Linux (fr)

  • Atélili #3 : «Communiquer de façon confidentielle sur internet» - 24 avril 2015 - Lille (Dépêches LinuxFR)

    Ce 24 avril, Atélili propose un atelier dont la thématique est «Communiquer de façon confidentielle sur Internet».

    Cet atelier s'inscrit dans la lignée de nos ateliers «Chiffrement». Pour rappel, le chiffrement est le procédé informatique par lequel nous pouvons empêcher la lecture de nos données par un tiers.

    L'accent sera mis cette fois-ci sur les logiciels qui permettent de dialoguer avec une autre personne sur Internet, et qui assurent la confidentialité des communications. Il s'agira par exemple des logiciels de messagerie instantanée Pidgin et Gajim (pour envoyer/recevoir des messages textuels), et du logiciel de VoIP nommé Jitsi (pour la voix et la video).

    Signalons en effet que les logiciels de communication habituels (email non chiffré, Skype, Facebook…) ne proposent aucun chiffrement, et que la confidentialité de nos échanges est donc mise en péril à plusieurs niveaux.

    En introduction, on profitera de cet atelier pour discuter du très récent «projet de loi relatif au renseignement», qui instaure en France un régime de surveillance généralisée de la population.

    Plan/Déroulement :

    • 18h30 : discussion sur le projet de loi relatif au renseignement ;
    • 19h15 : installation et utilisation des outils de communications chiffrées (jitsi, pidgin, enigmail…).

    Cet atelier est tout public, vous pouvez venir quel que soit votre degré de maitrise de l'outil informatique. Pensez à ramener votre ordinateur portable si vous souhaitez pratiquer.

    Les atélilis sont des ateliers qui se déroulent mensuellement. Ils sont co-organisés par des individus et plusieurs collectifs promouvant le logiciel libre dans la région tels que Chtinux et CLX. Comme pour tous les ateliers que nous proposons, l'emploi de logiciels libres apparaît comme une nécessité et nous vous y encouragerons.

    D'autres infos sur notre site web : http://atelili.tuxfamily.org .

    Infos pratiques :

    • date : vendredi 24 avril 2015 à 18h30 (confirmé) ;
    • lieu : M.R.E.S., 23 rue Gosselet, au 1er étage (salle «moulin»), à Lille.

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  • Public Key Pinning Extension for HTTP (Journaux LinuxFR)

    Cher journal,

    En ces temps ou un certain nombre d'entre vous n'ont pas l'air d'avoir envie de tout partager avec leur gouvernement. Voici une annonce qui améliore un peu la sécurité du HTTPS. Tu n'es pas sans ignorer que le modèle actuel de TLS souffre un gros problème. N'importe quelle autorité de confiance peut signer un certificat pour n'importe quel domaine, même si le propriétaire actuel du nom de domaine a déjà demandé à une autre autorité de le faire. Tu me dirais que c'est très gentil de la part d'une autorité de signer gratos un certificat signé par une autre autorité. En fait, c'est souvent fait pour faire du Man In the Middle ou de l'usurpation d'identité.

    Le problème, c'est qu'il faut des autorités de confiance et qu'on se rend souvent compte qu'une telle autorité de l'était pas quand il est trop tard. La solution, c'est que le site annonce par qui il est signé (tu me diras que c'est déjà le cas, vu que c'est comme ça que fonctionne TLS), sauf qu'au lieu de l'annoncer à chaque requête, on peut se permettre de l'annoncer une fois pour toute. Le seul problème, c'est la première fois qu'on se connecte au site, il faut être sûr de ne pas avoir quelqu'un sur la ligne qui modifie le trafic qui passe.

    La technique actuelle pour associer une CA à un domaine (qui s'appelle le pinning) est faite manuellement par développeur de web browser. C'est déjà en place dans Chromium et Firefox mais seulement pour les sites connus (Google, Twitter, Facebook…). Mais ça ne passe pas à l'échelle. J'ai envoyé ma CA pour mon site web via la RFC 6214 et j'attends toujours la réponse.

    En résumé, comment ça se passe pour cette nouvelle technique: la RFC définit un nouveau header HTTP qui permet de spécifier la fingerprint de la CA ainsi qu'un TTL (pour pouvoir quand même changer de CA à un moment). À la connexion l'user agent (donc, le navigateur web dans la plupart des cas) récupère ce header (vérifie que ça correspond bien à l'actuel déjà) et stocker l'association domain → CA, à la prochaine connexion, il ne regardera pas le header, seulement si la CA est bien là.

    Par contre, pour l'analyse détaillée, il faudra attendre Monsieur Bortzmeyer, moi, j'écris des journaux sur dlfp, je n'ai pas le temps de lire les RFC.

    Bien sûr, ce n'est pas parfait. Le risque à la première connexion (ou à l'expiration du TTL) est bien réel. Mais pour tous les gens en déplacement dans des environnements peu sûrs, c'est un plus.

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  • pkgsrc 2015Q1 (Dépêches LinuxFR)

    Dans un message à des listes de diffusion pkgsrc et NetBSD, Alistair Crooks a annoncé la disponibilité de la branche pkgsrc-2015Q1. Pkgsrc (prononcer package source) est une infrastructure de construction de logiciels tiers pour NetBSD, ainsi que pour d’autres systèmes de type UNIX. Il permet donc à NetBSD et à d’autres systèmes d’exploitation de disposer de nombreux logiciels sous forme source, mais aussi sous forme binaire.

    Les développeurs pkgsrc fournissent une nouvelle version stable chaque trimestre. Comme son nom l’indique, pkgsrc 2015Q1 est donc la première sur les quatre de l'année 2015 et est disponible depuis le 3 avril dernier.

    Plus de détails sur cette version en particulier en seconde partie de dépêche, qui reprend grandement le courriel d'annonce.

    pkgsrc

    Si vous ne connaissez toujours pas pkgsrc

    À force de publier des dépêches sur le sujet (suivez le tag pkgsrc), espérons que vous commencez à connaître la chanson : pkgsrc, c'est le système de paquets logiciels pour NetBSD, issu d'un fork en 1997 de celui de FreeBSD. Nos amis au drapeau orange étant adeptes de la portabilité, il est logique que leur système de paquets puisse fonctionner ailleurs et compte toujours sa vingtaine de plateformes compatibles, allant des systèmes BSD à Windows (grâce à Cygwin/Interix/Services For Unix) en passant par GNU/Linux, OS X et Solaris.

    Pour être plus concret sur la portabilité de pkgsrc, certaines personnes maintiennent des dépôts de paquets binaires en dehors de ceux pour NetBSD. Ainsi, le dépôt de la société Joyent contient des ensembles de paquets pour SmartOS, GNU/Linux mais aussi OS X. Saluons aussi le projet Save OS X, qui en plus de fournir un dépôt pour x86_64 (celui de Joyent ne fournit cette architecture que depuis peu), propose articles et courtes vidéos introduisant pkgsrc pour le système à la pomme.

    Enfin, ces initiatives ne sauraient être couronnées de succès sans pkgin, gestionnaire de paquets maintenu par iMil et dont la version 0.8.0 est disponible depuis plusieurs semaines, apportant entre autres un nouveau fichier de configuration, preferred.conf, qui liste des contraintes de versions pour différents logiciels installés (ou à installer). Par exemple, mysql-server<5.6 permet de bloquer mysql-server en dessous de la version 5.6, php>=5.4 s'assurera que PHP est installé au moins en version 5.4, et enfin autoconf=2.69.* fera en sorte qu'autoconf ne soit installé que dans une sous-version de la 2.69.

    Les chiffres du trimestre

    En termes de paquets, pkgsrc-2015Q1 c’est (entre parenthèses la différence avec pkgsrc-2014Q4 lorsque le chiffre était indiqué) :

    • 15246 paquets possibles (-264) ;
    • 14896 paquets binaires compilés avec clang pour NetBSD-current/x86_64 (-153) ;
    • 13092 paquets binaires compilés avec gcc pour SmartOS/x86_64 (+120) ;
    • 13028 paquets binaires compilés avec gcc pour SmartOS/i386 ;
    • 12802 paquets binaires compilés avec clang pour FreeBSD 10.1/x86_64 ;
    • 11224 paquets binaires compilés avec gcc pour Darwin 8.11.0/powerpc (Mac OS X 10.4.11) ;
    • 10019 paquets binaires compilés avec gcc pour Darwin 10.8.0/i386 (Mac OS X 10.6.8).

    Ce trimestre, en termes de modifications, il y a eu :

    • 216 paquets ajoutés ;
    • 46 paquets retirés, dont 11 avec un successeur ;
    • 2007 paquets mis à jour ;
    • 2 paquets ont été renommés.

    Les changements

    Parmi les ajouts ou mises à jour notables, on peut remarquer :

    La campagne de nettoyage qui a lieu chaque trimestre permet de supprimer ce qui obsolète, ou non utilisé. Cette fois-ci, c'est au tour de PHP 5.3, bind 9.6 et 9.8, navi2ch et openmotif de partir, non sans avoir été très utiles par le passé.

    Sans plus de précisions, l'annonce indique que des progrès ont été effectués dans l'intégration des cwrappers (qui permettent d'améliorer les performances des compilations massives de paquets), et que cela devrait être fini pour le prochain trimestre.

    Autre avancée majeure, celle de la signature cryptographique des paquets et des vulnérabilités est elle aussi en cours d'intégration.

    L'une des difficultés ces derniers temps était d'empaqueter des logiciels dont les sources se trouvent sur Github. Ce n'est plus le cas, grâce à l'ajout de la gestion de Github dans la variable MASTER_SITES. À noter aussi, des améliorations pour empaqueter les logiciels en Go ou en Haskell, le mail d'annonce remerciant Ryosuke Moro pour ce dernier.

    pkgsrc-lts ?

    La société Joyent, dans le cadre du développement de son système SmartOS, utilise pkgsrc pour publier des paquets binaires à destination de cette plateforme. Le passage d'une branche à l'autre chaque trimestre étant jugé trop rapide, Jonathan Perkin a lancé une sorte de pkgsrc-lts, qui vise à allonger les durées de mises à jour pour certaines branches de pkgsrc.

    Dans le détail, l'entreprise compte maintenir chaque dernière branche de l'année (celles se terminant en Q4) durant trois ans, et porter sur ces branches les correctifs qui s'y rapportent, c'est-à-dire ceux concernant la sécurité, mais aussi la construction des paquets, tant qu'ils ne cassent pas la compatibilité au niveau ABI ou API.

    Cette version de pkgsrc est bien entendu publique, et est accessible depuis le compte Github de Joyent. L'utilisation de cette version est encouragée, de même que la remontée de problèmes (et de leurs solutions ;) ). Rien n'est précisé concernant la publication de paquets binaires, mais on peut raisonnablement supposer que seul SmartOS sera pris en compte.

    Joyent profite de l'occasion pour non seulement activer les cwrappers lors de la construction de ses paquets, mais aussi la signature cryptographique de ses paquets binaires !

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  • Le retour de F-CPU, le processeur libre (Dépêches LinuxFR)

    Après 12 ans de silence, le projet Freedom CPU vient de redémarrer. Il a commencé par se doter d'un nouveau site tout propre, avec wiki, blog et (Ôh!) un git, mais surtout le projet repart de zéro en gardant juste le meilleur du travail réalisé autour de l'An 2000. En effet, le FC0 est une architecture RISC qui n'a pas beaucoup vieilli, alors que l'environnement, l'industrie et les applications ont radicalement changé.

    Mais pourquoi relancer ce projet alors que ce microprocesseur n'a aucune chance d'équiper mon desktop ou laptop ?

    D'abord parce que le desktop n'est plus là où la bataille fait rage (Intel a plus peur d'ARM que d'AMD). En 15 ans, la performance brute a plafonné et est devenue secondaire, alors la consommation et le parallélisme sont devenus primordiaux.

    Ensuite parce qu'aujourd'hui encore plus qu'en l'An 2000, la liberté des plateformes est réellement en jeu, au point que même RMS sort (enfin !) de sa réserve. La France vient de passer une loi légalisant le pompage en masse des données sur Internet, mais demain, devrons-nous être forcés d'installer un mouchard/boîte-noire à la maison ?

    Et puis les outils ont énormément évolué en 15 ans. Le simulateur GHDL est solide, on trouve facilement des FPGA de haute densité à des prix raisonnables, et on peut même faire de la synthèse du code VHDL sous Linux ! (j'en ai même vu y arriver)

    Enfin, et surtout, parce que le YASEP1 commence à être assez mûr mais il est limité à 32 bits. L'architecture du F-CPU est complémentaire, et selon les besoins on peut choisir la bonne architecture, et pourquoi pas les faire travailler ensemble : le petit 32 bits travaillant comme microcontrôleur temps réel, le grand 64 bits comme processeur d'application.

    Il est donc temps de réunir ces deux projets.

    Une des nombreuses leçons apprises ces dernières années est que l'architecture elle-même compte assez peu et c'est l'environnement de développement et la masse critique qui contribuent le plus à son succès (sinon on serait débarrassés des x86 depuis des lustres). Pour cela, le F-CPU va partager l'environnement de développement du YASEP et bénéficier de l'expérience acquise depuis dix ans.

    Avec un outil entièrement écrit en JavaScript, c'est clairement la "génération Arduino et Raspberry Pi" qui est ciblée, car les nouveaux arrivants sont plus sensibles à l'ouverture et la facilité d'utilisation (et pas juste la gratuité) que les ingénieurs expérimentés. Qui a envie de faire de l'administration système pour installer plusieurs outils obscurs avant de pouvoir enfin commencer à coder ? Peu de personnes ont actuellement cette patience, surtout avec les kits de développement qui deviennent de plus en plus faciles à utiliser.

    Maintenant que les sites web sont remis en état de marche, l'étape suivante consiste à réécrire YGWM, l'environnement fenêtré en JavaScript. Écrit au début en mode "vite fait ça marche à peu près", il faut tout remettre au propre, corriger quelques bugs, et séparer les éléments spécifiques du YASEP afin que l'interface puisse fonctionner pour n'importe quel famille de processeur.



    1. Pour faciliter le développement des outils, un petit processeur‐jouet a été conçu : le YASEP — Yet Another Small Embedded Processor. De « jouet », le YASEP a grandi pour devenir un microcontrôleur original, cohérent, accessible et ne nécessitant quasiment aucune installation de logiciel, grâce à son site Web presque magique

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  • PacketFence v5 maintenant disponible! (Dépêches LinuxFR)

    Inverse annonce la sortie de la version 5 de PacketFence. PacketFence est une solution de conformité réseau (NAC) entièrement libre (GPL v2), supportée et reconnue. Procurant une liste impressionnante de fonctionnalités comme un portail captif pour l'enregistrement ou la remédiation, une gestion centralisée des réseaux filaire et sans fil, le support pour le 802.1X, l'isolation niveau-2 des composantes problématiques, l'intégration au détecteur d'intrusions Snort et au détecteur de vulnérabilités Nessus - elle peut être utilisée pour sécuriser efficacement aussi bien des réseaux de petite taille que de très grands réseaux hétérogènes.

    La version 5 de PacketFence apporte de nombreuses améliorations comme le mode actif/actif pour une grande extensibilité horizontale, l'intégration de Fingerbank pour la différenciation des appareils sur le réseau, l'intégration de StatsD pour un monitoring précis d'indicateurs de performance et la documentation a été entièrement revue.

    PacketFence possède un grand nombre de fonctionnalités. Parmi celles-ci, on retrouve :

    • l'enregistrement des composantes réseau grâce à un puissant portail captif ;
    • le blocage automatique, si souhaité, des appareils indésirables tels les Apple iPod, Sony PlayStation, bornes sans fil et plus encore ;
    • l'enrayement de la propagation de vers et virus informatiques ;
    • le freinage des attaques sur vos serveurs ou diverses composantes réseaux ;
    • la vérification de la conformité des postes présents sur le réseau (logiciels installés, configurations particulières, etc.) ;
    • la gestion simple et efficace des invités se connectant sur votre réseau ;
    • des sources d'authentification variées, incluant Facebook et Google.

    PacketFence est une solution non-intrusive qui fonctionne avec une multitude d'équipements réseaux (filaire ou sans fil) tels ceux de 3Com, AeroHIVE, Allied Telesis, Aruba, BelAir/Ericsson, Brocade, Cisco, Dell/Force10, Enterasys, ExtremeNetworks, Extricom, Hewlett-Packard/H3C, Huawei, Intel, Juniper Networks/Trapeze, LG-Ericsson US, Meru Networks, Motorola, Netgear, Nortel/Avaya, Ruckus, Xirrus et plus encore.

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  • Puis ils sont venus me chercher, et il ne restait personne pour protester (Journaux LinuxFR)

    Big Brother, c'est le grand frère qui ne veut que ton bien et ton bonheur, et il sait mieux que toi à quoi ça ressemble, donc prière de ne pas penser sans son accord.

    Je croyais que le roman 1984 était de l'histoire ancienne, la dénonciation d'un âge sombre qui parlait de peuplades reculées dans le temps et l'espace. C'était peut-être d'actualité pour des barbares comme les Américains et les Chinois, mais nous, Français ? Ho non, trop bien éduqués pour ça. On "savait". On ne ferait jamais ça. On est le pays des Droits de l'Homme, nous. Liberté, égalité, fraternité, tout ces trucs.

    "Big Charlie is watching you", par Who sur Diaspora

    Nous sommes en 2015. La démocratie vient de finir sa mue. Elle n'a de démocratie que le nom, de plus en plus. Pas encore de parti unique, mais bon, quand on regarde la droite et la gauche, hein, bonnet blanc et blanc bonnet. Je n'ai pas vu la différence, en dehors du fait qu'on a troqué un nain pour un flamby en visuel, mais tous les deux assis sur le même tas de facho.

    Je croyais que ce dont il fallait se méfier, c'était de ceux qui affichaient clairement leur extrémisme. Aujourd'hui, je regrette de ne pas avoir voté FN, car la même loi proposée par ce parti n'aurait pas réussi à passer. Si le FN avait osé proposer la moitié de ce que nos gouvernements ont fait passer depuis 10 ans, la France aurait osé la révolte. Parce qu'avec un groupe ouvertement extrémiste au pouvoir, on voit très bien quelles dérives s'annoncent.

    L'ennemi est plus insidieux. Ils présentent bien avec leurs costards cravate. Ils semblent modérés. Ils ont même l'air bonhommes. Pourtant, au fond d'eux, comme tout bon dictateur à moustache, ils rêvent de contrôler, de maitriser. Ils rêvent de penser à ta place. Ils rêvent surtout de débusquer la moindre de tes pensées contestataires, et de te montrer à quel point ton chemin est faux, à quel point tu serais mieux si, à ton tour, tu les aimais comme ils voudraient pouvoir t'aimer.

    Le terrorisme. Un mot qui signe le début de la fin. Un état sain ne lutte que contre les crimes ; un état idéologique a besoin d'un ennemi. Durant la Seconde Guerre Mondiale, le gouvernement en place taxait de "terroristes" ceux qui, par la suite, seraient acclamés comme résistants. Réécriture de l'histoire par les gagnants. Aujourd'hui, le drapeau du terrorisme s'agite de nouveau, pour de vulgaires criminels, donnant de l'importance à des gens qui ne devraient pas être ainsi glorifiés.

    Mettre en avant le terrorisme le légitime. La seule façon de lutter efficacement contre le terrorisme, c'est de discuter avec ceux qui ont des revendications avant que leur seul moyen de se faire entendre soit la violence. Et si la violence finit par se produire, alors seulement on prive de liberté les auteurs de ces violences.

    La discussion, l'écoute et le respect n'ont aucun rapport avec la censure, l'interdiction de s'exprimer et de penser.

    Mais le propos des dernières lois en date n'est pas de lutter contre le terrorisme. Ça, c'est juste l'excuse pour les contribuables dans mon genre qui sont censés se lobotomiser devant le petit écran. L'excuse pour qu'on hoche la tête et acclame ces hommes sans moustache qui font tant pour notre confort et notre sécurité.

    "Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux", disait Benjamin Franklin. Nous sommes en train de perdre la liberté la plus importante qui soit, celle de penser et d'échanger ces pensées.

    Le vote de la loi n'est pas encore définitif, mais il est urgent de se bouger et ça semble mal barré. Et ce n'est hélas pas le seul texte dans le genre, ces dernières années. Notre liberté de penser et d'avoir une vie privée est peu à peu grignotée. Le seul bénéfice de ce genre de pratique est de pousser les honnêtes gens dans les bras des barbus. Je m'en rends bien compte, moi qui suis d'un naturel honnête et fainéant, à préférer le moindre effort : je commence à écouter avec attention les poilus d'ici et leurs coupables entêtements à tout chiffrer et dissimuler…

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  • La CCI Montpellier adopte le Pack Logiciels Libres de l’Entreprise (Dépêches LinuxFR)

    Conçu pour faciliter le démarrage informatique au sein des TPE et PME, le Pack Logiciels Libres de l’Entreprise met à la disposition des entrepreneurs, tous les logiciels indispensables pour lancer et informatiser leur activité, gratuitement et librement.
    Bureautique, comptabilité, gestion commerciale, gestion de projet, graphisme, multimédia… Retrouvez tous les logiciels nécessaires, documents types, guides de prise en main et tutoriels pour vous accompagner dans l’informatisation de votre entreprise.

    La CCI de Montpellier vous propose donc, en partenariat avec la CCI de l’Oise, d’accéder au téléchargement d’une centaine d’outils, regroupés par thématiques, à destination de l’Entreprise.

    À une heure où le développement d’internet et du haut débit favorise l’utilisation de solutions « Cloud ou Nuage » tous azimuts, l’utilisation de logiciels libres s’impose comme une évidence pour une solution indépendante et fiable pour l’Entreprise désireuse de garder ses informations stratégiques (fichiers, bases de données) en local.

    Un logiciel libre est défini par la Free Software Foundation comme un logiciel offrant 4 libertés distinctes :

    • La liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages ;
    • La liberté d’étudier le fonctionnement du programme et de l’adapter à ses besoins ;
    • La liberté de redistribuer des copies du programme (ce qui implique la possibilité de donner des copies) ;
    • La liberté d’améliorer le programme et de distribuer ces améliorations au public, pour en faire profiter toute la communauté.

    Les logiciels libres contenus dans ce Pack bénéficient de la reconnaissance des acteurs du monde de l’entreprise et de l’informatique reconnus pour leur stabilité et vous assurent une sécurité accrue. Laissez-vous guider et découvrez plus de 100 logiciels libres facilement utilisables pour vous accompagner dans votre informatique au quotidien. Ou appelez les experts de Montpel’libre qui vous accompagnerons dans votre choix et peuvent vous aider à leur prise en main.

    Montpel’libre se positionne d'ores et déjà pour accompagner les TPE et PME à l’utilisation des logiciels libres dans les entreprises.

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  • IT-edit, un éditeur de texte avec terminaux intégrés (Dépêches LinuxFR)

    Je viens vous présenter ma dernière création, IT-Edit un éditeur de texte avec de multiples fonctionnalités. Créé avec GTK+3, gtksourceview3.0 et libvte.
    IT-Edit (Integrated Terminal Editor) est un éditeur de texte avec terminaux intégrés et bien d'autres fonctionnalités pratiques.

    IT Edit

    Motivation pour l'écriture de IT-Edit

    On peut diviser les programmeurs selon leur façon de travailler en deux catégories :

    1. ceux qui utilisent un IDE : un environnement de développement complet.
    2. ceux qui travaillent avec des outils séparés : un éditeur de texte, usage du terminal et autres outils.

    Comme je suis un programmeur de la deuxième catégorie et comme j'ai remarqué que j’utilisais souvent un client Internet pour la doc HTML offline, j'ai décidé d'écrire mon propre éditeur de texte qui me donne un accès direct à tous les outils dont j'ai besoin.

    Fonctionnalités

    Classiques

    IT-Edit implémente un éditeur de texte avec coloration syntaxique, affichage des numéros de lignes et complétion automatique avec les fonctionnalités de base d'un éditeur de texte (couper / copier / coller ; dupliquer la sélection ou la ligne du curseur ; annuler / refaire ("undo / redo") ; aller à une ligne donnée ; recherche et remplacement) et de gestion de fichiers (sauvegarder tous les fichiers ouverts).

    Terminaux

    IT-Edit implémente deux terminaux dans la fenêtre principale qui sont aisément déployables, repliables et peuvent être redimensionnés. Vous pouvez y lancer une commande quelconque exécutée dans une fenêtre du plus haut niveau qui est facilement maximisable, minimisable et redimensionnable.

    Note : cette fonctionnalité d'abord prévue pour la visualisation de pages de man a été étendue a toutes sortes de commandes, sans restriction.

    Types de fichiers

    IT-Edit implémente un mécanisme d'enregistrement de fichiers quelconques (doc HTML, PDF, PS ou musique, vidéo…) qui après enregistrement seront lançables par le programme associé au type de fichier.

    Note : cette fonctionnalité était prévue pour la visualisation de documentation offline HTML qui a été étendue.

    IDE

    Avec ses terminaux intégrés IT-Edit vous fournit un environnement de développement, répondant à tous vos besoins.

    Essayez

    Prenez la peine d'essayer IT-Edit, vous allez sûrement l'adopter…

    Paquetages

    Le programme est distribué sous forme de paquetage *.deb, si cela ne vous convient pas, allez dans : Programmes->Accéder à l'index->C->IT-Edit, vous y trouverez une archive tarball (*.tgz) compatible Linux et BSD (non-testé). Pour installer IT-Edit tapez :

    $ ./configure
    $ make
    $ sudo make install

    Appel à contrib

    Je suis ouvert à toutes formes de critiques, si vous avez des commentaires à faire sur le code, les fonctionnalités auquelles je n'ai pas pensé, etc.

    Scratch your own itch

    PS : J'ai vraiment écrit ce pseudo IDE pour mes propres besoins, mais je tiens à vous en faire profiter, quand même, afin qu'il évolue selon les fondements du logiciel libre.

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  • Une fausse protection des lanceurs d'alertes, pour de vrais enterrements d'information ! (Journaux LinuxFR)

    Le gouvernement a fait voter un amendement qui protège les lanceurs d'alerte à l'unique condition que l'alerte reste secrète. Logiquement, un lanceur d'alerte fonctionne avec le public et les médias. Non, ici, il faut aller dénoncer l’État à l’État, avec une peine aggravée en cas de manquement.

    http://www.numerama.com/magazine/32816-le-dispositif-anti-snowden-de-la-loi-renseignement.html

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  • Avatars, dieu grec et trolls (Journaux LinuxFR)

    Bonjour lecteurs numériques,

    Choisir son avatar, son pseudonyme, être un troll… tout cela permet de se cacher derrière une identité numérique, pour protéger sa priv-atitude ou bien dire des choses que l'on ne dirait pas dans la réalité (ou avec plus de formes).

    Mais en réalité, quand vous choisissez votre pseudonyme, ou votre avatar, c'est une relation à action/réaction, tel que le dirait Sir Isaac Newton.

    En effet, la recherche a vu apparaître deux effets différents des comportements en ligne.

    Le premier, bien connu, est l'effet de désinhibition en ligne (« Online disinhibition effect »), par lequel on la ramène plus qu'à l'habitude.

    Le second, c'est l'« effet de Protée » (« Proteus effect »), nommé en l'honneur du dieu Protée et son pouvoir de changement de forme. Cet effet décrit l'influence que l'avatar choisi a sur le comportement de l'acteur.
    C'est-à-dire que l'on a tendance à utiliser des traits propres à l'avatar et ce qu'il représente lors de nos propos, par rapport à notre habitude.

    C'est un peu comme si l'avatar fait (un peu) le moine.

    Pensez à bien choisir vos pseudos et avatars en ayant conscience de cela ; ça peut améliorer votre troll-atitude, ou la desservir !

    Un dernier mot sur le « phénomène de Protée » (« Proteus phenomenon »), qui décrit le fait que les premières publications à l'encontre d'une publication nouvelle ont tendance à contredire les résultats de la dite étude (mais ce biais se tasse par la suite).
    Peut-être est-ce le même effet qui a semblé agir contre systemd, par exemple, qui était novateur, et qui a reçu un tollé, puis qui a été accepté. Peut-être est-ce également vrai pour certains journaux ici même ?

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  • G’MIC 1.6.2.0 : Colorisation de BD, transfert de couleurs, aide au détourage et autres réjouissances (Dépêches LinuxFR)

    À l'occasion de la sortie toute récente de la version 1.6.2.0 de G'MIC (GREYC's Magic for Image Computing), framework libre pour le traitement d'image, je vous propose de poursuivre ma petite série d'articles de résumés sur les avancées de ce logiciel libre sympathique, voire indispensable aux traiteurs d'images.

    Cette dépêche présente un ensemble significatif des nouveautés ajoutées à G'MIC depuis la version 1.5.9.3 présentée il y a environ 10 mois, à savoir l'apparition de nouveaux traitements liés à la couleur, l'aide au détourage avant-plan / arrière-plan, de nouveaux filtres artistiques et d'autres faits notables.

    Sommaire

    1. Le projet G'MIC : contexte et présentation.

    gmic_logo
    Fig.1. Mascotte et logo du projet G'MIC, framework libre pour le traitement d'image.

    Le projet G'MIC a vu le jour en Août 2008, dans l'équipe IMAGE du laboratoire GREYC (Unité Mixte de Recherche du CNRS, située à Caen) et évolue depuis à un rythme soutenu. Il est distribué sous licence libre CeCILL.
    Il propose plusieurs interfaces utilisateurs pour la manipulation d'images génériques (images ou séquences d'images 2D ou 3D, multi-canaux, à valeurs flottantes, incluant donc les images couleurs classiques).
    Son interface la plus populaire aujourd'hui est un greffon disponible pour le logiciel GIMP.

    G'MIC for GIMP
    Fig.1.1. Aperçu du greffon G'MIC pour GIMP.

    Mais G'MIC peut aussi s'utiliser en ligne de commande, de façon similaire à ImageMagick (pour des fonctionnalités optimales), ou directement via la page web G'MIC Online. D'autres interfaces existent (ZArt, un greffon pour Krita, des greffons pour Photoflow…) mais celles-ci restent pour le moment plus confidentielles.
    Toutes ces interfaces se basent sur la bibliothèque libgmic, écrite en C++, portable, thread-safe et multi-threadée (via l'utilisation d'OpenMP notamment), qui implémente toutes les fonctions de calculs proprement dites, et qui embarque son propre langage de script permettant aux utilisateurs avancés d'y ajouter leurs fonctions personnalisées de traitement d'image. Aujourd'hui, G'MIC comprend plus de 900 commandes de traitement différentes, toutes paramètrables, pour une bibliothèque d'un peu moins de 5 Mo. Les commandes que propose G'MIC couvrent un large spectre du traitement d'image, avec des algorithmes pour la manipulation géométrique, les changements colorimétriques, le filtrage (débruitage, rehaussement de détails par méthodes spectrales, variationnelles, non-locales…), l'estimation de mouvement / le recalage, l'affichage de primitives, la détection de contours/la segmentation, le rendu d'objets 3d, le rendu artistique, etc.
    C'est un ensemble d'outils très utiles, d'une part pour convertir, visualiser et explorer des données images, et d'autre part pour la construction de pipelines élaborés de traitements.
    Il est entendu qu'étant le programmeur principal de ce logiciel, les avis que je vais exprimer ci-dessous sont totalement partiaux et mon enthousiasme forcément débordant.

    2. Nouveaux traitements liés à la couleur.

    Voici quelques unes des nouvelles commandes et filtres qui ont été ajoutés dans G'MIC récemment, et qui concernent la création ou la modification de couleurs dans des images.

    Application de courbes dans des espaces couleurs quelconques.

    Le concept de courbes de couleurs est bien connu des artistes et photographes désirant retoucher les couleurs de leurs images. Basiquement, un outil de courbes de couleur permet d'appliquer à chaque composante R,G,B d'une image, une fonction 1d continue f:[0,255] -> [0,255] qui va transformer chaque valeur rouge, verte ou bleue x de chaque pixel (supposée initialement comprise entre 0 et 255) en la valeur f(x) donnée par la courbe (fonction) définie par l'utilisateur (et dont les valeurs sont également comprises entre 0 et 255). Très souvent, ces fonctions sont construites par l'utilisateur, par la donnée de quelques points clés interpolés par des splines.

    Mais que se passe-t-il si l'on veut appliquer une fonction de transformation des composantes couleurs dans un espace colorimétrique autre que RGB ? Et bien, on se brosse… Parce que la plupart des logiciels de retouche d'image ne permettent que l'application de courbes couleurs dans l'espace RGB.

    Depuis peu, j'ai donc intégré dans G'MIC un outil de réglage de courbes couleurs dans des espaces colorimétriques autres que RGB, à savoir : CMY, CMYK, HSI, HSL, HSV, Lab, LCh ou YCbCr. C'est la commande -x_color_curves qui s'occupe de cette tâche (en ligne de commande), ou le filtre Colors / Curves [interactive] dans le greffon G'MIC pour GIMP. Un exemple d'utilisation est visible dans la figure ci-dessous (ici avec des courbes définies dans l'espace Lab). Un tutoriel vidéo d'utilisation de ce filtre dans le greffon est également disponible. L'utilisation du filtre dans le greffon permet, par ailleurs, de sauver ses courbes favorites pour une application ultérieure sur un lot d'images par exemple.

    gmic_colors_curves
    Fig.2.1. Définition interactive de courbes de couleurs dans l'espace colorimétrique Lab et application sur une image couleur. À gauche, les courbes définies par l'utilisateur pour les 3 composantes L (clarté), a et b (chrominances). À droite, le résultat de la transformation colorimétrique correspondante.

    Colorisation de BD / Comics.

    C'est en discutant avec David Revoy, illustrateur français de talent, et auteur entre autres du webcomics Pepper & Carrot (dont les moules de LinuxFr.org ont parlé dans ce journal, ou encore celui-ci), qu'a germé l'idée d'un filtre qui pourrait aider les dessinateurs de BD à coloriser leurs images. Le travail de colorisation d'une BD est en effet quelque chose de long et de contraignant, même sur ordinateur, comme l'explique David Revoy sur son blog.
    Il existe déjà des outils d'aide à la colorisation, mais ceux-ci sont fermés, et il y avait donc un manque de ce côté-là pour les utilisateurs de logiciels libres.

    J'ai donc pris mon courage (plutôt mon clavier) à deux mains, et j'ai implémenté dans G'MIC un filtre d'interpolation de couleurs « intelligent » (toute mesure gardée) qui essaye de générer un calque complet de couleurs, à partir seulement d'un nuage de points colorés. L'idée est de demander à l'illustrateur de positionner seulement quelques points-clés colorés sur son image (par exemple à l'intérieur des différentes zones), et de laisser l'algorithme en déduire une colorisation probable de tout le dessin (en analysant les contours et les objets qu'il contient). Avec David Revoy et Timothée Giet nous avons échangé via irc sur la façon d'avoir une interface de colorisation la plus intuitive possible, et le résultat, c'est une nouvelle commande G'MIC -x_colorize (utilisable en ligne de commande) et le filtre correspondant Black & White / Colorize [interactive] pour le greffon G'MIC de GIMP . Et apparemment, ça ne marche pas trop mal !

    Il semblerait même que cet unique algorithme ait suffisamment intéressé les utilisateurs de Krita pour qu'il motive les développeurs à retravailler sur leur propre greffon G'MIC pour Krita pour inclure cet algorithme dedans.
    Depuis, David Revoy a utilisé cet algorithme régulièrement pour ses créations (notamment pour Pepper & Carrot). Ci-dessous, vous pouvez voir un exemple d'une phase de colorisation d'une case de BD de Pepper & Carrot initialement en niveau de gris, avec l'ajout des points-clés colorés et le résultat de la colorisation réalisée par l'algorithme de G'MIC (tout ceci réalisé avec le greffon sous Krita).
    Sur son site, David a posté des vidéos détaillant tout le processus de colorisation qu'il utilise, et dont G'MIC fait maintenant partie.

    gmic_lineart0
    Fig.2.2. Utilisation de G'MIC pour la colorisation de BD : Étape 1, ouverture du dessin à coloriser, ici sous Krita.
    (Cette image provient du site web de David Revoy : http://www.davidrevoy.com/article240/gmic-line-art-colorization)

    gmic_colorize_lineart
    Fig.2.3. Utilisation de G'MIC pour la colorisation de BD. Étape 2, mise en place de quelques points-clés couleurs et colorisation automatique obtenue par G'MIC.
    (Cette image provient du site web de David Revoy : http://www.davidrevoy.com/article240/gmic-line-art-colorization)

    Après cette première étape de colorisation automatique, l'artiste peut ajouter à sa guise ombres et lumières sur les aplats couleurs générés, pour finaliser son œuvre. À noter que cette dernière étape est facilitée car chaque couleur est, de fait, facilement sélectionnable de manière séparée sur le calque couleur généré par l'algorithme. Et, pour ceux qui préfèrent travailler sur des calques de couleurs séparés plutôt que sur des sélections, le filtre de colorisation propose aussi la possibilité de générer N calques couleurs de sortie, chacun contenant une couleur unique.

    Encore un grand merci donc à David Revoy et Timothée Giet pour leurs retours enthousiastes et pédagogiques, nous disposons donc maintenant d'un outil de colorisation de BDs libre que mon dentier nous envie :)
    Voilà un exemple de collaboration entre recherche académique et artistes "libres" qui a porté ses fruits.

    Colorisation de photographies Noir & Blanc.

    Mais ce qu'on peut faire avec des BDs, peut-on le faire avec de vieilles photographies en noir et blanc, me demanderez-vous ? Hé bien oui ! En modifiant légèrement l'algorithme, nous pouvons de la même manière reconstruire la chrominance d'une photographie initialement en niveaux de gris, pour la coloriser à partir de points-clés couleurs définis par l'utilisateur. C'est ce qu'illustre l'exemple ci-dessous, avec la colorisation d'une vieille photo d'indien. À noter que le contenu de l'image étant sensiblement plus complexe qu'une case de BD, il est souvent nécessaire de placer beaucoup plus de points-clés pour coloriser une photographie. C'est le même filtre que précédemment, à savoir Black & white / Colorize [interactive] dans le greffon G'MIC pour GIMP, qui permet cela.

    gmic_colorize
    Fig.2.4. Colorisation d'une vieille photo Noir & Blanc avec l'algorithme de colorisation de G'MIC. (Ugh, vieil indien, excuse-moi pour la couleur improbable de tes cheveux, qui te fait ressembler à Kim Kardashian…)

    Transfert de couleurs.

    Ici, le concept de « transfert de couleurs » correspond au fait de vouloir modifier les couleurs d'une image A en les remplaçant par les couleurs présentes dans une autre image B (l'image de référence), de telle sorte que l'image modifiée A' ait la même « ambiance colorimétrique » que l'image référence B, et ceci bien évidemment, de manière complètement automatique.
    C'est un problème mal posé, complexe à résoudre, et il y a déjà pas mal d'articles de recherche parus à ce sujet (ce papier par exemple). La difficulté c'est d'arriver à générer une image A' en gardant un aspect « naturel », sans création d'aplats de couleurs ou au contraire sans apparition de discontinuités qui ne seraient pas présents initialement dans l'image A originale. Bref, ce n'est pas trivial.

    Récemment, un algorithme de transfert de couleurs a été implémenté et intégré dans G'MIC, et il fonctionne de façon plutôt satisfaisante. Ce n'est pas parfait, certes, mais c'est un bon début. Le filtre Colors / Transfer colors [advanced] du greffon G'MIC pour GIMP permet d'appliquer facilement cet algorithme de transfert. C'est un filtre qui nécessite plusieurs calques d'entrée, dont un calque contenant l'image avec les couleurs de référence à transférer sur les images des autres calques. Voici comment cela se présente dans le greffon. On y voit l'image originale (à gauche dans la fenêtre de prévisualisation), l'image contenant les couleurs de référence (en bas à gauche), et l'image résultat (à droite).

    gmic_transfer0
    Fig.2.5. Aperçu du filtre de transfert de couleurs dans le greffon G'MIC pour GIMP.

    Ce filtre réalise parfois des merveilles avec certaines paires d'images ! Deux exemples de transfert sont illustrés sur la figure ci-dessous. Bien sûr n'espérez pas de résultats miraculeux avec des cas pathologiques (transfert d'une image avec plein de couleurs sur une image monochrome par exemple) ! Mais globalement, ça fonctionne pas mal.

    gmic_transfer2

    gmic_transfer3
    Fig.2.6. Deux exemples de résultats de transfert de couleurs d'une photo de référence (image du milieu) vers une photo source (image de gauche). Les images de droite sont les résultats générés par l'algorithme de transfert de G'MIC.

    Il existe également un tutoriel vidéo qui illustre comment faire fonctionner ce filtre dans le greffon G'MIC pour GIMP.
    On peut également penser à d'autres applications plus « subtiles » de ce filtre, par exemple pour l'homogénéisation de couleurs entre les frames ou les plans successifs d'une même vidéo, ou d'une paire d'images stéréoscopiques, par exemple.

    Simulation de films argentiques.

    Pat David est un photographe amateur américain très actif dans la communauté du logiciel libre orienté photographie, de par ses tutoriels et son expérience qu'il partage sur son blog. J'ai eu la chance d'interagir avec lui à de nombreuses occasions (dont une rencontre en live à LGM'2014 à Leipzig), et cela a donné naissance à pas mal de filtres différents implémentés dans G'MIC. En particulier, nous avons proposé des filtres de simulation de films argentiques, comme ceux présentés ci-dessous. C'est seulement un petit échantillon des plus de 300 transformations couleurs qui ont été concoctées par Patrick et que nous avons rendu facilement accessibles.

    gmic_film
    Fig.2.7. Aperçu de quelques résultats de simulation de films argentiques, disponibles dans G'MIC.
    (Cette image provient du site web de Pat David : http://blog.patdavid.net/2013/08/film-emulation-presets-in-gmic-gimp.html)

    Ces filtres ont assez vite suscité un certain intérêt dans la communauté libre de retouche photo, et ont par la suite été repris et ré-implémentés dans le logiciel RawTherapee.
    Pour rendre ces filtres encore plus visibles, une page web dédiée a été mise au point, qui recense l'ensemble des transformations couleurs proposées et propose de télécharger les CLUTs (fonctions de transfert) utilisées pour chaque transformation. À noter que vous pouvez retrouver ces filtres également sur G'MIC Online pour les tester directement sur vos propres images, directement via votre navigateur web.
    Là encore, c'est une fonctionalité qui manquait dans le logiciel libre (une sorte d'équivalent du logiciel propriétaire DXO FilmPack), et qui a pu être comblée assez rapidement via l'infrastructure proposée par G'MIC.

    3. Aide à la décomposition avant-plan / arrière-plan.

    Quand on fait de la retouche photo, il est assez courant que l'on veuille traiter de manière séparée les objets présents à l'avant-plan et dans le fond. Pour cela, on a souvent besoin de faire une décomposition d'image en avant-plan/arrière plan, en effectuant un détourage (avec l'outil de sélection "lasso" par exemple). Pour des objets un peu complexes, réaliser cette sélection est quelque chose de fastidieux. G'MIC incorpore maintenant un filtre permettant d'accélérer ce travail de découpe des objets. C'est la commande -x_segment (en ligne de commande) ou le filtre Contours / Extract foreground [interactive] du greffon G'MIC pour GIMP qui permet de réaliser cette tâche.

    Le principe est exactement le même que pour le filtre de colorisation présenté précédemment : L'utilisateur place des points-clés, ayant pour label soit « avant-plan », soit « arrière-plan », et l'algorithme interpole ces labels en prenant en compte les contours présents dans l'image, et en déduit ainsi une carte binaire de détourage. Le filtre décompose ensuite l'image en deux calques distincts, un calque contenant les points d'avant-plan uniquement, et un autre avec les points d'arrière-plan. La figure ci-dessous présente un exemple de détourage effectué en utilisant ce filtre : L'utilisateur place quelques points-clés sur une image originale d'une fleur (image en haut à gauche). Les points verts correspondent aux objets d'avant-plan, tandis que les rouges sont placés dans le fond (image en haut à droite). À partir de ces données très éparses, et de l'analyse des contours de l'image, le filtre détermine automatiquement pour chaque pixel son appartenance au calque d'arrière-plan (image en bas à gauche) ou d'avant-plan (image en bas à droite).
    Effectuer ce détourage ne prend ici que quelques secondes, alors que la même opération effectuée manuellement serait beaucoup plus longue (le contour de la fleur n'ayant pas une forme simple). Un tutoriel vidéo illustrant l'utilisation de ce filtre dans le greffon G'MIC pour GIMP est disponible.

    gmic_select
    Fig.3.1. Décomposition avant-plan / arrière plan avec le filtre « Contours / Extract foreground » de G'MIC.

    Cette décomposition de l'image d'origine permet par la suite d'appliquer des traitements différenciés sur l'avant-plan et sur l'arrière-plan. Par exemple ci-dessous nous modifions la teinte et la saturation du calque d'avant-plan uniquement, pour jouer sur la couleur de la fleur, sans modifier la couleur de l'arrière-plan. Le détourage d'objet étant un besoin très fréquent en retouche photo, je vous laisse imaginer le nombre d'utilisations possibles de ce filtre.

    gmic_select
    Fig.3.2. Après modification de la teinte et de la saturation des couleurs de l'avant-plan uniquement.

    4. Nouveaux filtres artistiques.

    G'MIC, c'est aussi tout une floppée de filtres amusants pour créer des effets artistiques sur vos images. En voici quelques-uns notables qui ont été ajoutés dernièrement.

    Effet gravure.

    Le filtre Black & White / Engrave tente de transformer une image en gravure. Le nombre relativement élevé de paramètres permet d'obtenir beaucoup de contrôle sur le type de rendu obtenu.

    gmic_engrave
    Fig.4.1. Aperçu du filtre « Gravure » dans le greffon G'MIC pour GIMP.

    Là où ce filtre est particulièrement intéressant, c'est qu'il permet (en choisissant des paramètres adaptés) de transformer une image en version Comics, comme illustré avec les deux exemples ci-dessous. Un tutoriel vidéo existe également pour montrer les différentes étapes nécessaires à l'obtention de ce type de résultats, qui ne prend au final que quelques secondes (minutes pour les plus lents).

    gmic_engrave2
    Fig.4.2. Conversion de photo (en haut à gauche) sous forme de dessin façon Comics, avec le filtre "Engrave" de G'MIC.

    gmic_engrave3
    Fig.4.3. Conversion d'une photo de chimpanzé (à gauche) sous forme de dessin façon Comics (à droite), avec le filtre "Engrave" de G'MIC.

    Triangulation de Delaunay.

    Un algorithme de calcul de la triangulation de Delaunay 2D/3D a été ajoutée à G'MIC (commande -delaunay3d), et le filtre Artistic / Polygonize [delaunay] du greffon GIMP l'utilise pour transformer une image sous la forme d'ensemble de triangles de Delaunay, qui s'adaptent plus ou moins aux contours de l'image. Chaque triangle généré peut prendre une couleur, soit aléatoire, soit constante, soit liée aux pixels de l'image qui appartiennent au triangle.
    C'est un filtre permettant de créer des abstractions géométriques intéressantes.

    gmic_delaunay
    Fig.4.4. Aperçu du filtre "Polygone [delaunay]" et application sur une image pour un rendu de type "vitrail".

    C'est un filtre qui donne également des choses sympathiques sur des séquences d'images. Je me demande si l'importation de ces images triangulées sous Blender n'aurait pas un intérêt (et même plus loin, carrément un greffon G'MIC pour Blender ?).

    gmic_delaunay
    Fig.4.5. Application de la triangulation de Delaunay sur une séquence d'images.

    Autres filtres artistiques, en vrac.

    Comme vous le voyez, G'MIC est un projet assez actif et le nombre de filtres disponibles (notamment artistiques) augmente de manière assez régulière. On ne peut donc pas décrire en détails tous les ajouts de ces dix derniers mois, et comme quelques images valent mieux qu'un long discours, voici un aperçu rapide de quelques-uns de ces filtres, présenté dans les figures ci-dessous.

    gmic_hexagonal
    Fig.4.6. Aperçu du filtre "Arrays & Tiles / Grid [hexagonal]", potentiellement utile pour les créateurs de cartes des jeux de type Wargames ?

    gmic_crystal
    Fig.4.7. Aperçu du filtre "Patterns / Crystal" qui transforme vos images en cristaux multicolores.

    gmic_lightning
    Fig.4.8. Aperçu du filtre "Rendering / Lightning" qui dessine un éclair dans une image.

    gmic_ministeck
    Fig.4.9. Aperçu du filtre "Arrays & Tiles / Ministeck" qui transforme vos images en représentation de type Ministeck (jeu pour enfants).

    gmic_transition
    Fig.4.10. Aperçu du filtre "Sequences / Spatial transition", qui prend en entrée plusieurs calques et qui génère une séquence d'images de transition entre chaque calque consécutif, avec des motifs de transition réglables.

    5. Autres faits notables.

    Bien sûr, les quelques filtres présentés ci-dessus ne constituent qu'une toute petite partie (la plus visible) du travail effectué sur le code du projet G'MIC durant ces derniers mois. Voici en vrac, les autres aspects (plus techniques) du logiciel qui ont été améliorés.

    Améliorations globales et bibliothèque libgmic

    • Énormément d'efforts ont été faits pour le nettoyage et l'optimisation du code : la taille de la bibliothèque libgmic a pu être réduite drastiquement (moins de 5 Mo actuellement), avec une API améliorée. L'utilisation de quelques fonctionnalités du C++11 (rvalue-references) permet d'éviter les copies intempestives de buffers temporaires, ce qui est vraiment appréciable dans le cas du traitement d'image où la mémoire allouée devient vite importante. Avec l'aide de Lukas Tvrdy développeur de Krita, nous avons pu améliorer la compilation du projet sous Visual Studio (Windows), appliquer des analyseurs statiques de code (PVS Studio), empiler des sessions de valgrind / gprof / g++ avec l'option -fsanitize=address pour obtenir un code plus propre et plus efficace. Pas vraiment drôle pour les développeurs, mais au final très satisfaisant pour l'utilisateur ! La conséquence directe de ce processus est de pouvoir proposer des versions pre-release intermédiaires qui restent stables tout en incorporant les dernières nouveautés ajoutées. La méthode de distribution de G'MIC se rapproche ainsi d'une méthode rolling-release.

    • La compilation du projet sous Windows a été également améliorée, avec l'utilisation de g++-4.9.2 / MinGW comme compilateur par défaut pour la génération des binaires, et la création d'installeurs pour les architectures 32 bits et 64 bits.

    • G'MIC possède de nouvelles commandes pour compresser/décompresser des données quelconques à la volée (via l'utilisation de la zlib). De cette façon, nous avons pu réduire la taille des définitions de commandes, des exécutables, et accélérer le processus de mise à jour des filtres via Internet.

    • Le projet G'MIC possède maintenant son propre nom de domaine http://gmic.eu, indépendant de SourceForge, son ancien hébergeur. Nous avons enrichi le contenu des pages web, grâce notamment à de très bons tutoriels sur l'utilisation de l'outil gmic en ligne de commande (écrits par Garry Osgood, un grand merci à lui !). Une page à retenir pour tous ceux qui voudraient se mettre à G'MIC en douceur.

    Quelques nouveautés pour le filtrage d’images.

    Pas mal de nouvelles commandes dédiées au filtrage d'image, et leurs entrées associées dans le greffon G'MIC pour GIMP ont été ajoutées : en vrac, des algorithmes de sharpening ("Mighty Details"), de déconvolution par noyau arbitraire (algorithme de Richardson-Lucy), de filtrage guidé rapide, de Non-Local-Means rapide, de régularisation type Perona-Malik, de filtrage rapide à support fini, de DCT (et son inverse) sont maintenant disponibles.
    G'MIC possède aujourd'hui une foultitude d'opérateurs pour le filtrage linéaire et non-linéare d'image, qui en fait un logiciel libre à posséder absolument pour les traiteurs d'image de tout poil (ne serait-ce pour les méthodes de débruitage qu'il propose). Pour les utilisateurs du greffon, cela signifie potentiellement des filtres encore plus riches dans le futur. Ci-dessous, un aperçu d'application du filtre Details / Mighty details sur une image de portrait, à partir du greffon pour GIMP, pour un effet de type Dragan.

    gmic_mighty
    Fig.5.1 Application du filtre « Mighty Details » sur un portrait pour le rehaussement de détails.

    Amélioration du greffon G'MIC pour GIMP.

    Le greffon G'MIC pour GIMP étant l'interface de G'MIC la plus utilisée à ce jour, il était important de lui apporter son lot d'améliorations :

    • Le greffon possède maintenant un système de mise à jour automatique qui permet d'avoir une liste de filtres avec toutes les dernières améliorations/nouveautés. Au jour de la sortie de la version 1.6.2.0, le greffon possède 430 filtres différents à appliquer sur vos images, auxquels s'ajoutent 209 filtres qui sont considérés comme étant en phase de test (Catégorie Testing/). Pour un greffon de 5,5 Mo, on peut considérer que ça fait un bon rapport nombre de filtres / mémoire occupée ! Une liste de l'ensemble des filtres disponibles dans le greffon est visible ici.

    • Lors de l'exécution d'un filtre un peu gourmand en temps de calcul, le greffon affiche maintenant quelques informations sur le temps écoulé et l'utilisation mémoire du filtre dans la barre de progression correspondante.

    gmic_info.jpg
    Fig.5.2. Affichage des ressources prises par un filtre dans le greffon G'MIC pour GIMP.

    • L'interface du greffon a été améliorée : la fenêtre de pré-visualisation est plus précise dans le cas des filtres prenant plusieurs calques en entrées. Les filtres peuvent être maintenant interactifs : ils peuvent ouvrir leur propre fenêtre de visualisation et gérer des évènements provenant de l'utilisateur. Un filtre peut également décider de modifier l'interface de ses paramètres. Tout ceci nous a permis de proposer de nouveaux filtres interactifs intéressants, comme celui pour la colorisation de BDs, pour le réglage des courbes couleurs, ou encore pour l'extraction d'objets (décrits plus haut), qu'il n'était pas possible de réaliser dans le greffon pour GIMP précédemment (ça n'était possible qu'avec l'outil gmic en ligne de commande).

    • Les filtres du greffon ont maintenant connaissance des informations de base des calques d'entrées (label, position, opacité, mode de mixage), et peuvent modifier ces informations sur les calques de sortie.

    • Un nouveau filtre About / User satisfaction survey a été ajouté, permettant aux utilisateurs de donner quelques informations sur leur utilisation de G'MIC. Le résultat de ce sondage est visible en temps réel ici. Bien sûr, cette image est elle-même générée par une commande G'MIC :).

    Débrider G'MIC : utilisation en ligne de commande.

    gmic est l'interface « ligne de commande » de G'MIC, qui s'utilise à partir d'un shell. C'est l'interface la plus puissante de G'MIC, sans limitations inhérentes aux contraintes d'entrées-sorties des autres interfaces (par exemple, images 2D à 8bits/canal et 4 canaux maximum sous GIMP, une seule image d'entrée 2D avec G'MIC Online, etc.). Ici, on peut charger/sauver et manipuler des séquences d'images 3D multi-canaux à valeurs flottantes sans limites (autres que la mémoire disponible). L'interface ligne de commande a également connu son lot d'améliorations.

    • OpenCV est maintenant utilisé par défaut pour charger/sauver des séquences d'images. On peut donc appliquer des traitements frame par frame sur des vidéos (commande -apply_video), des streamings de la webcam (command -apply_camera), ou générer des fichiers vidéos à partir d'images fixes par exemple. De nouvelles commandes -video2files et -files2video pour décomposer des fichiers vidéos en plusieurs frames ou les recomposer ont été ajoutées. Le traitement de fichiers vidéos devient maintenant (presque) un jeu d'enfant avec G'MIC en ligne de commande ! L'aide (commande -h) a également été améliorée, avec une sortie en couleur, des corrections proposées en cas d'erreur de frappe sur une commande, des liens éventuels vers des tutoriels, etc.

    gmic_cli
    Fig.5.3. Aperçu du fonctionnement de l'aide en ligne de commande.

    • L'appel à gmic sans arguments en ligne de commande active maintenant un mode démo où l'on peut sélectionner différentes petites animations interactives à partir d'un menu, pour voir ce que G'MIC a dans le ventre ! Une bonne occasion pour jouer à Pacman, Tetris ou au démineur en prétextant le fait de tester un logiciel de traitement d'images sérieux !

    gmic_demo
    Fig.5.4. Aperçu de G'MIC, lancé en mode démo !

    Autres interfaces G’MIC en cours de développement.

    • ZArt est une interface de G'MIC initialement développée comme plateforme de démonstration pour le traitement des images provenant d'une webcam. Nous l'utilisons classiquement lors de la Fête de la Science, pour illustrer ce que peuvent réaliser des algorithmes de traitement, pour le grand public. ZArt s'est enrichi significativement, d'une part en permettant d'importer des fichiers vidéos quelconques, et d'autre part, en proposant quasiment l'ensemble des filtres du greffon G'MIC pour GIMP. Cette vidéo illustre ces nouvelles possibilités, avec par exemple la simulation de films photo argentiques sur une vidéo en temps réel. Il pourrait vraiment être très intéressant de disposer d'un greffon G'MIC pour des logiciels d'effets vidéos, comme le tout nouveau Natron par exemple. On a déjà des contacts avec eux, donc on peut espérer que ça puisse se faire dans un futur plus ou moins proche. À noter que ZArt est également passé sans douleur de Qt 4 à Qt 5.

    ZArt
    Fig.5.5. Aperçu du logiciel ZArt traitant une vidéo en temps réel.

    • Depuis quelques temps, Lukas Tvrdy membre de l'équipe de développement du logiciel Krita a commencé à développer un greffon G'MIC pour Krita. Ce greffon est prometteur, il reprend l'ensemble des éléments du greffon déjà disponible pour GIMP, et il fonctionne déjà bien sous GNU/Linux. On travaille ensemble pour régler les quelques problèmes qui subsistent sous Windows. L'utilisation du greffon sous Krita est intéressante car il génère des résultats à 16 bits par composante, voire plus encore (flottants 32 bits), alors que le greffon pour GIMP est pour le moment limité à 8 bits par composante pour les entrées-sorties. C'est quelque chose qui pourrait changer dans le futur avec l'utilisation de GEGL, mais le manque de documentation actuel sur GEGL est un frein au support du 16 bits par composante dans le greffon G'MIC pour GIMP. Donc pour le moment, appliquer des traitements G'MIC sur des images en 16 bits par composantes ou plus nécessite l'utilisation de la ligne de commande ou du greffon Krita.

    gmic_krita
    Fig.5.6. Aperçu du greffon G'MIC pour Krita en action.
    (Cette image provient du site web de Krita : https://krita.org/wp-content/uploads/2014/11/gmic-preview.png)

    • L'intégration de certains traitements de G'MIC dans Photoflow est également en cours. PhotoFlow est un logiciel libre très récent et prometteur qui se focalise sur le développement d'images RAW en JPEG, ainsi que sur la retouche photo.

    gmic_photoflow
    Fig.5.7. Aperçu du filtre "Dream Smoothing" de G'MIC inclus dans PhotoFlow.
    (Cette image provient du site web de PhotoFlow : http://photoflowblog.blogspot.fr/2014/12/news-gmic-dream-smoothing-filter-added.html)

    6. Perspectives et conclusions.

    Voilà ! Le tour des nouveautés notables de ces dix derniers mois est terminé. À noter que tout ceci a été rendu possible grâce aux différents contributeurs (programmeurs, artistes, et utilisateurs en général) de plus en plus nombreux, donc merci à eux.
    Dans le futur, on rêve de toujours plus d'intégration de la libgmic dans d'autres logiciels libres. Un greffon pour Natron serait idéal pour qu'on explore un peu plus les possibilités de traitement de vidéos avec G'MIC. Un greffon pour Blender serait pas mal aussi d'ailleurs ! Un noeud pour GEGL serait intéressant également, pour le prochain GIMP 3.0 (mais bon, on a encore probablement une bonne dizaine d'années pour se décider avant que ça sorte :)).
    Bref, on cherche toujours des contributeurs compétents et intéressés pour explorer ces différentes pistes (et les autres qu'on ne connait pas encore), et on risque de pas s'ennuyer avec G'MIC dans les prochaines années.

    Sur ce, j'y retourne, et je vous donne rendez-vous dans quelques mois pour des nouvelles fraîches du projet GMIC !

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  • Gérer ses fichiers de config avec git (Journaux LinuxFR)

    Je continue sur ma lancée des trucs qui enlarge my productivity. Aujourd'hui, voyons comment gérer efficacement ses fichiers de config directement avec git.

    Comment gérez-vous les fichiers de configs répartis sur vos différentes machines ? Les synchronisez-vous de temps en temps à coup de scp, rsync ou unison ? Peut-être utilisez-vous un outil évolué comme vcsh ? Mais savez-vous que si ce dernier est une surcouche à git dédiée à la gestion des fichiers de configuration, git seul peut faire l'affaire ?

    Bien sûr, tout serait simple si tous les logiciels enregistraient leurs fichiers de configuration dans ~/.config, mais ce n'est pas le cas : beaucoup l'enregistrent directement dans le dossier home. Il va donc falloir versionner tout le dossier home. Oui, c'est sale, j'en vois déjà s'agiter derrière leur clavier ! Mais pas de panique, on va commencer par tout ignorer par défaut :

    echo '*' > ~/.gitignore

    Il faudra donc par la suite ajouter les fichiers avec git add -f. Mais pour commencer, créons notre dépôt, comme un dépôt git normal :

    git init --bare <répertoire_dédié>

    Une fois le dépôt créé, on va pouvoir le cloner sur chaque machine concernée.

    cd # pour revenir dans son home
    git init
    git remote add origin/master <adresse du dépôt>
    # Supprimer/sauvegarder les fichiers potentiellement écrasés avant de pull (.bashrc notamment)
    git pull origin/master master

    Avant de pouvoir commencer à envoyer des commits au serveur, il faudra encore exécuter la commande suivante, pour indiquer qu'on veut push sur la branche master du dépôt distant :

    git push --set-upstream origin/master master

    Et, si ce n'est pas déjà défini dans votre .gitconfig, pensez à définir votre nom ainsi que votre adresse mail :

    git config --global user.email "toto@perdu.com"
    git config --global user.name "Erika Mustermann"

    Et voilà, c'est tout ! Vous pouvez à présent gérer vos fichiers de config comme n'importe quel dépôt git, à l'exception près qu'il faut ajouter les fichiers avec git add -f. Très pratique pour effectuer fréquemment des changements et les diffuser sur ses différentes machines ! Et le versionnage vous permettra de retrouver rapidement une modification effectuée, annuler une config qui-casse-tout…
    Faites bien attention de n'ajouter que les fichiers de configuration modifiés uniquement par l'utilisateur, et non pas les différents fichiers de cache (n'ajoutez pas votre .emacs.d/ en entier, par exemple). On regrettera d'ailleurs que certains logiciels tels thunderbird/icedove placent les configs utilisateurs et différentes options modifiées en permanence (dernier dossier ouvert, etc.) dans le même fichier, ce qui empêche un versionnage pratique.

    Voilà, bonne gestion de vos dizaines de machines !

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  • "La machine à voter que tout le monde peut tripatouiller" (Journaux LinuxFR)

    Une étude de la "Virginia Information Technology Agency" américaine, sur la sécurité exécrable des ordinateurs de vote AVS WINVote, qui ont donc perdu leur certification : « Virginia election officials have decertified an electronic voting system after determining that it was possible for even unskilled people to surreptitiously hack into it and tamper with vote counts. The AVS WINVote, made by Advanced Voting Solutions, passed necessary voting systems standards and has been used in Virginia and, until recently, in Pennsylvania and Mississippi. It used the easy-to-crack passwords of 'admin,' 'abcde,' and 'shoup' to lock down its Windows administrator account, Wi-Fi network, and voting results database respectively, according to a scathing security review published Tuesday by the Virginia Information Technologies Agency. The agency conducted the audit after one Virginia precinct reported that some of the devices displayed errors that interfered with vote counting during last November's elections. »

    La machine avait été utilisée par la Virginie, la Pennsylvanie et le Mississippi, avec ses mots de passe triviaux et codés en dur, avec du wifi type WEP et des logiciels pas à jour.

    Sources :

    Historique de la boîte :

    • Shoup (un des mots de passes utilisés donc) est devenu "Advanced Voting Solutions"
    • le cofondateur de Global Election Systems (devenu Diebold, puis Premier Election Solutions, qui a aussi eu son lot de casseroles en vote électronique) en devient président en 2001
    • divers incidents cités en 2003, 2004 et 2005

    Pour mémoire, les deux frères Bob Urosevich (président de Diebold Election Systems) et Todd Urosevich (vice-président de ES&S) ont traité en 2005 80% des votes américains.

    Toujours pour mémoire, en France, on trouve du vote électronique par machines à voter/ordinateurs de vote dans une soixantaine de villes et du vote par internet pour les Français à l'étranger, et hors scrutins institutionnels, on en trouve souvent dans les contextes professionnels, étudiants, associatifs, etc.

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  • Une fausse protection des lanceurs d'alertes, pour de vrai enterrement d'information ! (Journaux LinuxFR)

    Le gouvernement a fait voté un amendement qui protège les lanceurs d'alerte à l'unique condition que l'alerte reste secrète. Logiquement, un lanceur d'alerte fonctionne avec le public et les médias. Non, ici, il faut aller dénoncer l’État à l’État, avec une peine aggravée en cas de manquement.

    http://www.numerama.com/magazine/32816-le-dispositif-anti-snowden-de-la-loi-renseignement.html

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  • l'islande lance une initiative pour passer son secteur public sous GNU/Linux (Journaux LinuxFR)

    Cher premier journal,

    Voilà un journal-signet pour commencer à te nourrir : Iceland swaps Windows for Linux in Open Source push

    Traduction toute personnelle de l'accroche :

    Le pays fait progresser un schéma directeur visant à faire migrer les organismes publics depuis des logiciels propriétaires vers des logiciels Libres et Open Source, bien qu'Oracle et d'autres produits pourraient créer des difficultés.

    J'aimerais bien en voir autant par chez nous mais il semble que l'heure soit - hélas - plutôt à un remake de 1984

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  • lns: ln -s pour les étourdis (Journaux LinuxFR)

    Bonjour à toutes et à tous,

    encore un journal ennuyeux, alors lisez vraiment si vous n'avez que ça à faire, ou si vous avez une montagne de choses à faire mais que vous avez quand même du temps à perdre.

    Une question pour commencer. Fermez vos terminaux, rangez vos documents. Vous, là-bas, éteignez votre téléphone s'il vous plaît. Ne trichez pas !

    Bien. Quelle est la bonne commande pour créer un lien symbolique de nom $lien qui pointe vers $cible ? (plusieurs réponses possibles, sauf 1 et 2 qui ne peuvent pas être choisies en même temps bien sûr)

    1. ln -s $lien $cible
    2. ln -s $cible $lien
    3. J'écris mes liens symboliques avec dd
    4. C'est quoi un lien symbolique ?
    5. C'est quoi une commande ?

    Si vous avez répondu 1 sans hésitation (ou avec, en fait, ou si vous avez répondu 2 sans en être sûr-e), alors il se peut que la suite vous apporte tout le bonheur du monde si vous avez parfois besoin de créer un lien symbolique. Dans les autres cas, en particulier si vous avez répondu 2, 4 ou 5 sans hésiter, ce qui suit ne vous concerne pas. Celles et ceux qui ont répondu 3 sont prié-e-s de ne pas faire les pitres pendant le journal, ils/elles discuteront à la fin. Merci d'avance.

    Une commande ln -s chez moi est souvent suivie d'un rm, puis d'un autre ln -s tout à fait similaire au premier, mais avec les paramètres inversés. La dernière fois, c'était il y a 10 minutes. Ça ne voudra pas rentrer dans ma tête.

    Alors ci-après une petite fonction shell à mettre dans votre ~/.bash_aliases ou dans votre ~/.bashrc (ou tout autre ~/.trucrc) qui a le même effet, mais qui ne nécessite qu'une seule commande et qui ne demande pas de réflexion sur l'ordre des paramètres :

    lns() {
            # lns: ln -s for absent-minded people, English edition
            # Under the WTFPL license
    
            if [ "$#" -ne 2 ]; then
                    echo 'lns expects two parameters: the name of the link, and the pointed object, in any order.'
                    echo 'lns calls ln -s $target $linkname.'
                    echo 'The pointed object must exist, and should be an absolute path, unless you know what you are doing.'
            else
                    if [ -e "$1" ]; then
                            target=$1
                            linkName=$2
                    elif [ -e "$2" ]; then
                            target=$2
                            linkName=$1
                    else
                            echo "None of the parameters reference an existing object."
                            return
                    fi
    
                    ln -s "$target" "$linkName"
            fi
    }

    La même fonction, mais qui parle en français, parce qu'il ne faut pas déconner, ici on est dans un domaine francophone :

    lns() {
            # lns: ln -s pour les étourdis, édition française
            # Sous licence LPRAB
    
            if [ "$#" -ne 2 ]; then
                    echo 'lns attend deux paramètres : le nom du lien $nomLien et l’objet ciblé $objectCible, dans n’importe quel ordre.'
                    echo 'lns appelle ln -s $objectCible $nomLien.'
                    echo 'L’objet ciblé doit exister et doit être un chemin absolu, sauf si vous savez ce que vous faites.'
            else
                    if [ -e "$1" ]; then
                            cible=$1
                            nomLien=$2
                    elif [ -e "$2" ]; then
                            cible=$2
                            nomLien=$1
                    else
                            echo 'Aucun des arguments ne fait référence à un objet qui existe.'
                            return
                    fi
    
                    ln -s "$cible" "$nomLien"
            fi
    }

    C'est loin d'être nouveau et je n'ai pas inventé l'eau chaude, mais ça peut servir.

    Allez, pour vous, un exemple d'utilisation simple :

    /tmp/testslns $ touch existing    # on crée un fichier vers lequel on va créer un lien
    /tmp/testslns $ rm -rf link       # on s'assure que le lien qu'on va créer n'existe pas
    /tmp/testslns $ lns /tmp/testslns/existing link 
    /tmp/testslns $ ls -l
    total 0
    -rw-rw-r-- 1 raph raph 0 avril 16 10:43 existing
    lrwxrwxrwx 1 raph raph 8 avril 16 10:44 link -> existing
    

    L'exemple symétrique (puisque toute la subtilité de lns réside là dedans !) :

    /tmp/testslns $ touch existing    # on crée un fichier vers lequel on va créer un lien
    /tmp/testslns $ rm -rf link       # on s'assure que le lien qu'on va créer n'existe pas
    /tmp/testslns $ lns link /tmp/testslns/existing 
    /tmp/testslns $ ls -l
    total 0
    -rw-rw-r-- 1 raph raph 0 avril 16 10:44 existing
    lrwxrwxrwx 1 raph raph 8 avril 16 10:45 link -> existing
    

    Il ne reste plus qu'à ne pas oublier d'utiliser lns à la place de ln -s

    Si ça ne fonctionne pas pour vous, vous n'avez qu'à apprendre à vous servir de la ligne de commande sur OpenClassrooms, ce n'est pas bien compliqué.

    À plus !

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  • Toutou Linux 6.0 SlaXen RCX (Dépêches LinuxFR)

    Jean-Jacques Moulinier publie une nouvelle version de Toutou Linux, basée sur Slacko 6.0, nommée SlaXen RCX, adaptée aux machines récentes. Elle peut aussi faire le bonheur d'anciens PC, avec au moins 256 Mo de RAM et un fichier d'échange de 512 Mo.

    Toutou Linux bannière

    Toutou Linux est une distribution Linux rapide, facile à installer, à utiliser et très intuitive. Toutou Linux est basée sur Puppy linux, créée par Barry Kauler. Toutou Linux est un système d'exploitation accompagné d'une suite logicielle complète pour une utilisation familiale.

    Les avantages de Toutou Linux

    • Installation facile sur disque dur, clé USB ou Zip.
    • Démarrage à partir du CD (ou DVD), le lecteur de CD est alors libre pour d'autres utilisations.
    • Démarrant du CD (ou DVD), vous sauvegardez tout ce que vous voulez sur le CD (ou DVD).
    • Démarrant à partir d'une clé USB, Toutou minimise les écritures pour augmenter leur durée de vie.
    • Extrêmement intuitif pour les débutants Linux.
    • Démarrage et lancement extraordinairement rapide.
    • Possède toutes les applications nécessaires pour une utilisation quotidienne.

    Toutou Linux pour les ordinosaures

    La version 4.3.1 (publiée en février 2010), produite par Jean-Jacques Moulinier, est celle qu'il a utilisée au quotidien durant cinq années sur un vieil ordinateur de 2001.

    Il vient d'en publier une mise à jour importante, la 4.3.6 destinée aux ordinosaures. Les anciennes versions sont disponibles dans le dépôt d'ASRI éducation.

    SlaXen 6.0 est une distribution légère et rapide

    Elle possède tous les programmes pour une utilisation familiale quotidienne : navigation Internet, écriture et lecture des courriels, rédaction et impression de textes, calculs, comptes personnels, écoute de musique et/ou radios du web, regarder des films, faire des montages audio ou vidéo, etc.

    Openbox pour le bureau

    Le gestionnaire des fenêtres Openbox 3.5.2 associé à Lxpanel 0.6.1, vous accueille sur le bureau.

    bureau SlaXen

    Vous y retrouverez les icônes de lancement d'applications ou d'utilitaires, avec en supplément, une barre verticale, sur le côté gauche, permettant de lancer des programmes quand une application est ouverte en plein écran.

    SlaXen barre verticale

    Pour les petits écrans, vous pourrez configurer de masquer ou non cette barre. Et pour ceux qui le souhaitent, afficher un bureau vierge d'icônes.

    Choisissez votre navigateur

    Dès le démarrage, vous avez le choix d'installer un ou plusieurs navigateurs parmi six. Vous pouvez aussi installer le greffon Flash en un clic pour lire certaines vidéos.

    Plus de trente applications disponibles

    Vous retrouverez bien évidemment toutes les applications utiles pour une utilisation normale, des nouveautés ou des mises à jour : mtPaint 3.44.90, Foxit reader 1.1, Abiword 3.0, Gnumeric 1.10.0.

    Dès l'accès au bureau, vous pouvez installer des programmes supplémentaires d'un clic de souris, sous la forme de paquets PET, ou sous la forme de fichiers SFS (pour certains) après enregistrement de votre session.

    32 applications (en ordre alphabétique), au choix, à installer d'un clic par l'utilitaire de téléchargement et d'installation de SlaXen et disponibles sur le site de Toutou :

    1. Amaya (éditeur html),
    2. Amule (client p2p),
    3. Audacious (lecteur audio),
    4. Audacity (manipulation de données audio numériques),
    5. Avidemux (éditeur vidéo performant),
    6. Bluefish (éditeur de texte destiné à la programmation),
    7. Clementine (lecteur audio - mon préféré),
    8. Cinelerra (logiciel libre de montage vidéo sophistiqué),
    9. Deadbeef (lecteur audio), Firefox (navigateur Internet),
    10. Fotoxx (éditeur d'images),
    11. FreeOffice (suite bureautique non libre mais gratuite),
    12. Gimp (création graphique et retouche photo),
    13. Grisbi (gestion de comptabilité personnelle),
    14. Gtkyoutubeviewer (visionneur de vidéos Youtube),
    15. Guvcview ( logiciel de capture par webcam),
    16. Homebank (gestion de comptabilité personnelle),
    17. Lazpaint (éditeur d'images), LibreOffice (suite bureautique libre),
    18. Ohmigéné (logiciel de généalogie),
    19. OOlight (suite bureautique libre allégée),
    20. Opera (navigateur Internet),
    21. Palemoon (navigateur Internet),
    22. Pidgin (client de messagerie instantanée multiprotocole),
    23. Polices de Libreoffice (les polices d'écriture pour Libre office et OOlight),
    24. Qupzilla et libqtWebkit (navigateur Internet),
    25. Seamonkey (suite Internet),
    26. Skype (outil phare de visioconférence),
    27. Slimboat (navigateur Internet),
    28. Songbird (lecteur audio),
    29. VLC (lecteur multimédia),
    30. Viewnior (visionneur d'images),
    31. XnView (gestionnaire de fichiers graphiques multiformats).

    Une série d'utilitaires pratiques de rcrsn51

    • PeasyGlue, PeasyScale, Peasyscan, Yassm 2.6, peasyport 2.0.
    • Compression (de Don570), un utilitaire pour compresser rapidement des dossiers.
    • Frisbee 2.6 (connexion réseau avec ou sans fil)
    • Rapidradio une interface simple pour écouter quelques radios du Web.

    Un nouveau dépôt sur Sourceforge

    Un nouveau dépôt sur Sourceforge (Toutoulinux) a été mis en place.

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  • La vie privé connectée disparait de France (Journaux LinuxFR)

    Les boites noires sont passés.

    Alors que l'on sait déjà qu'elles seront inefficaces et très couteuse pour trouver des terroristes :
    http://rue89.nouvelobs.com/2015/04/15/lalgorithme-gouvernement-sera-intrusif-inefficace-prouve-258672

    Malgré quelques aménagements, c'est le symbole même d'avoir des appareils intrusif à demeure au milieu des infrastructures française qui est intolérable.
    http://korben.info/cest-confirme-la-france-adopte-la-surveillance-de-masse.html

    Il aurait pu faire quelques choses d'équivalent sans aller embêter les hébegeurs: rendre obligatoires des points de peering publique pour tout acteur d'une certaine taille (genre une dizaine sur la France). Cela aurait éviter les guerres type free/google, et cela aurait pu permettre de regarder le trafic plus discrètement.

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  • La DjangoCong 2015 débarque dans les terres du millieu (Dépêches LinuxFR)

    L'événement annuel regroupant les amateurs francophones de Django — aka la #djangocong — aura lieu cette année dans les terres du milieu du 8 au 10 mai 2015. Clermont'ech est fière d'accueillir et de co-organiser cette réunion de poneys fougueux.

     

    Programme

    Une fois n'est pas coutume, la prochaine édition de la djangocong, se déroulera sur 3 jours. En voici le programme.

    Vendredi 8 mai 2015 : atelier

    Nous profitons d'avoir un jour férié avant la cong' pour organiser un atelier d'initiation au framework web Django. Avoir des connaissances en Python n'est pas requis. Au contraire, faire venir les curieux dont Python n'est pas le langage de prédilection est aussi une des raisons d'être de cet atelier !

    En parallèle, pour celles et ceux qui connaissent déjà Django, nous organisons un atelier autour de Django REST Framework.

    Le jour J, venez avec un ordinateur portable. Le matin, nous vous présenterons le framework et l'après-midi il sera temps de passer aux travaux pratiques pour réaliser votre première application web ou votre première API REST avec Django.

    Notez bien, que vous pouvez aussi passer nous voir pour nous poser des questions autour du framework et de son utilisation.

    Samedi 9 mai 2015 : conférences & repas communautaire

    Le programme complet des conférences est disponible sur le site de la conférence

    Le soir, nous serons de sortie dans le centre de Clermont pour déguster quelques plats typiques de la région Auvergne.

    Dimanche 10 mai 2015 : hiking

    La région Auvergne étant particulièrement épanouissante pour des poneys en mal de grands espaces, nous avons décidé de faire une randonnée familiale autour du Lac du Guéry.

    Nous nous donnerons rendez-vous dimanche matin à 10h dans le centre de Clermont pour un voyage en bus vers le plus haut lac d'Auvergne. Après une promenade de 2h et un pique-nique dans les hauteurs, nous prévoyons deux sessions de retour vers le centre de Clermont pour nous adapter à votre heure de départ de la plus belle région de France, un Saint-Nectaire sous le coude.

    Cette promenade sera ouverte à des accompagnateurs dans la limite des places disponibles et après inscription (si le pique-nique ainsi que le transport doivent être prévus pour ces derniers).

    Inscription

    Que vous souhaitiez participer uniquement à l'atelier du vendredi ou venir nous voir sur 3 jours, vous pouvez vous inscrire sur le site de l'événement

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  • Démantèlement du plus gros éditeur de distributions Linux pour bientôt ? (Journaux LinuxFR)

    En effet cet éditeur de très grande renommée vient de se voir adresser plusieurs griefs (notamment d'abus de position dominante) à l'égard de quelques un de ses produits phares et pouvant amener dans le pire des cas à un démantèlement de ses activités.

    http://europa.eu/rapid/press-release_IP-15-4780_fr.htm

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  • Ubuntu Party Paris mai 2015 - appel à conférence (Dépêches LinuxFR)

    L'association Ubuntu-fr est heureuse de vous annoncer que la prochaine édition de l'Ubuntu Party Paris se déroulera les samedi 30 et dimanche 31 mai 2015, toujours au Carrefour Numérique de la Cité des Sciences et de
    l'Industrie à Paris 20e
    .

    Les Ubuntu Party Paris sont un cycle de conférences, d’ateliers, de démonstrations, ainsi qu'une install-party autour de la distribution GNU/Linux Ubuntu, du Libre et de ses usages. Avec son espace pour découvrir notre système d'exploitation et ses logiciels, des stands associatifs, il y a de quoi passer un bon moment dans une ambiance conviviale et non commerciale.

    Si vous souhaitez y donner une conférence, un cours ou un atelier, vous êtes le ou la bienvenu(e).

    Délais : les soumissions sont ouvertes jusqu’au 29 avril 2015. Elles sont étudiées par les organisateurs et feront l’objet d’une validation communiquée dans les plus brefs délais.

    Durée : les conférences durent entre 20 minutes et 1 heure. Pour les ateliers et les cours, la durée est à décider avec les organisateurs

    Matériel : vous disposerez d’un vidéo-projecteur, de prises de courant (220V) et d’un accès Internet (Wifi).

    Format de soumission :

    • thème pour lequel vous proposez votre présentation
    • titre de l’exposé, si possible, indiquer le type de public
    • résumé de votre présentation, permettant de juger de son contenu
    • éventuel lien vers vos réalisations passées
    • durées « idéales » minimum et maximum

    Pour soumettre votre conférence, merci de remplir le formulaire et vous inscrire sur la liste de discussion (également accessible via web). Vous pouvez y poser vos questions ainsi que sur le salon IRC #ubuntu-fr-party sur irc.freenode.net .

    Supports d'intervention :
    Des versions numériques des exposés et autres matériaux utiles seront demandées en vue de leur mise en ligne. Elles participent à la constitution d’archives très utiles à toute la communauté. Le format de ces documents doit être dans un format ouvert et le contenu placé sous licence libre.

    Captation vidéo :
    Des captations vidéo de vos interventions pourront être effectuées et archivées plus tard. Merci d’indiquer si vous acceptez ces captations.

    Nous vous prions de diffuser cet appel le plus largement et espérons vous voir lors de cet événement.

    L'équipe d'organisation d'Ubuntu-fr

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  • Ce soir, ça parle technique à l'assemblée nationale (Journaux LinuxFR)

    enfin peut-être.

    Les députés ont votés l'article 1 du projet de loi relatif au renseignement
    Le gouvernement a fait des petites concessions pour un poil plus protéger certaines professions (les journalistes et les avocats, make sense, et bien sur les parlementaires… why not) et sur la composition de la haute autorité censée contrôler le bousin (en… mettant plein de parlementaires dedans)

    Et puis contre l'avis du gouvernement, les députés ont refusé au ministère de la justice de ne pas figurer au dispositif (mais j'avoue, j'ai pas tout compris à la problématique) et ils ont doublé les peines pécuniaires pour les vilains hackers, parce que… tv5monde on imagine…

    Après cette première partie un peu soporifique, ce soir ça discute de l'article 2 qui permet notamment d'"imposer aux opérateurs et personnes mentionnés à l’article L. 851-1 la mise en œuvre sur les informations et documents traités par leurs réseaux d’un dispositif destiné à révéler, sur la seule base de traitements automatisés d’éléments anonymes, une menace terroriste.", bref, les "algorithmes" de détection des déviants.

    Ne me demandez pas qui sont les opérateurs et personnes mentionnés à l'article L. 851-1, qui est en fait le L246-1 de la loi de sécurité intérieur actuel modifié par cette loi (les mecs font des diffs de diffs qui référencent des articles modifiés dans d'autres diff et qui renvoient à d'autres articles d'autres codes…), mais a priori c'est au moins les FAI et les hébergeurs…

    Y a plein d'amendements de suppressions proposés, qui ont à peu près autant de chance que la licence globale de passer du temps de DADVSI :wink: :wink:

    Malheureusement, les ministres en présence ont l'air vachement moins fun que RDDV ou Albanel à leurs époques (sur des sujets différents)

    Bref, si vous cherchez une douce musique, à 21h30, connectez vous sur http://videos.assemblee-nationale.fr/direct.html peut-être que ce sera drôle quand même.

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  • Version 5.1 de Pastèque-Server, point d’étape (Dépêches LinuxFR)

    Une version intermédiaire de Pastèque Serveur, un logiciel de caisse, vient de sortir, la 5.1. Elle apporte quelques nouveautés, des corrections de bugs et tout le tralala habituel d’une version intermédiaire. Bref, rien de transcendant, on est face à un logiciel libre qui progresse.

    Du coup, je vais profiter de cette actualité pour faire un point sur comment fonctionne Pastèque de l'intérieur. Le « nous » dans la dépêche concerne Scil, la société membre du réseau Libre Entreprise et à l’origine de Pastèque.

    La mise à jour

    La dépêche étant rédigée pour ça, on ne va pas y couper. Qu’est-ce qu’on se met sous la dent ?

    • un nouveau design d’interface ;
    • un module de sauvegardes ;
    • l’amélioration du module d’impression d’étiquettes ;
    • une page d’accueil digne de ce nom (oui, avant c’était une simple page blanche) ;
    • l’amélioration des exports CSV (les chiffres sont directement exploitables dans le tableur, au format i18n du navigateur) ;
    • les tableaux dynamiques de choix des produits (compositions, gestion des stocks etc.) ont été revus pour permettre la gestion des catalogues de plus de 2000 produits ;
    • une pagination a été mise en place pour les grands catalogues ;
    • les tableaux des rapports sont à présent triables par colonnes (bon, ce n’est pas très visuel, rien n’indique que c’est possible mais ça fonctionne) ;
    • la création de monnaies supplémentaires dans la gestion multi-devises a été simplifiée.

    Notons au passage qu’un bug majeur entraînant des pertes de ventes sur Pastèque Android avait été corrigé dans une version 5.0.1 mi-février.

    Pastèque, ensemble de logiciels

    Pastèque est en réalité une suite composée aujourd’hui de trois logiciels :

    • Pastèque-Server : API et interface d’administration ;
    • Pastèque-Desktop : logiciel client en Java réellement multi-plateforme (Windows, Mac OS X, GNU/Linux, Solaris … tant que vous avez une JVM quoi) ;
    • Pastèque-Android : logiciel client pour Android (étonnant, non ?).

    Les logiciels ont un numéro majeur basé sur le schéma de base de données et d’API. Pastèque-Server 5.1 fonctionne donc avec Pastèque-Desktop 5.0.4 et Pastèque-Android 5.0.1.
    Le schéma de base de données étant, avec le code d’interface de Pastèque-Desktop l’héritage d’OpenBravoPOS dont Pastèque est issu. Ce schéma de base de données, insatisfaisant à nos yeux, est amené à encore beaucoup évoluer.

    Pastèque-Server

    Pastèque-Server est disponible gratuitement depuis mi-décembre. Un temps distribué contre rémunération, nous avons cédé à la 5e liberté et mis en distribution gratuite.
    Cela signifie qu'il est possible de mettre en place une solution de caisse 100% libre avec Pastèque (ça a toujours été le cas) et gratuitement (c’est ça qui est nouveau).

    On peut installer une instance locale de Pastèque-Server pour créer une caisse autonome.

    Le logiciel est développé en PHP, sans framework, embarque un peu de jQuery et repose sur PostgreSQL ou MariaDB/MySQL pour la base de données.

    Pastèque-Server mélangeant à la fois l’interface d’administration et l’API, le logiciel risque d’être scindé pour sa version 6 entre Pastèque-Administration et Pastèque-API.

    L’annonce a été faite en anglais. En effet, en logiciel de caisse libre, même en prenant en compte le monde anglophone, il n'y a pas masse de monde. Alors bon, comme Pastèque est assez souple pour entrer dans le cadre de nombreux pays, on va essayer de rameuter les copains d’un peu partout.

    Pastèque-Desktop

    Pastèque-Desktop est le canal historique de Pastèque. Celui dont l’interface d’administration, compliquée à maintenir, a été balayée lors de la création de Pastèque-Server. Celui dont le passage à Pastèque-Server a également amené à revoir la gestion des données avec un cache local H2 et un support des pertes de connexions avec le serveur.

    C’est le mal-aimé aujourd’hui à Scil. Code pas terrible, interface compliqué à améliorer… Des réflexions sont menées à Scil sur un usage de QT pour le remplacer. En ce sens, des expérimentations sur base de LX POS vont probablement avoir lieu.

    Il garde quelques avantages majeurs : rapide à l’usage (même s’il est devenu un veau au démarrage), drivers embarqués, fonctions plus avancées que Pastèque-Android et surtout … bah ça marche quoi.

    Pastèque-Android

    Pastèque-Android concentre le gros des efforts de développement de Pastèque. Poussé par les commandes très nombreuses, c’est la version qui va le plus bénéficier du passage à la version 6 et qui devrait rattraper Pastèque-Desktop à ce moment là.
    Uniquement disponible sur Android, c’est un peu couillon. Nous devons étudier à nouveau les possibilités de travailler en HTML5, mais le métier du POS pose des questions assez peu documentées ou maîtrisées en interne : accès direct au matériel, lutte contre les latences, stockage local de données importantes en volume…

    Les progrès sur cette plate-forme sont néanmoins réellement remarquables en terme de matériel, d’intégration des TPE etc. Je ne peux qu’insister sur ce point. Un git clone sur le repo illustre bien le propos

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  • Premières évaluations publiques d'un serveur non-IBM à base de Power8 (Journaux LinuxFR)

    Salut cher Nal mais néanmoins lecteur,

    je reprends à mon compte une url postée hier sur la tribune par une moule dont je tairai le nom.

    Tout d'abord l'URL :

    http://lvalsan.web.cern.ch/lvalsan/processor_benchmarking/presentation/#/title

    Que nous apprend cette URL ? Il s'agit de comparatifs référenciels (benchmark) entre plusieurs serveurs & architectures.

    Le but étant de comparer le classique x86 aux alternatives que sont Power et arm64.

    Si on devait faire un résumé, on pourrait dire que le power8 obtient les meilleures performances en général mais sans surclasser outrageusement ses concurrents, et cela au prix d'une consommation d'énergie bien supérieure.

    Le rapport perf/watt est donc en défaveur du power8, il en est d'ailleurs de même pour l'arm64.

    Que faut-il penser de la place du power8 dans le datacenter ?

    À n'en pas douter, certaines charge de travail (workload) profiteront grandement de cette puissance brute au sein d'un même châssis (montée en charge verticale).

    On pourra aussi consolider pas mal de VM (ou LPAR) et/ou conteneur (voir l'offre OVH à base de p8), et donc offrir une plus grande densité de consolidation.

    Mais est-ce que cela va renverser la vapeur de l'ogre intel ?

    J'en doute beaucoup car les modèles d'applis qu'on nous vend comme étant le futur, tendent plutôt vers des grilles de nœuds banalisés (scalabilité horizontale).

    Le futur qu'on nous promet, en tous cas de ce que j'ai compris (mais surtout survolé) d'Apache Mesos, c'est une hétérogénéité de nœuds offrant chacun une puissance et des services variables. On pourrait par exemple confier certains travaux lourds à des p8 de manière totalement transparente aux applis "frontales".

    En tous les cas, les bonnes vieilles applis dites "legacy" (comme on les appellent) sont encore légion, et il faudra bien répondre à leur besoins.

    Et vous ? Qu'avez-vous comme applis en prod ?
    ```

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  • Do not track ! (Journaux LinuxFR)

    Nal ! De bon matin, ça boom ? Boom !

    As-tu entendu parlé de do not track, un web-documentaire interactif, produit par Arte (entre autres).

    C'est en 7 épisodes. Le premier a été diffusé hier soir.

    Ce web-doc propose au téléspectateur de lâcher, au cours des épisodes, quelques informations persos.
    Grâce à elles, il tente de nous démontrer à quel point nous sommes trackés.
    Son but, surtout, est de nous expliquer, vulgairement, comment ce tracking de masse fonctionne, quels en sont les acteurs et les conséquences.

    Je trouve que c'est une très bonne initiative, pour l'internaute lambda qui n'a que peu conscience de ces problématiques.

    En tout cas, grosses pubs hier, sur Arte, pour cette web-série documentaire.

    N.B. : Le web-doc ne semble pas fonctionner sous Firefox. Qu'en est-il chez vous ?

    N.B. 2 : Perso, je le trouve beaucoup trop lourd, dans la forme (les web-docs sont souvent des usines à gaz).

    N.B. 3 : Allez donc voir, sur future.arte.tv, l'article « Les paquets en transit ».
    Ça parle de surveillance d'internet, de Big Data, de Do not track, etc.

    En ce moment, gros travail technique et journalistique sur ces problématiques-là. C'est dans l'air du temps, que voulez-vous !

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  • Certification de clés PGP et CAcert à Paris le 20 avril 2015 (Dépêches LinuxFR)

    CAcert est une « autorité de certification communautaire qui émet gratuitement des certificats pour tous ». Elle peut donc fournir des certificats X.509 pour vos serveurs web, vos navigateurs web ou vos logiciels de courriel. Elle peut aussi signer les clés PGP/GPG.

    Un rendez-vous est organisé le 20 avril 2015, à 19h00, pour valider vos identités CAcert, à l'hôtel Novotel Les Halles, 8, place Marguerite de Navarre 75001 Paris.

    Le réseau de confiance de CAcert repose sur l'attribution de points : plus vous avez de points, plus la confiance dans le fait que vous êtes qui vous prétendez est grande (et plus vous pouvez attribuer de points à d'autres).

    Si vous pouvez aussi donner des points, manifestez vous, soit ici ou sur meetup.

    NdM : LinuxFr.org utilise un certificat CAcert (cf l'aide 1, 2 et 3), ainsi que GPG.

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  • Tulip : visualisation de données, Jeudi du Libre de Belgique, à Mons le 23 avril 2015 (Dépêches LinuxFR)

    Ce jeudi 23 avril 2015 à 19h se déroulera la 38ème séance montoise des Jeudis du Libre de Belgique.

    Thématique : Big data

    Public : Tout public

    L’animateur conférencier : David Auber (LaBRI, Université Bordeaux I)

    Tulip est un logiciel OpenSource dédié à l’analyse et à la visualisation de données. L’objectif est de fournir aux développeurs une bibliothèque complète pour mettre en place des visualisations interactives de données. Dans cette présentation nous détaillerons les possibilités du logiciel en présentant : son modèle de stockage de données, ses algorithmes et ses visualisations. Nous aborderons aussi les possibilités d’extension de ce logiciel via son mécanisme de greffon et l’environnement de développement Python intégré dans celui-ci.

    Lieu de cette séance : Université de Mons, Faculté Polytechnique, Site Houdain, Rue de Houdain, 9, auditoire 12. Entrée par la porte principale, au fond de la cour d’honneur. Suivre le fléchage à partir de là.

    La participation sera gratuite et ne nécessitera que votre inscription nominative, de préférence préalable, ou à l’entrée de la séance. La séance sera suivie d’un verre de l’amitié (le tout sera terminé au plus tard à 22h).

    Les Jeudis du Libre à Mons bénéficient aussi du soutien de nos partenaires : CETIC, Normation, OpenSides, MeaWeb, NextLab, Phonoid et Creative Monkeys.

    Pour rappel, les Jeudis du Libre se veulent des espaces d’échanges autour de thématiques des Logiciels Libres. Les rencontres montoises se déroulent chaque troisième jeudi du mois (sauf exception comme cette fois), et sont organisées dans des locaux et en collaboration avec des Hautes Écoles et Facultés Universitaires montoises impliquées dans les formations d’informaticiens (UMONS, HEH et Condorcet), et avec le concours de l’A.S.B.L. LoLiGrUB, active dans la promotion des logiciels libres.

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  • Journées Rencontres du Libre 2015 - JRL 2015 (Dépêches LinuxFR)

    La FULB By BreizhTux (Fédération Utilisateurs du Libre en Bretagne) organise en partenariat avec la MJC du plateau de Saint-Brieuc et l'université Rennes 2 Campus Mazier (à St-Brieuc), la première édition des JRL 2015 (Journées Rencontres du Libre) du 23 avril soir (17h30 - 20h) au 25 avril.

    L'événement se déroulera dans ces lieux (la MJC et l'université donc). Un village du libre se tiendra les 24 et 25 avril (9h30 - 17h30), avec des conférences la journée du 24 et des ateliers le 25. La soirée du 23 avril quand à elle sera consacrée à la projection du film documentaire "Nom de code : Linux" et des petits films d'animation Blender, avec un débat.

    Les JRL sont une combinaison de plusieurs parties se déroulant en simultané :

    • une rencontre de concepteurs, développeurs, bénévole, venant échanger sur leur projets dans une ambiances conviviale avec le publique.
    • une manifestation de sensibilisation au logiciel libre s’adressant à un large publique, et au contenu sous licences libre
    • un rendez vous des bénévoles avec un « village du libre »
    • un lieu de découverte et d’expérimentation avec des ateliers et conférence (vulgarisation).

    L’organisation de conférences « grands public », de tables rondes, et d’ateliers pratiques permet à tous de découvrir les logiciels libres et la culture du libre, et de dialoguer avec les auteurs, utilisateurs et autres.

    Contact : contact CHEZ journees-rencontres-du-libre POINT info

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  • Premier bench public d'un serveur non-IBM à base de Power8 (Journaux LinuxFR)

    Salut cher Nal mais néanmoins lecteur,

    je reprends à mon compte une url postée hier sur la tribune par une moule dont je tairai le nom.

    Tout d'abord l'URL :

    http://lvalsan.web.cern.ch/lvalsan/processor_benchmarking/presentation/#/title

    Que nous apprend cette url ? Il s'agit de bench comparatif entre plusieurs serveurs & architectures.

    Le but étant de comparer le classique x86 face à ces alternatives que sont power et arm64.

    Si on devait faire un résumé, on pourrait dire que le power8 obtient les meilleures performances en général mais sans surclasser outrageusement ses concurrents, et cela au prix d'une consommation d'énergie bien supérieure.

    Le rapport perf/watt est donc en défaveur du power8, il en est d'ailleurs de même pour l'arm64.

    Que faut-il penser de la place du power8 dans le datacenter ?

    A n'en pas douter, certaines charge de travail (workload) profiteront grandement de cette puissance brute au sein d'un même châssis (montée en charge verticale).

    On pourra aussi consolider pas mal de VM (ou LPAR) et/ou conteneur (voir l'offre OVH à base de p8), et donc offrir une plus grande densité de consolidation.

    Mais est-ce que cela va renverser la vapeur de l'ogre intel ?

    J'en doute beaucoup car les modèles d'applis qu'on nous vend comme étant le futur, tendent plutôt vers des grilles de noeuds banalisés (scalabilité horizontale).

    Le futur qu'on nous promet, en tous cas de ce que j'ai compris (mais surtout survolé) d'apache mesos, c'est une hétérogénéité de noeuds offrant chacun une puissance et des services variables. On pourrait par exemple confier certains travaux lourd à des p8 de manière totalement transparente aux applis "frontales".

    En tous les cas, les bonnes vieilles applis dites "legacy" (comme on les appellent) sont encore légions, et il faudra bien répondre à leur besoins.

    Et vous ? Qu'avez-vous comme applis en prod ?
    ```

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  • 'nal à double tranchant (Journaux LinuxFR)

    Salut 'nalbookmark !

     

    Premier tranchant

     
    En lisant avec un peu de retard le journal tu dessines ce weekend de postroutine, j'ai découvert pepper & carrot. J'ai vraiment adoré ce web-comic, tant pour la patte graphique que pour l'humour qui s'en dégage. Je ne peux donc que vous le conseiller. Pour ma part, j'ai retrouvé ce que j'aime dans la BD Mélusine.

     

    Deuxième tranchant

     
    Si c'était juste pour faire un re-post, ce journal n'aurait pas d'intérêt. Voici donc sa plus-value :)

     
    L'auteur de ce web-commic, David Revoy utilise un modèle alternatif pour se financer. Il explique très bien sa philosophie ici. Pour faire court, il publie tous ses travaux lié à Pepper & carrot sous licence libre (CC-by), mais pour publier il a besoin d'argent. Il utilise donc le site Patreon. Le principe est très simple : à chaque fois qu'il publie quelque chose sur Patreon, il va toucher de l'argent. En tant que lecteur, j'ai donc choisis de donner 1$ par création, avec un maximum de 3$ par mois. C'est peu, mais au final il suffit que 500 à 1000 personnes sur internet trouvent son travail intéressant pour qu'il ait un salaire décent (deux créations par mois), et par conséquent lui permettre de travailler sereinement. Ce que j'aime bien dans ce principe, c'est qu'en tant que mécène, je contrôle mon budget, et qu'en temps qu'auteur, David Revoy sait combien il va toucher pour les créations qu'il va faire. Cela lui permet d'avoir une sécurité financière que les dons ponctuels ne permettent pas d'avoir, et de prévoir son budjet.

     
    Pour la plupart de auteurs que j'ai vu sur patreon, ce système ne peux leur servir que de complément (500 à 1000$ par mois), et par conséquant, ils ont un autre travail à côté. Malgré ça, certain ont réussit à se créer un salaire de rêve, comme sakichan avec 43000$ par mois ^^. Je trouve cela encourageant que certaines personnes arrivent à faire des miracles avec un modèle économique alternatif.

     
    Je tiens tout de même à noter qu'à part David Revoy, l'auteur de Peper & Carrot, il ne semble pas que j'ai vu d'autre créateur utiliser de licence libre.

     

    Suite du premier tranchant

     
    À la suite de ça, j'ai continué à regarder les productions disponible sur Patreon. J'ai eu un coup de cœur sur les créations de Mikiki et de Tabrakadabra. Je vous invite chaleureusement à aller les découvrir tout les deux.

     

    Conclusion

     
    Et toi, n'al, t'en pense quoi de ces créations et de ce modèle alternatif ?

     
    Journal en CC-0

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Travailles au flash avec un Canon, et tu comprendras vite que le mode
manuel est ta planche de salut ! ;o))
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