entourage de s'y mettre. Bien joué donc de la part de Telegram, puisqu’ils ont maintenant 8 comptes supplémentaires à travers moi.

    L'accès direct au téléphone via SSH continue d'être une fonctionnalité maîtresse, faire un bête scp pour récupérer ses photos ou y pousser un film ou de la musique est vraiment très pratique.

    En conclusion

    Je m'accroche à mon téléphone en espérant qu'Ubuntu ne jette pas l'éponge face à l'ampleur de la tâche. C'est le pire des téléphones, mais il n'y en a pas de meilleur :)

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  • Sortie de MATE 1.16 (Dépêches LinuxFR)

    Mercredi 21 septembre 2016, après six mois de développement, l’équipe de MATE Desktop a publié la version 1.16.

    MATE Desktop Environment est la continuation de GNOME 2, il fournit un environnement de bureau intuitif et attrayant en utilisant les métaphores traditionnelles du bureau. MATE est en cours de développement pour intégrer de nouvelles technologies (systemd, GTK+ 3, Wayland, etc.) tout en préservant un environnement de bureau traditionnel.

    Cette nouvelle version se concentre sur l’amélioration de la compatibilité avec GTK+ 3, la migration des composants vers des nouvelles bibliothèques, la correction des bogues et la suppression de code.

    Lors du développement de cette version, les développeurs de MATE ont principalement travaillé sur le support de GTK+ 3 et passé beaucoup de temps à adapter leurs codes aux changements réguliers de son API.

    Le passage de Debian Testing/Unstable à GnNOME 3.21 a fait passer GTK+ à la version 3.21. Cette dernière a provoqué beaucoup de bogues dans différentes applications de MATE 1.14, mais aussi chez Firefox et LibreOffice. Caja, le gestionnaire de fichiers qui participe aussi à l’affichage du bureau, a connu plusieurs bogues liés à GTK+ 3.21 et a rendu le bureau quasiment inutilisable. Les développeurs de MATE ont proposé aux mainteneurs Debian de MATE d’utiliser les versions 1.15 stabilisées pour GTK+ 3.21, ce qu’ils ont refusé. Cette décision a précipité la sortie de MATE 1.16 et écourté la feuille de route.

    Les nouveautés
    Les nouveautés de cette version incluent :

    • amélioration de la prise en charge de GTK+ 3 par l’ensemble de MATE Desktop ;
    • prise en charge complète de GTK 3.22 par tous les thèmes et applications de MATE ;
    • certaines applications ont vu leur code GTK+ 2 supprimé, la version minimale requise de GTK+ est 3.14 :
      • engrampa [#140],
      • mate-notification-daemon [#102],
      • mate-polkit [#28],
      • mate-session-manager [#121],
      • mate-terminal [#118] ;
    • suppression de la dépendance à la bibliothèque libmate-desktop pour certaines applications :
      • Engrampa,
      • MATE Applets,
      • MATE Netbook,
      • MATE Power Manager,
      • MATE Terminal,
      • Pluma ;
    • utilisation de GtkApplication pour certaines applications et migration de libunique vers GtkApplication pour d’autres :
      • Engrampa,
      • MATE Applets,
      • MATE Netbook,
      • MATE User Share ;
    • mise à jour des traductions.

    Et ensuite
    Les prévisions actuelles pour la version 1.18 incluent :

    • caja : permettre de changer la couleur des dossiers dans la vue liste [#410] ;
    • mate-applets : permettre à l’applet de commande de lancer des commandes de façon asynchrone [#163] ;
    • mate-desktop : séparer les parties GTK+ en deux bibliothèques, l’une pour GTK+ 2 et l’autre pour GTK+ 3 ;
    • mate-panel : rendre possible l’usage du tableau de bord en position verticale [#157] ;
    • mate-sensors-applet : permettre de masquer les unités de température [#22] ;
    • mate-system-monitor : ajouter la prise en charge de pkexec ;
    • mozo (éditeur de menu) : passer au GI package de mate-menus ;
    • prise en charge du pilote xorg-libinput [mate-control-center #133] ;
    • définir la version minimale de GTK+ 3 requise pour construire l’ensemble du projet.

    Pour les prochaines versions :

    • atril (visionneuse de fichiers PDF) : utiliser le paquet de la bibliothèque synctex fourni par les distributions ;
    • caja (gestionnaire de fichiers) :
      • ajouter une option dans les préférences pour désactiver les icônes génériques dans la vue sous forme de liste [#26],
      • ajouter une option pour afficher les miniatures dans la vue sous forme de liste [#153],
      • ajouter une option pour permettre de créer une nouvelle fenêtre lorsque l’on déplace un onglet (#454) ;
    • engrampa : ajout de la prise en charge de la bibliothèque libarchive [#52] ;
    • mate-applets :
      • ajouter à l’applet drivemount d’une liste noire des points de montage et périphériques [#24],
      • ajouter à l’applet cpufreq d’une option pour afficher plusieurs cœurs et processeurs dans une seule instance de l’applet [#50],
      • ajouter à l’applet cpufreq la prise en charge du pilote intel_pstate [#173] ;
    • mate-control-center : mettre en cache les miniatures des images de fond du bureau dans la gestion des préférences de l’apparence ;
    • mate-menus : ajout d’une option pour activer ou désactiver un troisième niveau de sous-menu dans l’affichage du menu des préférences [#35] ;
    • mate-session-manager : dans la boîte de dialogue des propriétés, afficher les applications actives qui peuvent ou seront enregistrées à la fin de la session [#113] ;
    • pluma (éditeur de texte) : ajouter un greffon pour afficher (et peut‐être changer) le type de fin de ligne [#50] ;
    • mettre à jour l’intégration de caja avec le moteur de recherche Tracker ;
    • ajouter la prise en charge du pilote xorg-libinput [mate-control-center #133] ;
    • ajouter la prise en charge d’AccountsService ;
    • compléter la prise en charge de systemd-logind ;
    • migrer de dbus-glib vers GDBus ;
    • migrer toutes les traductions (aide et guide) vers Transifex.

    Après le passage à GTK+ 3 :

    • mate-indicator-applet : ajouter la prise en charge de plus de types d’indicateurs ;
    • ajouter la prise en charge de Wayland ;
    • ajouter la prise en charge du HiDPI ;
    • migrer de libunique vers GtkApplication ;
    • remplacer libmatekbd par libgnomekbd ;
    • remplacer libmateweather par libgweather.

    Ressources
    Informations sur MATE :

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  • Revue de presse de l'April pour la semaine 38 de l'année 2016 (Dépêches LinuxFR)

    La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

    Sommaire

    [Next INpact] Comment la France a défendu la vente liée PC et OS devant la justice européenne

    Par Marc Rees, le vendredi 23 septembre 2016. Extrait:

    Voilà peu, la Cour de justice de l’Union européenne a finalement considéré que la vente liée PC et OS n’était pas une pratique déloyale. L’avocat à l’origine de cette plainte vient de révéler les positions françaises sur ce dossier brûlant.

    Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/101489-comment-france-est-intervenue-pour-defendre-vente-liee-pc-et-os-en-europe.htm

    Voir aussi:

    [SUN Radio] Reconditionner son ordinateur, une Zolution socio-environnementale

    Par Cerise Robin, le mercredi 21 septembre 2016. Extrait:

    A l'occasion de RéZolution numérique, Nâga animait un atelier le mardi 20 septembre au SoliLab à Nantes. l'association rezéenne explique comment diminuer l'impact socio-écologique de l'informatique.

    Lien vers l'article original: http://www.lesonunique.com/content/reconditionner-son-ordinateur-une-zolution-socio-environnementale-65057

    [Next INpact] François Hollande promeut le partage des «biens communs numériques»

    Par Xavier Berne, le mercredi 21 septembre 2016. Extrait:

    Alors que la France s’apprête à prendre la présidence du Partenariat pour un gouvernement ouvert, qui réuni en son sein 70 pays, François Hollande a présenté hier les axes forts de son mandat. Le chef de l’État a tout particulièrement prôné le partage des «biens communs numériques».

    Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/101475-francois-hollande-promeut-partage-biens-communs-numeriques.htm

    [Audiofanzine] Comment protéger son œuvre d’un plagiat

    Par Doktor Sven, le mercredi 21 septembre 2016. Extrait:

    Après des heures et des heures de durs labeurs, seul ou à plusieurs, vous avez enfin finalisé votre première compo. L’ivresse de la création vous monte à la tête: ça y est, vous dites-vous, je suis un artiste, je suis un Créateur!

    Lien vers l'article original: http://fr.audiofanzine.com/autoproduction-business/editorial/dossiers/droit-et-diffusion.html

    [L'Informaticien] Une plateforme libre et ouverte pour les consultations en ligne de l’État

    Par Guillaume Périssat, le mardi 20 septembre 2016. Extrait:

    Comment reproduire l’expérience de la consultation en ligne du projet de loi République Numérique? Avec une plateforme basée sur un logiciel ouvert et libre, développé à coups de hackathons et d’ateliers, pardi!

    Lien vers l'article original: http://www.linformaticien.com/actualites/id/41726/une-plateforme-libre-et-ouverte-pour-les-consultations-en-ligne-de-l-etat.aspx

    Et aussi:

    [Le Monde.fr] Admission post-bac: le ministère poussé à dévoiler l’algorithme qui oriente les lycéens

    Par Séverin Graveleau, le lundi 19 septembre 2016. Extrait:

    Qu’y a-t-il sous le capot de la «machine» Admission post-bac (APB), qui permet d’effectuer ses vœux d’inscription dans l’enseignement supérieur? Des irrégularités juridiques et une opacité de fonctionnement que le ministère va devoir lever rapidement au vu des décisions juridiques et administratives intervenues depuis le mois de juin.

    Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/campus/article/2016/09/19/admission-post-bac-le-ministere-somme-d-apporter-transparence-et-legalite-a-la-plateforme_4999798_4401467.html

    [Métro] Libérez-nous des logiciels

    Par Miriam Fahmy, le lundi 19 septembre 2016. Extrait:

    Le contraste était saisissant: d’un côté de la scène, Richard Stallman, le «pape» du logiciel libre, créateur du logiciel GNU, Américain parfaitement francophone, au charisme assumé, dégageant une forte aura de gourou, et de l’autre, la chercheuse québécoise Marianne Corvellec, jeune femme articulée et engagée, armée de l’assurance qu’on acquiert quand on connaît un sujet comme le fond de sa poche.

    Lien vers l'article original: http://journalmetro.com/opinions/miriam-fahmy/1024143/liberez-nous-des-logiciels

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  • "Logiciels préchargés : la CJUE se décrédibilise." (Journaux LinuxFR)

    "la CJUE est passée totalement à côté du problème juridique que j’avais initialement soumis. Même si la Cour de cassation avait posé les mauvaises questions, la CJUE était censée avoir le courage nécessaire pour rendre une décision en faveur des consommateurs Européens, en accord avec le droit posé par la directive ; un espoir était donc permis. Mais personnellement, je pense que les enjeux économiques sont bien trop importants…"

    "Vous l’avez compris, en limitant la saisine de la CJUE à la seule question des offres conjointes, la Cour de cassation refuse d’analyser et de trancher la question de la pratique commerciale du préchargement des logiciels et donc de la vente forcée d’un OS Windows avec un ordinateur de grande marque. Il s’agit d’une erreur volontaire de qualification, puisque la Cour de cassation sait pertinemment que les offres conjointes ne font pas partie de la liste noire de l’annexe 1 de la directive, ce qui a été confirmé en 2009 par la CJUE. De mon point de vue, la Cour de cassation n’a donc pas pris un grand risque en adressant ces questions à la CJUE, qui a naturellement rappelé que les offres conjointes n’étaient pas déloyales per se, et qu’elles n’étaient interdites que si elles étaient estimées déloyales par le juge national. Les dés étaient pipés…"

    "Quelle serait solution à l’avenir ? Il faudrait une levée de fonds pour faire réaliser une expertise par des professionnels de l’informatique (les professionnels sont déjà sélectionnés) démontrant que le préchargement nuit à la concurrence et qu’installer un OS alternatif sur un disque dur vierge, c’est FACILE . Puis inonder les juridictions en posant toutes les questions qui n’ont pas encore été tranchées, telles que la qualification de la pratique commerciale du préchargement. Avec de la persévérance, nous finirions par y arriver…"

    https://cuifavocats.com/logiciels-precharges-la-cjue-se-decredibilise/

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  • Mooche, ébauche de logiciel de partitions et d'accompagnement musical (Journaux LinuxFR)

    Nal,

    Je te présente mon ébauche de logiciel de partition et d'accompagnement musical, notamment pour les amateurs de jazz.
    Fondé sur les grilles d'accords, il a pour but de fournir une alternative libre et gratuite au très utile ireal pro.

    Mooche tourne côté client dans un navigateur.

    Utilisation

    Pour charger une liste de chanson, aller dans l'onglet imports.
    Naviguer dans le forum vers une liste de chansons, (par exemple «Jazz > Jazz 1300 Standards»),
    et copier l'adresse du lien (par exemple «Jazz 1300») dans le champ texte dédié.

    Lorsque les chansons sont chargées, aller dans l'onglet songs.
    Il est alors possible de visualiser ainsi que de jouer les partitions.

    Lecture des grilles

    Mooche utilise deux dépendances pour pouvoir jouer les grilles d'accord:

    1. pour convertir les grilles en midi: mma.js, fork pour pypyjs de mma.
    2. pour lire les midis: wild-web-midi

    lecture de grilles

    Conclusion

    Ce logiciel en est à ses débuts, il y a plein de choses à améliorer et de fonctionnalités à ajouter.
    Toute critique ou contribution est donc évidemment la bienvenue.

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  • réparabilité de l'électroménager : SEB s'engage (Journaux LinuxFR)

    Dans la même veine que le logiciel libre, donc on veut savoir comment il est fait et être à même de le modifier et le corriger. C'est aussi la suite du "Do It Your Self". Voici une annonce qui risque de bouleverser les habitudes de bien des consommateurs (consom-acteurs?) soucieux de l'environnement et dans une moindre mesure de leur porte-monaie.

    La société SEB s'engage à réparer tous ses produits en fournissant des pièces détachées à prix coûtant et compte s'appuyer sur un réseau de réparateurs partenaires et sur la révolution de l'impression 3D.

    je cite "Pour accompagner cette démarche, Seb stocke à Faucogney-et-la-Mer (en Franche Comté) 6 millions de pièces détachées. Elles sont destinées à réparer à prix acceptable les pannes de 97% des produits durant une dizaine d'années."

    très belle initiative. Gageons que cette opération aille au-delà d'un plan de communication et porte sur une grande variété de produit ménagers. Comme le dit, la publicité : "SEB c'est bien". Je suis curieux de voir la suite.

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  • molotov-tv (Journaux LinuxFR)

    Salut,

    Le site molotov tv propose un script pour Linux (qui fonctionne sur Debian).
    Lequel d'entre vous a déjà utilisé ce lecteur tv?

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  • Dernière semaine pour venir nous voir à Toulouse et participer à l'édition 2016 du Capitole du Libre (Journaux LinuxFR)

    Bonjour 'nal,

    J'ai entendu dire qu'il restait une semaine pour proposer une
    intervention au Capitole du Libre 2016 (19 et 20 Novembre prochain).
    L'appel à participation est effectivement ouvert jusqu'au 30 septembre ici.

    Le programme cette année est autour des thématiques suivantes:

    • découverte du libre ;
    • enjeux du Libre ;
    • libertés et vie privée à l’ère du numérique ;
    • culture libre et communs ;
    • logiciels libres au quotidien ;
    • technique ;
    • DevOps ;
    • objets connectés et embarqués ;
    • technologies Web ;
    • 3D, création graphique et multimédia.

    Quelques propositions ont d'ores et déjà reçu une validation de la part
    de l'équipe d'organisation. Et à une semaine du Toulouse Game Show, il y aura aussi des interventions
    autour des jeux vidéos. Des ateliers pour les plus jeunes seront probablement organisés durant le week-end.
    Merci à Combustible.

    Restez branchés; nous essaierons de diffuser les informations les plus intéressantes.

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  • [publi-information] Nextcloud Box (Journaux LinuxFR)

    Après les journaux bookmarks signets, voici les journaux publi-informations. Bon, ce n'est pas de la vraie publicité, je ne touche rien dessus :)

    Je viens de voir que Nextcloud (le fork d'Owncloud), propose en partenariat avec Canonical (Ubuntu) et Western Digital (constructeur de disques durs), une "box" faisant tourner Ubuntu core et Owncloud Nextcloud pour héberger vous-même vos fichiers, calendrier, contacts etc.
    C'est une boîte avec un disque dur de 1to (usb3) de chez Western Digital + 1 carte sd avec ubuntu + NextCloud préinstallés. Il ne vous reste plus qu'à fournir un Raspberry pi 2 ou 3 (à 35 €) et à vous la liberté !

    https://nextcloud.com/box/

    Il y a tout cela dedans :

    • 1 TB USB3 hard drive from WDLabs
    • Nextcloud case with room for the drive and a compute board
    • microUSB charger, cables and adapters, a screw driver and screws
    • microSD card with Snappy Ubuntu Core as OS
    • Apache, MySQL and the latest Nextcloud 10 pre-installed and ready to go

    Le truc c'est que ça ne coûte que 70 €, donc c'est un tarif qui me semble très intéressant pour cet ensemble (c'est à peu près le prix pour un disque dur 1 To vendu seul).

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  • Libday : journée de conférences sur le Libre pour les professionnels le 14 octobre 2016 à Marseille (Dépêches LinuxFR)

    La Commission Logiciel Libre Libertis organise le second opus du Libday à Marseille le 14 octobre prochain. Cette journée de conférences sur le Libre pour les professionnels et administrations s'inscrit dans le cadre des RRLL et des FrenchTech Weeks.

    Sont attendus à la fois le CNNum, des associations du Libre, les entreprises du secteur (Adiczion, Auneor, Avencall, Atreal, Bluemind, CIO Sytèmes Embarqués, Entr'Ouvert, Evolix, Henix, Linagora, Itika, Rudder, Smile) et leurs clients publics et privés (Ville de Marseille, Métropole de Montpellier, Xeonys, etc.).

    Prenez connaissance du programme de la journée. Le Libday se tiendra à l'EMD Marseille Saint Charles, Rue Jules Ferry à Marseille. L'entrée est payante (40€) et soumise à une inscription. Un code promotionnel est cependant disponible pour les 50 premiers inscrits en provenance de LinuxFr.org : VY7H4W.

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  • CatchChallenger version 2 (Dépêches LinuxFR)

    CatchChallenger est un MMORPG, un jeu de rôle massivement multijoueur. Particularité ? il est indépendant, en ligne et entièrement libre : licence GPLv3 pour le code, les données (artwork) et le site.

    La base du jeu est un mélange de différent styles : combat, agriculture, exploration, fabrication, commerce, gestion, compétition. Le travail est concentré sur la jouabilité, les performances et la créativité.

    Une partie de Catch Challenger

    Cette version totalise plus de 8Mo de code, plus de 2500 commits avec 400k de lignes sur cinq ans de vie (sur les différentes parties du projet). Le client et le serveur sont développés sous GNU/Linux, puis empaquetés automatiquement pour MacOSX et Windows.

    Les systèmes de jeu

    Les joueurs peuvent interagir comme pour n'importe quel MMORPG, c'est à dire parler, échanger ou vendre des objets, combattre et constituer des équipes.
    Les PNJ, personnages non joueurs, viennent mettre de l'ambiance : ils peuvent mener des quêtes, vendre, acheter, stocker, combattre…

    Le système de quêtes est basé sur du texte (très proche du jeu Lineage), on doit combattre, apporter des objets, parler à des PNJ, gagner en réputation ou terminer des quêtes. Cela permet d'obtenir des récompenses tel que de la réputation, des items, ou l'accès à d'autres zones.

    Le système d'expérience est basé sur les combats gagnés. Il y a un système de compétences qui permet d'apprendre des compétences ou d'améliorer les niveaux de celles déjà acquises. Ce système de points de compétences peut être désactivé coté serveur.

    Le système de pillage est assez simple : à la fin de chaque combat, on a x % de chance de recevoir x à y objet(s).

    Enfin, il y a un système de culture de plantes et de fabrication ; une économie très évoluée, type X3 (industrie, cycle de fabrication).

    Depuis la dernière version

    Le serveur et le code commun ont été réécrits en C++11 pour assurer une meilleure longévité du projet. Ça ouvre aussi la porte à plus de contributeurs. Et en bonus, ça améliore les performances!

    Le multi-serveur a été le plus compliqué à revoir, car la base de données et le datapack ont été restructurés en arbre. Le datapack supporte une carte et une histoire par serveur, et des variations.
    Le mode cluster a été ajouté, il permet d'avoir un groupe de serveurs à travers le monde. La mise à l'échelle sur 200 serveurs ne cause pas le moindre problème. Un certain nombre de points pour la haute disponibilité semble avoir été résolu.

    Divers outils sont apparus tels que les statistiques des serveurs en temps réel, ainsi que d'autres outils pour gérer un cluster dont la supervision pour connaitre en temps réel les problèmes sur le réseau.
    Le site continue d'évoluer en utilisant une représentation intermédiaire des informations pour l'export en HTML ou vers Mediawiki.

    La stabilité est meilleure grâce à une batterie de tests qui sont exécutés avant la mise en production.
    Le sous-projet Gateway permet l'accès à un serveur sous Tor/I2P depuis l'internet classique afin de rendre le site plus accessible depuis des zones où le réseau est filtré/censuré.
    La base de données n'exploite plus uniquement le SQL, mais supporte aussi le NoSQL. Les bases officiellement supportées sont MySQL/MariaDB, Percona, PostgreSQL, SQLite.

    Le projet est toujours à la recherche d'aide pour le client :

    • un développeur Html5/Websocket/WebGL

    Diverses améliorations sur le gameplay telles que l'encyclopédie, pas mal de retouches de l'interface.

    Les sous projets

    Il existe un projet de diplôme et formation en ligne afin de former des personnes sur le projet et potentiellement les embaucher.
    Système de machine virtuelles, inclus sur le GPU pour avoir 4096 VM par GPU (dérive des travaux de gestion de couche TCP et SSL via GPGPU). Et diverses choses autour de l'administration système.
    Divers formats et protocoles pour montrer le savoir faire dans ce projet (format pour maximiser la compression avec des formats existant tel que zlib, xz, lz4). La manière de standardiser vos formats.
    Les projets hautes performances (exploitation de très nombreux cœurs, SIMD, …) et divers benchmarks sur x86 (out of order) et ARMv6/v7/v8 (in order) pour varier les différents comportements et lenteurs potentielles. Et le changement nécessaire dans divers OS (surtout Linux) pour maximiser les performances.
    Datacenter personnel (http://catchchallenger.first-world.info/wiki/Portable_datacenter) utiliser comme préproduction et les problèmes et solutions potentielles pour les pays en voie de développements tel que la Bolivie.
    Le datapack, il permet de modifier le contenu du jeu, crée vos cartes, votre propre jeu.

    Le futur

    La version 2 vient de sortir. Je vais donc prendre un an pour essayer de stabiliser tout cela avant de commencer d'autres parties.

    Pour l'utilisateur final

    Client plus évolué.

    Changement interne

    Suppression du point unique de défaillance (Single Point of Failure ou SPoF en anglais) avec la mise en place d'un cœur P2P, et un certain nombre d’expérience sur les données semi-structurées à grande échelle.

    Les serveurs

    De meilleurs bots pour jouer à votre place sur les serveurs dédiés.

    Fonds

    Le projet étant réalisé de manière professionnelle et par des professionnels, soumis à l'impôt et encadré par une entreprise, il a besoin de fonds. La version 2 qui est en vente actuellement en bitcoin, Paypal, sur le nextcoin market. Le code, même vendu, est sous GPL3.

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  • Pour les cartes graphiques gen9+, vous aurez OpenGL 4.5 et OpenGL ES3.2 (Journaux LinuxFR)

    Le site Mesamatrix vient d'annoncer que c'est Intel qui est le premier à proposer un pilote libre exploitant la totalité de l'OpenGL et de l'OpenGL ES. Il reste encore des libellés mais Kronos ne les a mis dans aucune version pour l'instant (OpenGL 4.6???)

    Par contre, il vous faudra une carte graphique très récente: une de la 9ème génération:
    https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Intel_graphics_processing_units#Ninth_generation
    Soit Skylake sorti en août 2015 et Goldmont (Bizarre Wikipédia les déclare toutes les 2 comme OpenGL 4.4, cela doit être le maximum d'OpenGL lors de leur sortie).

    La prochaine dépèche sur la prochaine version de Mesa va envoyer du lourd \o/

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  • PyCon-fr les 13-16 octobre 2016 à Télécom Bretagne, Rennes : Le programme est en ligne ! (Dépêches LinuxFR)

    Depuis 2007 grâce à l'AFPy, les utilisateurs francophones du langage Python se retrouvent le temps de quelques jours pour échanger autour de leurs expériences, apprendre les uns des autres et se présenter leurs dernières trouvailles au cours d'ateliers, de conférences et de rencontres.

    La PyCon-fr est le meilleur moyen de découvrir le langage Python, d'aller plus loin dans son utilisation, de rencontrer les auteurs de bibliothèques que vous utilisez peut-être tous les jours… et tout simplement de se retrouver le temps d'un week-end. La PyCon-fr, c'est 300 visiteurs en moyenne chaque jour, et pas moins de 70 conférences et ateliers.

    PyconFR 2016, Rennes 13-16 Octobre 2016, Rassemblement Annuel de la communauté Francophone Python

    • Les conférences, de tous niveaux, permettent de découvrir différents usages de Python,
    • Les "sprints" (ateliers auto-organisés de programmation) permettent de faire avancer des projets libres et Open Source.

    Cette année, nous serons toutes et tous réunis à Rennes, dans les locaux de Télécom Bretagne, du 13 au 16 octobre 2016. Les sprints auront lieu les jeudi 13 et vendredi 14. Les conférences et ateliers se dérouleront samedi 15 et dimanche 16.

    Nous sommes fier-e-s de publier aujourd'hui une première version du programme. Celui-ci n'a pas été facile à établir car nous avons reçu beaucoup de propositions de qualité (plus de 120 propositions au total contre ~80 les années précédentes). Néanmoins, ça va être une belle édition, et on espère que vous aurez autant de plaisir à découvrir ce programme que nous à le concevoir !

    La liste complète (mais pas encore définitive ;)) des ateliers conférences et sprints est disponible à l'adresse suivante: https://2016.pycon.fr/pages/programme.html

    Elle comprend notamment des activités reprenant les grands thèmes
    des éditions précédentes:

    • Python dans l'éducation : retour d’expérience sur Python dans les classes préparatoires et grandes écoles…
    • Internet, le Web, la montée en charge et Python, avec des ateliers et des conférences, sur Django, Rest…
    • Clguba et la crypto : chiffrement et vie privée: KeySiging party, Fuzzing avec Python, Sécurité de Python…
    • Python scientifique : calcul scientifique et statistique, machine Learning: Introduction au notebook Jupiter, au machin leaning…
    • Au cœur de Python : packaging, bibliothèques, tests, profiling, bindings: Warehouse, devpi…
    • Autour de Python : provisioning, bases de données, framework Javascript: Webpush, Python dans le navigateur…
    • Python dans le réel : fabrication numérique (impression 3D, CNC, IoT, …): Capteurs citoyens, ØMQ, Séquenceur en Python…
    • Python dans le futur : Pypy, Python3 et asyncio: Introduction à asyncio, await/await
    • Le libre avec Python : la traduction de la documentation, comment monter des communautés locales…
    • Toutes les propositions ne rentrant pas dans ces cases: on vous fait grâce de la liste ;)

    Que vous soyez un·e utilisateur·rice chevronné·e ou un·e curieux partant à la découverte de Python, n'hésitez pas à venir. La PyCon-Fr c'est avant tout vous !

    Nous vous demandons simplement de bien vouloir vous inscrire sur le lien suivant: https://www.fourmilieres.net/#/form/696b6731ce0441ff Bien que non obligatoire, cette inscription nous permettra de mieux anticiper les besoins logistiques. Bonus : vous pouvez vous proposer comme bénévole !

    En espérant vous voir bientôt,
    L'équipe

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  • Hypersonic, concours d'intelligence artificielle en ligne du samedi 24 sept. au dimanche 2 oct. 2016 (Dépêches LinuxFR)

    La plate-forme CodinGame fête ses deux ans et vous invite à son prochain concours de programmation d'intelligence artificielle: Hypersonic. L'événement se déroulera en ligne du samedi 24 septembre 2016 à 18 h (heure de Paris) au dimanche 2 octobre à 20 h. La participation est gratuite et ouverte à tous.

    Hypersonic est un jeu de type multi-joueurs où les participants devront développer un bot capable de rivaliser avec d'autres bots de manière autonome. Pendant les 8 jours du concours, il sera possible de modifier son code autant que souhaité pour améliorer sa stratégie (pas de limitations, pas d'obligations).

    De nombreux lots sont à gagner: un vidéoprojecteur, un artwork du challenge, une chaise de massage et des T-Shirts CodinGame.

    Hypersonic

    C'est aussi l'occasion de se faire remarquer par l'une des multiples sociétés sponsors de l'événement : les participants pourront tenter de décrocher les lots offerts aux meilleurs du classement, et candidater pour des emplois ou des stages auprès des sociétés sponsors de l'évènement: Nexeo, StormShield, Médiamétrie, SOAT, Abbeal, Parrot, DocuSign, CGI, Happytal, Zenika, Novencia, Simprints, Margoconseil, Asobo Studio, Nintendo, SeLoger, Codemasters, Stadline, Sfeir, Econocom, Amadeus.

    Des CodingHubs sont mis en place pour permettre aux joueurs de se réunir, de coder et discuter ensemble autour du challenge. Cela se passe en général dans des entreprises. Toutes les infos sur les codinghubs sont disponibles sur le blog.

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  • GNU Emacs v25.1 : regarder YouTube dans Emacs (Dépêches LinuxFR)

    La nouvelle version de l'éditeur multi-fonctions Emacs est sortie le 17 septembre 2016. La nouveauté la plus voyante est l'intégration de Xwidget, qui permet d'intégrer des widgets X directement, et ainsi ouvrir un navigateur web basé sur webkit dans Emacs et, pourquoi pas, de regarder des vidéos YouTube.

    Sommaire

    Nouveau site web, nouvelle icône

    Suivant la mise à jour du site officiel, l'icône d'Emacs change :

    Avant Après
    Ancienne icône Nouvelle icône

    On peut toujours reconnaître un E et des cornes de GNU !

    Intégration de Xwidgets

    Si vous avez Gtk3 et webkitgtk3 d'installés, vous pouvez ouvrir un navigateur webkit dans Emacs avec la commande M-x xwidget-webkit-browse-url. C'est le seul widget qu'on puisse utiliser pour le moment.

    Exemple: aller sur youtube

    Combiné à helm-dash, pour chercher le symbole sous le curseur:

    Mais cela ne rend pas Eww, le navigateur en mode texte, caduc pour autant. Il a d'ailleurs subi quelques améliorations.

    Enfin, il est a noter que l'intégration de Xwidget est encore expérimentale.

    Amélioration de Eww, le navigateur en mode texte

    Le html peut être rendu avec des fontes de largeur variable. La commande F permet de les utiliser ou pas.

    La nouvelle commande R (eww-readable) va essayer d'afficher uniquement les parties de texte intéressantes, donc de cacher les menus et autres. Il paraît que ça marche très bien et qu'on s'y habitue vite.

    Le nouveau raccourci M-s M-w permet de rechercher le texte sélectionné avec le moteur de recherche de la variable eww-search-prefix.

    On peut maintenant avoir plusieurs buffers eww en parallèle (en renommant le buffer).

    La nouvelle commande S permet de lister les buffers eww, et de s'en occuper.

    Il y a encore d'autres apports sympas.

    Prise en charge expérimentale de Cairo

    Si vous compilez Emacs avec --with-cairo, vous aurez droit à un support expérimental de Cairo, la bibliothèque de gestion de l'affichage 2D. Si, de plus, vous compilez pour GTK+, vous gagnez la prise en charge de l'impression.

    Même s'il est encore trop tôt pour le dire, ceci pourrait permettre d'améliorer l'affichage d'images bitmaps et vectorielles, ou alors faire en sorte que l'affichage se fasse sur la carte graphique directement. N'hésitez-pas à tester, et à remonter les bogues !

    Emacs peut charger des bibliothèques externes dynamiquement

    … donc sans recompilation. On peut maintenant écrire des plugins compliqués dans un language natif. Je réfère à cette discussion.

    Notez que les motivés peuvent écrire des extensions pour Emacs en Haskell.

    Pour cela, le module doit fournir une fonction appelable depuis le C nommée emacs_module_init chargée durant un load ou require d'Emacs. En outre, le symbole plugin_is_GPL_compatible doit également être exporté, car Gnu/Emacs refuse tout module n'exportant pas ce symbole.

    Bien entendu, ce que représente plugin_is_GPL_compatible et la réalité va probablement diverger rapidement.

    À noter que les modules externes peuvent également appeler des fonctions d'Emacs via une API idoine (emacs-module.h).

    Emacs permet de naviguer dans le code, comme aller à la définition d'une fonction, grâce à un mécanisme de gestion d'une base de donnée de libellés : etags. etags était d'abord dédié à emacs lisp, puis est apparu ctags pour le C, puis gtags pour GNU, puis ctags s'est vu gérer les Universal tags, etc.

    Bref, c'est devenu le chaos avec pleins de paquets permettant de faire plus ou moins la même chose, mais pas forcément bien.

    C'est ainsi qu'est né Xref (à lire cross ref, pour référence croisée) en tant que cadriciel générique de gestion de libellés. Xref déprécie etags, et fournit des commandes génériques pour que plusieurs backends les implémentent.

    etags a été converti en backend de Xref, et est donc le premier.

    Plusieurs backends verront le jour, tel que xref-js2 pour le JavaScript.

    Nouvelle méthode pour insérer des caractères unicodes

    On peut le faire avec C-x 8, on a la complétion par défaut.
    Il paraît que helm-ucs fait aussi bien le taf.

    Améliorations du gestionnaire d'extensions

    Depuis sa version 24, Emacs a package.el pour installer des extensions (sans compter les moyens précédents, comme el-get). Ce système reçoit de nombreux apports.

    Si un paquet est présent dans plusieurs dépôts, par défaut seule sera montrée la version de notre dépôt marqué comme prioritaire.

    On peut filtrer la liste des paquets (M-x package-list-packages) avec deux nouveaux mots-clefs, arc: pour l'archive et status: pour le status.

    Le téléchargement et l'installation de tout ça peut se faire de manière asynchrone.

    Les paquets qui sont toujours les dépendances d'autres paquets ne peuvent pas être supprimés par défaut.

    Nouvelle fonctionnalité : Project

    Project est un paquet officiel qui, comme des extensions très populaires telles que Projectile, fournit quelques commandes pour travailler à l'intérieur d'un projet (par exemple défini comme un projet git). Notamment la commande project-find-file ou project-find-regexp. Encore une fois, Projectile fait cela très bien.

    Gnu/Emacs a toujours été en retard sur ce point là, mais peut-être que cet effort-ci gagnera en popularité et en fonctionnalité dans le temps.

    Seq.el et map.el

    Ces deux bibliothèques font leur apparition grâce aux efforts de Nicolas Petton, par ailleurs l'auteur du nouveau site et la personne en charge des sorties d'Emacs.
    Seq.el introduit une interface unifiée pour opérer sur les séquences (listes, vecteurs, chaînes de caractère). Il est possible de l'étendre pour gérer d'autres types de séquences (exemple: stream.el). Cela vient combler un gros vide dans l'écosystème Emacs. Jusqu'à maintenant de nombreux développeurs, utilisaient dash.el (disponible sur GNU ELPA) pour manipuler les listes. Seq.el va donc plus loin en permettant de manipuler plus de structures de données, mais dash a pour elle quelques fonctionnalités propres (les threading ou anaphoric macros par exemple).
    De manière similaire map.el opère sur les dictionnaires (conteneurs de type clef/valeur). Les tables de hachages, tableaux et listes associatives sont gérés. De la même manière que seq.el, map.el est pensée pour être extensible.

    Nicolas Petton a présenté ces deux bibliothèques lors du GNU Hackers Meeting de 2016 (lien vers la vidéo et source html/org). De nombreux exemples et cas d'utilisation y sont exposés.

    Amélioration de l'historique de query-replace

    Depuis la commande query-replace, l'appui sur les touches M-p, fait défiler l'historique de remplacement sous la forme "FROM SEP TO". "FROM" et "TO" correspondant respectivement au texte original et à son remplacement. "SEP" est un séparateur sous la forme d'une flèche. Il est possible de le modifier en personnalisant la variable query-replace-from-to-separator.
    Un exemple en image (source : http://endlessparentheses.com)

    query-replace

    Autorevert dans le navigateur Dired

    La liste de fichiers affichée par le navigateur Dired peut être automatiquement rafraichie en utilisant les notifications du système de fichiers (annonce). Dired a également reçu des améliorations.

    Autres

    Json

    Les commandes json-pretty-print[-buffer] maintiennent l'ordre des clefs.

    Tramp

    Tramp, pour accéder à des fichiers sur une machine distante, connaît maintenant la méthode de connexion "afp", pour MacOS. doc.

    Comment tester

    Les builds sont plus ou moins arrivés selon la plateforme. Les utilisateurs de Arch Linux sont servis, ceux d'Ubuntu ont un ppa, et Emacs 25 ne semble pas être arrivé dans Debian Sid. On peut télécharger Emacs sur un mirroir GNU.

    Mais comment tester Emacs ? C'est une bête un peu sauvage au démarrage. Par conséquent quelques « kits de démarage » (starter kits), qui proposent une configuration de base plus poussée, plus sympa et modulaire, ont un certain succès :

    • Spacemacs allie Emacs avec l'édition modale, style Vim. On peut également essayer evil-mode sans Spacemacs. À noter que Spacemacs propose deux configurations, une simple et une complète (bien que lourde).

    Spacemacs

    Annexe

    • si vous ne connaissez pas Magit, la meilleur interface utilisateur à git, alors vous avez loupé un truc. Faites un rebase interactif en trois touches de frappe. Voyez aussi les outils Git dans Emacs, l'intégration de Github et de Gitlab.
    • org-mode est aussi un attrait spécifique à Emacs

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  • Vikidia, les savoirs du monde vu par les enfants, fête ses dix ans le 17 novembre 2016 ! (Journaux LinuxFR)

    Merci pour la présentation des distributions Linux pour l'éducation à l'occasion du début de l'année scolaire 2016-2017.

    Avez-vous jamais rêvé pour vos élèves ou enfants d’une encyclopédie francophone en ligne proposant des contenus écrits pour eux, et en partie par eux-mêmes ? Une encyclopédie libre qui en plus, vous donne la possibilité en tant qu’enseignant de participer à l’élaboration des contenus avec toute votre classe si vous le souhaitez ?

    Vikidia, c’est tout cela à la fois. Et bien plus encore. Un peu à l’image de sa grande sœur Wikipédia, Vikidia est une encyclopédie participative faite pour, et en partie par, des enfants. S’inscrivant dans la continuité du projet Wikipédia junior lancé en 2006, ce site est aujourd’hui une encyclopédie en ligne digne de ce nom. Il aura dix ans le 17 novembre 2016.

    Son interface graphique très colorée et animée, nous rappelle que Vikidia est destiné en particulier aux 8-13 ans. Ces derniers peuvent devenir des contributeurs pour le site, en rédigeant et proposant des articles de leur choix sous l’encadrement de leurs enseignants ou parents. Pour le faire, ils n’auront qu’à ouvrir gratuitement un compte sur le site. Ils peuvent également tout simplement apporter des corrections à des articles proposés par d’autres. Pour cela, ils n’auront pas forcément besoin de créer un compte.

    Comme toute encyclopédie digne de ce nom, Vikidia renferme de nombreuses rubriques. Prenons le cas par exemple de la rubrique « Image du jour », qui comme son nom l’indique, présente chaque jour une photo mettant en valeur une réalité. Il peut s’agir d’un personnage historique, d’une plante, d’un instrument de musique, un animal, un phénomène naturel, etc. Les enfants pourront même visualiser les images des jours des mois et années passés s’ils le désirent.

    Y trouver des informations est également très simple. Chaque semaine, un article portant sur un thème précis est proposé. En plus, à travers des portails comme le portail Afrique qui ouvre une fenêtre sur l’Afrique à travers un nombre impressionnant d’informations générales sur le continent et sur chacun de ses pays en particulier, ils pourront renforcer leurs connaissances dans plusieurs matières (géographie, histoire, sciences naturelles, etc.). Pour trouver ces informations, les enfants peuvent faire une recherche par thèmes, en se rendant dans l’espace approprié (en bas à gauche de l’écran) ; ou taper une question ou un mot clé dans l’espace prévu à cet effet (au milieu à droite de l’écran), ou encore en posant une question directement au savant cognitus (en bas à droite de la fenêtre) qui certainement les aidera. Mais, au cas où ils ne trouvent pas, ils peuvent toujours « demander un article » et patienter le temps qu’un autre contributeur le rédige et le soumette.

    Pour une première visite sur le site, l'accueil des nouveaux propose une « Présentation détaillée » du site. Un aperçu général du site, du type de contenu disponible, du public cible, de son mode de fonctionnement, etc.

    Vikidia, c’est donc à la fois une encyclopédie francophone en ligne et un site participatif (wiki). Une plateforme qui permet aux enfants de découvrir, d’apprendre, de s’exprimer et partager leurs connaissances et expériences avec leurs semblables où qu’ils se trouvent dans le monde.

    Merci pour la présentation des distributions Linux pour l'éducation à l'occasion du début de l'année scolaire 2016-2017.

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  • Qui utilise Kernel BFS/BFQ ? (Journaux LinuxFR)

    Bonjour Nal … et tous les Linuxiens de Linux Fr et d'ailleurs,

    je me demandais qui utilisait un Kernel BFS/BFQ ?

    Depuis 10 ans, que j'utilise Linux, tous les jours, je n'avais que très peu entendu parler de ce kernel (à priori une fois ici et c'est tout).

    Du coup, quand je suis tombé sur un paquet pour Ubuntu, je me suis demandé si ça valait le coup de l'installer, si c'était utilisé ou bien si c'était assez "touchy" à utiliser ?

    Bref, je demande conseils auprès des experts de Linux FR ! ;-)

    PS: je viens de voir en rédigeant ce journal qu'il y a un tag BFS … mais je ne sais pas rechercher les contenus avec un certain tag ! :-(

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  • Statue Android à Montélimar (Journaux LinuxFR)

    Bonjour nal
    Je sais ce n'est pas encore dredi mais les niouses n'attendent pas …

    L'article de l'obs

    Enfin les fameuses mines de nougats de Montélimar vont être connus du monde entier, il était temps.

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  • Crépuscule de PC-BSD, aube de TrueOS (Journaux LinuxFR)

    Le 9 septembre 2016, PC-BSD s'est effacé devant TrueOS, étiquette réservée jusque-là à la gamme serveur.

    True OS

    Au-delà d'un simple changement nom, ce système conçu au-dessus de FreeBSD, change de philosophie.

    Base

    Désormais, le système suit la branche CURRENT de FreeBSD, aussi nommé «fil du rasoir» et non plus la branche de production, RELEASE.

    …Ce qui permet certes au système de bénéficier des pilotes et autres améliorations les plus récents, mais l'expose ainsi aux bugs¹.
    Ce choix est pondéré par l'utilisation des «ZFS boot environnement» (dont nous avions brièvement causé ici même), qui vont permettre au système de revenir sur un état précédemment sauvegardé à l'aide des instantanés ZFS.

    De fait, TrueOS ne propose plus qu'un seul système de Fichier: ZFS, et abandonne GRUB au profit du chargeur de Freebsd.
    En cas de coup dur, vous pouvez même réinstaller le système sans perdre vos données, à conditions de pas avoir chiffré vos pool ZFS.

    Paquetage

    Outre cette politique, TrueOS remplace openSSL par LibreSSL et utilise pkgng pour les ports comme pour la base.
    Cela signifie d'une part que le format pbi est abandonné et que les utilisateurs d'un FreeBSD natif peuvent utiliser le dépôt TrueOS facilement.
    D'autre part, l'usage de pkg pour la base unifie l'outil de mise à jour, freebsd-update a été retiré, ce qui fait de TrueOS un système en «rolling release».

    Vernis

    Autre changement majeur, l'environnement Lumina est installé en lieu et place de KDE4.

    Lumina
    Lumina est un environnement léger développé au-dessus de QT5 et de Fluxbox, par l'équipe de TrueOS, ainsi que pcdm², le gestionnaire de connexion.

    Le but est de proposer un environnement de bureau compatible à 100% pour BSD et qui limite les dépendances, sans doute motivé par l'accent trop prononcé mis sur Linux par d'autre environnements.

    Installation

    L'installation du système est simple et permet de petite variante comme le chiffrement de vos disques par geli.
    Vous pourrez rapidement configurer votre système à l'aide de SysAdm qui remplace l'interface de configuration précédente et surtout qui propose une administration à distance via une API basé sur des sockets Web.
    Surtout, l'interface graphique AppCafé va vous permettre d'installer rapidement vos logiciels favoris; en effet Lumina est jeune et apporte peu d'applications natives.

    --

    BSD

    Voici donc le tout dernier FreeBSD orienté Desktop qui repose sur la version 12, alors qu'à l'heure où j'écris ces lignes, la version 11 est toujours au stade Release Candidate (RC4).

    L'environnement lumina et son explorateur de fichier léger réduit l'offre proposée précédemment et peut écarter des utilisateurs habitués à des distributions très complètes dès l'installation.
    Mais cette faiblesse est compensée par l'interface d'installation d'application, sans équivalent sur un FreeBSD original et les outils d'administration.

    TrueOS permet une expérience utilisateur intéressante, à la fois interface bureautique/domestique et système en développement constant;

    Bref, un usage à la fois en mode «tounafond» (CURRENT) et «memepasmal» (_ZFS environments)

    Liens


    ¹: Netflix, pour le support de OpenConnect, utilisait (utilise ?) la même politique du j' patche en prod'
    ²: qui n'est toujours pas dans l'arbre des ports FreeBSD, par contre.

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Je pardonne aux gens de n'être pas de mon avis,
je ne leur pardonne pas de n'être pas du leur.
-+- Charles-Maurice de Talleyrand-Perigord -+-